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14 Février 2018 -

La violence à l’encontre des enfants nous concerne tous

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14 février 2018 – Au moins un enfant sur deux dans le monde a déjà été victime de violence au cours de sa vie et 15 millions de filles âgées de 15 à 19 ans ont subi des abus sexuels.

Le gouvernement suédois accueille actuellement à Stockholm une conférence de haut niveau sur la violence à l’encontre des enfants, intitulée « Premier Programme à l’horizon 2030 pour les enfants : le Sommet des solutions pour mettre un terme à la violence ». Des hauts représentants des Nations Unies, des ministres de 75 pays, des délégués de la jeunesse, des membres de la société civile, du monde universitaire et du secteur privé sont réunis pour partager leurs bonnes pratiques, leurs expériences et solutions pour mettre fin à la violence à l’encontre des enfants.

« La violence à l’encontre des enfants nous concerne tous », a souligné la Vice-Secrétaire générale de l'ONU, Amina Mohamed, dans son discours d’ouverture de la conférence. La police, la santé, la justice, la protection sociale et le secteur privé doivent travailler tous ensemble pour prévenir et répondre à la violence. L'influence des compagnies et des entreprises », a-t-elle ajouté « peut être énorme, en particulier lorsqu'il s'agit de lutter contre le travail des enfants, l'exploitation et la maltraitance. »

Le Premier ministre suédois, Stefan Löfven, s'est inspiré de son expérience personnelle dans son allocution. « Au fil du temps, nous avons maintes fois échoué, laissant les enfants dans des familles violentes ou dans de mauvaises familles d'accueil. Mais nous avons également réussi à offrir à de nombreux enfants un avenir meilleur et plus prometteur qu'ils ne l’auraient cru possible », a déclaré le Ministre Löfven. « Je le sais parce que j'étais l’un de ces enfants. Quand ma mère n'a plus pu prendre soin de moi, la société est intervenue et j'ai eu l'occasion d’emménager dans une famille d'accueil aimante, j'ai pu grandir en sécurité et heureux, ce qui me permet d’être devant vous aujourd'hui. »

Dans le cadre du Programme de développement durable à l'horizon 2030, les dirigeants du monde se sont engagés à atteindre les 17 Objectifs de développement durable, l'un d'entre eux étant d’atteindre les droits de l'homme pour tous, avec en particulier la cible n°16.2 qui a pour objectif de prévenir et à mettre fin à la violence et à l'exploitation des filles et des garçons dans le monde entier.

« Il y a un lien évident entre l'égalité des sexes, la violence contre les femmes et la violence à l'égard des enfants », a déclaré la Ministre suédoise de l'enfance, des personnes âgées et de l'égalité des sexes, Åsa Regnér. « La violence contre les femmes engendre un facteur de risque élevé de violence corporelle à l’égard des enfants. »

La Suède a été le premier pays au monde à interdire en 1979 les châtiments corporels infligés aux enfants. La violence familiale, la violence conjugale, n'est toutefois qu'une pièce d'un grand puzzle. On estime qu'entre 250 000 et 300 000 enfants servent dans des conflits armés à travers le monde.

« Les enfants sont devenus le combustible qui alimente les conflits de longues durée », a déclaré Virginia Gamba, Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés. « Mais les plans d'action produisent des résultats viables, et des changements sont en train de se produire. Notre travail doit inclure la prévention des conflits. La violence est évitable. On peut le faire. »

En juillet 2016, le Partenariat mondial pour mettre fin à la violence contre les enfants a été lancé pour provoquer une prise de conscience. Il s'agit d'une initiative conjointe de gouvernements, de l'UNICEF, de l'OMS et de diverses parties prenantes qui vise à soutenir la réalisation des Objectifs de développement durable, en particulier la cible 16.2

Plus d’information :

Retransmission en direct de la conférence (jusqu’au 15 février)

INSPIRE : sept stratégies pour mettre fin à la violence à l'encontre des enfants, OMS

Rapport « Premier Programme à l’horizon 2030 pour les enfants : le Sommet des solutions pour mettre un terme à la violence ».

