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02 Décembre 2016 -

Au 21ème siècle, encore 21 millions d’esclaves

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2 décembre 2016 - L’esclavage n’est pas une pratique du passé. Le nombre de victimes d’esclavage aujourd’hui est plus important que jamais : plus de 21 millions d’hommes, de femmes et d’enfants vivent dans l’esclavage moderne, ce qui signifie trois personnes sur 1000 dans le monde.

L’esclavage moderne, qui génère des bénéfices annuels illégaux d’environ 150 milliards de dollars, n’a lieu que dans les pays en développement. Il est partout. Plus de 1,5 million de personnes travaillent dans des conditions similaires à de l’esclavage en Europe, en Amérique du Nord, au Japon et en Australie.

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Une grande partie de ces esclaves modernes sont des enfants. « Les effets dévastateurs de l’esclavage doivent être combattus en visant la réhabilitation ainsi qu’une meilleure éducation. Il faut également s’assurer que les enfants connaissent leurs droits », indique la déclaration diffusée à l’occasion de la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage du 2 décembre, par deux experts de l’ONU sur les droits de l’hommes et l’esclavage, Nevena Vučković-Šahović et Urmila Bhoola

Ces experts ajoutent : « dans notre travail, nous remarquons que les enfants sont particulièrement vulnérables aux formes contemporaines d’esclavage comme par exemple les pires formes de travail des enfants, le mariage forcé, l’esclavage domestique et sexuel. Si les motifs et les formes d’esclavage sont différentes en fonction des pays et des régions, ils sont unis par l’extrême exploitation d’enfants vulnérables et par les répercussions dévastatrices sur les vies de ces enfants. »

Cliquez ici, pour accèder à la Convention des Nations Unies sur l'esclavage

 

30 Novembre 2016 -

Sida : les bonnes et les moins bonnes nouvelles

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30 novembre 2016 - Une Europe plus généreuse pour la recherche sur les vaccins contre le VIH, des traitements antirétroviraux plus accessibles, résurgence du VIH chez les homosexuels et les jeunes (femmes), Paris sans sida d’ici 2030… tout ce que vous devez savoir sur le sida.

L’Union européenne s’engage plus dans la recherche contre le sida

Plus de 22 millions d’euros : c’est la somme que la Commission européenne a attribué à l’Alliance européenne pour un vaccin contre le VIH (EHVA) en janvier 2016 pour accélérer la recherche vers de nouveaux vaccins préventifs et thérapeutiques.

Cela reste cependant insuffisant. Jusqu’ici, la recherche est en grande majorité financée par des fonds provenant des gouvernements et des fondations des Etats-Unis. D'après les estimations de l'ONUSIDA dans un rapport de 2016, 26,2 milliards de dollars seront nécessaires pour la riposte au sida d'ici 2020, et 23,9 milliards d'ici 2030. Des efforts financiers supplémentaires sont donc encore nécessaires pour éradiquer la maladie.

Près d’une personne atteinte du sida sur deux sous traitement dans le monde

Le nombre de malades du sida bénéficiant de traitements antirétroviraux a doublé en 5 ans, ce qui se traduit par une baisse de 45% des décès liés au sida depuis 2005. Le traitement antirétroviral est maintenant accessible à 18,2 millions de personnes vivant avec le VIH.

Grâce à des investissements judicieux, le monde peut accélérer la réalisation de l’objectif consistant à avoir 30 millions de personnes sous traitement d’ici à 2030.

La France est parmi les 10 pays avec le plus grand nombre de personnes sous traitement antirétroviral pour la période mi-2016, au côté d’autres pays européens tels que l’Espagne, le Royaume- Uni, l’Italie et l’Allemagne. A l’inverse, en Afrique occidentale et centrale, seules 28% des personnes vivant avec le VIH ont accès à un traitement antirétroviral.

Autotests : un outil supplémentaire de dépistage précoce

Un an après leur lancement en septembre 2015, près de 2 000 autotests VIH sont achetés en moyenne chaque semaine en France. Sachant qu’un séropositif sur cinq ignore qu'il est atteint du sida, ces tests sanguins simples d’utilisation, sont un pas important dans la lutte contre le sida.

Une enquête menée en France montre que pour 40% des utilisateurs, il s'agissait d'un premier dépistage du VIH. Parmi eux, 55% déclarent qu'ils ne seraient pas allés dans un centre de dépistage si l'autotest n'avait pas été disponible en pharmacie.

