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03 Juillet 2019 -

Le développement durable doit être socialement juste et inclusif

3 juillet 2019 – “Sans action urgente et concertée, la croissance rapide et l’utilisation inefficace des ressources naturelles continueront de créer des pressions insoutenables”, avertit Janez Potočnik, co-président du Groupe international d'experts sur les ressources de l’ONU Environnement. En parallèle, “nous devons rendre nos sociétés plus équitables et faire davantage pour lutter contre la pauvreté”.

Janez Potocnik

Janez Potočnik, co-président du Groupe international d’experts sur les ressources/UNEP, © EU 2019

« Nous voulons que les choses changent mais refusons de changer »

À l’occasion d’une conférence organisée par le Comité économique et social européen (CESE), Janez Potočnik, ancien Commissaire européen à l’environnement, rappelle à son auditoire que le défi principal auquel le monde fait face ne semble “plus être celui de preuves scientifiques insuffisantes, mais bien plutôt celui de la coopération et de la mise en œuvre”.

Le CESE élabore actuellement des propositions sur la manière de mettre en œuvre les objectifs de développement durable (ODD) en répondant simultanément aux préoccupations sociales, environnementales et économiques.

En mai dernier, le Groupe international d'experts sur les ressources (GIER) a publié son rapport annuel qui montre qu’au cours « des cinq dernières décennies, la population globale a doublé, l’extraction de matériaux a triplé et le produit intérieur brut (PIB) a quadruplé ». Janez Potočnik ajoute que “l’économie de marché actuelle induit un déséquilibre économique, social et environnemental”.

Assurer un partage équitable des coûts et des avantages

Selon le GIER, deux dynamiques principales sont en jeu. Alors que “les pays nouvellement industrialisés construisent de nouvelles infrastructures”, les régions à revenus élevés continuent « d'importer des ressources et des matériaux et d'externaliser les impacts environnementaux liés à la production vers les pays à revenus intermédiaires et faibles ».

Alors que les sociétés humaines connaissent une interdépendance accrue, notre responsabilité individuelle et collective s'accentue. “Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, nous sommes confrontés à l'émergence d'un système socio-écologique humain unique, étroitement lié et d’envergure planétaire”, résume Janez Potočnik.

Le malaise social s'intensifie même dans les pays à revenus élevés et “il est grand temps d'entendre l'écho des rues et les voix d'une jeune génération frustrée”, affirme l'ancien Commissaire européen.

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Les inégalités sociales et environnementales et le découplage

Comme le souligne le rapport de l'ONU sur la richesse inclusive (2018), “concentrer son attention uniquement sur le produit intérieur brut (PIB) n'est clairement pas une bonne solution lorsqu'il s'agit de mesurer le bien-être humain”.

Decoupling concept FR

Le rapport du GIER sur les perspectives des ressources mondiales en 2019 note que “le découplage de l'utilisation des ressources naturelles et des impacts environnementaux de l'activité économique et du bien-être humain est un élément essentiel dans la transition vers un avenir durable”. Cela va de pair avec une économie circulaire où les activités humaines régénèrent la biosphère et valorisent la technosphère. Selon Janez Potočnik, “l'économie circulaire est le plus ancien système du monde”  et “toute la nature est organisée selon [ses] principes”.

La lutte pour un monde durable n'est pas sans espoir. M. Potočnik reconnaît que “la complexité et l'ampleur de ces défis nécessitent un espace qui permette aux acteurs responsables de ces mécanismes de gouvernance environnementale d'envisager et d'expérimenter à la fois de nouvelles formes de collaboration et des approches plus systémiques”.

Il encourage la coopération d’acteurs multiples – notamment infra-étatiques, comme les villes et les régions –, une gouvernance plus flexible, l'utilisation des nouvelles technologies et une responsabilisation et une transparence accrues.

Pour assurer une transition socialement juste et inclusive vers la durabilité, Janez Potočnik appelle à un accord intergénérationnel qui mette l'accent sur un changement des mentalités et des actions concrètes vers une économie circulaire, par exemple par le renforcement de la réglementation des entreprises.

