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Malgré des progrès en Afrique, les infections par VIH et le sida sont en hausse en Europe de l'Est et au Moyen-Orient

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1er août 2018 - La semaine dernière, du 23 au 27 juillet, plus de 16 000 chercheurs, partisans, politiciens, investisseurs et dirigeants communautaires de plus de 160 pays se sont réunis à Amsterdam pour assister à la 22ème conférence de l'International AIDS Society (AIDS 2018), une conférence internationale sur le sida. Cette conférence annuelle, organisée par l'International AIDS Society avec ONUSIDA en tant que partenaire international permanent est la plus grande conférence sur les questions liées au domaine de la santé publique à l'échelle mondiale. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l'UNICEF et l' Organisation mondiale de la Santé (OMS) étaient parmi les sponsors de la conférence.

Le thème de la conférence : « Briser les barrières, construire des ponts » attire l'attention sur la nécessité d'approches fondées sur les droits afin d'atteindre plus efficacement les populations cibles. Ceci est particulièrement important pour l'Europe de l'Est et l'Asie centrale (la région EEAC) et en Afrique du Nord et au Moyen-Orient où l'épidémie s'accroît rapidement. Dans la région EEAC, le nombre annuel de nouvelles infections par le VIH a doublé ces dernières années. Comme l'a souligné M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, lors de la cérémonie d'ouverture : « En 2018, il est inacceptable qu'au sein de 49 pays, les nouvelles infections par le VIH continuent d'augmenter ».

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Les personnes vivant avec le VIH ou le sida sont encore, de nos jours, confrontées à la stigmatisation et à la discrimination. Ces dernières sont des causes principales de l'expansion des épidémies. En outre, la criminalisation du VIH est de plus en plus préoccupante au sein de la région EEAC ainsi que dans d'autres régions du monde. Le thème de la conférence de cette année souligne la nécessité de s'attaquer à ces problèmes.

Au cours de la conférence, plusieurs intervenants ont abordé la nécessité d'une meilleure prévention et d'un plus grand budget pour la cause. Des douzaines de séances ont abordé la question de la prévention en examinant non seulement la question de la recherche fondamentale et clinique mais également des études qui ont des implications et des pratiques concrètes. Etant donné qu'on estime qu'il y a eu 1,8 millions de nouvelles infections par le VIH en 2017, on s'est entendu majoritairement lors de la conférence pour dire que le rythme actuel des initiatives de prévention est trop lent si nous désirons atteindre nos objectifs futurs. Ce rythme doit être rapidement intensifié afin que l'on fasse des progrès durables contre cette épidémie. M. Sidibé a par ailleurs souligné l'importance du financement international en expliquant qu'« Il existe un écart chronique de 20% entre ce dont on a besoin et ce qui est disponible. De petites réductions budgétaires ont des conséquences énormes pour de nombreuses personnes ».

La conférence AIDS 2018 met en lumière la nécessité de répondre aux besoins globaux en matière de santé et du bien-être des personnes touchées par le VIH.  « Nous n'avons pas vraiment aidé un enfant si nous le soignons contre le VIH, mais ne le vaccinons pas contre la rougeole », a déclaré Tedros Ghebreyesus, directeur général de l'OMS lors de la séance d'ouverture de la conférence. Il a également rappelé aux participants que l'objectif de l'OMS est d'assurer l'accès universel aux services de santé, une étape essentielle dans la lutte contre le VIH et le sida.  « Chaque année, près de 100 millions de personnes s'enfoncent dans l'extrême pauvreté parce qu'elles payent les soins de santé de leurs propres poches. Cet outrage doit cesser. » a déclaré M. Ghebreyesus.

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Les organisateurs de la conférence AIDS 2018 se sont donnés pour mission spéciale d'impliquer plus de jeunes dans la conférence. Plusieurs programmes et événements axés sur les jeunes placent ces derniers ainsi que leurs expériences au premier plan. Lors de la cérémonie de clôture, Mme Linda-Gail Bekker, représentante de la « Desmond Tutu HIV Foundation » et coprésidente de la conférence AIDS 2018 a exprimé sa gratitude à tous les jeunes qui ont rejoint la conférence car ce sont eux qui ont le plus à faire. « C'est grâce à votre engagement, votre dévouement et votre passion, qu'il y a un avenir. [...] Vous êtes ceux qui doivent faire avancer les choses. » a-t-elle conclu.

Il est clair que la lutte contre le VIH et le sida est loin d'être terminée et que le monde doit encore relever de nombreux défis afin d'atteindre les objectifs de l'Agenda 2030. Lors de la cérémonie de clôture, M. Peter Reiss du centre médical académique d’Amsterdam et coprésident de la conférence AIDS 2018 a conclu que « Nous savons désormais que nous sommes à la traîne en ce qui concerne la réduction des nouvelles infections et que nous devons accélérer le rythme si nous voulons atteindre les objectifs de 2030. Mais parallèlement, nous savons également que cela peut effectivement être fait. ». Même si les chiffres sont inquiétants, les solutions sont à portée de main. Comme M. Reiss nous explique : « Des exemples brillants ont été présentés par des pays tels que le Botswana, l'eSwatini, l'Ouganda et le Kenya. On peut y parvenir lorsque la société civile, les professionnels de la santé, les gouvernements et les investisseurs s'assemblent et que, sur base de bonnes données, ils conçoivent des programmes qui fonctionnent réellement ».

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