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20 Décembre 2017 -

Ciné-Onu présente : Stranger in Paradise

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18 décembre 2017 – A l’occasion de la Journée internationale des migrants, sous la bannière de Ciné-ONU et du Global Migration Film Festival et organisé par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le cinéma ZED de Louvain, en Belgique, a accueilli la projection du semi-documentaire Stranger in Paradise.

En partie fiction et en partie documentaire, Stranger in Paradise met en lumière les relations de pouvoir entre Européens et réfugiés. Tous les réfugiés présents dans le film, ainsi que leurs histoires respectives, sont véridiques. A travers des scénarios fictifs reconstitués, dans lesquels un acteur blanc s'adresse à un groupe de réfugiés dans une salle de classe, le documentaire propose trois prises de position distinctes sur l'histoire de l'immigration. Dans l’Acte I, le public est confronté à une perspective de droite et agressive, suivie pour l’Acte II, d'une position plus libérale et idéaliste. Dans l’Acte III, une salle de classe remplie de réels migrants est informée de la façon dont leurs cas peuvent être traités en conformité avec la réalité des lois européennes et néerlandaises sur les migrations.

stranger in paradise pir

Avec ses trois différentes prises de position sur l'immigration, la projection a suscité beaucoup de discussion. Avant que les panélistes ne soient invités à donner leur avis sur le film, le public a entendu l’émouvant témoignage de Pir, un jeune garçon afghan qui a fui son pays en tant que mineur non accompagné vers la Belgique. Son expérience de réfugié échappant aux talibans en traversant plus d'une douzaine de pays, souvent dans des circonstances très difficiles, afin d'arriver à une destination sûre, a ému le public.

Marlies Stubbe, conseillère politique sur l’intégration pour le gouvernement flamand, a tout d’abord parlé de la migration en Belgique, et au-delà, et a fourni quelques statistiques mettant en évidence la réalité derrière l'immigration. Citant un rapport de Myria, le Centre fédéral belge des migrations, elle a annoncé que la majorité des étrangers émigrant en Belgique venaient principalement d'autres pays de l'Union Européenne. Parmi les nouveaux arrivants, les trois nationalités les plus représentées sont les Roumains, les Français et les Néerlandais. Même si les Syriens arrivent en quatrième position pour l’année 2017, ces migrations représentent un phénomène nouveau. En regardant la situation dans son ensemble, elle a déclaré que «l'immigration fait partie de notre histoire, nous avons connu des vagues de migrations depuis bien plus longtemps, avec des groupes bien plus larges. »

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Pour Geertrui Lanneau, Spécialiste Principale de la mobilité du travail et du développement humain à l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), Stranger in Paradise est «un film intéressant, révélant la réalité des différents points de vue sur l'immigration et des politiques existantes en Europe. Malheureusement, de plus en plus de gens suivent le premier point de vue conservateur et les politiques contraignantes. » Mme Lanneau a ensuite abordé une autre grande crise imminente en Europe : le vieillissement de la population et les opportunités que les migrants apportent. « Nous devrions accepter que de plus en plus de gens vont venir. Mais le coût de ne pas les intégrer est beaucoup plus élevé. Cette crise concerne donc plutôt le manque de vision à long terme. »

Le Professeur Jan Wouters, Président de l'Association des Nations Unies pour la Flandre (VVN), a commenté sur les aspects manquants du documentaire : la place des personnes déplacées internes dans l'histoire de l'immigration et les pays d'accueil du tiers monde, tels que le Liban et le Pakistan. Il a également abordé la question de la migration économique: «Nous disposons de structures internationales très détaillées pour les mouvements de produits, de services et de capitaux. Mais il y a un vide en ce qui concerne les populations : il nous manque une structure globale pour la migration des personnes. »

 

Pour plus d’information :

Pour en savoir plus sur Stranger in Paradise, cliquer ici

Pour en savoir plus sur le Festival, cliquer ici

Pour accéder à l’album Flckr, cliquer ici

Pour en savoir plus sur la Journée internationale des migrants, cliquer ici

Pour accéder à la fiche d’information sur la migration de la bibliothèque de l’UNRIC, cliquer ici

18 Décembre 2017 -

Migration : 10 000 enfants disparus, soit deux classes entières tous les mois

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18 décembre 2017 – En 2016, près de 10 000 enfants réfugiés non accompagnés ont disparu en Europe et personne ne sait ce qui leur ait arrivé. Et cette estimation, donnée par Europol, pourrait être revue à la hausse. Seules l’Italie, la Suède et l’Allemagne ont diffusé les photos d’enfants migrants disparus et les chiffres atteindraient les 12 000 disparitions pour ces trois pays en 2016.

