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L'héritage de Mandela continue d'inspirer le changement en Afrique du Sud, en proie à un "apartheid économique" selon la Fondation Mandela

 Photo ONU Milton Grant 2

18 juillet 2019 - Les rêves d'égalité, d'opportunités et de liberté de Mandela sont toujours vivants dans un pays aujourd'hui divisé et défini par "l'apartheid économique".

Alors que nous célébrons la Journée internationale Nelson Mandela, Yase Godlo de la Fondation Mandela souligne l'héritage que l’ancien Président a laissé aux dirigeants africains et à la démocratie. Il félicite les jeunes d'Afrique du Sud d'avoir suivi cet héritage et de s'être "levés pour faire entendre leur voix".

Encore aujourd’hui, le pays souffre d'inégalités records et croissantes et demeure prisonnier de son passé d'apartheid.

Nelson Mandela a jeté les bases de la démocratie

"Mandela a su apporter un espace de liberté aux gens", a déclaré M. Godlo dans une interview accordée à l'UNRIC.

“Il voulait que les gens jouissent de la liberté d'expression, de la liberté d'appartenance et l'égalité des chances. C'était quelqu'un qui se souciait beaucoup de la façon dont nous nous occupons de nos jeunes et de nos personnes âgées”, a ajouté M. Godlo.

En 1994, lorsque Mandela a été élu Président lors des premières élections démocratiques de la nation arc-en-ciel, l'Afrique du Sud n’était que peu familière de la démocratie.

“Il a fait un énorme travail pour bâtir une constitution qui ferait croire aux gens que c'est ce qui nous constitue. Il a montré à quoi pourrait ressembler la démocratie en Afrique du Sud et, par extension, en Afrique”, a déclaré Godlo.

Les inégalités persistantes portent en elles l'héritage de la politique d'apartheid

Mandela a accompagné l'Afrique du Sud sur le long chemin qui l'a menée d'un système social raciste à la démocratie parlementaire. Mais les réalités d'aujourd'hui reflètent-elles le pays que Mandela avait imaginé ?

Selon la Banque mondiale l’Afrique du Sud reste une économie duale avec l’un des taux d’inégalité les plus élevés au monde.

Parmi les facteurs d'inégalité économique figure l'héritage de l'apartheid où une grande partie de la population vit si loin des villes et des emplois qu'elle est obligée de dépenser la moitié de ses revenus dans les transports publics. Elle n’a bien souvent pas non plus accès à des logements décents, à l'éducation, à l'eau potable et à l'électricité.

Le taux de chômage frôle les 30% et le chômage des jeunes atteint 45%. Le fait d'avoir un emploi ne garantit pas un revenu décent. Le niveau de pauvreté des travailleurs est ainsi élevé dans le pays. 

Le système éducatif sud-africain a été classé parmi les plus pauvres du monde, alors qu'une part minime seulement de la population dispose des ressources nécessaires pour envoyer ses enfants dans de bonnes écoles privées coûteuses. M. Godlo croit que les inégalités découlent à la fois de l'héritage de l'apartheid et de la corruption.

Il existe des solutions à l'inégalité 

La situation n'est pas désespérée. L'Afrique du Sud offre en effet des solutions face à ses inégalités économiques et à sa ségrégation permanente.

L'une d'entre elles concerne notamment le système fiscal du pays. Ingrid Woolards, professeure d'économie à l'Université de Stellenbosch, a noté lors des Journées européennes du développement que l'Afrique du Sud dispose d'un bon système d'imposition progressif des revenus ainsi que de programmes d'emploi public adéquats.

"De nombreux transferts d'argent liquide sont effectués vers les couches les plus pauvres de la société, ainsi que de lourds investissements dans l'éducation”, ajoute-elle. “Les fonds ne sont tout simplement pas dépensés assez efficacement."

Lorsqu'il s'agit de mettre fin à la ségrégation, M. Godlo croit que les valeurs enseignées par les familles et les communautés sont des facteurs clés. "Si nous comprenons que l’éducation et de nombreuses valeurs ont été influencées par des politiques ou des religions différentes, nous pouvons être tolérants en tant que communauté ", explique-t-il.

Une jeunesse porteuse d’espoir

La nouvelle stratégie "Mandela Day : The Next Chapter", de la Fondation Nelson Mandela, est un engagement pour la décennie à venir et vise à créer un impact durable contre la pauvreté et ses causes sous-jacentes.

Le Secrétaire général António Guterres note dans son message pour la Journée internationale Nelson Mandela que "le message de Nelson Mandela au monde est clair. Chacun d'entre nous peut s'engager et agir pour un changement durable". M. Godlo pense que c'est exactement ce que font les jeunes Sud-Africains, par exemple en exigeant activement la gratuité de l'enseignement supérieur.

"J'ai beaucoup d'espoir pour l'avenir. Les Sud-Africains viennent d'horizons différents, de contextes économiques différents et d'opportunités éducatives différentes. J'ai bon espoir de voir un jeune Sud-Africain prendre les choses en main".

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