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28 Février 2018 -

Ciné-ONU présente « Thank you for the rain » au Festival du Film de Luxembourg

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28 février 2018 – Dans le cadre du huitième Festival du film de la ville de Luxembourg, Ciné-ONU a projeté lundi le film « Thank you for the Rain » au Ciné Utopia à Luxembourg-ville, en partenariat avec Time for Equality. Ce film aborde une série d'enjeux liés au changement climatique, dont la justice environnementale, l'urbanisation, l'égalité des sexes, l'éducation, l'accès à l'eau et les réfugiés climatiques.

Le spectateur découvre l'histoire de Kisilu, un fermier kenyan charismatique et ingénieux, qui dévoile, à l’aide de sa caméra, ses problèmes quotidiens face aux changements climatiques, de plus en plus extrêmes et imprévisibles, et aux ravages qu'ils causent à sa famille et à la communauté locale.

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La projection a été suivie d’un débat modéré par le Dr. Christopher Lilyblad sur les questions soulevées par le film, en présence de Carole Dieschbourg, Ministre de l'environnement du Luxembourg et Nick Nuttall, Responsable de la communication à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

La discussion a porté sur la signification du film en lien avec nos responsabilités en tant qu'individus. Nick Nuttall a souligné que, « bien qu'il ne faille pas sous-estimer l'importance de l'Accord de Paris en tant que nouveau tremplin rassemblant les nations, nous n'avons toujours pas l'appui total de la population mondiale. C'est pourtant essentiel étant donné que les gouvernements se succèdent et c’est donc entre nos mains que repose notre futur ».

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Carole Dieschbourg a poursuivi le débat en indiquant que « nous devons tous agir immédiatement. Pour replacer cette question dans son contexte, si tout le monde vivait comme nous vivons ici au Luxembourg, nous aurions besoin de 6 à 8 planètes supplémentaires. Nous devons donc repenser nos objectifs. »

Christopher Lilyblad a clôturé la séance en insistant sur le fait que comme démontré de manière poignante dans le documentaire, nous devons trouver un moyen d'empêcher les plus vulnérables d'être les premiers directement touchés par le changement climatique, alors que les plus puissants ont le contrôle de leur destin. Dans le film par exemple, le souhait de @Kisilu est que « les dirigeants du monde se retrouvent eux-mêmes face à la famine, alors ils pourraient comprendre la réalité du changement climatique ».

Crédit photo: Nahom Mehari

27 Février 2018 -

Conseil des droits de l'homme : Zeid Ra’ad Hussein dénonce « l’usage néfaste du droit de veto »

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27 février 2018 - La Syrie mais aussi d’autres régions traversant des crises graves ont été au centre de la 37ème session du Conseil des droits de l’homme qui s’est ouverte lundi 26 février. Dans son discours d’ouverture, le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres s'est félicité de l'adoption d'une résolution par le Conseil de sécurité demandant la cessation des hostilités dans l'ensemble de la Syrie pendant au moins 30 jours.

« Mais les résolutions du Conseil de sécurité n'ont de sens que si elles sont effectivement mises en œuvre, » a-t-il souligné. « C'est pourquoi j'attends de cette résolution qu'elle soit immédiatement mise en œuvre et maintenue, en particulier pour garantir la distribution immédiate, sûre, sans entrave et durable de l'aide et des services humanitaires, l'évacuation des personnes gravement malades et des blessés, ainsi que l'allégement des souffrances du peuple syrien. Comme vous le savez, les Nations Unies sont prêtes à faire leur part. »

Le Secrétaire général a également souligné la situation dramatique des musulmans Rohingyas au Myanmar, notant qu'ils étaient l'une des populations les plus discriminées au monde.

« Cette résolution, a déclaré de son côté le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, doit donc être prise en compte dans le cadre de sept années d’échec dans la cessation de la violence, sept années de « tueries de masse continues et effroyables ».

Il a ensuite dénoncé « les abattoirs d’êtres humains les plus prolifiques des temps modernes», citant la Ghouta orientale, les autres zones assiégées en Syrie, l’Ituri et les Kassaï, en République démocratique du Congo, ou encore Taiez, au Yémen, le Burundi et l’Etat Rakhine, au Myanmar. « Peu est fait, préventivement ou collectivement, pour éviter ces horreurs qui se multiplient », a ajouté M. Zeid. 

