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RCA, entre les menaces et l'espoir

MINUSCA

Suite aux deux visites qu’elle a effectuées en République centrafricaine, l’Experte indépendante des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, Marie-Thérèse Keita-Bocoum a présenté les principaux résultats de son dernier rapport au Conseil des droits de l’homme la semaine dernière.

Dans ce rapport, elle identifie plusieurs domaines d'assistance technique et de renforcement des capacités, et formule diverses recommandations. Par ailleurs, le rapport conclut que de nombreuses violations des droits de l'homme commises en République centrafricaine depuis la recrudescence de la crise en décembre 2012 touchent au droit à la vie et incluent des exécutions extrajudiciaires, des cas de torture, de viol de femmes et de filles, des incendies de villages, des pillages et diverses exactions.

Depuis décembre 2013, la crise a pris une forme sectaire par le biais d'affrontements entre, d'une part les ex-Séléka (pour la plupart musulmans), et d'autre part, les anti-Balaka (pour la plupart chrétiens et animistes). Le rapport note que les deux groupes continuent de se livrer à des violations graves des droits de l'homme et que les attaques systématiques et violentes d'une communauté contre l'autre se poursuivent. Les exactions commises par les deux groupes comprennent notamment des massacres et des déplacements forcés de communautés, en majorité musulmanes.

Ces conflits qui font rage depuis deux ans ont aggravé la situation sanitaire du pays qui était déjà précaire avant la crise. Souleymane Diabaté, Représentant de l'UNICEF en République centrafricaine, rappelle qu’avant la crise seulement 67% des gens avaient accès à de l’eau potable et que « la flambée de violence a encore aggravé la situation ». Pourtant il est essentiel d’enrayer la propagation de maladies comme les diarrhées et le choléra qui, avant la crise, étaient déjà responsables de 10% des décès d’enfants de moins de cinq ans.

 children Bangui 

L'accès à l'eau potable fait parfois la différence entre la vie et la mort

La coopération entre le Service d’aide humanitaire et de protection civile de la Commission européenne (ECHO) et l’UNICEF a permis d’améliorer l’accès à l’eau potable pour près de 800 000 personnes à Bangui au cours des mois de mai et de juin. L'installation d'une nouvelle pompe et l'entretien des pompes existantes a augmenté la production d'eau dans la capitale de près de 20 pour cent à la fin du mois de mai. Dans les prochaines semaines 4,8 millions de litres supplémentaires seront produits chaque jour. Grâce au soutien d’ECHO, l’UNICEF contribue également à maintenir l’approvisionnement en eau à Bouar, Bossangoa et en milieu rural dans les zones environnantes. Ceci « fait parfois la différence entre la vie et la mort pour les personnes vulnérables dont notamment les enfants vivant dans les pays touchés par des conflits », comme le rappel Andrea Koulaimah, chef de l’unité responsable de l’Afrique centrale, le Soudan et le Soudan du Sud à ECHO.

Cependant, afin de continuer à améliorer l’accès à l’eau potable en République Centrafricaine l’UNICEF a besoin de 11 millions de dollars d’ici à la fin de l’année.

Plus d’information sur la coopération entre ECHO et l’UNICEF (en) 

Fiche d'information d'UNRIC sur la RCA

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