12 Juillet 2019 -

L’interview exclusive de Vincent Cochetel, l’Envoyé spécial des Nations Unies pour les réfugiés

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12 juillet 2019 - L’Envoyé spécial du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) pour la situation en Méditerranée centrale, Vincent Cochetel, tirait la sonnette d’alarme le 26 juin dernier sur les nombreuses violations des droits de l’homme le long des routes migratoires vers la Méditerranée. Il soulignait le besoin urgent d’un financement de 210 millions de dollars en vue de renforcer la protection des migrants.

Le Centre régional d’information des Nations Unies pour l’Europe occidentale basé à Bruxelles, a eu l’immense privilège de recevoir Monsieur Cochetel dans ses locaux et de l’interviewer sur la situation le long des routes menant à la Méditerranée.

Lors de votre dernière conférence en juin, vous annonciez le besoin urgent de rassembler 210 millions de dollars en vue réduire les risques le long des routes migratoires. Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés a-t-il progressé dans sa recherche de financement de ses différents programmes de soutien aux victimes ?

La recherche de financement demande des efforts continus. Il faut relancer les Etats les uns après les autres, et les institutions qui ont les moyens financiers de nous aider. L’idée est de stabiliser les mouvements de population et d’éviter dans la mesure du possible que ces personnes, parce qu’elles sont dans une situation de désespoir, s’embarquent sur ces routes dangereuses qui mènent vers le Maroc ou la Libye. Il y a de nombreux dangers concernant la sécurité et il faut essayer de créer pour ces personnes des alternatives crédibles sur ces différentes routes.

En rebondissant sur le fait que le financement dépend notamment des institutions qui ont les moyens de vous aider : 2019 étant une année charnière pour l’UE avec un nouveau Parlement, une nouvelle Commission, mais également des nouvelles législatures nationales, êtes-vous optimistes quant aux futures politiques migratoires de l’UE et de son soutien aux activités du HCR ?

Il y a une certaine continuité au niveau de la gestion de la relation entre l’UE et du HCR, cela ne dépend pas simplement de la personne en charge. Il y a un certain nombre de cadres directeurs qui ont été adoptés, je prends pour exemple le Plan d’action de la Valette. Nous n’avons pas besoin de nouveau plan d’action, de nouveau processus de dialogue. Ces processus existent, il faut se concentrer sur la mise en œuvre de ce qui a été décidé à la Valette. Celui-ci comprend cinq composants, dont deux spécifiquement sur le retour au pays d’origine et la gestion des frontières, pour lesquels des moyens importants ont été débloqués. Cependant, cela ne suffit pas si nous voulons véritablement avoir un dialogue avec les partenaires africains. Il est impératif de travailler sur l’ensemble des volets du plan d’action, y compris ceux qui sont plus épineux pour l’Europe.

Je suis optimiste de manière générale, mais il ne faudrait pas toujours revisiter la situation. Il est évident que l’on va apprendre à connaitre les nouveaux interlocuteurs, comprendre s’ils travaillent de la même manière, mais on ne change pas la géographie ni les données fondamentales. D’une part, il y a des gens qui se déplacent pour des raisons économiques, des raisons de surpopulation et d’exode rural, créés en partie par des changements climatiques. D’autre part, dans 22 pays africains (soit presque 1 sur 3) on assiste à des déplacements internes, et externes, liés à des conflits, des violations des droits de l’homme et des conflits intercommunautaires. Malheureusement tant que ces conflits ne seront pas réglés, les gens continueront à se déplacer. Cependant, tout le monde ne se déplace pas, la majorité des gens restent dans leur pays de premier asile, ils ne prennent pas le risque d’aller dans d’autres pays. De plus, certaines catégories de population sont plus susceptibles de se déplacer, notamment les jeunes hommes entre 15 et 25 ans, qui partent sur ces routes dangereuses.

Le 30 juillet les Nations Unies vont honorer les victimes de la traite d’êtres humains. Au cours de leurs parcours migratoires, de nombreux réfugiés sont confrontés à de multiples types d’exploitations et de violences. Pouvez-vous citer un ou plusieurs exemples d’actions entreprises par le HCR pour protéger ces victimes ?

