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"Le temps nous est compté"

 Figueres conference

La conférence sur le climat (COP21) qui se tiendra à Paris entre le 30 novembre et le 11 décembre 2015 est une étape d’un long processus, cependant, le monde ne peut se permettre de ne pas aboutir à un accord, a indiqué en substance Mme Christiana Figueres, Secrétaire exécutive de la Convention-Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC).

Les actions de chacun profiteront à tout le monde ; chaque pays doit apporter sa pierre à l’édifice. Cependant, a souligné Mme Figueres, « nous sommes en présence d’un « dilemme moral ». La science a en effet prouvé que les principaux responsables du phénomène climatique actuel sont les pays industrialisés, tandis que les pays en voie de développement sont ceux qui en subissent le plus les conséquences face auxquelles ils ne sont pas préparés.

Selon la Secrétaire exécutive, des progrès ont été accomplis par rapport aux dernières décennies. D’abord, la science ne laisse plus aucun doute sur le phénomène du réchauffement et ses causes, c’est-à-dire l’activité humaine. Ensuite, de nombreux pays ont déjà entrepris des mesures visant à lutter contre le réchauffement climatique. Nous disposons également d’une plus grande compréhension de ces enjeux climatiques et de nombreux États ont déjà mis en place des politiques qui prennent en compte ces enjeux. De plus « Durant ces deux dernières décennies, nous n’avons jamais eu le potentiel technologique dont nous disposons actuellement» a-t-elle déclaré.

« La communauté internationale va, dans les 15 prochaines années, investir quoi qu'il arrive 90 mille milliards de dollars pour la construction d’infrastructures, et ce principalement dans les pays en voie de développement », a-t-elle ajouté.  « Le choix qui s'offre à nous est très clair : cet investissement pourrait être effectué en fonction d'une logique datant du siècle passé, dans des technologies datées. Ces montants pourraient tout aussi bien être investis dans des technologies de ce siècle-ci, des technologies renouvelables, dans des infrastructures réslientes aux impacts que nous connaissons déjà, et selon un modèle financier plus adéquat ». Et de poursuivre: « Il est maintenant plus que temps de mettre toutes ces mesures en place, le temps est compté. Nous avons déjà émis deux tiers de ce que la terre peut aborber d'émissions de gaz à effet de serre ». Cela signifie que pour le reste de l’histoire de l’humanité, l’homme ne pourra émettre que le tiers restant.

Il s’agit par conséquent d’un enjeu majeur. Pour ce faire, il faut que les États signent à Paris un accord qui permettent d’atteindre un pic d’émission des gaz à effet de serre en 2020, avant d’entamer une « décarbonisation » et atteindre le palier du « zéro carbone » ou « neutralité climatique » entre 2050 et 2100. En d’autres mots, l’homme ne pourrait émettre qu’une quantité de gaz à effet de serre naturellement absorbable par la planète.

En conclusion, la conférence de Paris aura quatre objectifs :
1) La signature d’un accord sur le changement climatique
2) La contribution de chaque pays à s’engager sur des objectifs nationaux
3) Agenda des solutions
4) Financement

Pour en savoir plus :

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