13 Février 2018 -

L’attrait éternel de la radio

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13 février 2018 – La Conférence générale de l’UNESCO a proclamé en 2013 la Journée mondiale de la radio, en reconnaissance de l’importance du rôle joué par ce média dans la communication. Cette journée est célébrée chaque année le 13 février, date de la création de la Radio des Nations Unies en 1946.  

Avec 44 000 stations de radio à travers le monde et 65% d’auditeurs quotidiens au sein de l’Union européenne, la radio est un média accessible qui touche un large public, même les communautés éloignées. La radio permet le dialogue, à l’instar des réseaux sociaux, elle offre la possibilité aux citoyens de participer au débat public, quel que soit le niveau d’éducation, le sexe, l’âge ou le niveau de vie. L’interactivité de la radio, sa simplicité d’utilisation et son accès universel expliquent sa popularité et son utilité dans le monde entier.

Dans sa forme actuelle, la radio explore de nouvelles façons de s’adapter à l’évolution du paysage médiatique. L’objectif des médias des services publics tels que l’Union européenne de radio-télévision (UER) est de rendre le contenu radio plus accessible et plus convivial. L’année dernière, l’UER a créé le Storyboard, un outil qui permet de transformer des clips audios en vidéos qui peuvent être publiées sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’un excellent exemple de la manière dont un contenu audio traditionnel peut être transformé en contenu numérique et visuel, être partagé et intégré eu sein des médias numériques existants.

L’année 2018 est marquée par de nombreux événements sportifs majeurs, dont les Jeux olympiques d’hiver. L’UNESCO a donc décidé de célébrer cette Journée mondiale de la radio 2018 sur le thème de Radio et Sports.

Dans son message à l’occasion de la Journée mondiale de la radio, Audrey Azoulay, la Directrice générale de l’UNESCO, souligne que la radio est un outil formidable pour « véhiculer des valeurs de fair-play, de travail d'équipe, d’égalité dans le sport ». Selon elle, « la radio peut aider à combattre les stéréotypes racistes ou xénophobes » et est « une chance de faire vivre la diversité, comme une force de dialogue et de tolérance ».

La lutte pour l'égalité des sexes est au cœur de la retransmission des événements sportifs. Des données récentes de l'UNESCO indiquent que les femmes ne représentent que 7 % des sportifs vus, entendus ou lus dans les médias, et seulement 4 % des reportages sportifs sont axés principalement sur les femmes. Bien que les femmes et les hommes pratiquent les mêmes sports, s'entraînent de la même façon et concourent dans les mêmes conditions, leurs expériences sont souvent très différentes, en grande partie dû à la façon dont ils sont perçus dans les médias.

Joignons-nous au Secrétaire général des Nations Unies António Guterres pour célébrer la radio et le sport, vecteurs qui ouvrent pour chacun le champ des possibles et qui permettent de rassembler les citoyens. Les citoyens sont encouragés à diffuser et partager du contenu radiophonique sur leurs réseaux en soutien à la Journée mondiale de la radio 2018.

Plus d’information :

Journée mondiale de la radio 2018 – Discours du Secrétaire général des Nations Unies António Guterres

UNESCO Journée mondiale de la radio 2018

ONU Info Journée mondiale de la radio 2018

 Objectifs de développement durable

09 Février 2018 -

Ciné-ONU : Code Girl

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9 février 2018 – En partenariat avec Microsoft et l’UNESCO, le cinéma Galeries de Bruxelles a accueilli le 7 février la projection du film « Code Girl », dans le cadre d’un Ciné ONU afin de promouvoir la Journée internationale des femmes et des filles en science mais aussi l’objectif de développement durable n°5 sur l’égalité des sexes.

Précédée d’un Facebook Live entre l’une des invitées de la soirée, Tara Ojo, ingénieure informatique chez FutureLearn, et la modératrice, Caroline Petit, directrice adjointe de UNRIC, la soirée s’est poursuivie par la projection du troisième documentaire de la productrice et réalisatrice américaine oscarisée, Lesley Chilcott.

