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Les visages de l’ONU : Carine Rustom

Carine Rustom

Cette semaine, nous avons interrogé une compatriote belge, Carine Rustom, Officier de liaison pour le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). En février 2014, la Représentation régionale du HCR pour l’Europe occidentale, basée à Bruxelles, a souhaité renforcer son action au Luxembourg pour mieux prendre en charge la question de l’asile dans ce pays, renforcer les partenariats établis mais aussi les élargir.

Diplômée en droit à la suite d’un parcours académique international, Carine a développé un intérêt pour les droits de l’homme et le droit humanitaire, en raison de ses origines libanaises. Elle a été confrontée à cette problématique très tôt, lors d’une rencontre avec des réfugiés palestiniens au Liban. Son aventure onusienne a débuté par un stage au Bureau du HCR à Strasbourg. Elle a ensuite travaillé pour la même organisation à Bruxelles, où elle a mené une recherche sur l’apatridie. « C’était émouvant de pouvoir être en contact direct avec ces personnes. Lorsque nous leur demandions quel était leur souhait, la réponse la plus fréquente était ‘Je veux que l’on me reconnaisse en tant qu’être humain’. Ce sont des choses qui restent », affirme Carine.

51 millions de déplacés dans le monde

Protection et sensibilisation

Aujourd’hui, en tant qu’Officier de liaison, elle apporte son soutien aux acteurs impliqués dans la protection des réfugiés et des apatrides et la sensibilisation à ce thème. D’une part, il s’agit d’œuvrer à ce que les procédures d’asile soient équitables et efficaces, en collaborant avec les autorités, les ONG, les avocats et les juges. Ainsi, Carine répond aux interrogations des autorités et autres acteurs quant aux procédures d’asile. L’une des tâches du HCR est en effet d’assister les Etats dans la mise en œuvre de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés. Dans ce cadre, il porte aussi un intérêt particulier à la transposition dans la législation luxembourgeoise des directives européennes en matière d’asile. Il est également important que les demandeurs d’asile soient accueillis dans de conditions dignes, ainsi, Carine visite régulièrement des centres d’accueil. Elle y recueille parfois de bonnes pratiques afin de les répliquer à plus grande échelle.

D’autre part, le HCR organise, avec ses partenaires, des sessions d’information et des conférences qui s’adressent à des publics divers, allant des techniciens au grand public, sur des thèmes tels que l’évaluation de la crédibilité des demandeurs d’asile, la situation des mineurs non-accompagnés, la protection des personnes fuyant un conflit armé, etc. À l’occasion de la journée mondiale des réfugiés, le HCR avait mis en avant le rôle du Luxembourg en tant que donateur et sa participation dans le développement des technologies visant à faciliter l’action humanitaire. En outre, le HCR a lancé l’an dernier une campagne de dix ans pour éradiquer l’apatridie.

Le Bureau du HCR étant installé au sein de l’Université du Luxembourg, Carine est aussi en contact avec les professeurs. « L’idée est de rendre notre présence plus visible et de sensibiliser le public et les étudiants à la question des personnes déracinées et des apatrides. » explique-t-elle.

Le HCR affrétant des fournitures humanitaires en Syrie

Le HCR affrétant des fournitures humanitaires pour 50.000 déplacés internes dans le nord-est de la Syrie - © UNHCR/ N. Khalil/ Juillet 2014

Un système d’asile solide

« Le système d’asile du Luxembourg est un système solide. Mais, comme dans tous les pays, une amélioration est toujours possible ». Ces deux dernières années, le Luxembourg a reçu environ 1000 demandes d’asile par an, une grande partie provenant des Balkans. Conscient de la gravité de la situation en Syrie et dans la région avoisinante, le Luxembourg agit par ailleurs pour la réinstallation des réfugiés syriens. Les chiffres provenant de Syrie sont assez alarmants. En 2014, les Syriens sont devenus le groupe le plus important de réfugiés. « À la mi-mars, nous célébrerons le triste anniversaire du début du conflit, cela fera déjà quatre ans », rappelle Carine.

Le HCR souligne qu’il pourrait exister d’autres formes d’admission des Syriens sur le territoire luxembourgeois, telles que le regroupement familial élargi, les parrainages privés et les bourses pour les étudiants. Carine insiste sur ce dernier point : « C’est une chose en laquelle je crois beaucoup. Des initiatives ont d’ailleurs été mises en place dans d’autres pays de l’Union afin de permettre aux étudiants syriens de poursuivre leurs études. »

Confiante et positive

Carine nous confie : « Je suis de nature positive. Quand on travaille dans ce domaine, il faut garder une vision optimiste. La raison pour laquelle j’ai voulu travailler sur la question de l’asile et des réfugiés, c’est pour pouvoir faire une différence. » Et de conclure : « J’ai confiance en les pays européens, il y a toujours des choses qui peuvent être améliorées, mais c’est ce pourquoi nous travaillons. Nous essayons de sensibiliser les autorités mais aussi le public, et de faire en sorte que cette question reste à l’ordre du jour. »

Raman, apatride en Serbie
Raman, apatride en Serbie : comment survivre sans exister ? - © UNHCR / D. Rako / Juillet 2014

Pour plus d'information :

Le site du HCR en Belgique et au Luxembourg.

Le site de l'Office luxembourgeois de l'Accueil et de l'Intégration (OLAI).

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