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12 Décembre 2017 -

Les femmes européennes disent #MoiAussi

 Protester hashtag metoo

12 décembre 2017 - La métaphore de l’effet papillon a rarement été aussi appropriée que pour décrire le mouvement #MoiAussi. Ce mouvement qui a démarré aux Etats-Unis, a atteint beaucoup de pays européens lors des 16 jours d’activisme pour lutter contre les violences sexuelles faites aux femmes.

La campagne #MoiAussi a placé les violences contre les femmes à l’ordre du jour dans plusieurs pays européens lors de la Journée internationale des droits de l'Homme , marquant la fin des 16 jours d’activisme annuel. En Islande, notamment, une chaîne de télévision nationale a diffusé en direct les histoires d’agressions sexuelles de certaines femmes à travers les groupes de médias sociaux #MoiAussi.

« La conversation médiatique virale autour du mouvement #MoiAussi est sans précédent dans la révélation de violences et abus sexuels, autant dans le secteur privé que public, » écrit la Directrice Exécutive chargée d’ONU-Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka dans son blog.

« Le monde reconnaît peu à peu que les violences sexuelles existent non seulement « là-bas », mais sont également présentes ici. En réalité, elles sont partout, cachées à la vue de tous, normalisées afin que nous ne les voyions même plus », ajoute-t-elle.

Le président de la République française, Emmanuel Macron, a lancé le coup d’envoi des 16 jours d’activisme le 25 novembre, Journée internationale pour éradiquer la violence contre les femmes, en annonçant une initiative majeure. Selon lui, la société française « souffre de sexisme » ; l’égalité des genres et combattre la violence faite aux femmes seraient donc des priorités absolues du nouveau gouvernement. Avec un nouveau plan pour combattre les violences sexuelles, des mesures seront prises pour faciliter les poursuites judiciaires. En France, 123 femmes ont été tuées par leur conjoint en 2016, une femme tous les trois jours.

En Belgique et aux Pays-Bas, des milliers de femmes utilisent également le hashtag #MoiAussi pour partager leurs expériences de violence sexuelle via les réseaux sociaux. Des témoignages ont dès lors émergé dans divers secteurs tels que la politique, les médias, la musique et le cinéma. De plus, le débat public sur le mouvement #MoiAussi a augmenté le nombre de violences sexuelles signalées à la police.

« Cela a aidé à exposer publiquement l’ampleur et la portée des violences sexuelles, et grâce à cette conscientisation, cela nous rend tous responsables d’un changement, » conclut Mlambo-Ngcuka, d’ONU-Femmes, dans son article de blog à propos de l’impact du hashtag #MoiAussi.

12 Décembre 2017 -

Tech Against Terrorism s’attaque au contenu terroriste en ligne

tech against terrorism moderation censorship

12 décembre 2017 - Au cours d’un événement spécial en marge d’une séance de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre, des chefs de puissants gouvernements ont demandé les uns après les autres aux dirigeants des entreprises internet les plus réputées de redoubler d’efforts pour éliminer la propagande terroriste en ligne.

Avec 300 millions de photos téléchargées quotidiennement sur Facebook, il n’est pas facile d’identifier et de modérer du contenu lié au terrorisme. A l’époque, Facebook avait déclaré que 150 personnes, y compris des ingénieurs et des spécialistes linguistiques, « travaillaient essentiellement pour contrer le terrorisme ». Twitter a indiqué avoir désactivé plus de 935 000 comptes au cours de ces deux dernières années. Les deux sociétés, ainsi que Microsoft et Google, ont créé en début d’année un Forum mondial de l'internet contre le terrorisme, le Global Internet Forum to Counter Terrorism (GIFCT), qui permet à des représentants de l’industrie technologique, de gouvernements et d’organisations non-gouvernementales de travailler ensemble pour élaborer des solutions technologiques dans le but de contrecarrer l’utilisation par les terroristes des services en ligne.

Un autre outil de lutte contre le terrorisme a été dévoilé la semaine dernière au Siège de l’ONU. La nouvelle plateforme de partage des connaissances, Knowledge Sharing Platform (KSP), est un portail centralisé destiné à aider les entreprises à empêcher que leurs plateformes soient exploitées par des terroristes. Introduite par la Direction Exécutive du Comité contre le Terrorisme des Nations Unies, la KSP fut créée suite à des consultations avec l’industrie technologique, ainsi qu’avec l’aide de la société civile. La nouvelle plateforme comprend des outils d’évaluation de risque, des listes de sanctions et des recommandations sur les conditions d’utilisation, de la règlementation sur le contenu et des rapports sur la transparence.

Lors du lancement de ce nouvel outil, les intervenants étaient principalement des représentants de grandes sociétés de technologies comme Facebook, Telefonica and Weibo, mais aussi de la Direction générale des affaires intérieures de l’Union européenne, et des Etats Membres. Les participants ont constaté l’importance des partenariats publics-privés dans la lutte contre l’exploitation de la technologie par le terrorisme, et ont souligné la nécessité de solutions globales qui respectent la liberté d’expression.

