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15 Février 2017 -

Maintien de la paix : un nouveau Français à la tête des Casques bleus

jp lacroix

15 février 2017 - Chef d’un des départements les plus importants des Nations Unies, celui des opérations de maintien de la paix, depuis 2011, Hervé Ladsous sera remplacé fin mars par un autre diplomate français, Jean-Pierre Lacroix.

Jean Pierre Lacroix, diplômé de l’ENA, a une grande expérience des institutions internationales et en particulier de l’Organisation des Nations Unies. Au cours de sa longue carrière de diplomate il a été notamment de 1990 à 1993, premier secrétaire à la mission permanente française auprès de l’ONU à New York, directeur adjoint des Nations Unies et des organisations internationales de 2005 à 2006 ; puis représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations Unies à New York entre 2006 et 2009. Il est actuellement à la tête de la direction des Nations Unies et des organisations internationales, des droits de l’homme et de la francophonie du Quai d’Orsay.

Nommé pour un an, il remplacera un autre Français, Hervé Ladsous, qui a dirigé le département des opérations de maintien de la paix pendant 6 ans.

« Je souhaite exprimer toute ma gratitude (à M. Ladsous) pour les services rendus aux Nations Unies, ses efforts constants et son engagement dans le maintien de la paix, en particulier pour la modernisation des moyens d’action afin de faire face aux crises multidimensionnelles et à la protection des populations », a déclaré António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies.

Ce changement intervient dans le cadre de la nomination le 14 février par le Secrétaire général d’une équipe en charge de réformer le département des opérations de maintien de la paix. Cette équipe, dirigée par l’Erythréen Tamrat Samuel, à l’ONU depuis 1983, doit travailler à l’évolution de la stratégie, de la structure et du fonctionnement de ce département et rendra ses conclusions en juin prochain.

Depuis le départ du Ghanéen Kofi Annan, devenu Secrétaire général de l’ONU, plusieurs Français se sont succédés à la tête des opérations de maintien de la paix : Bernard Miyet (janvier 1997-octobre 2000), Jean-Marie Guéhenno (octobre 2000- juin 2008), Alain Le Roy (juin 2008-octobre 2011) et Hervé Ladsous depuis octobre 2011.

Actuellement 16 missions de paix sont en cours dans le monde, mobilisant plus de 100 000 militaires et policiers et quelque 16 000 civils pour un budget annuel de 7,81 millions de dollars. La France est le 5ème contributeur au budget de ce département.

 

Pour plus d’information :

14 Février 2017 -

Enfants soldats, les laissés pour compte des conflits armés

Enfants Conflits

14 février 2017 - Le 21 février, une grande conférence se tiendra à Paris sur base des « Accords de Paris » signés il y a déjà 10 ans sur l’impact des conflits armés sur les enfants.

Les enfants soldats sont des enfants victimes, leur intérêt doit primer lors de toutes décisions, la convention des droits de l’enfant doit être respectée : ce sont les trois axes qui seront présentés par le gouvernement français et les représentants d’UNICEF. Le principe de la réintégration dans la communauté est primordial car, comme le rappelait la Représentante spéciale de l’ONU pour les enfants dans les conflits armés, Leila Zerrougui, « un enfant subit déjà la guerre mais ce n’est pas sa guerre, c’est celle des adultes ».

Cette problématique de la protection des enfants dans les conflits armés a déjà été mise en lumière le 12 février lors de la Journée Internationale des enfants soldats et lors de la conférence internationale organisée par le ministère des Affaires Etrangères de Belgique sur le thème « Enfants et conflits armés » en présence de sa Majesté la Reine Mathilde.

La Représentante spéciale, Mme Leila Zerrougui, a rappelé à cette occasion qu’il est indispensable que tous les pays appliquent les Objectifs de développement durable afin de donner une chance à long terme aux enfants soldats de ne pas retomber dans le cycle de la violence.

Les accords signés par les grandes organisations régionales telles que l’Union européenne, l’OTAN, l’Union africaine et la Ligue arabe ont contribué aux progrès enregistrés depuis les 20 dernières années. Ces organisations ont répondu à l’appel pour mettre en place des politiques de protection des enfants dans des situations de conflits. Plus personne aujourd’hui n’ignore ce qu’il se passe et plus aucun pays ne peut être indifférent aux appels de Mme Zerrougui et à la résolution historique de l’Assemblée générale en 1997. La lutte contre l’impunité a fortement progressé, les peines existent et doivent être purgées et enfin les recrutements d’enfants soldats sont criminalisés.

« Il y a de l’espoir mais restent de grands défis et les enfants sont souvent les laissés pour compte dans les nouveaux types de conflits », expliquait Leila Zerrougui interviewée par Radio Doualia – Monte Carlo dans les bureaux d’UNRIC.

Leila Zerrougui interview

L’Union européenne joue un rôle primordial dans ce combat avec son travail de plaidoyer et son aide financière indispensable. Elle organise des programmes de formation des militaires et des policiers sur le terrain et assure une mission essentielle avec des programmes de réinsertion familiale et sociale.

