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08 Décembre 2017 -

« Plus Jamais » : pourquoi se rappeler des victimes de génocide est important

 candle lighting commemoration genocide rwanda

9 décembre 2017 – Il y a soixante-neuf ans, la Convention des Nations Unies pour la prévention et la répression du crime de génocide fut adoptée, déclarant que tous les pays avaient l’obligation d’éviter et de punir le génocide. En 2015, l’Assemblée Générale établit le 9 décembre comme étant la Journée Internationale de Commémoration des victimes du crime de génocide, d’affirmation de leur dignité et de prévention de ce crime, exerçant le rôle de plateforme importante pour la prévention, sous la forme de commémoration.

A travers l’année, de nombreuses journées internationales sont dédiées aux victimes de génocides. Les commémorations sont utilisées comme instrument de reconstruction pour les blessures sociales et politiques des sociétés ayant vécu des événements traumatisants. En outre, maintenir en vie la mémoire des victimes de tels événements contribue à éviter que l’histoire se répète.

En janvier, la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste consiste à commémorer toutes les communautés ayant souffert de l’Holocauste et de la persécution nazie, et démontrer que l’Holocauste est toujours pertinent à l’heure actuelle. Le principe fondateur de la Charte des Nations Unies, « sauver les générations suivantes du fléau de la guerre », fut le résultat des événements tragiques de la Seconde Guerre Mondiale en Europe. Une décennie plus tard, l’importance de notre passé pour notre futur est réitérée par le Conseiller spécial de l’ONU pour la prévention du génocide, Adama Dieng : « De nombreux échecs rencontrés par le passé sont le résultat d’un manque de vigilance. Etant donnée la montée du populisme, de l’antisémitisme et de l’islamophobie, il est faux de penser que des atrocités ne peuvent pas avoir lieu dans une Europe démocratique ».

En avril, la Journée Internationale de la Réflexion sur le Génocide au Rwanda coïncide avec la date de commencement du génocide de 1994. Chaque année, l’ONU organise des événements commémoratifs dans ses quartiers généraux new-yorkais et dans ses bureaux des Nations Unies à travers le monde. Depuis la création du Programme de Communication sur le Génocide au Rwanda en 2005, des activités commémoratives se sont tenues dans plus de 20 pays.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exprimé l’importance de la prévention à travers la commémoration : « La meilleure manière d’honorer la mémoire de ceux ayant été assassinés est d’assurer qu’un tel événement ne se reproduise plus jamais. L’histoire est remplie de chapitres tragiques de haines et de persécutions, qui ont mené à des violences collectives envers des minorités persécutées. C’est pourquoi le monde se doit d’être toujours à l’affût de signes avant-coureurs de génocides, et d’agir tôt et rapidement pour les éviter ».

Pour plus d’information sur le sujet, consulter la fiche d’information de l’UNRIC sur le Génocide : http://www.unric.org/html/english/library/backgrounders/genocide_french.pdf

06 Décembre 2017 -

Ciné-Onu : JANE

Intro

6 décembre 2017 - En 1960, quand Jane Goodall s’aventura en Afrique, il y avait approximativement un million de chimpanzés, dans ce qui est maintenant la jungle tanzanienne. Aujourd’hui, ce nombre a chuté de presque 700 000. Les chimpanzés font face à des multiples menaces : le braconnage illégal, la destruction de leur habitat ainsi que des maladies, principalement provoquées par l’activité humaine. En réponse à ces menaces, Dr. Jane Goodall a fondé dix bureaux en Europe dédiés à la sensibilisation et à la collecte de fonds pour les activités menées par ses instituts africains. Fondé en 2005, le Jane Goodall Institute Belgium assure notamment des recherches sur les chimpanzés ainsi que des initiatives de préservation de leurs habitats ; l’institut continue également de promouvoir la protection de l’environnement et des animaux.

Pour souligner l’impact mondial des activités humaines sur la faune et la flore, Ciné-ONU, en partenariat avec le Jane Goodall Institute Belgium, a projeté le documentaire JANE au Cinéma Galeries à Bruxelles, suivi d’une conversation avec Jane Goodall en personne. Le documentaire comprend plus de 100 heures de séquences inédites du National Geographic. Suivant sa vie de défenderesse de l’environnement, scientifique et pacificatrice, le film illustre une femme ayant fait concurrence à la culture scientifique majoritairement masculine de son temps et ayant transformé la vision du monde sur la protection du royaume animal.

