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Mille milliards de dollars en "dessous-de-table"

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Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ce sont près de 1 000 milliards de dollars américains qui sont versés en pots-de-vin dans le monde. Un chiffre alarmant qui illustre l’importance d’une Journée internationale de lutte contre la corruption, ce 9 décembre.

La corruption, loin d’être un phénomène récent et localisé, est lourde de conséquences sur la vie des personnes qui dépendent de l’autorité corrompue, publique ou privée. En effet, le rapport de l’OCDE explique que « 2 600 milliards de dollars, soit 5 % du PIB mondial, sont détournés ».

L’ONG allemande Transparency International a publié quant à elle son 20e rapport annuel qui établit un classement de corruption de 175 pays -  le chiffre zéro représentant les pays les plus corrompus et le chiffre cent les plus vertueux. Aucun pays n’obtient un score parfait, mais celui qui s’en rapproche le plus est le Danemark avec 92 points. A l’inverse, la Somalie est le pays qui représentent le plus la corruption, avec une note de 8 sur 100.

La Belgique avec ses 76 points se trouve à la 15ème place du classement. La France, du haut de ses 69 points, se pose en 26ème position, après l’Allemagne (79 points) et le Royaume-Uni (78 points). La corruption en tout genre est monnaie courante, mais ces dernières années des scandales ont éclatés et des personnalités ont été exposées. En France, les personnes les plus condamnées sont les maires, au total 130 d’entres eux ont été sanctionnés par la justice, c'est-à-dire deux fois plus que les patrons.  

La corruption est visible dans tous les secteurs : le sport, le gouvernement, la santé, l’éducation, l’environnement, les secteurs publics, etc.

Dans l’éducation, par exemple, l’avenir des enfants est en danger à cause de la fraude, elle fragilise les infrastructures scolaires. La corruption lors du recrutement des professeurs et les paiements informels destinés à violier les normes institutionnelles affectent la qualité de l’éducation.

Le secteur public semble très touché. Le rapport de l’OCDE porte sur 400 affaires impliquant 41 pays, pour la période 1999-2004, et en a conclu que « dans 41% des affaires, des membres de la direction de l’entreprise ont autorisé le paiement de pots-de-vin, voire l’ont versé eux-mêmes». L’organisation expose quatre secteurs qui concentrent deux tiers des cas de corruption : les industries extractives reflètent 19% des cas,  la construction 15%, le transport et l’entreposage, 15%, le secteur de l’information et de la communication, lui, représente 10%.

Dans les services de santé, lorsqu’il y a une mauvaise gestion (manque ou mauvaise qualité du matériels, quantités insuffisantes des médicaments, le prix élevé des soins, etc.) c’est les citoyens qui en payent le prix. Selon l’OCDE, dans les pays développés, « les fraudes et les abus en matière de santé couteraient entre 12 et 13 milliards aux gouvernements ». De même manière, dans le secteur pharmaceutique la fraude et la corruption peuvent provoquer la perte de 25% des médicaments achetés.

Enfin, en ce qui concerne l’environnement et la gestion des ressources naturelles, la corruption est utilisée pour l’expropriation des terres, elle prive les citoyens, et surtout les plus pauvres, d’un accès aux services tels que l’eau, l’électricité et la protection de l’environnement. Le rapport de l’OCDE montre que la corruption augmente de 40% les coûts de construction de l’infrastructure d’approvisionnement en eau, « ce qui signifie que 12 milliards de dollars supplémentaires sont nécessaires chaque année à l’échelle mondiale pour donner aux populations accès à de l’eau potable et à des installations sanitaires ».

Pour lutter contre ce fléau, les états membres des Nations Unies ont signé en 2003 la Convention des Nations Unies contre la corruption. Elle établit les dispositifs de prévention et des règles qui encadrent la coopération internationale.
Il y a plusieurs moyens pour lutter contre la fraude et la corruption. Par exemple, les médias et des ONG peuvent partager leurs informations à fin de sensibiliser les populations sur les conséquences qu’elles engendrent et sur la nécessité d’être intègre. Les gouvernements peuvent créer de lois et de sanctions plus dures envers les coupables, ainsi qu’améliorer la coopération internationale.

En cette journée internationale pour la lutte contre la corruption, le Secrétaire général des Nations Unies, l’OCDE, le PNUD et Transparency International appellent les Etats à renforcer leur politiques contre la corruption, et aux citoyens et tous les acteurs de la société à être vigilants et à dire « non » à la corruption.  

Plus d’information

Le message du Secrétaire général des Nations Unies

La corruption est un crime

Campagne des Nations Unies

Corruption internationale

Corruption internationale en dix chiffres clés

Section française de la Transparency international

Section belge de la Transparency international

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