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Journée internationale des victimes de disparition forcée (30 août)

30aug-disappearedGENEVE (29 août 2013) – Les familles et les groupes de la société civile qui œuvrent pour les droits des victimes de disparitions forcées ont besoin d'être protégés contre les menaces et les représailles et d'être soutenus dans leur travail, ont déclaré des experts indépendants des droits de l'homme des Nations Unies dans le cadre d'un appel conjoint lancé le 30 août, à l'occasion de la journée internationale pour les victimes de disparition forcée.

« Dans leurs pays, les familles des disparus et les organisations non gouvernementales sont parfois les seules voix réclamant la vérité, la justice et des réparations pour les victimes et attirant l'attention sur le fléau des disparus sur le plan national et international », ont déclaré les experts du Comité des disparitions forcées et le Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou Involontaires.

« En raison du rôle fondamental qu'ils jouent, plusieurs d'entre eux sont vulnérables aux intimidations et font face à des obstacles dans leur lutte pour prévenir et combattre les disparitions forcées », ont ajouté les experts.

Les témoignages d'un groupe de familles qui travaillent pour élucider le sort de leurs proches mets en lumière les risques encourus. « Peu après avoir soumis nos cas au Groupe de travail, des agents de police sont venus chez nous pour nous demander pourquoi nous avions intenté une procédure contre le Gouvernement», ont expliqué ces personnes.

«Nous faisons appel aux Etats de prendre ou de renforcer les mesures visant à protéger les familles et les groupes de la société civile qui travaillent sur des questions liées aux disparitions forcées, et de prévenir et punir tout acte d'intimidation, de persécution ou de représailles à leur égard », ont affirmé les experts. La baisse des donations entrave sérieusement le travail des certaines ONG et associations de familles qui luttent pour la justice et soutiennent les proches des disparus.

« Nous sommes préoccupés par le fait que certaines organisations de la société civile travaillant dans ce domaine sont confrontées à de sérieuses contraintes dans la poursuite de leurs activités et que d'autres luttent pour survivre en raison de la diminution de leurs soutiens y compris financiers », ont précisé le Comité et le Groupe de travail.

Un manque de fonds peut avoir un effet dévastateur, particulièrement pour les ONG locales qui tentent d'assurer un soutien pour les familles.
« Nous devons parfois voyager plusieurs jours pour rejoindre les maisons des familles de victimes de disparitions forcées qui ont été harcelées. Le transport et les communications sont très chers. Si nous ne pouvons pas être en contact avec elles, comment pouvons-nous protéger ces familles? », a dit un groupe de la société civile.

« Aujourd'hui, nous rendons une nouvelle fois hommage aux proches des disparus, aux organisations de la société civile et à toutes ces femmes et hommes qui travaillent inlassablement pour les droits des victimes de disparitions forcées et pour éradiquer cette pratique odieuse », ont déclaré les membres du Groupe de travail et du Comité.

« Nous appelons Etats et les donateurs à renouveler leur engagement à lutter contre les disparitions forcées, en particulier en fournissant un soutien adéquat à ces groupes et individus qui jouent un rôle clef et travaillent si durement et si courageusement, » ont-ils conclu.

Pour plus d'informations :

Haut-Commissariat aux droits de l'homme

 

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