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Inondations en Serbie : l'ONU s'inquiète des dégâts sur la santé et l'environnement

 Inondations en Serbie

4 juin 2014 - Ce sont de lourdes reconstructions, des efforts colossaux de nettoyage qui attendent la Serbie, suite aux inondations qui ont frappé le pays en mai dernier.
 
Dans un rapport remis ce 4 juin au gouvernement serbe, une équipe d'experts des Nations Unies déléguée sur place souligne que les problèmes de santé des eaux stagnantes ou encore les risques de dommages sur l'agriculture s'additionnent aux destructions d'habitations et d'infrastructures.

Les experts de l'UNDAC, le Service d’intervention en cas de catastrophe de l’ONU, sont arrivés en Serbie dans les 36 heures qui ont suivi les inondations afin d'évaluer les dégâts causés par la plus grande catastrophe naturelle de la région de ces 120 dernières années. Celle-ci a coûté la vie à 34 personnes et entraîné le déplacement de 30 000 personnes, rien qu'en Serbie.
 
Le rapport fait état de la situation sur la période allant du 18 au 31 mai 2014. Les conditions d'habitations, des routes et des infrastructures énergétiques devront encore faire l'objet d'une évaluation après le dégorgement complet des eaux.

 Irena Vojackova-Sollorano

C'est Mme Irena Vojackova-Sollorano, la Coordinatrice résidente en Serbie pour les Nations Unies, qui a remis le rapport au Gouvernement serbe.
 
"Ce rapport n'est qu'une première étape" a-t-elle précisé. "J'aspire à travailler rapidement avec le gouvernement serbe, l'Union européenne et la Banque mondiale pour fournir une évaluation plus complète sur les besoins de la Serbie à long terme. Ce qui sera fait sous la forme d'une "évaluation suite à une catastrophe" PDNA (en). Le rapport d'aujourd'hui est une contribution importante aux efforts de reprise."
 
Le rapport d'évaluation des besoins suite à la catastrophe engage le gouvernement de Serbie et les institutions internationales à développer une approche commune et un calendrier d'action. Il permettra de donner une image claire des efforts financiers à fournir.
 
Le gouvernement français s'est proposé de recevoir une conférence des donateurs en faveur des trois pays des Balkans, la Serbie, la Croatie et la Bosnie-Herzégovine. Plus de 70 000 personnes au total ont été évacuées, et 50 personnes ont péri des suites des inondations.
 
Selon la Croix-Rouge, 1,2 million de personnes, soit 22% de la population de Serbie, ont été affectées par les inondations. Les coûts de reconstruction s'élèveraient à 1,2 milliard de dollars (près de 900 millions d'euros).
 
Dans leur rapport, les experts des Nations Unies pointent également du doigt les risques sur la santé dus aux eaux stagnantes et aux systèmes d'égouttages bloqués.
 
"C'est un problème qui demeurera d’actualité tant que la rivière Sava ne baissera pas suffisamment de niveau," explique Michael Elmquist qui mène l'équipe de l'UNDAC. "Le niveau des eaux souterraines s'est élevé en raison des inondations, ce qui freine le processus. Les systèmes d'égouttages ne peuvent être opérationnels avant que l'eau n’ait été évacuée. Malheureusement, cela prend du temps."
 
Les experts s'inquiètent également des issus des fosses septiques qui ont potentiellement pénétré les sources d'eau environnantes. Le rapport précise que certains dangers ont été identifiés, comme celui de fuites de déchets chimiques, ce qui nécessite une évaluation plus poussée et une surveillance accrue.
 
L'agriculture est lourdement endommagée, et les petites exploitations ont un criant besoin de semences, de fertilisants, et d'équipements pour l'année à venir.
 
Il faudra également surveiller la possibilité des éventuels glissements de terrain qui pourraient menacer la vie des populations en détruisant des zones habitées.
Les populations touchées sont exposées aux conditions défavorables et vivent dans des centres d'hébergement précaires. Les industries et commerces ont dû fermer en raison des inondations, entraînant la perte - au moins temporaire - de dizaines de milliers d'emplois.
 
"La Serbie est confrontée à de grands défis" selon Michael Elmquist. "Les infrastructures sont sérieusement endommagées, et rien que remettre les installations de transport en fonctionnement sera un grand problème financier. Mais en premier lieu, il y a les populations, personnellement touchées par le désastre; ces gens dont la maison a été inondée, ou qui l'on vue détruite par un glissement de terrain ou une inondation "éclair", et ces fermiers qui ont perdu une année entière de récolte." 

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