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Combler le fossé numérique entre les hommes et les femmes dans les pays en développement

Conférence closing digital gap for women and girls in developing countries

13 avril 2018 –  Plus de 4 milliards de personnes n’ont pas accès à internet, soit près de 60% de la population, et cette fracture numérique touche en particulier les femmes alors qu’internet est un outil indispensable au développement. L’inégalité entre hommes et femmes face au digital dans les pays en développement a fait l’objet d’une conférence organisée par la Commission européenne, le Parlement Européen et ONU Femmes.

Internet « transcende les territoires et les cultures » et offre une opportunité inégalée « d’améliorer le développement social et économique d’un pays et de sa population », a déclaré Linda McAvan, députée en fonction au Parlement européen.

En outre, « on ne peut parler de développement au XXIe siècle, sans mentionner la fracture numérique entre hommes et femmes », a indiqué Phumzile Mlambo-Ngcuka, Secrétaire générale adjointe de l’ONU et Directrice exécutive d’ONU Femmes. Elle a ajouté que « les femmes sont sur-représentées parmi les pauvres, et restent encore sous-représentées parmi les entrepreneurs et les cadres, dans les processus de prises de décision, et dans les domaines de la science et de la technologie ».

En moyenne, les femmes représentent 29 % des chercheurs dans le monde et 35 % des personnes faisant des études supérieures dans les domaines des STEM*, selon les derniers chiffres de l’UNESCO. Les femmes sont également 14% de moins à posséder et à utiliser un téléphone portable par rapport aux hommes dans les pays en développement.

Les technologies de l’information et de la communication favorisent l’inclusion sociale, la création de nouveaux emplois et le développement de domaines tels que l’innovation, la santé et l’éducation. Internet peut notamment permettre de combler les inégalités causées par le fossé éducatif. Selon l’UNESCO, plus de la moitié des enfants et adolescents du monde ne sont pas scolarisés, dont une majorité sont des filles. Ainsi, l’ONU s’est fixée comme objectif d'assurer une connexion Internet haut débit et abordable à tous les habitants de la planète d’ici à 2020.

Stagiaires de UNRIC en compagnie de Phumzile Mlambo Ngcuka

D’autres invités de haut niveau, des représentants politiques et des jeunes entrepreneures du Pakistan, du Brésil et du Rwanda, étaient également présents à cette conférence.

Jamshed M Kazi, représentant du Pakistan, a déclaré que pour son pays, « la parité hommes-femmes » était fortement « liée à la fracture du numérique ». « Les TIC permettent aux femmes d’avoir accès à l’information et à de la formation pour devenir financièrement indépendantes. Les technologies font parties de la solution », a-t-il souligné. Pour tenir les promesses de développement d’une nouvelle ère numérique, il faudra pourtant que « la communauté internationale élargisse son soutien financier » et que « les gouvernements renforcent les partenariats publics-privés ». 

Le premier conseiller de l’ambassade du Rwanda à Bruxelles, Faustin Musare, a réaffirmé l’importance du respect pour la parité homme/femme au sein des institutions publiques et privées. Avec son programme Vision 2020, qui vise à faire du Rwanda un pays doté d'une économie fondée sur le savoir, son pays favorise l’accessibilité pour tous à des formations au numérique, et ce même dans les zones rurales. En ce sens, le gouvernement a fait installer un réseau de fibre optique à travers tout le pays comprenant la plupart des régions rurales. Le téléphone portable, dont 75% de la population est aujourd’hui équipée, permet de bénéficier d’informations sur la santé (planning familial, MST) mais aussi se sentir plus en sécurité (violence faites aux femmes) ou accéder rapidement à l’éducation. 

 « Il faut repenser les messages que nous voulons transmettre et les formations que nous offrons pour se focaliser exclusivement sur les femmes et les jeunes filles (…) et déconstruire les stéréotypes », a estimé de son côté Cheryl Miller, directrice de l’ONG Digital Leadership Institute, qui offre des formations en numérique aux femmes, filles et tous ceux/celles qui s’identifient comme femme.

Il faut « encourager les femmes à dépasser leur seul rôle de mère et garante du foyer pour endosser plus de responsabilités professionnelles. », selon Nadia Patel Gangjee, fondatrice et directrice de Sheops, plateforme commerciale pakistanaise en ligne dédiée à l’entrepreneuriat féminin. 

*Science Technology Engineering Mathematics

Plus d’informations :

  • A voir Code girl, film documentaire de Lesley Chilcott et projeté sous la bannière de Ciné-ONU
  • Étude 2017 de Eurostat  intitulé « l’usage d’internet en Europe » et qui met en lumière les différentes habitudes d’utilisation d’internet entre les hommes et les femmes à travers les pays

 

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