Le film présente des jeunes filles du monde entier qui tentent de faire évoluer leurs communautés grâce à la technologie et à la collaboration. La réalisatrice s’est penchée sur le cas du Technovation Challenge, une compétition internationale de développement d’applications mobiles et de codage informatique, qui a pour objectif d’aider des jeunes filles à développer leurs compétences en technologie et en entrepreneuriat par la résolution de problèmes actuels.

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La séance s’est clôturée avec une discussion autour des enjeux soulevés par le film, notamment sur l’importance d’informer et d’impliquer davantage les femmes et les filles dans les STEM (Science Technology Engineering Mathematics). Suzana Filipecki Martins, chef de Projet chez Ecsite, a ouvert le débat en racontant son enfance passée avec son père à parcourir les musées de sciences. « Cette expérience émotionnelle a développé mon esprit critique et m’a permis de comprendre que les femmes et les filles pouvaient se sentir incluses ».

« Un certain nombre d'organisations se sont engagées à renforcer la place des femmes noires dans l'industrie des technologies », a noté Tata Ojo. En tant qu’ambassadrice du programme éducatif STEM, Tara Ojo a également évoqué sa mission de sensibilisation auprès des écoles et son engagement auprès des femmes dans le domaine des STEM.

Bien qu’il existe des signes encourageants, les femmes sont encore sous représentées en science. En 2017, une nouvelle publication de l’UNESCO intitulée « Cracking the code : girls’ and women’s education in STEM » (Déchiffre le code : l’éducation des filles et des femmes en STEM), dressait un rapport alarmant sur les disparités entre les sexes dans l’éducation. Aujourd’hui, seul 35 % des étudiants en sciences sont des femmes.

Justine Sass, chef de la section en vue de l'inclusion et de l'égalité des genres à l’UNESCO, s’est ensuite exprimée sur l’importance d’avoir confiance en soi et de défendre les droits des femmes et des jeunes filles dans les carrières scientifiques. Elle a souligné combien il est essentiel d'avoir « des femmes qui participent à la création et à l’innovation technologique et qui contribuent ainsi aux avancées scientifiques ».

A la fin de la session débat, les intervenantes ont en profité pour donner leurs conseils aux femmes et aux étudiantes intéressées par le codage et les STEM, et ont rappelé à quel point la science, la technologie et l'innovation sont à la base de tous les objectifs de développement durable.

« Tout le monde peut faire du codage. Il y avait également des femmes parmi les pionniers en la matière. Alors, ayez confiance en vous et vous pourrez le faire ! », a conclu Tara Ojo.

• Retrouvez les photos de l’événement sur notre Flickr
• Pour plus d’informations sur le film cliquez-ici
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07 Février 2018 -

Le problème européen des mutilations génitales féminines

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6 février 2018 - Le 6 février marque la journée internationale de tolérance zéro face aux mutilations génitales féminines. Selon l'Organisation mondiale de la Santé[1], cette forme de violence touche plus de 200 millions de filles, principalement âgées entre 4 et 12 ans. Les mutilations génitales féminines sont pratiquées dans 28 pays africains, ainsi que dans certaines régions d'Asie et du Moyen-Orient. Cependant, contrairement à la pensée générale, de nombreuses femmes et filles de pays européens ne sont pas à l’abri de cette forme de violence sexuelle et comptent parmi les victimes.

Cette pratique est internationalement reconnue comme étant une violation des droits de l'homme et entraîne de lourdes conséquences pour les filles et les femmes sur leur santé sexuelle et reproductive ainsi que sur leur bien-être psychologique. Les raisons sous-jacentes à l’utilisation des mutilations génitales féminines sont souvent les traditions et les attentes en matière de genre.

Les mutilations génitales féminines en Europe ?

