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Violences sexuelles : « stop au déni » !

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2 mars 2015 - En France, 1 femme sur 5 déclare avoir subi des violences sexuelles. En amont de la Journée internationale des Droits des Femmes, le 8 mars, l’association Mémoire Traumatique et Victimologie, avec le soutien d’UNICEF France, publie aujourd’hui une étude inédite sur l’impact des violences sexuelles de l’enfance à l’âge adulte.

Cette enquête est une grande première en France. 1 214 personnes, âgées de 15 à 72 ans, dont 95 % de femmes, ont répondu à cette enquête portant sur les violences sexuelles qu’elles ont subies au cours de leur vie. L’objectif était d’évaluer l’incidence de ces violences sur la vie et le parcours des victimes.

Un constat alarmant

Les violences sexuelles sont un phénomène endémique qui touche toutes les catégories sociales et toutes les franges de la population. Près de 70 % des sondés déclarent avoir subi au moins un viol. L’âge au moment des premières violences est l’une des données les plus marquantes : 81 % des victimes déclarent avoir subi les premiers faits avant l’âge de 18 ans et dans plus de la moitié des cas, leur agresseur était un membre de la famille.

Quel que soit l’âge des victimes, les résultats de l’enquête indiquent que les sphères familiales et amicales constituent le contexte le plus favorable aux violences. Ce sont les enfants qui courent le plus de risques de subir ce genre de violence et c’est au sein du foyer que ce risque est le plus élevé.

Graves conséquences

Les violences sexuelles ont de graves conséquences sur la vie familiale, affective et sexuelle. Un grand nombre de victimes ont rapporté avoir eu des idées suicidaires et 42 % ont déclaré avoir fait au moins une tentative de suicide. De plus, près d’une victime sur deux éprouve un sentiment de solitude extrême. Malheureusement, cette vulnérabilité conduit souvent les victimes à subir de nouvelles violences sexuelles.

De plus, les victimes disent ne pas bénéficier de protection suffisante et de justice : 67 % des personnes ayant porté plainte n’ont bénéficié d’aucune mesure de protection et 81 % estiment que la justice n’a pas joué son rôle. Cependant, 62 % des répondants seraient prêts à porter plainte à nouveau si c’était à refaire. L’un des objectifs actuels est donc d’améliorer cette prise en charge.

Ces actes affectent également la santé. 95 % des victimes rapportent que les violences ont eu un réel impact sur leur santé mentale et 58 % affirment avoir souffert de douleurs chroniques suite aux violences. Selon l’enquête, dans près d’un tiers des cas, la prise en charge n’a pas été centrée sur les violences subies. « Il est urgent que les pouvoirs publics mettent en œuvre les moyens nécessaires pour protéger, accompagner et soigner efficacement toutes les victimes de violences sexuelles afin d’enrayer le cycle infernal des violences », estime Muriel Salmona, Présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie.

Plus d'informations : 

Campagne « STOP AU DÉNI »

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