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Quand les déchets plastiques créent de la richesse

1 juin 2017 – Le plastique s’invite partout, dans les décharges, les savanes, les océans mais aussi dans la chaîne alimentaire parfois jusque dans nos assiettes. Aujourd’hui, même le sel de mer est contaminé par le plastique.

US Navy 110624 N YU572 007 Sailors and Pacific Missile Range Facility personnel pick up trash during a beach clean up in support of World Oceans Da

Malgré l’urgence à s’en débarrasser, le plastique est aussi un moyen de créer de l’emploi et de la richesse. En effet, le nettoyage et recyclage peuvent générer des revenus, comme le démontre le Champion of the Earth, Boyan Slat, dans sa vidéo TED Talk virale en 2012.

Il est parvenu à lever quelque 21 millions de dollars pour son initiative, The Ocean Cleanup (Le nettoyage des océans) et va commencer à collecter les déchets plastiques dans le Pacifique, où se trouve la plus grande nappe de plastique océanique du monde. Néanmoins, les projets à plus petite échelle peuvent aussi faire des vagues, comme l’a démontré le projet finnois Seabin, une poubelle des mers flottante qui collecte les déchets des quais et des ports avant que ceux-ci atteignent les eaux profondes.

Andrew Turton, l’un des confondateurs de Seabin, a développé cette idée alors qu’il se préparait pour une course de yacht et a constaté le nombre important de détritus flottant autour de son bateau. Il a alors pensé à des poubelles qui pourraient flotter et collecter les déchets. Trois ans plus tard, il a fait part de son idée à un ami, Peter Ceglinski.

« Je savais que je pouvais combiner mes expériences de designer produit, de constructeur de bateau et de surfeur pour concrétiser ce projet », a expliqué à UNRIC, Peter Ceglinski, co-fondateur de Seabin.

Même si le futur de Seabin demeure incertain, d’autres exemples démontrent le potentiel profit à tirer de la collecte du plastique. L’une d’entre elle est l’entreprise kenyane Kivumbi Plastic Recycling, fondée par quatre Danois.

Dans un récent entretien avec Radio24syv, le co-fondateur et économiste Michael Hedegaard expliquait comment sa société, en seulement un an, est devenue une entreprise stable au Kenya, récoltant 5 tonnes de plastique par semaine.

« En camion, nous allons collecter les déchets plastiques auprès de personnes qui nous connaissent, pour les recycler afin qu’ils ne finissent pas dans les océans. Depuis des gens s’adressent à nous directement et nous apportent leurs déchets », indique-t-il, en ajoutant que le plus gros défi de Kivumbi est d’étendre l’entreprise rapidement.

« C’est dans ce secteur qu’il faut faire du business. Cela ne coûte pas nécessairement très cher de se lancer mais il vaut mieux être bien organisé. Je pense qu’il y en aura d’autres comme nous », dit Michael Hedegaard, notant que l’augmentation des prix sur le plastique recyclé, par exemple en Ouganda, indique l’existence de plus grands marchés.

Ainsi, au Sénégal, l’entreprise Proplast prend en charge dorénavant la majorité du recyclage du plastique et emploie plus de 200 personnes. L’entreprise a attiré l’attention des Européens, et aujourd’hui, l’entreprise sociale Waste & Hope (Déchet et Espoir) a été créée dans le but de soutenir Proplast en coopération avec la London School of Economics.

Mais à l’origine, Proplast a été créée par un groupement de femmes qui souhaitaient nettoyer leur environnement puis a développé une activité lucrative. « Nous avons dû faire beaucoup de chemin, pour pouvoir la mettre en place » explique la fondatrice de Proplast Germaine Faye dans un entretien avec UNRIC. « Il y avait du plastique partout. Mais, alors que nous commencions à le collecter et à le recycler, nous sommes arrivées à un point où nous nous sommes dit qu’il y avait possibilité d’en faire commerce. Nous faisons du profit et aujourd’hui la compagnie nourrit des milliers de gens ! »

Selon le responsable des partenariats de Proplast, Jean-François Fillaut, l’entreprise a aussi lancé une campagne de financement participatif dans l’objectif de combattre le plastique dans les océans.

Selon Mme Faye, les Sénégalais sont de plus en plus sensibles aux problèmes causés par le plastique. « C’est lent mais nous y arrivons. L’éveil des consciences est ce dont nous avons le plus besoin. Aujourd’hui, il y a une vraie prise de conscience sur les conséquences environnementales mais aussi sur les bénéfices du recyclage sur la nature et les humains. » dit-elle.

Au moment du succès de Proplast, plus de 10 entreprises se sont lancées dans le commerce du plastique recyclable, en effet produire à partir de plastique recyclé coûte deux fois moins cher. Comme réutiliser le plastique coûte 50% moins cher que d’en acheter du nouveau. Selon, the World Economic Forum, rassembler et recycler l’existant reste la manière la plus efficace de résoudre les problèmes liés au plastique. Certains pays ont aussi interdit l’usage du plastique, comme le Rwanda, précurseur dans le domaine, la Mauritanie, le Mali, le Sénégal ou Haïti, cependant les interdictions ne sont pas toujours respectées.

Photo : cleanseas.org

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