Lors de la séance de questions/réponses le public a interrogé Jane sur les zoos, le changement climatique et son ressenti concernant des chimpanzés. Elle a mentionné les joies du premier contact physique avec les primates en expliquant « c’était comme être une anthropologue rencontrant une nouvelle tribu, sauf que j’avais des bananes comme cadeau ! » Elle a conclu par « c’était l’un des plus grands moments de fierté de ma vie d’être acceptée dans une communauté jamais intégrée auparavant, surtout une que j’ai étudié si longuement. »

A propos du changement climatique, Dr. Goodall a confié à l’auditoire que les jeunes ne devraient pas « perdre espoir » pour la planète, et a ajouté que « nous avons le choix du genre de différence que nous voulons faire sur cette Terre et c’est un choix auquel nous sommes confrontés chaque jour ». Elle a conclu en exprimant son inquiétude pour la destruction de ce monde, car il s'agit d'un endroit si « merveilleux » à vivre.

04 Décembre 2017 -

Etablir la paix à Molenbeek

Molenbeek Kichka Israel Cartooning for Peace

4 décembre 2017 - Pour ceux qui connaissent le quartier bruxellois de Molenbeek (Belgique) uniquement à travers la une des journaux lors des attentats terroristes survenus à Paris et Bruxelles, la paix n’est probablement pas le premier mot qui vient à l'esprit lorsqu’on parle de Molenbeek. Cela peut donc sembler surprenant que Molenbeek-Saint Jean accueille une exposition consacrée à Cartooning for Peace (Dessins pour la paix), une initiative soutenue par l’ONU.

« Traits d’union – Le vivre ensemble en dessins de presse » est une exposition de caricatures réalisés par des dessinateurs de presse célèbres, organisée en collaboration avec des jeunes de la commune de Molenbeek-Saint Jean, commune tristement célèbre pour être le foyer de plusieurs auteurs présumés des attaques terroristes de Paris.

Plantu, dessinateur de presse et caricaturiste français au journal Le Monde, Président de Cartooning for Peace, a immédiatement accepté l’année dernière l’offre de la bourgmestre de Molenbeek-Saint Jean, Françoise Schepmans, de travailler avec des jeunes dans ce qu’il appelle « l’épicentre du tremblement de terre qui secoue notre fragile Europe ».

L’exposition « Traits d’union – Le vivre ensemble en dessins de presse » est plus qu’une exposition de dessins de presse car les caricaturistes, qui viennent de France, de Belgique, de Tunisie, de Syrie et d’Israël, ont travaillé en collaboration avec des jeunes pour organiser l’événement et ont participé à de nombreux débats avec des élèves issus des écoles du quartier.

Lors de sa tournée des écoles de la communes, Plantu admet avoir été intrigué, en tant que Français, et a découvert que les trois quarts des filles de 16-17 ans étaient voilées, certaines mettant même leurs mains devant leur visage afin de pas être regardées.

« Mais les rencontres et les conversations ont été plus que positives, a expliqué Plantu lors d’un entretien pour UNRIC. « Les dessins sont sans aucun doute intéressants, toutefois c'est la réaction des jeunes qui était la plus intéressante, certains approuvaient, d'autres étaient en désaccord avec le contenu des dessins de presse. Je pense que nous devons inventer de nouveaux dialogues avec ces quartiers troubles, et nous avons déjà décidé de nous engager avec des jeunes à Verviers en Belgique, à Clermont Ferrand en France et ailleurs en Europe. »

L'exposition s’est déroulée du 15 au 30 novembre 2017 à Molenbeek au Château du Karreveld, implanté dans un parc, au bord d’un lac paisible, rappelant encore une fois à quel point les stéréotypes peuvent être trompeurs. Les caricatures étaient organisées par thèmes tels que stéréotypes, immigration, réfugiés, solidarité, dialogue, libertés, respect, etc. Dans certains cas, les dessinateurs ont dû insister auprès des élèves pour que les dessins ne soient pas toujours compris au pied de la lettre.

« Un adolescent de 16-17 ans nous a interpellés et nous a demandé pourquoi l'intention des dessinateurs était d'humilier les musulmans", poursuit Plantu. « Nous avons tous expliqué qu'il n'y avait rien d’humiliant dans l'exposition qu'il venait de voir. Nous devons toujours expliquer que les dessinateurs danois et leurs collègues de chez Charlie Hebdo ne se sont pas réveillés un matin avec l'intention d'humilier un milliard de musulmans. Plus tôt, certains ont exprimé que c’était un bon débarras que mes amis de Charlie Hebdo aient été tués. Tant que c'est le cas, il reste encore beaucoup de travail à faire. »

Cartooning for Peace a été créé en 2006 par Plantu et le Secrétaire général des Nations Unies de l’époque, Kofi Annan. Selon Plantu, Cartooning for Peace et ses 162 membres, est actuellement plus pertinent que jamais.