Hausse des nouvelles contaminations chez les homosexuels

Près d’une personne sur deux qui s’infecte aujourd’hui en France par le VIH est un homme qui a des relations sexuelles avec des hommes (HSH). Entre 2014 et 2015, on constate une augmentation de 5% d’infections supplémentaires chez les homosexuels. Et cela fait désormais 15 ans que cela dure.

Le ministère de la Santé en France a lancé une campagne de prévention du sida ciblée sur les couples homosexuels. Malgré la polémique que cette campagne a pu susciter dans certaines villes de France, il est urgent de sensibiliser la population homosexuelle aux risques du VIH.

Des infections en hausse chez les jeunes et surtout les jeunes femmes

En France, 11 % des nouvelles découvertes de séropositivité concernent les jeunes de 15 à 24 ans, avec les jeunes hommes homosexuels en tête. A l’échelle mondiale, le constat est similaire avec un haut risque d’infection pour les jeunes femmes dans les pays à forte prévalence du VIH, notamment en Afrique subsaharienne.

Vers Paris sans sida: un plan ambitieux pour 2030 et déjà des mesures concrètes

A Paris, la situation reste préoccupante avec 585 découvertes de séropositivité par million d'habitants en 2014. Paris s’est donc engagée officiellement fin 2014 à mettre fin à l’épidémie de sida dans la capitale et en région Ile-de-France d’ici 2030 avec un objectif des 3x90 d’ici 2020.

Les premières mesures phares du plan « Paris sans sida » commencent à se mettre en place: La ville de Paris a annoncé cette semaine le doublement de la capacité́ de dépistage communautaire des associations intervenant auprès des migrants, un financement supplémentaire d’un million d’euros pour agir vite et efficacement, ainsi qu’un partenariat avec Santé Publique France afin de donner plus de poids au message de prévention. Enfin, Paris accueille la 9e édition de l’opération « Café́ Capote » du 1er au 11 décembre afin de promouvoir et faciliter l’usage du préservatif.

A l’échelle mondiale, 130 autres villes se sont aussi engagées à éradiquer le virus du sida d’ici 2030. Grâce à ces actions concrètes, ainsi qu’aux moyens supplémentaires attribués à la recherche contre le sida, l’espoir d’éradiquer la maladie commence à voir le jour.

Sources :

Rapport ONUSIDA, 2016 « Get on the FastTrack: L'approche du VIH sur le cycle de vie ».

Radio des Nations Unies, Nets progrès dans l'accès aux soins mais inquiétudes sur la vulnérabilité des adolescents 

30 Novembre 2016 -

Lac Tchad : n’attendons pas une autre famine pour agir

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30 novembre 2016 - Ils sont 11 millions, l’entière population de la Belgique, à avoir besoin de l’assistance internationale, urgemment. Ils vivent dans les pays autour du Lac Tchad et font face à une crise humanitaire complexe qui empire et menace de se transformer en famine.

En visite à Bruxelles, Toby Lanzer, coordonnateur humanitaire régional de l’ONU pour le Sahel, a tiré une nouvelle fois la sonnette d’alarme. « Personne n’entend le message que nous transmettons depuis maintenant neuf mois : la crise dans la région du bassin du lac Tchad s’est aggravée », a déclaré Toby Lanzer , lors d’une conférence de presse dans les locaux d’UNRIC.

« Sept millions de personnes se trouvent dans une situation de sévère insécurité alimentaire. Ces personnes sont au bord de la famine. Leur vie est ravagée par la pauvreté, les changements climatiques, mais également par les violences de Boko Haram. Ce groupe reste très difficile à contrôler et paralyse le commerce dans la région du lac Tchad », a-t-il poursuivi.

Au cours de ces derniers mois, la région a vu une résurgence des attaques de Boko Haram. De nombreuses infrastructures vitales comme des centres sanitaires, des écoles, des ponts et routes ont été détruites. De plus, l’accès aux services de base dans les zones de conflits est extrêmement restreint.

Plusieurs pays et organismes occidentaux se sont financièrement et moralement engagés dans l’assistance humanitaire. Parmi eux, on compte les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Belgique ainsi que le service de la Commission européenne à l’aide humanitaire et à la protection civile (ECHO).

