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Arrêter le trafic de drogue avant qu'il n'atteigne la principale porte d'entrée de la cocaïne en Europe

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13 septembre 2018 - Le lundi 10 septembre 2018, UNRIC a organisé une conférence de presse aux côtés de Bob Van Den Berghe, coordonnateur régional du Programme de contrôle des conteneurs (PCC) pour l'Amérique latine et les Caraïbes de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) pour présenter le Rapport mondial sur les drogues 2018. Ce rapport met en évidence, entre autres, les diverses tendances de consommation de drogues et les vulnérabilités qui existent entre les différents groupes d'âge et de sexe, ainsi que les changements survenus sur le marché mondial de la drogue.

La Belgique reste une destination prisée pour les exportations de drogues, en particulier pour la drogue en provenance d’Amérique latine et des Caraïbes en raison de l'existence de lignes directes. L'année dernière, par exemple, plus de 44 tonnes de cocaïne ont été saisies dans les ports d'Amérique latine et des Caraïbes dont plus de la moitié était destinée à la Belgique. Rien qu'en 2018, 33 tonnes de drogues ont déjà été interceptées dont plus de 10 tonnes destinées à la Belgique via le port d'Anvers.

En conséquence, dans le cadre de ses réunions d’experts sur les programmes de coopération contre le trafic de drogue avec la Commission européenne les 11 et 12 septembre, Bob Van den Berghe a mis en lumière les nombreuses causes possibles pour lesquelles le port d’Anvers, le plus grand port d’Europe, continue à être l’un des principaux ports du commerce international de la cocaïne.

En ce qui concerne le PCC, plus de 750 millions de conteneurs maritimes sont expédiés chaque année dont moins de 2% seront inspectés. Cela signifie qu'un volume aussi important de conteneurs transportés par voie maritime d'un pays à l'autre ne sera jamais inspecté. Cela constitue une opportunité en or pour le commerce de drogues illicites et cela explique, en partie, pourquoi la Belgique reste le principal pays de transit pour la cocaïne.

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En effet, la cocaïne qui entre par le port d’Anvers est récupérée et par la suite passée en contrebande en raison d'un manque d’instruments de vérification et de sécurité appropriés. Le port d'Anvers est moins bien protégé que le port de Rotterdam par exemple et ainsi invite l’approvisionnement d’un tiers du chiffre d'affaires mondial de la cocaïne. Van den Berghe a expliqué les détails pratiques : « À Rotterdam, vous avez un circuit fermé. Si vous voulez envoyer les conteneurs au terminal du scanner alors ces conteneurs ne peuvent pas quitter le terminal à conteneurs. Alors qu'à Anvers, vous devez quitter le terminal à conteneurs pour atteindre le terminal de scanner qui se trouve à 10 minutes de route. Cela augmente le risque de contamination. » En outre, il y a plus d'automatisation des ports à conteneurs à Rotterdam qu'à Anvers avec aussi moins de marchandises manipulées par des êtres humains.

Pour aider à identifier, profiler et analyser les conteneurs potentiellement à haut risque, l’ONUDC souhaite créer des unités interinstitutionnelles composées de policiers et de douaniers dans les ports maritimes. Et à travers son programme PCC, l'ONUDC vise à renforcer sa collaboration avec le port d'Anvers et les autorités belges dans le but de s'attaquer aux réseaux criminels dans les ports sources. Le PCC vise à faciliter le commerce et à empêcher la contamination des conteneurs. « En empêchant les marchandises illicites de quitter le pays d’origine, nous voulons arriver à un point où nous effectuons moins d’inspections et obtenons de meilleurs résultats » a souligné M. Van den Berghe.

Afin d’éviter un mouvement transfrontière de marchandises illicites sur d’autres routes commerciales, PCC-Air a également été développé. Suivant la même méthodologie utilisée pour les cargaisons terrestres et maritimes, PCC-Air vise à améliorer la sécurité du fret. En créant des unités interinstitutionnelles dans les aéroports internationaux, l’ONUDC s’attaquera désormais à la contrebande de substances et à l’utilisation abusive du transport aérien dans une ère où le trafic international de drogues devient de plus en plus difficile à détecter et à empêcher.

Pour plus d'informations sur Bob Van den Berghe, consultez notre série « Les visages de l'ONU ». Dans cette série, Bob Van den Berghe explique en quoi consiste le Programme de contrôle des conteneurs (PCC) de l’ONUDC et partage aussi des conseils intéressants pour les jeunes aspirants à travailler au sein de l'ONU.

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