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10 millions d’apatrides dans le monde

apatridie enfants/ Photo ONU: HCR

18 janvier 2016 - « Il y a quatre ans, parler d’apatridie était tabou », affirme Vincent Cochetel, directeur du Bureau du HCR à Bruxelles. Son intervention lance le coup d’envoi de la conférence « l’apatridie dans l’Union européenne » organisée par le Réseau européen des Migrations, le HCR, la présidence malte de l’Union ainsi que l’European Network on Statelessness. « On peut aujourd’hui en parler plus ouvertement. »

L’apatridie est une anomalie légale qui empêche une personne de posséder ses droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels. Les personnes apatrides vivent souvent en marge de la société et sont discriminées. Elles font face à de nombreuses difficultés dans leur vie quotidienne. L’accès à une assistance médicale, à l’éducation, l’achat d’une propriété, l’obtention d’un emploi ou l’ouverture d’un compte en banque ou simplement avoir une adresse postale relève de l’impossible.

Le HCR a lancé une campagne mondiale, #IBELONG, qui vise à mettre un terme à l’apatridie d’ici 2024 et au flou législatif qui affecte la vie de plus de 10 millions de personnes dans le monde qui ne possèdent ni nationalité ni droits fondamentaux.  (Apatrides en France : http://www.unhcr.org/ibelong/statelessness-in-france/)

Apatridie campagne/ Photo ONU : HCR

Les enfants particulièrement exposés

« Mettre un terme à l’apatridie et offrir une identité légale à chaque individu est une cible bien précise des Objectifs de développement durable », a expliqué Verena Knaus, conseillère en politique à l’UNICEF. « Posséder une nationalité, être inscrit au registre national sont des droits fondamentaux pour chaque enfant. C’est également fondamental pour maintenir la paix et la stabilité, donner accès aux services et assurer l’état de droit. Les enfants sont particulièrement vulnérables, car la législation est imparfaite dans de nombreux pays : 200 millions d’enfants ne sont pas déclarés à la naissance et ne peuvent jouir de leurs droits. »

« C’est une course contre la montre. Nous travaillons à enrayer l’apatridie au moment où le risque s’intensifie partout dans le monde. En Europe, nous avons beaucoup à accomplir. Tous les États membres devraient avoir adhéré à la Convention sur l’apatridie. Nous devons également remplir nos engagements et tout mettre en œuvre en accord avec les conventions existantes et les ODD », souligne Mme Knaus.

« Il est essentiel de faire le lien entre apatridie et déplacement. Il faut également reconnaitre la nécessiter d’aborder ces deux problématiques conjointement. Il arrive parfois que l’apatridie soit une cause de déplacement, mais l’inverse peut également se produire. Faire face à ce problème est assez simple : il faut tout d’abord un système d’enregistrement civil et à la naissance qui fonctionne. N’oublions pas que l’enfant reste au cœur des préoccupations ». 

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