« Pourtant, énormément d’États membres de l’Union européenne (UE) ne comprennent pas encore la gravité de la situation ni que ne pas s’engager aujourd’hui signifie s’engager demain à un coût bien plus élevé », affirme Toby Lanzer. « Faut-il une autre famine dans le bassin du lac Tchad pour que nous agissions ? », a-t-il lancé.

Selon les Nations Unies, 485 000 enfants souffrent de sous-alimentation sévère. Tous les jours, 200 enfants vont mourir dans la région du lac Tchad si nous n’agissons pas maintenant. L’insécurité alimentaire dans le nord-est du Nigéria est deux fois plus sévère depuis mars 2016.

La crise dans la région dépasse les enjeux régionaux et a un impact, qui ira en s’amplifiant sur les déplacements de population. 

Un grand nombre des migrants traversant la Méditerranée vers l’Italie et l’Europe sont originaires de la région du lac Tchad. « Un flot plus important de personnes tentera de partir, vers le Nord mais aussi vers le Sud ou l’Est », prévient Toby Lanzer. « Nous devons résoudre le problème ici et maintenant ».

29 Novembre 2016 -

Les violences faites aux femmes sont aussi une question d’argent

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29 novembre 2016 - La violence contre les femmes et les filles reste un problème majeur. Pour sensibiliser le public à cette  question, ONU Femmes a lancé 16 jours d'activisme mondial, à partir de la Journée internationale pour l'élimination de la violence contre les femmes, jusqu'au 10 décembre, Journée des droits de l'homme.

Un Eurobaromètre sur la violence entre les genres montre que 96% des Européens pensent que la violence contre les femmes est inacceptable. Pourtant, les femmes et les filles à l'intérieur et à l'extérieur de l'UE continuent d'être victimes de violences généralisées.

Dans une enquête menée à l'échelle de l'Union européenne, les résultats ont montré qu'une femme sur trois a vécu des violences physiques et/ou sexuelles depuis l'âge de 15 ans, tandis qu'une femme sur dix a été victime de harcèlement sexuel ou d’harcèlement par le biais des réseaux sociaux.

La situation n’est pas meilleure en France. Selon ONU Femmes, en 2012, 148 femmes sont mortes de violences conjugales. En outre, 16% des femmes déclarent avoir été victimes de viols, ou  de tentatives de viols au cours de leur vie et moins d’une femme sur cinq le déclare à la police ou à la gendarmerie.

 Le Haut Conseil à l’Egalité, dans un avis datant de mars 2015, estime qu’en France 100% des utilisatrices des transports en commun ont été victimes au moins une fois dans leur vie de harcèlement ou d’agressions sexuelles.

« La violence contre les femmes et les filles est une violation des droits de l'homme, un problème de santé publique et un obstacle au développement durable, car elle impose des coûts considérables aux familles, aux communautés et aux économies », a déclaré Ban Ki-moon dans son message annuel pour la Journée internationale pour l'élimination de la violence contre les femmes.

L'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes sont des éléments clésdu Programme de développement durable à l'horizon 2030, avec l’ODD 5 visant à l'élimination totale de toutes les formes de violence contre toutes les femmes et les filles dans la sphère publique et privée.

Un coût pour l’économie

L'Institut européen pour l'égalité des sexes a calculé que la violence contre les femmes coûte 226 milliards d'euros par an à l’Union européenne. Les efforts de financement visant à prévenir et à combattre la violence à l'égard des femmes ne sont pas seulement une obligation juridique et morale, mais aussi un investissement judicieux.

Cette année, le thème de la campagne du Secrétaire général pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles est intitulé : «Orangez le monde, levez des fonds pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles ». Elle souligne la nécessité d'un financement durable des efforts déployés pour mettre fin à la violence à l'égard des femmes et les filles.

La couleur orange symbolise un avenir clair, optimiste et sans violence : notamment le Siège de l’ONU à New York, le Parlement européen à Bruxelles, l’Hôtel de Ville de Paris ont été illuminés d’orange en guise de soutien à la campagne.

Joignez-vous à notre campagne et partagez vos photos, vos messages et vos vidéos montrant comment vous « orangez » le monde en utilisant #orangetheworld!

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news32x32 DblueNominations

  • Le Secrétaire général nomme Cristiana Paşca Palmer de Roumanie, Secrétaire exécutive du Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique (30/11)

  • La Directrice générale de l’UNESCO a nommé Herman Makarenko, chef d’orchestre ukrainien, Artiste de l’UNESCO pour la paix (29/11)

    Liste complète...

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