Cartooning for Peace était censé être un événement unique en réaction à la Fatwa contre le designer danois Mahomed, que nous soutenions tous. Kofi Annan a ensuite suggéré que le projet continue en tant qu’association. Les années écoulées depuis sont la preuve qu’il avait non seulement raison mais aussi prévu qu’avec l’ère d’Internet, un dessin provenant de Copenhague ou d’une arrière-salle d’une brasserie de Saint-Germain des Prés pourrait avoir un impact mondial instantané sur le net. Cartooning for Peace a anticipé les événements tragiques qui ont eu lieu à Paris, Bruxelles et ailleurs. »

Le partenariat avec l’ONU a perduré et l’exposition de Molenbeek s’est associée à Together, une campagne des Nations Unies promouvant le respect, la sécurité et la dignité pour les réfugiés et migrants.

01 Décembre 2017 -

VIH : en Europe, 1 personne sur 2 est diagnostiquée tardivement

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1er décembre 2017 - L’Europe est la seule région du monde où le nombre de nouveaux cas de VIH est en augmentation. Plus de 160 000 personnes ont été récemment diagnostiquées porteuses du VIH sur le continent, dont près de 29 000 nouveaux cas en provenance de l’Union européenne et de la zone économique européenne (UE/ZEE), cette tendance se confirme en 2016. Une raison pour cette évolution inquiétante : plus de la moitié (51 %) des cas signalés de VIH sont déjà à un stade avancé de l’infection.

« L’épidémie de VIH en Europe continue d’augmenter vers un niveau alarmant, principalement en Europe de l’est qui abrite près de 80 % des 160 000 nouveaux cas diagnostiqués. Ceci constitue le plus grand nombre de nouveaux cas jamais enregistrés en une année. Si cette tendance persiste, nous ne serons pas capables d’atteindre la cible de l’objectif de développement durable 3 : mettre fin à l’épidémie de VIH d’ici 2030 », a prévenu le docteur Zsuzsanna Jakab, directrice régionale Europe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans une déclaration à l’occasion de la Journée mondiale du sida, le 1 décembre 2017.

Le dépistage tardif des personnes, en particulier celles présentant un risque très élevé de l’infection, entraîne un traitement tardif et contribue davantage à la propagation du VIH. « Plus les gens sont diagnostiqués tardivement, plus ils sont susceptibles de développer le sida, ce qui entraîne davantage de souffrances et de décès. A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, j’invite tous les pays à agir dès maintenant pour inverser la tendance de l’épidémie du VIH en Europe », ajoute le Dr Jakab. Le Dr Andrea Ammon, directeur du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) indique que les données montrent que l’Europe doit faire plus dans sa riposte contre le VIH. « En moyenne, il se passe environ 3 ans entre le moment de l’infection et le dépistage du VIH, ce qui est beaucoup trop long. Cela se traduit par conséquence sur la santé à long terme pour les nombreuses personnes diagnostiquées tardivement et augmente également le risque de transmission du VIH ».

Les hommes et les jeunes garçons : l’angle mort

Les hommes sont moins susceptibles d’avoir accès au traitement VIH et ont davantage tendance à mourir des maladies liées au sida. Un nouveau rapport montre que les hommes sont moins susceptibles de passer un test VIH, moins susceptibles d’accéder à un traitement antirétroviral et plus susceptibles de mourir de maladies liées au sida que les femmes. À l’échelle mondiale, moins de la moitié des hommes vivant avec le VIH sont sous traitement, contre 60% des femmes. Des études montrent que les hommes sont plus susceptibles que les femmes de commencer tard le traitement, de l’interrompre et de ne pas poursuivre le suivi. « La lutte contre les inégalités qui mettent les femmes et les filles en danger du VIH est à l'avant-garde de la riposte au sida », a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA. « Mais il y a un angle mort pour les hommes. Ceux-ci utilisent moins les moyens de prévention, font moins souvent des test de dépistage, n'accèdent pas autant aux traitements que les femmes ».

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« La terre est notre seule maison »
Avec Thomas Pesquet, astronaute français

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  • Le Secrétaire général nomme Gunilla Carlsson, de la Suède, Directrice exécutive adjointe à la gestion et à la gouvernance de l’ONUSIDA (12 décembre 2017)

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