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« Les Nations Unies, comme si vous y étiez »

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"Une occasion unique", c'est ainsi que les participants décrivent la simulation des Nations Unies, aussi appelée « Modèle des Nations Unies » (MNU), qui se déroulait ce samedi à l'Université Libre de Bruxelles (ULB). Plus de 200 jeunes venus des quatre coins de la Belgique se sont réunis pour débattre sur différents sujets internationaux comme s'ils étaient de véritables diplomates.

L'Université Libre de Bruxelles organise cet événement dans un but précis, puisqu'une équipe de 24 étudiants volontaires de l'ULB participent chaque année au « National Model United Nations » à New York. Seulement une équipe belge sur trois est représentée là-bas.

UNRIC Benelux a eu l'opportunité de s'entretenir avec l'équipe MNU de l'ULB et d'en apprendre davantage sur leur expérience personnelle, le déroulement d'une simulation MNU et leurs attentes par rapport au voyage à New York plus tard dans l'année académique.

Travail d'équipe

Chaque lundi soir, l'équipe se retrouve dans l'une des nombreuses salles d'étude de l'université. « Pendant de telles réunions, nous organisons des simulations de réunions des Nations Unies dans lesquelles chaque personne représente un pays différent. Bien sûr cela comprend plus que de simples discussions. Nous devons aussi rédiger des documents reprenant les positions de notre pays sur un sujet spécifique et recevoir des conseils de nos délégués en chef pour améliorer nos discours », explique Diane Lula.

La différence entre un simple délégué, tel que Diane, et un « délégué en chef » est quelque chose que Christian Zamundu connait bien. « En tant que délégué en chef, je suis, avec deux autres, Elise et Anthony, responsable de la supervision de l'équipe, de la préparation des réunions et d'assurer la motivation des délégués. En clair, j'offre surtout mon expérience aux nouveaux membres puisque je suis déjà allé à New York l'année passée. C'est pour cela que je peux toujours conseiller les participants. »
Cette supervision s'avère être une grande réussite. « C'est incroyable le progrès que notre équipe a réalisé depuis le début de l'année académique », remarquent Enerel Ganbold et Julie Kebbi.

Les Nations Unies au cœur de Bruxelles

Mais, la grande simulation de samedi était une toute nouvelle expérience pour l'équipe, puisqu'ils ne s'étaient entrainés que pendant 8 semaines. « Il y a quelques semaines nous avons eu une mini-réunion qui s'est étendue sur l'ensemble de la journée afin d'améliorer notre stratégie et de donner aux délégués la possibilité de découvrir les procédures d'une réunion-MNU », affirme la vice-déléguée en chef Elise Petit.

Samedi passé était donc la première fois que l'équipe ULB tenait des discours devant 200 de leurs pairs. Etaient-ils nerveux ? « Pas du tout », nous ont répondu Enerel et Julie. « Je pense que nous l'avons tous considéré comme une occasion parfaite de nous exercer puisqu'il nous faudra parler devant de larges audiences une fois à New York. » Tous les deux insistent que faire partie de l'équipe permet d'anticiper des situations nouvelles et la manière de les gérer, une compétence qu'ils aimeraient réutiliser dans leur vie professionnelle.

Pendant cette journée, les participants ULB de la MNU étaient divisés en différents comités : ECOSOC, le Conseil de sécurité, ou l'Assemblée générale, exceptionnellement tenue en français. Ce qui compte, c'est d'avoir une bonne préparation, selon Harrison Dent, étudiant en sciences politiques. « Pour te préparer à être représentant d'un certain pays, il te faut écrire un rapport expliquant clairement tes objectifs pour la réunion et dans lequel tu essayes d'analyser quels autres pays approcher pour que la résolution passe. »

Selon Nicolas Raimondi, la recherche d' « alliances » est essentielle pendant la simulation. « Réaliser un projet de résolution n'est pas un travail individuel ; tu as besoin de sponsors. Cela signifie que d'autres délégués peuvent soutenir ta proposition en s'inscrivant comme signataires cosignant de la résolution. »

« Pour arriver à ce stade, il te faudra utiliser toutes tes compétences diplomatiques », ajoutent Julie et Enerel. Il faut entreprendre les négociations de manières calmes et respectueuses, s'écouter les uns les autres et faire des compromis. « Samedi, certains participants ont perdu cela de vue et ont commencé à crier, ce qui nous a surpris », disent-ils. « Mais c'est comme cela que ça fonctionne », remarque Elise. « C'est important que notre équipe apprenne à gérer deux extrêmes. D'une part, il y aura toujours des gens qui ne sont pas préparés, mais d'autre part nous rencontrons souvent des équipes qui sont bien plus avancées que nous. Cela nous motive non seulement à faire mieux la fois suivante, mais aide aussi nos membres à comprendre ce qui les attend à New York ».

Cette longue journée de réunions s'est conclue sur un discours de Christophe Verhellen, chargé du bureau Benelux au Centre régional d'information des Nations Unies à Bruxelles, le point fort pour tous les participants. « Ce que nous faisons lors d'une réunion-MNU est une image de l' « ONU en session » », nous dit Christian, « mais d'un autre côté les gens ont souvent tendance à oublier que l'ONU est aussi composée de gens qui vont sur le terrain et mettent en place toutes les décisions prises en amont. C'est pour cela que c'était intéressant d'écouter Christophe parler de son expérience sur le terrain. » Julie et Enerel partagent aussi cet opinion puisqu'elles aimeraient devenir agent de terrain.

En route pour la Grosse Pomme

Samedi marquait le début du chemin vers le « National Model United Nations » à New York à la fin du mois de mars. Là, l'équipe défendra les intérêts du Pakistan et ce, pendant les 4 jours de simulation.

« Ce sera un défis de représenter un pays comme le Pakistan », nous a confié Thomas Hulet, étudiant de première année en droit. C'est un grand changement de prendre la place d'un diplomate pakistanais.

Mais avant qu'ils n'arrivent à la Grosse Pomme, l'équipe a encore beaucoup de travail en Belgique. Le premier quadrimestre consistait surtout à apprendre aux délégués les règles de procédure. Pendant les mois à venir, la stratégie, les méthodes de recherches et le contenu des débats seront étudiés. Les délégués en chef auront aussi un autre défi à affronter. Ils désirent en effet devenir président ou rapporteur lors de la simulation à New York. Mais cela nécessitera un test très difficile et une interview, ainsi que l'apprentissage complet des règles de procédure.

Le séjour de quatre jours est financé grâce à une collecte de fonds, dont se charge Elise. « En organisant des petits événements tels qu'un déjeuner crêpes et fruits frais pour les étudiants de l'ULB, ou en appelant des investisseurs publics ou privé, nous espérons obtenir le budget nécessaire pour nous rendre à New York, c'est quelque chose que nous avons toujours réussi à faire chaque année. »

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« Jetez vous de tout cœur dans cette aventure. Si vous êtes passionnés par ce sujet et êtes prêt à passer du temps à en apprendre d'avantage, vous êtes toujours les bienvenus » - de la part de l'équipe MNU ULB

 

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