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Les terribles conclusions du groupe d’experts des Nations Unies sur le système carcéral iranien

 iranprison11 avril 2014 - La situation des prisonniers en Iran est précaire, en particulier celle des prisonniers politiques. La peine de mort est toujours appliquée en Iran à une fréquence alarmante. En 2013, plus de 625 personnes ont été exécutées, dont un grand nombre de prisonniers politiques. De plus, ceux qui ont évité la peine de mort ne sont pas pour autant au bout de leurs peines. Une des préoccupations majeures du groupe d'experts des droits de l’homme des Nations Unies est le refus d’octroi de soins médicaux pour les personnes incarcérées.

Dans une déclaration conjointe, les experts de l'ONU exhortent le gouvernement iranien à fournir immédiatement des soins médicaux d'urgence à deux prisonniers politiques qui risquent actuellement de mourir en captivité, faute d’accès aux soins médicaux dont ils ont besoin. Malheureusement, à l’heure actuelle, le gouvernement iranien n'a pas encore répondu à cette demande de manière formelle.

 L’un d’entre eux s’appel Mohammad Reza Pourshajari et a été arrêté en 2010 à cause du blog qu’il tenait à jour. Après quatre ans de détention, ce dernier a eu une crise cardiaque et souffre désormais d'une maladie de la prostate, de calculs rénaux, d’un taux de sucre dans le sang très élevé, de problèmes respiratoires et d’hypertension artérielle.

Le second s’appel Sayed Hossein Kazemeyni Boroujerdi et a été arrêté à cause de ses croyances religieuses. Il purge aujourd’hui une peine de 11 ans. M. Kazemeyni Boroujerdi souffre de la maladie de Parkinson, de diabète, d'hypertension artérielle, de problèmes respiratoires, de calculs rénaux et de multiples problèmes locomoteurs.

Les Rapporteurs spéciaux de l’ONU déclarent être : « gravement préoccupés par l’état de santé très dégradé de MM. Pourshajari et Boroujerdi, qui ont besoin d’accéder immédiatement à des soins médicaux spécialisés en dehors de la prison. Jusqu’ici, les autorités de cette prison ont refusé d’accorder l’accès à ces soins, malgré les recommandations communiquées par les médecins de la prison. »

Les actes de torture répétés, les mauvais traitements, les peines d’isolement et les mauvaises conditions carcérales générales sont à l’origine de la dégradation rapide de la condition physique de ces hommes. Les experts des droits de l'homme de l'ONU ont rappelé au gouvernement iranien ses obligations. En vertu des normes internationales, celui-ci est tenu de respecter le droit à la santé des détenus ainsi qu’à leur assurer un traitement humain. Ceci implique un transfert des détenus malades, qui ont besoin de soins médicaux spécialisés, dans un hôpital ou un établissement spécialisé.

En plus des soins médicaux, les experts de l'ONU appellent à la libération immédiate des deux hommes qui ont été « emprisonnés pour avoir exercé pacifiquement leurs droits à la liberté d'expression ». Ils exhortent le gouvernement iranien à « lancer immédiatement une enquête sur toutes les allégations relatives aux refus d'accès aux soins médicaux, aux conditions de détention et aux traitements des détenus ». Les experts de l'ONU appellent également les dirigeants iraniens à s'engager dans une réforme plus complète de l’ensemble du système carcéral.

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