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Haïti invitée sur les bancs de la Sorbonne

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14 décembre 2016 - Le débat, organisé le 7 décembre, aurait pu durer une bonne partie de la nuit tant le public était passionné. Dans le prestigieux amphithéâtre Descartes de la Sorbonne, des Haïtiens de la diaspora, des étudiants, des diplomates, des représentants d’associations se sont pressés pour parler de cette île de montagnes qui peine à se remettre de longues années de troubles et de catastrophes naturelles.

La soirée, organisée conjointement par la mission des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH), UNRIC et le professeur Yann Toma, a débuté par la projection du film réalisé par Lambert Wilson, « Haïti, au-delà des montagnes, encore des Montagnes ».

Ce documentaire montre comment la violence communautaire qui sévit dans le pays peut être diminuée en intégrant des acteurs de ces violences dans des programmes de reboisement et de stabilisation des sols qui bénéficient à toute la population.

Le débat a réuni autour de Lambert Wilson, Lilas Desquiron, écrivaine et ethnologue, dirigeant la délégation permanente d’Haïti auprès de l’UNESCO, le journaliste Philomé Robert (France 24), Evens Nicolas, président de l’association Evolution d’Haïti (EVOH) et concepteur de l’application web Haïti Je Connais et la porte-parole de la MINUSTAH Ariane Quentier.

Les discussions ont tourné autour de nombreux thèmes comme Haïti aujourd’hui et demain, les défis à relever et le soutien des Nations Unies à la stabilisation, la jeunesse, l’emploi, la promotion d’une culture de paix et la préservation de l’environnement.

La réalité de la situation en Haïti « devait être rappelée à tous », a indiqué » Lambert Wilson, qui se décrit comme un « un ‘outsider’ passionné d’Haïti »

« Renforcer la résilience des individus dans les communautés prônes à la violence les aide à s’éloigner de l’influence des gangs et à briser le cercle de la pauvreté, » a déclaré la porte-parole de la MINUSTAH, Ariane Quentier, expliquant le concept des programmes de réduction de la violence communautaire qui ont maintenant 10 ans et sont mis en place par plusieurs missions de paix de l’ONU.

Reconnaissant qu’il n’y a pas de « réponse miracle » à la situation en Haïti, Robert Philomé a décrit le film de Lambert Wilson comme un « nouveau regard » sur le pays. Pour la déléguée auprès de l’UNESCO Lilas Desquiron « la société civile est un des acteurs-clé dans la construction de l’avenir d’Haïti ». Faisant référence au konbit – et la création d’emplois et de changements durables dans les communautés – elle a ajouté que seules la solidarité et une vision commune pourront aider à résoudre « le plus gros problème auquel fait face Haïti aujourd’hui – le manque d’emplois. »Evens Nicolas a lui souligné « l’importance de l’Homme comme force motrice du développement, au-delà du processus purement politique » pour faire avancer le pays, avec un système éducatif adapté.

Ariane Quentier a détaillé la Nouvelle Approche contre le Choléra de l’ONU fondée sur deux volets qui placent les victimes et le dialogue avec les communautés affectées au cœur de toutes ses actions.

Mme Quentier a aussi rappelé le travail continu de la Mission pour le renforcement de la Police Nationale d’Haïti et ses efforts pour accroitre le nombre de femmes qui constituent seulement 10% du corps policier sur les 12000 policiers en service. La porte-parole a aussi parlé des défis de l’assistance humanitaire pour venir en aide à 1,5 millions de personnes affectées par l’ouragan Matthew. « Haïti a besoin d’institutions stables et démocratiquement élues pour répondre aux nombreux défis politiques, humanitaires, économiques et sociaux auxquels fait face le pays », a-t-elle conclu.

Les intervenants ont par ailleurs évoqué l’incroyable richesse artistique, culturelle et musicale comme un levier de développement. L’acteur Lambert Wilson a conclu le débat sur ce qu’il a appelé « d’inquiétants changements politiques récents à travers le monde », appelant tous à « éviter la cupidité et s’unir afin de créer une force positive pour le bien commun.»

En forme de boutade, à la fin de ce débat fort animé, une des participantes, Josette Brueffaerts-Thomas, de l’ONG Haïti Futur confiait « Les Haïtiens devraient prier quatre saints : s’informer, s’instruire, s’impliquer et cinq heures du matin. »

Remerciement à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, à ses enseignants et étudiants, à tous les participants, à la Maison d’Haïti, et à l’association Sorbonne ONU.

Galerie photo de l'événement

Haïti, « au-delà des montagnes »

 

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