Même si la plupart des pays européens, comme la Belgique, la France et le Royaume-Uni, ont des lois interdisant les mutilations génitales féminines, cela ne garantit pas que les filles et les femmes en soient protégées. Selon des estimations du Parlement européen, 180 000 femmes migrantes européennes risquent d'être victimes des mutilations génitales féminines chaque année. Au sein de nombreux groupes d’immigrés issus de pays où l’on pratique ces mutilations, le phénomène persiste même après la migration. Les jeunes filles sont particulièrement à risque lorsqu'elles retournent temporairement dans leur pays d'origine pendant les vacances.

Les estimations du HCR montrent également que, chaque année, 20 000 femmes et filles issues de pays où les mutilations génitales féminines sont pratiquées, postulent pour une demande d'asile dans les États membres de l’Union européenne, à cause du danger de ces pratiques dans leurs pays d’origine.

Des témoignages ont indiqué qu'il est souvent difficile pour les victimes de signaler ce problème. Dans le rapport du HCR, par exemple, le témoignage d'une femme victime d’une mutilation génitale féminine ayant demandé l'asile en Belgique montre la façon dont un assistant social avait manqué de compréhension et d’empathie. Cela en devient donc d’autant plus difficile pour les victimes de parler de leurs expériences et de demander l'aide dont elles ont besoin.

Une réponse internationale ?

Au niveau international, le problème reçoit une attention accrue. En 2012, par exemple, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution révolutionnaire condamnant cette pratique et la reconnaissant comme étant nuisible aux filles du monde entier. Le texte appelle également les États à condamner les mutilations génitales féminines et à protéger les femmes contre toutes formes de violence. Des résolutions supplémentaires ont également été adoptées en 2014 et 2016.

Les Objectifs de Développement Durable (ODD) accordent également une attention particulière à l'éradication des mutilations génitales féminines, ce phénomène étant inextricablement lié à l'inégalité des genres et à d'autres formes de violence envers les femmes. La quête vers un monde plus égalitaire entre les sexes a été mise à l'ordre du jour mondial grâce à l'objectif 5 sur l’égalité des sexes du développement durable. L'éradication des mutilations génitales féminines est l'un des sous-objectifs et souligne son importance primordiale pour atteindre l'objectif 5.

De plus, « l’Initiative Spotlight », qui est un programme commun entre l’UE et l’ONU, souligne également la nécessité d'une société plus égalitaire entre les sexes, et de la lutte contre la violence envers les femmes, y compris l'interdiction des mutilations génitales féminines.

Vers un futur sans mutilations génitales féminines?

L'attention mondiale envers le phénomène mène lentement à une tendance à la baisse. Selon des chiffres récents, le nombre de cas de mutilations génitales féminines a diminué de 24% depuis 2000. Ce déclin, cependant, n'est pas équitablement perceptible. De plus, selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), les progrès actuels sont insuffisants face à une croissance démographique rapide.

Les acteurs internationaux soulignent de plus en plus la nécessité d’être vigilants en matière de prévention des mutilations génitales féminines dans le contexte européen. Le 6 février est donc le moment idéal pour réfléchir à leur impact sur les filles et les femmes du monde entier. Tant que cette horrible pratique persistera, la réalisation d'autres ODD, tels que l'accès aux soins de santé et au bien-être pour tous, restera donc une simple illusion.

 

[1] L’OMS définit les mutilations génitales féminines comme des « procédures qui altèrent intentionnellement ou causent des blessures aux organes génitaux féminins pour des raisons non médicales ».

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Sandra réalise que cela fait trop longtemps qu’elle est dans une relation malsaine et décide qu’il est grand temps de rompre. De plus, elle a trouvé un nouvel amoureux...
 

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Revue de la semaine à l'ONU
9 février 2018

news32x32 DblueNominations

  • Le Secrétaire général nomme Lisa Filipetto, de l’Australie, à la tête du Bureau d’appui des Nations Unies en Somalie (8 février 2018)

  • Le Secrétaire général nomme Dereje Wordofa de l’Éthiopie, Directeur exécutif adjoint du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) (7 février 2018)

  • Le Secrétaire général nomme Jamie McGoldrick de l’Irlande Coordonnateur spécial adjoint pour le processus de paix au Moyen-Orient (6 février 2018)

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