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21 Avril 2016 -

#Trees4earth : plantez un arbre pour soutenir l'Accord de Paris !

21 avril 2016 - Demain, deux grands événements seront célébrés dans le monde : la journée internationale de la Terre nourricière et la signature de l’Accord de Paris sur les changements climatiques. Cette année, le thème de la journée internationale est « des arbres pour la Terre ». L’objectif est de planter 7,8 milliards d’arbres en 5 ans, c’est-à-dire un arbre par être humain.

Les arbres ont un rôle crucial à jouer dans l’accomplissement des objectifs de développement durable et de ceux de l’accord de Paris.

  • Les arbres aident à lutter contre les changements climatiques. Ils absorbent l’excès de CO2 de notre atmosphère. En un an, un hectare d’arbres adultes absorbe la même quantité de CO2 produite par l’émission d’une voiture parcourant 80 000 km.

  • Les arbres aident à filtrer l’air que l’on respire. Les arbres absorbent les odeurs et les gaz polluants (oxyde d’azote, ammoniac, dioxyde de soufre et ozone) et filtrent les particules de l’air grâce à leurs feuilles et leur écorce.

  • Les arbres nous aident à lutter contre la disparition d’espèces. En plantant des arbres adaptés au milieu naturel, nous pouvons lutter contre la disparition d’espèces et améliorer la connectivité des habitats naturels entre les espaces boisés.

  • Les arbres aident les communautés en fournissant des moyens de subsistance. Les arbres aident les communautés à atteindre une durabilité économique et environnementale en leur fournissant de la nourriture, de l’énergie et des revenus.

 

 A l’occasion de la signature de l’Accord de Paris, montrez votre soutien en plantant un arbre chez vous. Si vous n’avez pas de jardin, vous pouvez également vous prendre en photo en train de serrer un arbre dans vos bras ou poster un dessinou une photo de votre arbre préféré sur les réseaux sociaux avec le #trees4earth et #ParisAgreement.

L’Equipe d’UNRIC l’a déjà fait, pourquoi pas vous ?

Trees4earthlight

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Liens :

21 Avril 2016 -

Discours du Secrétaire général de l’ONU pour commémorer le #ICJ70

ban icj70

Le Secrétaire général, Ban Ki-moon

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Discours de la séance commémorative pour le 70e anniversaire de la Cour internationale de Justice

La Haye, 20 avril 2016

 

 

Vos Majestés,

Votre Excellence M. Bert Koenders, Ministre des Affaires Étrangères,

Honorable M. Ronny Abraham, Président de la Cour internationale de Justice,

Honorable M. Abdulqawi Ahmed Yusuf, Vice-Président de la Cour,

Et honorable juges de la CIJ,

Honorable M. Philippe Couvreur, Greffier de la Cour,

Honorable membres de la Cour internationale de Justice,

Excellences,

Invités distingués,

Mesdames et Messieurs,

 

 

C’est pour moi un grand honneur d’ouvrir cette célébration du 70e anniversaire de la Cour internationale de Justice.

Lors de ces sept dernières années, l’Organisation des Nations Unies a vu augmenter le nombre de ses membres ainsi que l’étendue de ses activités.

Mais tout ce que nous faisons est toujours défini par notre serment à la Charte de sauver les générations futures du fléau de la guerre and d’établir les conditions auxquelles la justice et le respect de la loi internationale pourront être maintenus.

Respecter l’état de droit – dans et parmi nos nations – est l’une des fondations du progrès dans virtuellement tous les aspects de notre travail.

C’est une ligne essentielle du nouvel Agenda 2030 pour le développement durable.

Depuis sa création, la Cour internationale de Justice, en tant qu’organe judiciaire principal des Nations Unies, a apporté une contribution essentielle à l’état de droit.

Elle est intervenue avec efficacité là où les mesures diplomatiques et politiques avaient échoué.

Elle a aidé des pays à résoudre leurs litiges au travers de moyens pacifiques.

Et elle a compilé un solide record de verdicts efficaces et impartiaux, construisant ainsi une confiance globale en le travail de la Cour et foi en le pouvoir de la loi.

Aujourd’hui, la liste des procès en attente de la Cour est plus que longue.

Les États-membres se tournent vers la Cour pour certaines de leurs affaires les plus complexes.

La Cour est également en train de moderniser ses méthodes de travail.

Les jugements sont rendus plus rapidement, résultant en une confiance accrue des parties.

Les Juges ont démontré leur expertise à de nombreuses reprises dans des domaines techniquement difficiles et politiquement sensibles, y compris en matière de disputes maritimes et territoriales.

Je me félicite de ces avancées et salue les honorables juges et le personnel de la Cour pour leur diligence et leur engagement.

 Chaque jugement individuel de cette Cour profite aux États concernés, en résolvant les litiges spécifiques à certains problèmes et stabilisant leurs relations mutuelles.

De plus, la jurisprudence collective de la Cour a énormément contribué à la loi publique internationale.

Ceci profite à une communauté de nations plus large et, en définitive, au bien-être et à la protection des gens que nous servons.

Beaucoup de juges, avocats et étudiants du monde entier étudient vos jugements.

Je fus l’un d’entre eux, en tant qu’étudiant et aussi en tant que fonctionnaire durant ma carrière.

Je fus l’un des admirateurs de votre sagesse et votre jugement de problèmes juridiques complexes.

Je salue tous les États qui ont résolu leurs disputes pacifiquement devant cette Cour.

Et j’appelle tous les États qui n’ont pas encore accepté la juridiction de la Cour à le faire.

