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Santé, droits de l'homme et drogue

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19 avril 2016 – Les politiques de contrôle anti-drogue ont échoué en matière de protection de la santé publique, et dans de nombreux pays, les efforts pour lutter contre les trafics de drogue peuvent mener à des abus des droits de l’homme (DDH) : torture et mauvais traitement par la police, incarcérations en masse, exécutions, homicides extrajudiciaires, détentions arbitraires, et refus de soins de santé élémentaires.

Dans une lettre ouverte du 15 avril, des experts des Nations Unies exhortaient les États à adopter une approche en accord avec les droits de l’homme : “Nous sommes inquiets de constater que le régime actuel de contrôle anti-drogue international reste excessivement punitif. La plupart des politiques nationales anti-drogue sont basées sur la criminalisation, l’incarcération, et le surinvestissement dans les forces de l’ordre ce qui a prouvé être un sérieux obstacle à la protection et à la réalisation des DDH”.

La veille, une autre lettre ouverte - signée par plus de 1000 personnes, notamment par le financier Warren Buffet, la sénatrice américaine Elizabeth Warren et le chanteur Sting - a été envoyée au Secrétaire général des Nations Unies pour demander du changement concernant sa politique globale anti-drogue. Publiée le 14 avril, cette lettre décrit la politique globale de l’ONU en matière de drogue comme étant "massivement focalisée sur la criminalisation et la sanction, ce qui a contribué à créer un vaste marché illicite qui enrichit les organisations criminelles, corrompt les gouvernements, déclenche des excès de violence, fausse l’économie de marché et ébranle les valeurs morales les plus élémentaires".

La lettre du 14 avril signée également par les anciens présidents du Mexique, de Colombie, du Brésil, de Suisse, et d’autres, mettaient l’accent sur le besoin d’une approche différente: une approche qui s’éloigne de la criminalisation pour se rapprocher davantage de la “compassion, de la santé, et des droits de l’homme”.

Michel Sidibé, Directeur d'ONUSIDA (UNAIDS), a fait écho à cette demande générale de porter plus d’attention à la santé et aux DDH. Lors du lancement le 15 avril dernier d’un nouveau rapport d'ONUSIDA , "Do no harm - Health, human rights and people who use drugs", Sibidé a déclaré : "La santé est un droit. L’investissement dans des politiques focalisées autour des personnes et dans des programmes pour les consommateurs de drogue est une base cruciale pour une politique globale anti-drogue, qui non seulement sauve des vies mais qui est également rentable".

Dans les discours politiques et publics, le débat sur la drogue est en train d’évoluer petit à petit et la Session Spéciale de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le problème mondial de la drogue (UNGASS) arrive à temps pour faire le point sur les succès et les défis de la politique internationale anti-drogue. Aborder le problème mondial de la drogue est vital pour la réussite de l’Agenda 2030, particulièrement pour l’objectif de développement durable (ODD) n°3 qui vise à assurer des vies en bonnes santé pour tous et promouvoir le bien-être. La session se déroulera du 19 au 21 avril 2016 au quartier général des Nations Unies à New York, et est retransmise en direct sur UN TV.

Suivez le débat sur les réseaux sociaux avec le hashtag #UNGASS2016

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UNGASS

Lettre ouverte des experts onusiens

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