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Le SIDA, toujours aussi dévastateur.

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Ces derniers mois, tous les médias ont couvert la propagation du virus Ebola en Afrique de l’ouest et l’apparition de certains cas isolés en Europe et aux Etats-Unis. Les nouvelles ont été suivies de près par la radio, la télévision, la presse papier et en ligne. Presque comme si c’était la première fois qu’une maladie était autant médiatisée. Et pourtant, une histoire similaire a vu le jour au début des années 1980, celle du sida.

Michel Sidibé, le Directeur exécutif d’ONUSIDA, se le rappelle très bien : « C’était la panique générale, les gens se cachaient parce qu’ils avaient peur d’être discriminés ou stigmatisés, il n’y avait aucun traitement et peu d’espoir pour les malades ».

Ce qui a déjà été accompli et ce qu’il reste encore à faire

En cette Journée mondiale de lutte contre le sida, M. Sidibé insiste sur le fait que c’est grâce à la coopération internationale que des millions de vies ont été sauvées depuis les années 1980. La mobilisation sociale, les campagnes de prévention, l’apparition de traitements et la fin des tabous qui entouraient cette maladie ont fait qu’aujourd’hui, le virus du VIH ne représente plus une peine de mort irrévocable pour le patient qui en est atteint.

Cependant, le monde doit encore faire face à certains défis pour combattre le virus. M. Sidibé prévient que « si nous ne le faisons pas, le VIH/sida deviendra encore plus grave et il sera impossible de l’arrêter ». Selon l’Organisation mondiale de la santé, 35,3 millions de personnes dans le monde sont affectées par le virus du Sida, l’Afrique sub-saharienne serait la région la plus touchée par la maladie. Dans cette zone de l’Afrique, un adulte sur vingt est séropositif. Ces chiffres représentent 71% du nombre totale de personnes contaminées dans le monde.

Plus près de nous

La Belgique et la France sont aussi affectées par cette maladie. En 2012, un nouveau rapport montre qu’en Belgique il y avait 1 227 nouvelles contaminations, elles s’ajoutent aux 13 352 cas déjà enregistrés. Les homosexuels comptent pour 69,4% de cas et les femmes infectées lors de rapports hétérosexuels, représentent plus de 93,5%.

Selon une étude de 2012 de l’Institut national de veille sanitaire (InVS), en France, il y a plus de 6 000 nouveaux cas de contaminations par an, et ce chiffre est stable depuis 2008. La tranche d’âge la plus touchée est celle des 25-49 ans (60% des séropositifs). Les hommes et les femmes de plus de 50 ans représentent 18% des Français contaminés.

Au total, environ 150 000 Français vivent avec le virus et parmi eux, 30 000 à 40 000 ne sauraient pas qu’ils sont contaminés.  

Les hommes sont les premières victimes du virus et le groupe qui semble le plus touché est celui des hommes ayant des rapports avec des hommes (HSH), il représente 42% des contaminations. Plus on est diagnostiqué tôt, plus les traitements sont efficaces, cependant, 27% des Français sont diagnostiqués trop tard.

Des autotests de dépistage devraient être disponibles avant la fin de l’année 2014. Ce test simple et fiable devrait encourager les populations isolées à se faire dépister.

Depuis le développement des inhibiteurs de protéases, l’intérêt pour cette maladie a diminué et beaucoup sous-estiment le danger, mais le VIH/sida n’a jamais disparu. Il est tout particulièrement dangereux pour les groupes les plus vulnérables de la société (voir infographie), beaucoup d’entre eux n’ont pas accès aux campagnes de prévention, aux moyens de contraception, aux soins médicaux, aux tests VIH et au soutien de leur communauté.

2030 : date limite

Il est possible de vaincre la propagation du virus d’ici 2030, mais seulement si les groupes les plus vulnérables ne sont plus laissés pour compte. C’est pourquoi ONUSIDA veut « Combler l’écart » en cette journée de lutte contre le Sida.

Rendre les tests VIH abordables et disponibles pour tous permettrait aux 19 millions de personnes qui ne sont pas au courant de leur état d’obtenir l’aide dont elles ont besoin. Des traitements abordables pourraient radicalement améliorer la vie des 35,3 millions de personnes qui vivent avec le VIH et donner une chance aux enfants nés avec le virus de grandir. Aujourd’hui, seulement 24% des enfants contaminés sont sous traitement.

cO21

La tabou doit être brisé et les groupes marginalisés méritent plus d’attention. Par exemple, les prisonniers et les femmes transgenres ont environ 50% de chance de plus d’être contaminés par le Sida que la population adulte totale, une situation qui est souvent ignorée dans les discussions relatives au VIH/sida.

Combler l’écart et arrêter le virus ! #WAD2014#CloseTheGap

Plus d’information

L’institut de veille sanitaire (InVS)

Belgique : les chiffres du Sida

Sida : situation en Belgique et dans le monde

ONUSIDA 2013 : Le sida en chiffres

ONUSIDA : Combler l’écart !

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Chaque année, 6000 nouveaux cas de séropositivité découverts en France

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