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Les visages de l'ONU - Nicolas Demey

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14 novembre 2014 - Cette semaine, c’est au tour de Nicolas Demey de nous présenter son travail au sein des Nations Unies. Depuis septembre 2011 Nicolas est « responsable partenariat » au Programme alimentaire mondial (PAM). Basé à New York, il s’occupe ainsi de la gestion de certains des partenariats de l’organisation avec le secteur privé.

Une fonction qui mérite quelques explications

Selon Nicolas, « si nous voulons trouver des solutions pour éradiquer la faim dans le monde et répondre aux situations d’urgences, les partenaires publics et privés doivent collaborer ». Il ajoute « Nous sommes 7 milliards sur terre, et ce chiffre est en augmentation constante, c’est pourquoi nous devons changer notre manière de faire des affaires pour résoudre les problèmes sociaux les plus urgents. »

A l’heure actuelle, les partenaires du secteur privé soutiennent les projets du PAM dans plus de 80% des pays où ils sont actifs. Une telle coopération est essentielle pour sauver des vies et réduire la faim dans le monde. « Nos partenaires nous aident de différentes façons ; cela va du soutien financier ou de la donation en nature à l’expertise technique pour créer des solutions innovantes afin de combattre la faim ».

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Le métier de Nicolas comprend deux tâches principales. D’une part, il doit gérer les partenariats en cours avec le secteur privé, et d’autre part, il doit chercher à en développer d’autres. En ce moment, il s’occupe du partenariat du PAM avec les compagnies Coca-Cola, Cargill, Western Union, et du projet « FEED » et la fondation Howard G. Buffett. « Je m’assure que nos partenaires sachent comment leurs ressources sont utilisées, je les tiens informés des progrès réalisés notamment via l’intermédiaire de nos bureaux nationaux et les informe lorsqu’une situation particulière se développe telle que des retards dans l’avancement d’un projet ou le changement de personnel ». Ainsi, les partenaires sont engagés dans le travail du PAM et la coopération s’en trouve renforcée.

Une situation « gagnant-gagnant » se crée puisque le secteur privé et le PAM profitent tous les deux du partenariat. « Cela implique des choix stratégiques dans certains cas, car les partenaires veulent que l’organisation, avancent des idées innovantes afin de soutenir plus effectivement le PAM dans les marchés importants pour la compagnie. »

A la recherche de nouveaux partenaires

Ensuite, un autre volet de son travail consiste à rechercher des partenaires potentiels pour le PAM. Nicolas explique : « Pour cela, je dois m’informer sur les activités de ces organisations, sur leur responsabilité sociétale et leurs actions philanthropiques, et analyser si elles pourraient s’insérer dans les missions du PAM. Si nous pensons qu’il y a concordance, nous prenons contact avec la compagnie pour voir s’ils seraient intéressés par un partenariat ». Evidemment, un certain lapse de temps s’écoule avant qu’une organisation privée n’accepte un partenariat, donc Nicolas doit avancer des arguments solides pour expliquer en quoi il serait bénéfique à la compagnie de s’associer au PAM, et ce avec des chiffres à l’appui. « Heureusement », dit Nicolas, « quand une compagnie devient partenaire, elle le reste pour longtemps ».

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Nicolas voyage de temps en temps pour suivre des projets supportés par le secteur privé dans les pays concernés. Par exemple, il se rend souvent en Colombie pour le partenariat entre le PAM et le siège de Coca-Cola sur place, afin de discuter avec les employés locaux et visiter certains sites de projets avec les dirigeants de Coca-Cola. En général, ces voyages se déroulent sans histoire, mais il y a quelques années, Nicolas et quelques associés se rendaient sur le site d’un projet en Erythrée et les choses ne se sont pas déroulées comme il l’aurait souhaité. « Nous avons dû nous lever très tôt et je me suis réveillé avec une intoxication alimentaire. J’ai souffert durant les deux heures de voyage dans une zone hors-route pour arriver sur le site du projet et dès que nous sommes arrivés, le Ministre de la santé, qui était aussi présent, s’est approché de la Jeep pour nous serrer la main. Au lieu de la lui serrer, j’ai vomi juste devant ses chaussures. Evidemment, ce n’était pas la première impression que je voulais donner mais le ministre s’est montré très sympathique et a immédiatement appelé le meilleur docteur pour me soigner ! »

Le travail que Nicolas réalise tous les jours permet au PAM d’obtenir les ressources (financières) indispensables pour sauver des personnes partout dans le monde. Un travail où voyager – même lors de voyages qui ne se déroulent pas aussi bien qu’on aurait pu l’espérer – est un élément indispensable au bon fonctionnement du PAM.

Peter Casier

 

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