« Ces chiffres correspondent à la disparition dans une école de deux classes entière tous les mois. Dans quelle autre circonstance une société accepterait cette situation ? », a déclaré Amir Hashemi-Nik, Responsable du développement national suédois.

Un rapport alarmant publié le 11 décembre par the Children’s Ombudsman, une agence du gouvernement suédois, indique que 1 736 mineurs ont disparu des centres d’accueil suédois entre 2014 et octobre 2017. « Si ces enfants étaient des jeunes Suédois, nous mettrions à disposition toutes les ressources nécessaires pour les retrouver », a-t-il ajouté.

En Allemagne, plus de 9 000 enfants ont disparus en 2016. Quant à la France, bien qu’elle ne dispose pas de telles statistiques, une ONG a signalé la disparition de 129 enfants après le démantèlement de la « Jungle » de Calais. Selon les médias britanniques, au mois d’août 2016 plus d’une centaine de mineurs non accompagnés ont traversé illégalement la frontière entre la France et le Royaume-Uni et sont désormais introuvables.

Beaucoup de migrants, enfants et adultes, ont péri durant leur voyage. La Méditerranée reste la frontière la plus meurtrière du monde avec 3 091 décès enregistrés en 2017, selon l’Organisation international pour les migrations (OIM). Cela signifie que cette année plus de 250 personnes par mois sont mortes noyées.

La multiplication des migrants le long de routes dangereuses a inspiré le thème 2017 de la Journée internationale des migrants, commémorée le 18 décembre : « migrations sans danger dans un monde qui bouge ».

Selon l’OIM, une personne sur sept dans le monde est un migrant. « Je suis un migrant, mais je n’ai pas eu à mettre ma vie en danger sur un bateau qui prend l’eau ou payer des passeurs. La migration sans danger ne peut pas être limitée à l’élite mondiale », a twitté le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres.

L’extrême pauvreté, le changement climatique, ou les économies corrompues font se déplacer des millions d’hommes, de femmes et d’enfants et les mettent ainsi en danger. De plus, les conflits violents dans diverses parties du monde contraignent les populations au déplacement, à l’intérieur ou à l’extérieur de leurs pays.

« Notre message est clair : les migrants meurent inutilement », a déclaré le directeur de l’OIM, William Lacy Swing « Il est temps de faire plus que de compter les morts ».

Pour plus d’informations :

Fiche d’information de la Bibliothèque d’UNRIC sur la migration
Le Pacte mondial pour les migrations

15 Décembre 2017 -

Ciné-ONU : les petits gestes qui changent le monde

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15 décembre 2017 – Le jour où Hilde Back a décidé d’envoyer un peu d’argent pour parrainer un enfant Kenyan d’une école primaire, à des milliers de kilomètres de chez elle, elle ignorait qu’elle allait changer une vie. Quelques années plus tard, le jeune Christopher Mburu, qu’elle avait parrainé a tout fait pour la retrouver. Diplômé d’Harvard, il était devenu avocat auprès des Nations Unies et a décidé à son tour de soutenir sa communauté en créant son propre programme de bourse d’études au Kenya, qu’il a baptisé du nom de sa bienfaitrice. Le Hilde Back Education Fund était né.

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Son histoire a inspiré un film « A small act », « un petit geste » qui a été projeté le 13 décembre 2017 à Bruxelles dans le cadre des célébrations de la journée des droits de l’homme. Il montre comment l’initiative de Christopher permet à des jeunes adolescents, par l’éducation, d’améliorer considérablement leurs vies.
Un débat avec Christopher Mburu a suivi la projection. Pour lui « aucun enfant ne devrait être en attente d’aide européenne. C’est aux gouvernements d’assurer l’éduction qui est un droit fondamental ». 
« Il n’y a pas besoin d’être millionnaire pour aider ceux qui sont dans le besoin, même les plus petites contributions sauvent des vies », a déclaré M. Mburu, reprenant l’exemple de ce qui lui est arrivé. Hilde Back était une simple enseignante suédoise, ayant fui l’Allemagne nazie à l’âge de quatre ans. « Sa générosité ne venait pas d’un portefeuille bien rempli, mais de son cœur ».

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A la fin de la soirée, des spectateurs ont témoigné d’histoires similaires. « Les actes de gentillesse ont non seulement un impact sur le destinataire, mais aussi sur celui qui donne. Mon petit geste a changé ma vie pour toujours », a raconté un des participants. La dernière remarque de Chris pour le public était « il y a toujours de l’espoir partout, n’importe qui peut faire quelque chose du moment que c’est avec gentillesse».