Malheureusement la traite n’est pas un évènement récent ou moderne, il y a toujours des gens qui ont une propension à exploiter la vulnérabilité d’autres beaucoup plus faibles. Donc notre travail est principalement un travail d’information avec les communautés et les autorités locales pour signaler ce type de cas, pour encourager les victimes de traite d’approcher les services compétents et d’avoir ce qu’on appelle des filets de sécurité lorsque l’Etat n’a pas la capacité de protéger ses populations. Le HCR, en partenariat avec d’autres ONG, essaye de procurer aux gens des services de base pour les sortir de ces situations d’exploitation. Toutefois la tâche est immense car la plupart de ces exploitations sont clandestines, donc invisibles. Il est donc impératif que les victimes témoignent afin d’avoir connaissance de ces cas précis.

Vous soulignez l’importance des témoignages pour prendre connaissance de la réalité du terrain. Dès lors, incluez-vous ces témoins dans vos programmes et dans vos conférences ?

Certains réfugiés libyens se sont réinstallés dans des pays européens en passant par le Niger qui est notre plateforme d’évacuation. On peut donner une voix à ces gens-là pour qu’ils puissent nous parler de leur itinéraire, de leur calvaire, et surtout de leur choix aussi de partir en Libye. Il y a d’autres réfugiés qui sont restés dans leur pays de premier asile et qui ont fait le choix de ne pas aller en Libye. Il est important d’observer et de comprendre cette décision. On essaye d’augmenter la participation des réfugiés en général dans la mise en œuvre de nos programmes. Cela se passe sur le terrain, car traditionnellement le HCR consultait beaucoup les réfugiés pour évaluer leurs besoins et voir avec eux quelles étaient leurs intentions pour le futur, en particulier le retour volontaire dans le pays d’origine. Mis à part cela, on n’avait pas énormément d’engagement avec les réfugiés. Maintenant ce n’est plus simplement l’évaluation de leurs besoins mais s’assurer qu’ils participent à la mise en œuvre des programmes, et qu’eux-mêmes évaluent ces programmes ; le but étant qu’ils deviennent acteurs de leur propre changement et non de simples bénéficiaires d’aides humanitaires. Cela implique un réel changement culturel.

Qu’est-ce que le HCR met en place pour rendre ces situations plus visibles et faire porter les voix des réfugiés.

Les cartes sont un bon outil de communication pour montrer les routes empruntées par les populations et mettre en exergue que la plupart de ces mouvements migratoires mixtes n’a pas lieu à travers les capitales. Il faut travailler en dehors des villes, au sein des petites communautés, là où les gens passent réellement, car si nous ne sommes pas là à leur passage, nous n’avons aucun moyen d’avoir un impact et un dialogue avec eux. On est un peu effrayés parfois lorsque les Etats n’ont que des réponses visant à contenir les mouvements. Mais ce n’est pas en construisant des murs, ou avec plus de contrôles aux frontières que l’on va forcément avoir un impact sur ces mouvements. Pour répondre aux causes profondes, il faut s’assurer qu’il y ait des réponses et des actions cohérentes et pragmatiques le long des routes, autrement les passeurs trouveront d’autres lieux de passage.

La compréhension européenne des frontières représente un autre problème non négligeable. On ne peut pas reproduire des outils créés au niveau européen et les imposer comme standard pour une gestion des frontières dans des pays où les frontières ont été dessinées assez artificiellement et où les populations ont des habitudes de transhumance.

Lors de votre dernière conférence du 26 juin, vous évoquiez le refus du gouvernement mauritanien d’enregistrer les réfugiés maliens en dehors du camp du HCR installé à Mbera. Est-ce que la situation a évolué depuis ?  

La situation a évolué depuis le 26 juin avec un effet positif. Le gouvernement mauritanien exigeait que les réfugiés maliens restent dans un camp à Mbera, et qu’il n’était pas question pour le HCR d’enregistrer des réfugiés maliens qui voulaient vivre en dehors du camp. Or tous les réfugiés n’ont pas envie de vivre dans des camps. Bien au contraire, certains voudraient vivre de manière autonome, trouver des petits boulots, mais le problème est qu’ils n’ont pas de documentation. L’importance pour le HCR était d’attirer l’attention des autorités mauritanienne sur la nécessité de documenter ces populations, d’avoir une approche plus flexible de l’enregistrement plutôt que d’avoir une population vulnérable, quasiment clandestine sur leur territoire. Récemment les autorités mauritaniennes ont débloqué la situation et autorise le HCR à enregistrer les réfugiés également dans les villes de Nouakchott et Nouâdhibou.

