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Les visages de l’ONU : Robbert Casier

Robbert Casier

Plus de 1000 sites dans le monde ont été classés par l’UNESCO comme faisant partie du « patrimoines mondial». Environ 300 sont des sites naturels, parmi lesquels 47 se trouvent dans la mer. En raison de leur caractère unique en termes d’écosystèmes, de géologie, de biodiversité ou de beauté naturelle, il est essentiel de les protéger, ce à quoi contribue Robbert Casier, Associé spécialiste du Programme marin du Patrimoine mondial, à Paris.

Un site doit répondre au moins à un des dix critères établis par l’UNESCO afin de se voir attribuer le statut de « patrimoine mondial ». Figurer sur la prestigieuse liste de l’organisation offre de nombreux avantages : attirant dès lors l’attention des touristes, cela promet le développement d’une économie prospère. Mais ce statut s’accompagne de responsabilités. Robbert explique : « Avec ma collègue Fanny, nous sommes les seuls Belges à travailler dans le Centre du Patrimoine mondial. Nous informons les autorités et la société civile sur la meilleure manière dont ils peuvent protéger ces sites classés et quelles sont les approches qui fonctionnent le mieux. »

Il s’efforce par ailleurs de diffuser le plus largement possible l’expertise flamande sur la planification de l’espace maritime, qui a été mise en œuvre pour la première fois à la Mer du Nord. Pour chaque site, des modèles ont été conçus sur mesure, définissant par exemple les zones d’interdiction de pêche durant la période de reproduction des poissons. La protection des écosystèmes est toujours une priorité, mais l’UNESCO ne perd jamais de vue le contexte global. Ainsi, l’objectif est d’atteindre un équilibre durable entre la conservation de la nature et le développement économique, ce qui comprend aussi la navigation, la pêche et le tourisme. De nombreux pays étant encore fortement touchés par la pauvreté, un développement intelligent d’un patrimoine mondial peut fournir des emplois durables à la population locale.

Tous les deux ans, l’UNESCO entreprend une évaluation de tous les sites afin d’identifier une liste des menaces possibles. C’est ainsi que le Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial en péril, une belle région côtière qui abrite le plus grand récif-barrière de l’hémisphère Nord. « Le gouvernement a l’intention d’y exploiter les ressources pétrolières, ce qui représente une menace pour le patrimoine mondial » précise Robbert. « Le mois dernier, j’étais en mission au Belize pour collaborer avec les autorités et d’autres acteurs impliqués afin de trouver une solution et garantir la protection du site. »

Robbert en zijn collega Fanny in Belize

La Grande Barrière de corail en Australie, un des plus anciens patrimoines mondiaux, était aussi menacée lorsque les autorités ont annoncé leur intention de construire un grand port dans la zone avoisinante. Sous la pression combinée de l’UNESCO et d’ONG, cela a pu être évité.

Parfois, de nouveaux sites sont proposés afin d’être ajoutés à la liste de l’UNESCO. C’est notamment le cas du Canal du Mozambique, en raison de sa très riche biodiversité qui lui vient des conditions océaniques particulières. Cependant, sa conservation est difficile car de divers pays sont impliqués (Madagascar, Mozambique, l’Afrique du Sud et plusieurs îles françaises). Robbert et ses collègues essaient donc de les guider sur une bonne voie. Un défi supplémentaire réside dans la difficulté de rassembler des fonds. Le projet au Mozambique a par exemple reçu le soutien d’UNESCO Flanders Trust Fund.

L’UNESCO n’agit pas seulement de manière proactive. L’Agence comporte ainsi un « Fonds du patrimoine mondial », conçu spécifiquement pour les situations d’urgence. Par exemple, en cas de fuite d’un pétrolier qui déverserait de grandes quantités de pétrole près des sites protégés, le fonds permet de financer les travaux nécessaires afin de nettoyer les eaux, le plus rapidement possible.

Ces dernières années, de nombreux progrès ont été réalisés dans le domaine de la protection du monde marin. « Nous revenons de loin. Ma collègue Fanny a créé le Programme marin au cours de ces dernières années en partant de zéro. Bien que l’impact de notre travail ne soit pas visible du jour au lendemain, nous notons des évolutions positives claires et une amélioration générale des zones protégées », raconte Robbert. « C’est déjà très bien, évidemment, mais il reste encore beaucoup de boulot à faire. Actuellement, seuls 3% des régions maritimes sont protégées. En théorie car la pêche illégale représente toujours un problème majeur. Ce qui nous donne de l’espoir, c’est que les autorités ont décidé de protéger au total 10% des océans d’ici 2020. Nous sommes sur une bonne voie, toutefois ce n’est qu’un début ! »

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