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Mutilations sexuelles : 86 millions de jeunes filles et femmes à risque

MGF CC BY 2.0 UNICEF Ethiopia

6 février 2015 - Si la tendance actuelle se confirme, ce sont quelque 86 millions de jeunes filles à travers le monde qui risquent de subir des mutilations sexuelles d'ici à 2030.

Ce vendredi, nous célébrons la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines. Cette année, elle porte sur le thème de la « Mobilisation et implication des personnels de santé pour accélérer la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines ». En effet, un nombre croissant de professionnels de santé exécutent encore ce genre d'acte. Une analyse récente montre que c’est le cas pour plus de 18% des femmes et jeunes filles ayant subi des mutilations, et dans certains pays ce taux s’élève à 74%. Il est donc important d’impliquer le monde médical dans les efforts pour y mettre fin.

On compte aujourd’hui plus de 140 millions de jeunes filles et de femmes victimes d’une forme de mutilation en Afrique et au Moyen-Orient. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, les mutilations sexuelles féminines recouvrent toutes les interventions incluant l'ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre lésion des organes génitaux féminins qui sont pratiquées pour des raisons non médicales. 

Pour venir à bout de ces pratiques traditionnelles reconnues comme étant une violation des droits des jeunes filles et des femmes, les agences des Nations Unies agissent conjointement dans le cadre du programme conjoint FNUAP-UNICEF « Mutilation Génitale Féminine : Accélérer le Changement », lancé en 2008 et dont la seconde phase s’étend de 2014 à 2017. Le programme a élargi son action à 17 pays d’Afrique, et soutient également les initiatives entreprises au niveau régional et mondial.

L’Association des parlementaires européens pour l'Afrique (AWEPA) a entamé en 2011 une collaboration avec le programme conjoint FNUAP-UNICEF. En 2014, l’AWEPA a par ailleurs lancé un programme d’une durée de quatre ans au Kenya, au Soudan, en Ethiopie et en Égypte pour favoriser l’abandon des mutilations sexuelles, en mettant l’accent sur les plans institutionnel, civil et communautaire. Élaboré en partenariat avec Plan Nederland, le programme est financé par le gouvernement néerlandais.

Cependant, ces pratiques sont également de plus en plus fréquentes en Europe, en Australie, au Canada et aux États-Unis, essentiellement parmi la population immigrante venue d'Afrique et de l'Asie du Sud-ouest. Le Réseau européen pour la fin des Mutilations Génitales Féminines (END FGM) a été créé à cet effet à Rome par onze ONG internationales et ses activités ont officiellement commencé en janvier 2015.

En Belgique, une étude effectuée en 2010 par les associations spécialisées estimait à 6260 le nombre de femmes excisées sur le territoire national, tandis que 1975 mineures risquaient de l’être. Le problème touchait davantage la Région flamande et la Région de Bruxelles-Capitale. Ces formes de violence à l’encontre des femmes ont ainsi été inclues dans le Plan d’Action National (PAN) de 2010-2014. Le Groupe pour l’Abolition des Mutilations sexuelles (GAMS Belgique) est également actif dans ce domaine depuis 1996 et travaille notamment en collaboration avec le Réseau européen END FGM.

Pour plus d’informations :

Le site de l'Unicef consacré aux mutilationsLe site de l'Unicef consacré aux mutilations
Le site du FNUAP consacré à la thématique

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