Pour plus d’informations :

 

 

 

09 Juillet 2019 -

Agenda 2030 : un bilan en demi-teinte avant le Forum politique de haut niveau pour le développement durable

FPHN

9 juillet 2019 - En 2015, 193 pays s’engageaient à mettre en œuvre 17 Objectifs de développement durable. Ce programme de 15 ans, appelé également Agenda 2030 et adopté par l’ensemble des pays européens a pour but de créer un monde plus juste, plus durable, plus pacifique, ne laissant personne de côté.

L’ONU s’apprête aujourd’hui à examiner l’état d’avancement de ce programme lors du Forum politique de haut niveau des Nations Unies pour le développement durable (FPHN) qui se déroule jusqu’au 18 juillet à New York. Le thème retenu pour l’édition 2019 du FPHN est « Donner des moyens d’action aux populations et assurer l’inclusion et l’égalité ». Cette session examinera en profondeur la mise en œuvre de six ODD : ODD 4 (Éducation de qualité), ODD 8 (Travail décent et croissance économique), ODD 10 (Inégalités réduites), ODD 13 (Mesures relatives à la lutte contre le changement climatique), ODD 16 (Paix, justice et institutions efficaces) et ODD 17 (Partenariats pour la réalisation des objectifs).

Un rapport d’Eurostat, publié le mois dernier, fait le point sur les progrès réalisés en Europe. La publication dresse un tableau mitigé des avancées de l’Union européenne (UE) concernant les objectifs sélectionnés. En effet, les 28 pays membres ont globalement progressé dans l’accomplissement de la plupart des 17 ODD durant les cinq dernières années, améliorant ainsi la qualité de vie de leurs citoyens, mais de façon irrégulière. En outre, en ce qui concerne le changement climatique, le document souligne que le vieux continent n’est plus en mesure d’atteindre ses objectifs de consommation énergétique pour 2020 et risque un déclin de sa biodiversité.

Des progrès significatifs ont été accomplis dans l'UE afin d'améliorer l’accès à l'éducation à tous les niveaux, avec 95,4% des jeunes enfants suivant un enseignement préscolaire. Les améliorations en matière d'apprentissage des adultes ont toutefois été beaucoup plus lentes et le nombre de personnes qui ont de fortes lacunes en lecture, en mathématiques et en sciences a augmenté. En 2015, par exemple, 19,7% des élèves de 15 ans de l'UE ne possédaient pas les compétences de base attendues en lecture.
 
Grâce à la croissance du PIB réel par habitant ainsi qu'à une augmentation continue de l'emploi, l’Union européenne a réalisé de nombreuses avancées dans la réalisation de l’ODD 8. En 2018, 73,2% des 20 à 64 ans avaient un emploi dans l'UE. Toutefois, le rapport démontre que les femmes sont globalement plus inactives économiquement que les hommes, et il souligne également une recrudescence de la précarité au travail.
 
Le rapport constate que les 28 membres doivent œuvrer davantage pour endiguer les inégalités, avec un écart de revenu accru entre les riches et les pauvres en 2017 par rapport à 2012. Le revenu des 20% des ménages les plus riches de l'UE était 5,1 fois plus élevé que celui des 20% les plus pauvres en 2017.
 
Le bilan des mesures prises pour le climat démontre que des progrès ont été réalisés dans des domaines tels que la réduction des émissions de gaz à effet de serre, qui ont diminué de 15,4% entre 2002 et 2017. Dans d'autres domaines, la situation s'est détériorée. La progression de la part des énergies renouvelables dans l'UE, par exemple, a globalement ralenti et la température moyenne à la surface de l'Europe entre 2009-2018 a augmenté de 1,61-1,71 °C par rapport aux niveaux préindustriels.
 
La sécurité a progressé dans l'UE au cours des dernières années, selon les indicateurs de l’ODD 16. Les homicides ont diminué et les dépenses publiques consacrées aux tribunaux ont augmenté, avec 51 milliards d'euros dépensés dans l'UE en 2017. Néanmoins, l’insuffisance de données ne permet pas de dresser un bilan précis des tendances générales pour cet objectif.
 
