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Les mutilations génitales sont encore pratiquées sur des millions de femmes et de filles

Mutilation genitale feminine

6 février 2017 - Plus de 130 millions de filles et de femmes dans 29 pays d’Afrique et du Moyen-Orient ont subi des mutilations génitales féminines (MGF) ; ce qui correspond à la population combinée de la France et du Royaume-Uni.

Le 6 février marque la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines. Si rien n’est fait pour arrêter la tendance actuelle, jusqu'à 86 millions de filles dans le monde entier seront soumises à cette pratique d'ici 2030.

Les mutilations génitales féminines ou excision recouvrent tous les procédés visant à modifier ou à blesser les organes génitaux féminins pour des raisons non médicales, et sont reconnues internationalement comme une violation des droits fondamentaux des filles et des femmes.

« Les mutilations génitales féminines privent les femmes et les filles de leur dignité, mettent en danger leur santé, et provoquent des souffrances inutiles, avec des conséquences qui durent toute une vie et qui peuvent même être fatales», a déclaré le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres.

La nécessité de résoudre ce problème a été pleinement reconnue à l'échelle mondiale par l’inclusion de la lutte contre les MGF dans l'objectif de développement durable n ° 5 : « l'égalité des sexes », qui engage la communauté internationale à mettre fin à la pratique d'ici 2030. Le thème de cette année est : «

« Bâtir un pont solide et interactif entre l'Afrique et le monde afin d'accélérer l'abandon des mutilations génitales féminines[GR1] . »

Bien que la pratique des MGF ne puisse être justifiée par des raisons médicales, elle est de plus en plus pratiquée par des professionnels de la santé ; ce qui constitue l'une des plus grandes menaces pour l'abandon de la pratique.

Cependant des études récentes suggèrent que cette pratique millénaire pourrait être stoppée en l’espace d’une génération.

200 millions de femmes mutilées

200 millions de femmes et de filles dans le monde ont subi l’une ou l’autre forme de mutilation génitale féminine, dont une grande majorité en Afrique et au Moyen-Orient.

Si cette tendance perdure, 3 millions de jeunes filles risquent de subir des mutilations génitales féminines chaque année.

44 millions de jeunes filles âgées de moins de 14 ans ont subi des mutilations génitales féminines, principalement en Gambie (56%), en Mauritanie (54%) et en Indonésie, où environ la moitié des filles âgées de moins de 11 ans ont subi cette pratique.

Les pays qui présentent le plus haut taux de prévalence de cette pratique parmi les filles et les femmes âgées de 15 à 49 ans sont la Somalie (98%), la Guinée (97%) et Djibouti (93%).

Les mutilations génitales féminines provoquent des saignements importants et des problèmes de santé tels que des kystes, des infections, l’infertilité, des complications à l’accouchement ou des risques plus élevés de décès des nouveau-nés.

Les mutilations génitales féminines sont pratiquées principalement sur des jeunes filles entre la petite enfance et l’âge de 15 ans.

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