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La torture : une pratique qui reste répandue

no torture day UN Photo/Tobin Jones

26 juin 2017 – La torture correspond à tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales sont intentionnellement infligées à une personne. Cela peut être pour obtenir des informations, un aveu, pour mettre la pression sur un tiers ou pour punir une personne. Au regard des débats actuels sur le besoin d’une sécurité renforcée, il est important de rappeler qu’aucune circonstance exceptionnelle ne peut justifier la torture.

« Jana [nom d’emprunt] n’avait que 10 ans lorsqu’elle a été arrêtée par l’armée syrienne à Dera afin de faire pression sur son père pour qu’il se rende. Elle a été arrêtée avec de nombreux autres garçons et filles, dont le plus jeune avait 5 ans et le plus vieux seulement 11 ans », explique Reem, conseiller psychosocial pour le Centre pour les victimes de torture (CVT) en Jordanie.

« Jana m’a confié qu’elle et les autres enfants ont été enfermés pendant 22 jours dans un cachot souterrain sans aucune lumière. Ils étaient battus par quatre soldats et n’avaient pour nourriture qu’un œuf dur par jour. L’eau qu’on leur donnait à boire était sale. Jana a vu un petit garçon de sept ans torturé à mort - son corps laissé dans le cachot, gisant par terre. L’odeur de son cadavre en décomposition était une autre forme de torture pour Jana et les autres enfants emprisonnés. »

L’histoire de Jana n’est malheureusement pas un cas isolé. Le 26 juin marque la Journée Internationale pour le soutien aux victimes de la torture, dont l’objectif est - en plus de soutenir les centaines de milliers de personnes victimes de torture - de sensibiliser à cette constante violation des droits de l’homme.

« En dépit de son interdiction absolue en vertu du droit international, l’usage de la torture reste répandu. Chaque jour, des centaines de milliers de personnes du monde entier sont sujettes à une forme de torture, que cela soit pour leur soutirer des informations, obtenir leur silence ou en guise de punition pour ce en quoi ils croient, sont suspectés de croire, ou, pour ce qu’eux ou leurs familles sont, » écrit Zeid Ra’ad Al Hussein dans De l’horreur à la guérison : un voyage pour renaître à la vie soutenu par le Fonds des Nations Unies pour les victimes de la torture.

Chaque année, le Fonds des Nations Unies pour les victimes de la torture, géré par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), aide les victimes de torture ainsi que leurs familles à reprendre une vie normale. En 2015, 57000 hommes, femmes et enfants ont ainsi pu être aidés dans plus de 80 pays du monde.

« La torture détruit des vies et constitue l’une des violations des droits de l’homme les plus brutales, » a déclaré Jens Modvig, qui préside le Comité des Nations Unies contre la torture. « Il convient de rappeler aux États qu’aucune circonstance exceptionnelle, quelle qu’elle soit, ne peut être invoquée pour justifier des actes de torture. Le caractère absolu de l’interdiction de la torture s’applique dans tous les cas, y compris dans le contexte de la lutte contre le terrorisme. »

En cette journée internationale, unissons-nous en soutien des victimes de la torture, et réaffirmons notre engagement à mettre fin à cette pratique. Rejoignez-nous, et tweetez #EndTorture aujourd’hui.

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