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Pour plus d’informations :

• Sur le film, cliquez ici
• Sur l’album Flickr des photos de la soirée, cliquez ici
• Sur la Journée des droits de l’homme 2017, cliquez ici

13 Décembre 2017 -

Réussites et défis de l’ONU en matière des droits de l’homme avant son 70ème anniversaire

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13 décembre 2017 - Pour marquer le 69ème anniversaire de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) en 1948, une conférence a eu lieu à Bruxelles ce 12 décembre 2017, examinant et évaluant les progrès réalisés dans le domaine des droits de l’homme depuis leur adoption, et identifiant ensuite les défis à venir.

Alors que l’ONU lance sa campagne annuelle célébrant le 70ème anniversaire de la déclaration, l’Association pour les Nations Unies (APNU) et l’Association des Nations Unies Flandre Belgique (VVN) ont co-organisé la conférence « Le système des droits de l’homme de l’ONU : accomplissements et défis », qui souligne les énormes progrès accomplis depuis l’adoption de la DUDH par l’Assemblée générale des Nations Unies.

« La DUDH est un document intemporel qui a été, et continue d’être, une source d’inspiration au niveau mondial, national et régional. Ce document apporte la promesse de droits auxquels tout le monde dispose intrinsèquement en tant qu’être humain, » explique le professeur Jan Wouters, président de l’Association des Nations Unies Flandre Belgique (VVN). Pierre Galand, Président de l’Association pour les Nations Unies (APNU), a également fait un appel à participer à la campagne pour commémorer le 70ème anniversaire de la déclaration universelle des Droits de l'Homme.

Cependant, bien que la Déclaration universelle des droits de l’homme soit le document le plus traduit au monde, disponible en plus de 500 langues, les droits de l’homme sont sévèrement mis à l’épreuve par des hostilités croissantes se produisant à un rythme alarmant partout dans le monde.

human rights conference Marc Bossuyt

Le professeur Marc Bossuyt, membre du Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale et ancien président de la Commission des Nations Unies pour les droits de l’homme, a confirmé cette tendance et a exprimé ses craintes que « malgré des progrès énormes pour les droits de l’homme depuis 1948, certains droits de l’homme fondamentaux sont encore inaccessibles pour beaucoup. » Selon lui, « tout le monde devrait faire pression sur les Etats concernés pour qu’ils changent leur comportement et honorent leurs obligations de respecter, protéger et réaliser les droits de l’homme ainsi que les libertés fondamentales ».

Dans son discours, le professeur Olivier De Schutter, ancien Rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation et membre du Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU, a offert un témoignage franc sur les entreprises et leurs responsabilités de renforcer les droits de l’homme. « Au cours des 30 dernières années, les inégalités ont augmenté dans presque tous les pays, menant à la réalisation des demandes des plus riches et non des besoins des plus pauvres. Les sociétés très inégales continuent de croître et en résulte un problème majeur : une concentration toujours croissante de richesses. En ce qui concerne les entreprises, il y a désormais une pression croissante pour que les droits des entreprises soient équilibrés avec les droits des personnes qu’elles affectent. Malheureusement, l’ONU n’a pas de code de conduite contraignant régulant les relations avec les entreprises, dû à la faiblesse, l’ambiguïté et le manque de volontarisme relatif au comportement responsable des entreprises et aux droits de l'homme, dû au système de prise de décision des Nations Unies. »

Birgit Van Hout, Directrice du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme pour l’Europe, a conclu la conférence avec un appel à l’action pour que tous participent à la campagne annuelle de l’ONU célébrant le 70ème anniversaire. « Un réel développement ne peut être efficace qu’en étant centré sur les droits des populations. Les trois piliers de la campagne sont la promotion, la réflexion et l’engagement. Tout comme l’APNU et la VNN, qui ont lancé une campagne de sensibilisation avec leurs gouvernements et des jeunes tout au long de l’année, réfléchissez à la façon dont chacun d’entre vous a le pouvoir d’avoir une influence chez soi, à son école et au sein de ses communautés. »

 

Informations et liens supplémentaires :

Un site web nommé Stand Up 4 Human Rights a été lancé pour marquer la campagne annuelle célébrant le 70ème anniversaire de la DUDH : http://www.standup4humanrights.org/en/index.html

Des projets spécifiquement conçus pour promouvoir la pertinence de la Déclaration universelle comprennent notamment « Add Your Voice », dont le but est de promouvoir et diffuser la DUDH en plus de 100 langues. Une candidature en ligne permet aux gens de s’enregistrer en lisant un article de la DUDH dans leur propre langue et de le partager sur les réseaux sociaux, encourageant ainsi d’autres à faire de même. Enregistrez-vous en lisant la Déclaration et partagez : « Add Your Voice »

Pour rejoindre des centaines de personnes ayant déjà pris le Stand Up Pledge, cliquer sur : Take de Stand Up Pledge

Pour participer à la campagne de l'APNU pour commémorer le 70ème anniversaire de la DUDH:  www.70ansDUDH.be

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