Les représentants du Comité contre le terrorisme des Nations Unies et du GIFCT ont mis en évidence l’existence d’autres moyens de lutte contre le terrorisme en dehors de la suppression de contenu, et ont réaffirmé leur engagement dans le partage de connaissances, les solutions technologiques, et le « non à la haine ».

La Direction générale des affaires intérieures de l’Union européenne a indiqué que les partenariats privés sont essentiels pour prévenir l’utilisation des technologies par les terroristes, et a aussi rappelé que l’UE soutient pleinement cette nouvelle plateforme.

La plateforme a été présentée cette semaine à des Start-ups à Bruxelles, dans le cadre du dernier atelier du projet « Tech Against Terrorism » soutenu par les Nations Unies en 2017. L’objectif de cet événement était de sensibiliser la communauté des Start-ups technologiques en Belgique, pour discuter des réponses à apporter dans l’utilisation par les terroristes des plateformes en ligne et de leurs services. Un intérêt particulier a été accordé aux Start-ups offrant des médias sociaux, de l’information, du stockage de données, des services « Fintech » ou « Blockchain » - qui sont des espaces permettant la diffusion de propagande et aussi la mise en œuvre opérationnelle pour les groupes terroristes.

 Pour plus d’informations :

Tech Against Terrorism
ICTPeaceFondation
• Regardez dans son intégralité le lancement de la plateforme de partage des connaissances, ici.
Tech Against Terrorism News
3rd Party Research

10 Décembre 2017 -

Les droits de l’homme et ses devoirs envers la planète, entretien avec Yak, créateur d’Elyx

Yak droits homme 2017 taille430

10 décembre 2017 - Alors que nous célébrons pendant toute l’année à venir le 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée le 10 décembre 1948, UNRIC a interrogé l’artiste Yacine Ait Kaci, dit YAK, qui a illustré avec son personnage Elyx une édition spéciale de cette Déclaration.

Comment Elyx, votre personnage, s’est-il retrouvé dans une édition spéciale de la Déclaration universelle des droits de l’homme ?

Cette version a été créée en 2014 à la demande du Centre régional d’information des Nations Unies, (UNRIC) à Bruxelles et du Haut-commissariat aux droits de l’hommes des Nations Unies à Genève. Elyx accompagne également l’appel du Haut-Commissariat à tous les citoyens à choisir un article, l’enregistrer et le poster pour célébrer ensemble les 70 ans de la Déclaration. La version Elyx de la Déclaration universelle est désormais disponible en 400 langues ! Elyx n’en a donc pas fini d’accompagner cette Déclaration universelle et essentielle !

Pour vous que représente cette Déclaration ?

Cette Déclaration, signée au lendemain de la guerre sur les ruines de ce que l’humanité peut engendrer de pire dans sa barbarie et sa folie, représente un projet de vivre ensemble, un espoir donné à chacun qu’ensemble, les nations peuvent cultiver la paix. Sa dimension universelle lui donne un caractère unique, celle de réunir chaque citoyen autour de valeurs communes, au-delà même des Etats, faisant écho aux trois premiers mots de la charte des Nations Unies : « Nous, les peuples ».

Quand vous l’avez lue, quel article vous a le plus marqué ? pourquoi ?

Tous les articles sont marquants et complémentaires et nombreux sont ceux qui sont encore brûlants d’actualité dans cette ère de migrations climatiques, d’évolution des droits de la femme et même d’esclavage, hélas toujours pratiqué dans plusieurs pays. C’est pourquoi l’article 2 représente pour moi le fondement inclusif de la déclaration, toute personne quel que soit son sexe, statut, race, couleur, langue, origine est concerné par le texte dès lors qu’il vient au monde. C’est un héritage humain universel inaliénable et chacun, sur la seule planète que l’humanité habite jusqu’à présent, devrait le savoir et le revendiquer.

Si vous deviez ajouter un article ce serait sur quel sujet ?

La Déclaration date de 1948 donc il y a nécessairement des évolutions qui ne sont pas intégrées et qui font pleinement partie des Objectifs de Développement Durable adoptés en 2015 par tous les Etats membres de l’ONU qui reprennent beaucoup des fondements de cette première déclaration. J’ajouterais un article sur les droits inaliénables de la Terre, dont nous ne sommes, en tant qu’humanité, qu’une des innombrables composantes. Avec la faune, la flore, les océans, les forêts, toute la biodiversité, le climat, nous sommes indissociables de notre écosystème et le fait d’avoir pu imaginer l’humanité comme indépendante de son cadre de vie nous a conduit au péril climatique, probablement le plus grand péril de toute notre histoire. On ne peut pas imaginer le moindre droit pour l’humanité sans le respect initial pour la planète qui l’a engendrée.

Pourquoi Elyx s’est-il engagé auprès des Nations Unies ?

