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Ciné-ONU présente Bogdan's Journey

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26 janvier 2018 – A l’occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, sous la bannière de Ciné-ONU et en partenariat avec les Territoires de la Mémoire, l’Association pour les Nations Unies (APNU) et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), la Cité Miroir de Liège a accueilli la projection du film « Bogdan’s Journey » ce 25 janvier 2018.

Bogdan Bialek est un journaliste et psychologue polonais, catholique, qui décide à la fin des années 1990 d’entamer un processus de mémoire dans la ville polonaise de Kielce. Pour Kielce, tout a commencé le 4 juillet 1946, quand un groupe de citoyens assassine plus d’une quarantaine de juifs survivants de l’Holocauste ayant trouvé refuge dans la maison du 7/9 rue Planty. Ce massacre était basé uniquement sur les propos d’un petit garçon ayant accusé un juif de la rue Planty de l’avoir séquestré dans la maison. Dès lors, le pogrom du 7/9 rue Planty est devenu le symbole de l’antisémitisme polonais, refoulé pendant l’ère communiste mais qui n’a jamais été oublié.

Au fil du temps, et avec beaucoup d'efforts, Bogdan persuade les habitants de Kielce de faire face à cette douloureuse histoire. Personnage solitaire, il affronte les préjugés les plus profonds de ses concitoyens et s'efforce de reconnecter Kielce avec la communauté juive extérieure. Son travail ne consiste pas à blâmer les Polonais, toute l’Europe ayant participé au génocide des Juifs; son but est de faire la paix avec l’histoire de la ville, à travers la reconnaissance. Selon Bogdan, « Kielce n’est plus responsable aujourd’hui du pogrom, mais bien du souvenir qu’elle en garde ».

Après la projection, le débat a été introduit et modéré par Morgan François Minchin, du Centre régional d’information des Nations Unies (UNRIC), expliquant que le film « Bogdan’s Journey » n’avait pas été choisi par hasard : de par son travail de mémoire, il met en lumière la persistance du racisme et du négationnisme dans l’Europe actuelle. C’est sur ce sujet que la première intervenante du débat, Birgit Van Hout, Représentante pour l'Europe auprès du bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, a voulu s’attarder : « la Pologne est un pays avec peu de diversité sociale mais où il y règne une peur de l’inconnu, de l’autre. Mais ce qui fait l’autre, sa différence, est au final ce que nous partageons tous les uns envers les autres. Et pourtant il y a un narcissisme de la moindre différence : les gens cherchent à se distinguer les uns des autres. » Le second intervenant au débat, Jérôme Jamin, Président des Territoires de la Mémoire et Professeur au Département de Science politique, de la Faculté de Droit, et Criminologie de l’Université de Liège, a ensuite ajouté que le film mettait en lumière un problème complexe sur l’antisémitisme : qu’il n’était surtout pas à confondre avec le refus de faire un travail de mémoire.

Le débat s’est ensuite penché sur le problème actuel de fausses nouvelles ou « fake news », et comment agir concrètement contre ces dernières. Selon Mme Van Hout, il faut être conscient du rôle que chaque individu peut apporter. « Je suis en même temps inquiète et optimiste par rapport à ce qu’il se passe en Europe, car il y a désormais une société civile active, qui peut avoir un réel impact. On peut tous s’engager auprès des causes qui nous tiennent à cœur. » Le Professeur Jamin a ensuite abordé un autre problème lié à ces plateformes virtuelles : celle de la propagation des discours de haine. Dans les discussions « réelles », selon lui, il y a toujours un contrôle social, une auto-régulation ou « atomisation » qui empêche les débordements. Ce contrôle ne s’applique pas sur les réseaux sociaux selon lui : « il y a un certain confort à être chez soi sans être confronté aux réactions réelles des autres. »

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Après un débat abordant les questions liées au racisme et à la xénophobie d’aujourd’hui, les membres du public étaient encouragés à visiter l’exposition temporaire « L’Etat trompeur, le pouvoir de la propagande nazie » réalisée par l’United States Holocaust Memorial Museum, en partenariat avec le Programme de communication sur l’Holocauste et les Nations Unies. Cette exposition a pour but d’inciter les citoyens et les dirigeants du monde  à rejeter la haine, à empêcher les génocides et à défendre la dignité humaine.

Pour plus d’information :  

Sur le film : cliquez ici

Sur l’exposition temporaire « L’Etat trompeur, le pouvoir de la propagande nazie » : cliquez ici

Sur l’exposition permanente de la Cité Miroir « Plus jamais ça ! » : cliquez ici

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