En dépit des progrès significatifs réalisés en matière de partenariats mondiaux, le document souligne que le bloc doit renforcer sa stabilité économique et assurer l’efficacité de sa gouvernance financière afin de fournir une aide internationale aux pays en développement. La part des taxes environnementales a par exemple diminué depuis le début des années 2000, et la dette publique a quant à elle augmenté.
 
Dans l’ensemble, le rapport d’Eurostat dépeint une situation en demi-teinte dans la réalisation des 17 ODD. En effet, bien que l’Union européenne ait globalement progressé dans la quasitotalité des objectifs des Nations Unies, l’irrégularité des évolutions assombrit le tableau.
 
En marge du FPHN, la France et la Commission européenne organisent le 17 juillet un événement autour des différentes approches mises en place pour lutter contre les inégalités et le changement climatique. Il sera le préambule à la prochaine présidence française du G7, qui aura lieu à Biarritz du 24 au 26 août au cours duquel la France dévoilera ses priorités pour la réalisation des ODD, notamment dans les domaines de la lutte contre les inégalités de genre, l’accès à l’éducation, la réduction des inégalités environnementales ou encore la préservation de la biodiversité et des océans.
 
En 2019, 47 pays présenteront une revue nationale volontaire parmi lesquels trois pays européens : la Croatie, l'Islande et le Royaume-Uni. 
 
Plus d’information 
 
 
 
 
 
 



30 Juin 2019 -

Journée Internationale des astéroïdes : pour la sécurité de l’espace

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2 juillet 2019 - Dans la nuit du 27 juin 2019, un astéroïde de la taille de trois terrains de football considéré comme « potentiellement dangereux » par la NASA a frôlé la terre. La nécessité de surveiller les objets célestes est rappelée chaque année, le 30 juin, lors de la Journée Internationale des astéroïdes. Cette journée vise à sensibiliser les populations aux risques que représentent les débris naturels spatiaux mais aussi à mieux comprendre comment ils se forment.

100 fois la puissance de la bombe atomique sur Hiroshima

Cette date a été choisie afin de commémorer l’anniversaire de l’impact le plus important jamais répertorié à ce jour entre la Terre et un astéroïde en Russie. Le 30 juin 1908, un objet céleste de 40 mètres s’était désagrégé au-dessus de la forêt dans la Tungunska, en Sibérie, provoquant une explosion cent fois supérieure à celle de la bombe d’Hiroshima. Près de 2000 kilomètres carrés de forêts ont été rasés et plusieurs centaines de personne ont été blessées dans un rayon de 100 kilomètres.

En 2013, un autre objet géocroiseur appelé « bolide » (un météoroïde produisant un phénomène lumineux intense lors de sa rentrée atmosphérique) a été observé dans le ciel de Tcheliabinsk, toujours en Russie, avec une masse de près de 11 000 tonnes et 18 mètres de diamètre. L’énergie libérée par le météore a été mesurée à 440 kilotonnes de TNT soit environ 30 fois la puissance de la bombe d’Hiroshima, détruisant de nombreuses infrastructures mais heureusement sans faire de victimes.

Coopération internationale

Le centre d’études des objets géocroiseurs de la NASA a recensé plus de 16 000 astéroïdes dont l’orbite passait près de notre planète et représentant une menace catastrophique. Le Bureau des affaires spatiales des Nations Unies assure une coopération internationale pour la sécurité des populations.

Ainsi la mission du Comité des utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique travaille de concert avec de nombreuses organisations intergouvernementales, le monde académique, ou encore l’Agence Spatiale Internationale. Cet organe favorise une vision mondiale pour l’avenir de l’exploration spatiale et de défendre l’intérêt de l’humanité entière dans l’utilisation de l’espace à des fins pacifiques. 

Plus d’informations sur la Journée internationale des astéroïdes

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  • L​​​​​​​​​​e nouveau Représentant permanent de la France auprès des Nations Unies, Nicolas de Rivière, a présenté ses lettres de créance (8 juillet 2019)

  • Le Secrétaire général nomme Mirko Manzoni, de la Suisse, Envoyé personnel pour le Mozambique (8 juillet 2019)

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