En tant que citoyen engagé dans la vie de la cité, en tant qu’artiste conscient du rôle de l’art dans la société et enfin en tant que père attentionné, je mets tout en œuvre avec les moyens qui sont les miens pour contribuer à créer un héritage positif pour les générations futures. Elyx représente cette part d’enfance en chacun de nous, il est universel, n’a ni langue, ni sexe, ni race, ni nationalité, il est gardien de notre innocence et messager universel de thèmes universels. Le dessin est un art très puissant car il peut être compris de tous sans aucune barrière et dans notre ère digitale, il a pris une importance vraiment particulière, c’est un langage instantané et universel.

Elyx est présenté comme un « ambassadeur virtuel ». Qu’est-ce que cela veut dire et quel est son rôle ?

J’ai créé Elyx comme un média, un intermédiaire, qui puisse créer du lien et connecter des personnes très différentes en mettant l’accent sur leurs points communs plutôt que leurs différences. Il est ambassadeur virtuel (« digital ambassador » en anglais) car il n’existe que dans notre imaginaire et pourtant fait passer des messages et des valeurs bien concrètes. Son support de communication de prédilection est digital, même s’il existe évidemment sur tous supports, et Internet permet de le faire voyager, lui et ses messages, en tout point de la planète instantanément. C’est ainsi qu’il a déjà fait le tour du monde une première fois en 2015 pour les 70 ans des Nations Unies (elyx70days.org) et rêve un jour d’accompagner les humains de l’ISS pour regarder la Terre depuis son orbite. Il est l’ambassadeur du digital, de cette nouvelle couche d’information commune qui concrétise le rêve de nos ancêtres. Il véhicule un message : WE ARE ONE, Nous sommes Un. 

08 Décembre 2017 -

Ciné-ONU: City of Ghosts

8 décembre 2017 - « La seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de bien », Edmund Burke, homme politique et philosophe irlandais. Dans le cadre du Festival international du film sur la migration et de la campagne des Nations Unies ENSEMBLE, Ciné-ONU, en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et l’UNESCO, a projeté City of Ghosts, le dernier film du réalisateur primé Matthew Heineman. Lorsque l’État islamique d'Iraq et du Levant (EIIL) prends le contrôle de la ville syrienne de Raqqa en 2013, un groupe de citoyens crée la plate-forme Raqqa est massacrée en silence (Raqqa Is Being Slaughtered Silently, RBSS) pour documenter au péril de leur vie les horreurs de leur quotidien sous l'emprise de Daesh.

Article photo 1

La projection a été suivie d’une table ronde animée par la Directrice d’UNRIC, Deborah Seward, avec la participation de trois invités : Abdell Baset (ancien détenu d’un groupe extrémiste, actuellement chef et volontaire en Belgique) ; Saorla McCabe (UNESCO) et Eugenio Ambrosi (OIM).

Article photo 2

En réponse à la question de la responsabilité européenne vis-à-vis des réfugiés, Eugenio Ambrosi a été direct et a affirmé que « Notre travail consiste à s’assurer que l’Europe ne devienne pas une terre de fantômes, nous devons aider les gens à se sentir les bienvenus et ne pas les abandonner. »

Une caractéristique poignante du film est la façon dont EIIL a tenté de réprimer la liberté d’expression en traquant impitoyablement les journalistes de la RBSS. On parle peu de cette souffrance lorsque les statistiques sur les crimes contre les journalistes sont publiées. Saorla McCabe, de l’UNESCO, a expliqué que le film mettait parfaitement en évidence que « derrière chaque statistique de meurtre, il y a une vie ». Le public en a été conscient lorsque dans le documentaire un membre de RBSS s’est mis à trembler de façon incontrôlable après avoir regardé des photos de ses collègues disparus.

Article photo 3

Le moment fort de la discussion a sans aucun doute été le témoignage d’Abdell Baset sur sa détention, la torture subie et sa libération par un groupe extrémiste en Syrie. Baset, visiblement ému, a facilement trouvé des points communs avec les journalistes de RBSS, en disant du film : « Je ressens la souffrance et je me souviens de la souffrance. Cela me donne la motivation d’être une meilleure personne et de me battre pour mes amis et ma famille. »

Quand un membre de l’auditoire a demandé ce que les citoyens pouvaient faire d’autre pour aider les réfugiés, Eugenio Ambrosi a simplement déclaré : « Nous devons nous engager sur ces questions à un niveau individuel. Les chiffres n’ont pas d’importance, ce qui compte c’est que nous nous fassions entendre. »

Article photo 4

Fiche d’information de notre événement ici

Pour plus d’informations sur City of Ghosts cliquez ici

En savoir plus sur le Festival international du film sur la migration

Découvrez la campagne « ENSEMBLE »

Photos de la projection sur notre compte Flickr

Ne pas oublier de nous suivre sur Twitter et Facebook : @CineONU #CineONU

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