Sur le plan bilatéral également, certains pays de l’Union, notamment la Belgique, la France et l’Allemagne participent à la protection des enfants soldats à travers des formations. 

Ce long processus de sensibilisation et de protection de la centaine de millions d’enfants aujourd’hui affectés dans les conflits armés doit s’intensifier pour empêcher les Etats et groupes militaires de recruter ces enfants et de bafouer leurs droits humains. En parallèle, une approche holistique qui intègre l’esprit des Objectifs du développement durable est la voie pour prendre soin de ces enfants victimes de conflits et leur redonner confiance afin qu’ils se réinsèrent dans une société qui protègent leurs droits et leur donne l’opportunité de grandir normalement, d’aller à l’école en toute sécurité et de contribuer à une paix plus durable.

Leila Zerrougui  reste confiante devant les progrès réels accomplis depuis 20 ans : « La reconstruction des enfants est possible car ils ont l’avenir devant eux. »

10 Février 2017 -

L’humanité ne peut pas se permettre d’ignorer la moitié de ses génies

17.02.10 Femmes dans la science

11 février 2017 – Le monde de la science est-il un monde d’hommes ? Pour le moment, les femmes sont encore sous-représentées dans ce domaine. A peine 28 % des chercheurs sont des femmes. Même si le nombre de femmes dans la science est en augmentation, elles restent très minoritaires.

« L’humanité ne peut pas se permettre d’ignorer la moitié de ses génies », a déclaré Irina Bokova, la Directrice d’UNESCO à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des femmes et des filles de science, célébrée le 11 février.

Les différences d’accès à la technologie, l’éducation, mais aussi les inégalités liées à l’investissement, les environnements de travail hostiles, les croyances culturelles et les attitudes sociales ont conduit à écarter ou dissuader les femmes de travailler dans les domaines de la science et de la technologie. Des études démontrent que les filles choisissent de s’éloigner des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques à leur entrée dans le cycle d’études secondaires.

Les femmes ont plus difficilement accès au financement, aux réseaux et positions élevées, cela les désavantage encore. Accès, participation et postes de direction sont aussi marqués par les inégalités entre les hommes et les femmes.

Les femmes sont plus affectées par la pauvreté, les changements climatiques et les catastrophes naturelles. Au lieu de traiter les femmes en victimes, il serait judicieux de considérer les femmes comme des ressources inexploitées et des catalyseurs de changements. Il vaut mieux utiliser leurs connaissances et compétences pour l’atténuation et l’adaptation des changements climatiques. Prendre en compte les questions de genre est partie intégrante des Objectifs de développement durable

10 Février 2017 -

Nouvelle collaboration entre UNU-CRIS, UGent et VUB

UNU CRIS David Malhone

10 février 2017 – L’Université des Nations Unies (UNU) a scellé hier à l’hôtel de ville de Bruges un nouveau partenariat de cinq ans avec l’Université de Gand (UGent) et la Vrije Universiteit Brussels (VUB). Lors d’un débat animé, le Recteur de l’Université des Nations Unies et Sous-secrétaire général, David Malone, le Gouverneur de la province de Flandre occidentale, Carl Decaluwé, le Bourgmestre de Bruges, Renaat Landuyt, et les Recteurs de l’UGent et de la VUB ont discuté de l’importance des recherches dans l’intégration régionale.

Le Recteur de la VUB, Dr. Caroline Pauwels, a fait l’éloge des visions interdisciplinaires et transnationales du Centre d'études comparatives de l'UNU sur l'intégration régionale (UNU-CRIS). Outre son analyse comparative des organisations régionales telles que le Mercosur et l'UE, UNU-CRIS étudiera également l'interaction entre le régionalisme, la démocratie et le bien-être. Cela lui permettra ensuite de lier son travail aux Objectifs de développement durable et de fournir des études pertinentes pour les Nations Unies et les gouvernements nationaux.

Basé à Bruges, UNU-CRIS va se concentrer sur la création d’une meilleure compréhension des processus d’intégration régionale dans le monde ainsi que le rôle de la régionalisation. Le Recteur de l’UNU, David Malone, s’est dit très satisfait de ce protocole d’entente. « Je suis certain que cette collaboration va fonctionner. UNU-CRIS va commencer par se concentrer sur les différentes définitions des régions actuelles, ce qui est extrêmement important pour l’ONU. »

L'UNU est un groupe de réflexion et un groupe de recherche indépendant pour le système des Nations Unies. UNU est un réseau mondial de 11 instituts de recherche et de formation coordonnés par le siège à Tokyo. « Nous sommes en pleine réinvention. Il est important d'utiliser le pouvoir de la connaissance », a déclaré David Malone. Il a également insisté sur l'importance d’avoir davantage d'études fondées sur des données probantes pour appuyer le travail des Nations Unies.

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news32x32 DblueNominations

  • Le Secrétaire général nomme M. Dag Halvor Nylander, de la Norvège, son Représentant personnel sur le différend frontalier entre le Guyana et le Venezuela (27/02)

  • Le Secrétaire général reconduit le mandat de Mme Lynn St. Amour, des États-Unis, comme Présidente du Groupe consultatif multipartite du Forum sur la gouvernance d’Internet (27/02)

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