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“Nous devons miser sur la mobilité des migrants à l’intérieur de l’Europe”

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5 février 2015 – François Crépeau, Rapporteur spécial sur les droits de l'homme des migrants, a plaidé à Bruxelles en faveur d’une politique migratoire. Il a demandé à l’Union européenne et aux États membres « de progressivement établir une politique migratoire cohérente et compréhensive, axée sur les droits de l’homme ». Il a également souligné que « l’Union européenne devait miser sur la mobilité dans le but de regagner le contrôle de ses frontières ».

« Malgré tous les efforts déployés pour les arrêter, les migrants continueront d’arriver. Ils risqueront leur vie et souffriront si aucune mesure n’est mise en place » a déclaré M. Crépeau. Les migrants et les demandeurs d’asile se déplacent principalement pour deux raisons : soit parce que des facteurs les poussent à partir (les guerres, les conflits ou l’extrême pauvreté), soit parce qu’ils sont attirés par des opportunités d’emplois non pourvues, au sein des pays membres de l’Union européenne.

Selon M. Crépeau, ces deux types de facteurs ne sont pas susceptibles de changer dans un avenir proche. Les pays doivent par conséquent redéfinir un cadre principalement axé sur la sécurisation des frontières. « Les contrebandes n’existent que parce que les frontières ont été établies », a-t-il déclaré en comparant la migration actuelle à la situation en Europe, 50 ou 60 ans auparavant.

« À présent, nous misons sur la mobilité au sein de l’Union européenne. Nous sommes heureux que les jeunes Espagnols, au chômage dans leur pays, trouvent un travail à Londres. Pourquoi ne faisons-nous pas de même avec les migrants ? », s'interroge-t-il.

M. Crépeau demande également à l’Europe de prendre en compte les facteurs incitatifs comme « les besoins de leur marché de l’emploi », y compris le travail à bas salaire. Cela signifie que d’une part, les pays membres doivent ouvrir des voies de migration régulière, peu importe le niveau de compétences. D’autre part, ils doivent punir les employeurs sans scrupules qui emploient des demandeurs d’asile et des migrants sans papier, et alimentent leur peur d’être découverts, arrêtés et expulsés », a-t-il ajouté.

Pour éviter que les demandeurs d’asile n’empruntent des voies dangereuses, les États européens doivent, en partenariat avec d’autres pays du nord, établir un programme d’insertion pour les réfugiés, sur une période de plusieurs années. Ils pourraient également instaurer un programme de réinstallation notamment pour les Syriens. « L’Union européenne devrait accueillir un million de Syriens dans les cinq prochaines années », a déclaré M. Crépeau. Les États membres décideraient ainsi du nombre de réfugiés qu’ils seraient prêts à accueillir, et ceux-ci seraient alors répartis entre les différents pays.

Le Rapporteur spécial pense que « associer ces mesures permettrait de diminuer le marché du travail souterrain, le franchissement irrégulier des frontières, l’exploitation du travail et les violations des droits des migrants ».

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