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L’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) lève le voile sur les femmes et la toxicomanie

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2 mars 2017 - Au cours du lancement du rapport annuel 2016 de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) à Berlin, son président Warner Sipp a encouragé les gouvernements à prendre davantage en compte les femmes dans leurs politiques et programmes de lutte contre la drogue. Le rapport montre que les femmes sont généralement désavantagées et que le regard porté sur elles lorsqu’elles doivent aller en cure de désintoxication n’est pas le même que celui porté sur les hommes. Alors que les jeunes filles et les femmes comptent pour un tiers de la population globale des consommateurs de drogue, seulement un cinquième des bénéficiaires de traitements sont de sexe féminin. Selon l’OICS, cet accès limité est dû à l’existence de barrières systémiques, structurelles, sociales, culturelles et personnelles.

Mettant en avant l’augmentation du nombre de femmes arrêtées pour crimes en rapport avec la drogue ainsi que la forte relation entre prostitution et usage de drogue, Mr Sipp a appelé les Etats membres à recueillir et partager plus d’informations afin de mieux comprendre les besoins des femmes touchées. « Nous voulons briser les stéréotypes et rappeler aux gens, et tout particulièrement aux responsables politiques, l’importance de protéger les droits des femmes touchées par cette addiction »

L’OICS basé à Vienne, créé en 1961 pour vérifier la conformité des gouvernements avec les conventions internationales de contrôle des drogues, a choisi cette année de mettre l’accent sur ce sujet en raison de l’augmentation disproportionnée des overdoses parmi la population féminine.

Le président de l’OICS a préconisé une approche plus équilibrée dans la lutte contre la drogue. Si la justice pénale doit faire partie de la réponse d'un gouvernement, d'autres mesures telles que la désintoxication, la réadaptation et l'intégration sociale restent sous-utilisées. Le rapport recommande donc aux gouvernements de limiter les peines de prison pour des infractions mineures liées à la drogue et de reconnaître la toxicomanie comme un problème de santé publique exigeant des réponses adaptées.

M. Sipp s’est dit particulièrement préoccupé par la situation actuelle aux Philippines et en Afghanistan. Dans son rapport, le Conseil de l'OICS appelle à un arrêt immédiat des exécutions extrajudiciaire aux Philippines. Ces actes ne sont pas seulement une violation des droits de l'homme, mais constituent également une violation flagrante des trois conventions internationales sur le contrôle des drogues, a déclaré M. Sipp. En raison de la situation sécuritaire désastreuse en Afghanistan, le rapport de 2016 exhorte la communauté internationale à intensifier son appui à ce pays dans sa lutte contre la drogue. M. Sipp a également souligné que l'action contre la drogue est vitale pour le développement durable.

Plus d’information : Rapport annuel de l’Organe international de contrôle des stupéfiants

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