Mercredi, 12 Décembre 2018
UNRIC logo - français

l'ONU dans
votre langue

Rapport de l’ONU et la Banque mondiale sur une approche inclusive en matière de prévention

Non Violence sculpture in front of UN headquarters NY

23 mars 2018 - Le mercredi 21 mars, les Nations Unies et la Banque mondiale se sont réunies à Bruxelles pour présenter leur étude conjointe inédite sur leur programme de prévention. Ce rapport phare, intitulé « Voies pour la paix : approches inclusives pour la prévention de conflits violents » (Pathways for Peace : Inclusive Approaches to Preventing Violent Conflict), se concentre sur le sujet de la rentabilisation derrière la recentralisation des ressources et investissements de la communauté internationale dans le domaine de la prévention. La nécessité d'un tel recadrage n'a jamais été aussi urgente qu'aujourd'hui, avec la perspective de conséquences graves imminentes. 

Bien que les mandats de l'ONU et de la Banque mondiale diffèrent, leur engagement commun à l'égard de l'Agenda 2030 pour le développement durable a fourni une plateforme parfaite pour une telle collaboration. Cependant, Alexandre Marc, Spécialiste en chef en fragilité, conflit et violence pour la Banque mondiale, a noté que « le développement a été l'élément manquant dans le domaine de la prévention ». Tout comme pour les objectifs de développement durable, cette étude combine désormais des arguments économiques avec des arguments et des recommandations d'ordre social.

Construire des approches inclusives pour la prévention

L'étude démontre que la prévention nécessite des changements profonds et concrets dans la manière dont les acteurs nationaux, régionaux et internationaux opèrent et coopèrent. Cependant, il existe peu d'incitations pour que cela ait lieu – c'est pour cela que le rapport met l'accent sur trois principes fondamentaux de la prévention. Premièrement, la prévention ne doit pas être considérée comme un compromis entre le court et le long terme. Au contraire, la prévention doit être maintenue le temps nécessaire pour s'attaquer aux problèmes structurels, renforcer les institutions et inciter les acteurs à gérer les conflits pacifiquement.

Deuxièmement, « il est impératif que la prévention soit inclusive », a souligné Alexandre Marc. Trop souvent, l'action préventive est orientée vers les exigences des acteurs au pouvoir. A l’inverse, une approche inclusive doit placer la compréhension des griefs de la société au cœur de tous les engagements nationaux et internationaux.

Enfin, les conflits modernes surgissent lorsque des groupes se disputent, entre autres, l'accès au pouvoir, aux ressources et à la sécurité. En ce sens, le rapport « Voies pour la paix » recommande une action proactive et directe pour aborder les problèmes d'exclusion et les faiblesses institutionnelles. Roselyn Akombe, Directrice adjointe de la Division des politiques et de la médiation du Département des affaires politiques des Nations Unies (DPA) a souligné que « la prévention ne peut pas fonctionner sans une volonté politique et sans impliquer tous les acteurs ».

World Bank UN pathways for peace presentation

La prévention : le moyen le plus économique pour la paix

Comme l'indique le titre du rapport, les conflits varient selon les voies, et dès qu'un pays se trouve sur une voie violente, il est extrêmement difficile et coûteux d'inverser la tendance. La prévention a le pouvoir d'éloigner les pays des spirales négatives ; un « passage de la gestion de conflits vers la prévention inclusive est plus que nécessaire » a souligné Jago Salmon, Conseiller du Partenariat de l’ONU et la Banque Mondiale pour les situations conflictuelles et précaires à l'ONU. C'est la raison pour laquelle le rapport préconise un discours de « rentabilisation de la prévention ».

Même si la plupart des sociétés mettent régulièrement en œuvre des stratégies pour affronter les causes potentielles de conflits et introduisent des initiatives pour prévenir la violence, les dépenses actuelles consacrées à la prévention par le système multilatéral ne représentent qu'une fraction de ce qui est consacré à la réponse aux crises ou à la reconstruction. Un système de prévention à une plus grande échelle pourrait permettre d'économiser entre 5 et 70 milliards de dollars par an, qui pourraient ensuite être réinvestis envers la réduction de la pauvreté et l'amélioration du bien-être des populations. Pour que cela se produise, il faut mettre davantage l'accent sur l'identification et la prise de mesures rapides pour faire face aux risques de violence.

« Ces questions ne sont pas récentes pour les personnes actives dans la consolidation de la paix ; la nouveauté, c’est que l'ONU et la Banque mondiale en parlent », a noté Roselyn Akombe.  Jago Salmon a conclu le débat en soulignant à quel point « cette approche a du sens, et que nous devons maintenant changer de discours et mieux gérer les transitions ».

Pour plus d’information :

Réseaux Sociaux

facebook64x64 Dblue twitter64x64 Dblue
France et Monaco

facebook64x64 Dblue
Belgique et Luxembourg

Les jeunes s'engagent avec leur école
pour les Objectifs de dévelopement durable

Episode 4  : collège Vincent Van Gogh, Blénod-lès-Pont-à-Mousson (France)

news32x32 DblueNominations

  • Le Secrétaire général nomme Hanna Serwaa Tetteh, du Ghana, Chef du Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine (10 décembre 2018)

  • Le Secrétaire général nomme Carlos Ruiz Massieu, du Mexique, Chef de la Mission de vérification des Nations Unies en Colombie (10 décembre 2018)

    Liste complète...