Alors qu’il s’exprimait pour la dernière fois devant le Conseil de sécurité (son mandat s’achève fin septembre), M. Zeid a souhaité être franc » et s'est spécifiquement adressé aux membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies, les exhortant à « mettre fin à l'usage néfaste du droit de veto. »

« C'est aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies qu'incombe la responsabilité d’une souffrance mondiale continue. Tant qu’ils utilisent leur droit de veto pour bloquer toute unité d'action, alors qu’elle est la plus nécessaire et alors qu’elle pourrait réduire la souffrance extrême de nombreux innocents, ce sont eux - les membres permanents - qui doivent répondre devant les victimes. »  

Selon Zeid, l'oppression est « de nouveau à la mode », et met dès lors en garde contre le retour de l'état de sécurité ainsi que contre le recul des libertés fondamentales dans toutes les régions du monde.  « Les xénophobes et les racistes en Europe rejettent tout sentiment de gêne (…) Ne savent-ils pas ce qui arrive aux minorités dans les sociétés où les dirigeants recherchent la pureté ethnique, nationale ou raciale ? ».

« Quand un dirigeant accuse les Juifs d'avoir perpétré l'Holocauste, comme cela a récemment été fait en Pologne, et que nous accordons si peu d'attention à cette diffamation honteuse, la question doit être posée : sommes-nous tous devenus complètement fous ? », a-t-il lancé.

« Nous célébrerons donc avec passion les 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui incarne des droits communs à toutes les grandes traditions juridiques et religieuses. En cette année d’anniversaire, nous la défendrons plus vigoureusement que jamais, envers et avec nos dirigeants moraux - les défenseurs des droits de l'homme aux quatre coins du monde -, nous lancerons un appel pour que tout le monde défende les droits des autres. »

26 Février 2018 -

Ciné-ONU : Yasuni Man

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26 février - Dans le cadre d’un nouveau Ciné-ONU, en partenariat avec ONU Environnement, le Cinéma Galeries de Bruxelles a accueilli le 21 février la projection du film documentaire engagé « Yasuni Man » de Ryan Killackey. Le réalisateur nous emmène dans les profondeurs de l’Amérique du Sud, à la frontière des Andes et de l’Amazonie équatorienne, à la découverte d’une région sauvage et vulnérable, celle de la réserve nationale de Yasuni, une zone déchirée entre pétrole et biodiversité.

La projection a été précédée d'un Facebook Live en présence du réalisateur du film Ryan Killackey, et du modérateur de la soirée, Carlos Jimenez, chargé de communication pour le bureau Espagne à UNRIC.

FacebookLive YasuniMan RianKillackey CarlosJimenez UNRIC

Au cours de ces sept dernières années, le biologiste américain Ryan Killackey a enduré les larves de mouches ou encore la dysenterie afin de filmer le récit intime et polémique des communautés forestières isolées de la réserve nationale de Yasuni. S’appuyant sur les témoignages du peuple Waorani et des extraits d’archives vidéo racontés en voix off par le réalisateur lui-même, le film nous fait découvrir des images exceptionnelles de la région et de ses habitants ; un cinéma immersif montrant tantôt l’intimité, la solitude et la détresse des peuples autochtones de la réserve, luttant pour survivre sous la pression du gouvernement équatorien et des concessions pétrolières qui menacent leurs terres, leurs modes de vie et leur existence même.

La projection a été suivie d’un débat en présence de Ryan Killackey, réalisateur du documentaire, Fernando Ponz Canto, chef adjoint de la Division des Caraïbes du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), Maria Cristina Zucca, coordinatrice sous-programme et gouvernance de l’environnement pour ONU Environnement, débat modéré par Carlos Jimenez.

Debate YasuniMan Jimenez PonzCato Zucca Killackey

M. Killackey a expliqué comment c’est d’abord son intérêt pour les grenouilles qui l’avait amené à Yasuni en 2005, une région de l’Equateur considérée comme l’une des plus riches en biodiversité.

