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Les visages de l'ONU : Louis Fourmentin

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16 mars 2018 - Né à Paris mais élevé à Bruxelles, Louis Fourmentin a étudié les Sciences politiques à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) ainsi que l’Histoire et la Culture de l’Europe à l’Institut des Etudes Européennes de Bruxelles (IEE-ULB). Après ses études, il a fait quelques allers-retours entre le secteur privé (chez l’agence MoGi Group et la banque BNP Paribas Fortis) et le domaine international (à UNRIC et pour l’ONG IDAY-International). Depuis décembre 2017, Louis Fourmentin est chargé de communication multimédia en tant que Volontaire des Nations Unies (VNU) au sein du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Sud-Soudan.  

  1. Quel est votre parcours académique et comment estimez-vous son impact sur votre carrière ?

J’ai obtenu un Bachelier en Sciences politiques, puis un Master en Histoire et Culture de l’Europe à l’Institut d’Etudes Européennes de Bruxelles (IEE-ULB). L’avantage de ces études est qu’elles permettent d’acquérir un raisonnement critique et analytique, de pouvoir traiter une grande quantité d’informations, et ce quel que soit le secteur dans lequel nous travaillons après.

En Belgique, étudier la science politique correspond plus à une étude scientifique de la vie politique, au contraire d’un pays comme la France où ces études consistent plus en l’art du discours. Ainsi, en Belgique, après avoir fait ce type d’études, on peut travailler dans beaucoup de secteurs différents. Personnellement, j’ai toujours été intéressé par l’Union européenne et les relations internationales, mais je me suis dirigé - presque par défaut - vers la communication car j’avais des compétences en informatique et en graphisme.

  1. Quel a été votre premier emploi, suite à l’obtention de votre diplôme ainsi qu’au sein des Nations Unies ?

Après mes études, j’ai été engagé dans une agence européenne de communication et de traduction, basée à Bruxelles, où j’occupais le poste de « rédacteur de contenu web ». Mon poste consistait principalement à mettre en ligne des textes, avec les bons mots-clés et les bons « tags ». J’avais également d’autres types de missions de web design.

Au sein de l’ONU, j’ai tout d’abord fait un stage de 6 mois à l’UNRIC en tant qu’assistant de communication et d’information, puis je suis retourné dans le secteur privé et j’ai travaillé pour une banque privée et en tant que « webmaster » indépendant. J’ai ensuite travaillé pendant 2 ans pour l’ONG « IDAY International », qui propose des activités d’éducation en Afrique et pour laquelle j’étais en charge de leur communication. Je suis ensuite retourné pendant 2 ans dans le secteur bancaire chez BNP Paribas Fortis, où je coordonnais leur stratégie sur les réseaux sociaux.

C’est ensuite que j’ai été engagé en tant que Volontaires des Nations Unies (VNU) pour le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), où je travaille également dans le domaine de la communication. J’ai donc fait beaucoup d’allers-retours entre le secteur privé et le secteur « international » de la coopération au développement.

  1. Quelle expérience, pays ou fonction au sein des Nations Unies a été le plus mémorable pour vous ?

Récemment, lors de mon affectation actuelle, j’ai participé à une mission assez mémorable. Je suis actuellement basé à Djouba, la capitale du Soudan du Sud.  La mission se passait à Duk Padiet, un village situé à 6h de route de Bor, une ville elle-même située à 30min d’avion de Djouba. Le PNUD facilitait un workshop de trois jours sur place réunissant les jeunes leaders de communautés d’éleveurs. Ces jeunes se sont réunis afin de régler leurs problèmes communs ; ils ont adopté des résolutions pour mettre fin aux vols de bétails et aux embuscades, partager les pâturages et les points d’eau et créer un comité de paix, dans le but ultime de parvenir à une paix durable.

Le PNUD soutient ces initiatives locales de paix par le biais de son projet « Paix et cohésion communautaire ». Nous étions donc là pour aider les membres des communautés ainsi que les autorités locales dans ces discussions.

Louis FIELD

  1. Quelles sont les implications de votre poste actuel et quels en sont les aspects les plus difficiles ainsi que les plus gratifiants ?

En tant que « chargé de communication », je suis en charge de tout ce qui est multimédia, graphisme, réseaux sociaux et bulletin d’information. Seulement 1% de la population sud-soudanaise a accès à l’électricité, c’est donc parfois compliqué d’être en charge de la communication et d’avoir sciemment conscience qu’on ne va pas arriver à toucher le public local. Heureusement, il y a beaucoup de programmes radio au Sud Soudan pour arriver à atteindre ces populations.

Le but du PNUD, en tant qu’agence de développement, est de donner à la population locale les moyens de se développer par eux-mêmes et de renforcer leurs capacités. Pour ce faire, le PNUD coopère avec les gouvernements locaux, les partis d’opposition, les ONG et d’autres acteurs de la société civile. Le but de mon travail est de mettre en lumière des histoires positives d’acteurs travaillant « dans l’ombre » et qui, sur le long terme, ont un impact positif sur le développement du Sud Soudan.

  1. Qu’est-ce qui, à votre avis, est sur ou sous-estimé à propos du travail pour les Nations Unies et quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui veulent entamer une carrière au sien de l’ONU ?

Je pense qu’il faut garder un regard critique vis-à-vis du travail de l’ONU. Si les objectifs des agences onusiennes sont souvent louables, il ne faut pas forcément mettre l’organisation, ni les personnes y travaillant, sur un piédestal, ni leur accorder une immunité totale. J’aime particulièrement ce slogan « Trust, but verify » donc « Faites confiance, mais vérifiez » : il ne faut pas être trop naïf et prendre du recul par rapport au travail que l’on fait au sein de l’ONU.

Le conseil que je donnerais aux jeunes est qu’il faut être prêt à beaucoup travailler, pas toujours dans des environnements faciles et qu’une carrière internationale implique de changer de pays assez souvent. Il faut toujours essayer d’apporter des solutions aux problèmes qui vont de toute évidence se présenter, d’être patient et à l’écoute.

Un aspect de l’ONU dont on n’entend pas beaucoup parler est le volontariat international (VNU). Pour participer à ce type de programme, il suffit de s’inscrire sur la plateforme en ligne.  Les missions ont principalement une durée d’un an, potentiellement renouvelable jusqu’à 4 ans. Ce programme est assez intéressant car c’est pour des personnes de tout âge, et il permet de travailler pour les Nations Unies autrement qu’à travers le YPP ou autre concours compétitif.

Travailler pour l’ONU est très gratifiant dans la mesure où, quelle que soit la fonction ou l’agence des Nations Unies, le but est d’aider des personnes à se développer et/ou leur apporter un soutien dans des situations d’urgence.

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