Interrogé sur la situation actuelle en Equateur, le réalisateur s’est montré peu optimiste soulignant que le pays était « très divisé » car malgré une opposition nationale et internationale, « le président Rafael Correa a donné son feu vert » pour le forage de nouveaux sites qui auront bientôt « l’entière mainmise sur l’environnement de Yasuni ».

Maria Crisitna Zucca s’est ensuite exprimée sur le rôle de l’ONU en indiquant que « la justice environnementale et la protection de notre environnement ne connaît pas de frontières ». M. Ponz Canto a affirmé que l’Union Européenne se consacrait également à la cause environnementale et à la protection des populations autochtones, car « cela fait partie de notre ADN, c’est inscrit dans la Constitution de l'Union européenne, c’est en chacun de nous. »

Concernant l'avenir, Mme Zucca a évoqué qu’ « une sensibilisation et un besoin d’information accrue sont cruciales pour éduquer et faire connaître l’impact de ces questions environnementales. »

A la fin du débat, M. Killackey en a profité pour faire connaître les pétitions adressées au gouvernement équatorien pour empêcher l'exploitation du peuple Yasuni et de la réserve de biosphère.

• Regardez les photos de l’événement dans notre Album Flickr
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26 Février 2018 -

Le multilatéralisme et l’engagement de l’Europe sont indispensables à la protection des civils dans le monde

visit UN SG Special Representative for Responsibility to Protect Ivan Simonovic to Brussels meeting

26 février 2018 - Dans un contexte où les conflits s'accentuent et où règne un manque de leadership, l’Europe a un rôle clé à jouer pour assurer l'avenir du principe de la responsabilité de protéger, a déclaré M. Ivan Simonovic, Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la responsabilité de protéger. M. Simonovic était en visite à Bruxelles les 20 et 21 février dans le cadre d’une réunion annuelle d'experts de cette question.

« Les tendances mondiales en matière de prévention sont plutôt négatives », a déclaré M. Simonovic. Durant la décennie suivant l'engagement des Nations Unies envers le principe de la responsabilité de protéger en 2005, le nombre de conflits dans le monde a triplé et le nombre de victimes de conflits a décuplé, a déclaré Simonovic lors d'une réunion d'experts du Service européen pour l'action extérieure.

Simonovic a attribué l'aggravation du sort des populations touchées par des conflits à la détérioration du climat politique mondial, l'affaiblissement du multilatéralisme, l'affaiblissement de l'engagement en faveur des droits de l'homme, l'affaiblissement de l'influence de l'ONU elle-même et au fait que les pays négligent la nécessité de travailler ensemble pour prévenir les conflits et promouvoir la paix.

« Je pense que la mise en œuvre de la responsabilité de protéger est cruciale à la crédibilité des Nations Unies en tant qu'organisation. Si nous sommes incapables de protéger des populations d’atrocités criminelles, que sommes-nous capables de faire ? » a dit M. Simonovic. « En ce moment, l'UE et les États-membres [des Nations Unies] ont un rôle extrêmement important à jouer, » a-t-il ajouté.

visit UN SG Special Representative for Responsibility to Protect Ivan Simonovic to Brussels

L'Union européenne a l'occasion de jouer un rôle de premier plan dans l'action diplomatique nécessaire pour assurer la pérennisation de la responsabilité de protéger, principe qui risque d'être marginalisé si peu ou pas de progrès sont enregistrés dans sa mise en œuvre, a-t-il déclaré aux experts européens.

Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a placé la prévention et la médiation au cœur de ses priorités, et la prévention des atrocités figurera dans son prochain rapport sur la responsabilité de protéger, attendu pour la fin de l’année 2018.

Accompagné des experts européens, M. Simonovic a discuté des recommandations d'un certain nombre de mesures, y compris des débats publics du Conseil de sécurité sur la prévention d’atrocités ainsi que la création d'un Comité de prévention des atrocités criminelles. La mise au point de mécanismes de première alerte, le renforcement des capacités de prévention à travers l'amélioration des voies de communication en matière de première alerte, et une meilleure coordination sur l'action préventive ont été parmi les autres recommandations examinées.

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  • Le Secrétaire général nomme le général de corps d’armée Elias Rodrigues Martins Filho, du Brésil, Commandant de la Force de la Mission des Nations Unies en RDC (13 avril 2018)
     

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