De la même manière, je les appelle à se conformer promptement à ses verdicts.

Résoudre des disputes pacifiquement et en adéquation avec la loi internationale n’a jamais été en enjeu aussi important.

Le conflit est la méthode la plus efficace de faire dérailler le développement inné à l’humanité.

Il est essentiel que les États réaffirment leur engagement à la Charte pour résoudre leurs disputes au travers de moyens pacifiques.

Si l’on choisit le chemin de la paix, si les États font confiance aux juges de cette auguste institution pour résoudre leurs différends, cela encouragera la stabilité and profitera à une plus large communauté internationale.

Les Membres fondateurs des Nations Unies ont agi avec vision et clairvoyance en établissant la Cour internationale de Justice.

Son existence et son travail restent toujours aussi pertinents pour la communauté internationale.

Aujourd’hui, mesdames et messieurs, nous reconnaissons les accomplissements de la Cour, et espéronsvoirun futur fait de paix, de stabilité et de justice pour tous. Encore bravo.

Merci beaucoup.

 

 

 

20 Avril 2016 -

Tout ce qu’il faut savoir sur la ratification de l’Accord de Paris

20 avril 2016- A deux jours de la signature de l'Accord de Paris, petite explication du processus de ratification en huit questions. 

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L'Accord de Paris prêt à être signé ! Photo : ONU

 

Pourquoi la date du 22 avril pour la cérémonie de signature ?

Le 22 avril est la « Journée de la Terre », un date symbolique choisie pour entamer le processus de signature qui dure un an, soit jusqu’au 21 avril 2017. Le Secrétaire général des Nations Unies Ban-Ki-moon a invité les dirigeants de tous les pays à participer à une cérémonie de signature de haut niveau afin d’accélérer l’action climatique et de donner une impulsion politique à la ratification.

Les pays n’ont-ils pas déjà adopté l’Accord  sur le climat à Paris en décembre ?

Le 12 décembre 2015, les pays ont adopté le texte de l’Accord de Paris, il doit ensuite être signé puis ratifier. Les procédures de ratifications sont différentes selon les pays. Paris fut un moment historique qui a marqué l’aboutissement d’années de négociations sur une approche universelle face aux changements climatiques.

Quelles sont les étapes avant l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris ?

La première étape est que les pays signent l’Accord. Cette signature témoignera de leur intention de lancer des processus nationaux pour la ratification ou l’acceptation de l’Accord. À l’achèvement de ces processus, les gouvernements déposeront officiellement auprès du Secrétaire général des Nations Unies, qui est le dépositaire de l’Accord de Paris, leur instrument de ratification, d’approbation, d’acceptation ou d’adhésion attestant de leur consentement à être liés par l’Accord.

Quand l’Accord de Paris entrera-t-il véritablement en vigueur ?

IL entrera en vigueur le trentième jour après la date à laquelle au moins 55 Parties à la CCNUCC produisant au total au moins 55 % du total des émissions mondiales de gaz à effet de serre auront déposé leurs instruments de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion.

Que va-t-il se passer le 22 avril ?

La cérémonie de signature se tiendra dans la salle de l’Assemblée générale le 22 avril au matin. Les chefs d’État et de gouvernement, les ministres des Affaires étrangères ou d’autres représentants des gouvernements habilités à signer l’Accord seront invités à prendre place autour d’une table installée sur le podium pour signer une page de l’unique exemplaire original de l’Accord. L’original est un gros volume qui contient le texte authentique de l’Accord dans son intégralité dans les six langues officielles des Nations Unies, ainsi que des pages pour la signature de chacune des Parties à la CCNUCC. Après la signature de l’Accord, les participants auront l’occasion de présenter les commentaires de leur pays lors de séances particulières.

Que se passera-t-il si certains pays ne signent pas le 22 avril ?

Les pays auront un an pour signer l’Accord, après quoi ils pourront le ratifier, l’accepter ou l’approuver. Les États qui ne l’auront pas signé pourront encore adhérer à l’Accord en déposant un instrument d’adhésion auprès du Secrétaire général.

Pourquoi le Secrétaire général des Nations Unies est-il le dépositaire de l’Accord, et qu’est-ce que cela signifie ?

L’Accord de Paris, comme la plupart des accords internationaux conclus sous les auspices des Nations Unies, désigne le Secrétaire général pour en être le dépositaire. Cela signifie que le Secrétaire général est le seul détenteur de l’original de l’Accord et qu’il exerce un certain nombre de fonctions essentielles concernant la participation à l’Accord, telles que celles de recevoir toutes signatures de l’Accord ou de tout instrument ou communication s’y rapportant et d’informer les parties de l’entrée en vigueur de l’Accord.

Quels autres événements sont prévus le 22 avril ?

La cérémonie de signature sera le principal événement de la journée, mais non le seul. Elle commencera par une cérémonie d’ouverture d’une heure à laquelle participeront des dirigeants et des jeunes du monde entier ainsi que des représentants de la société civile et du secteur privé. Cette première partie sera suivie de la cérémonie de signature proprement dite et de séances particulières au cours desquelles seront entendus les commentaires des différents pays. Un déjeuner sera servi, au cours duquel l’attention se portera les financements nécessaires à la mise en œuvre de l’action climatique, du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et de l’Accord de Paris, et l’après-midi sera consacré à un dialogue qui portera sur un examen de la façon dont les divers secteurs de la société se préparent pour la mise en œuvre de l’Accord.

 

Liens :

Site de l’UNFCCC sur l’Accord de Paris

20 Avril 2016 -

#ICJ70 - Les procès de La Haye

20 avril 2016 – Il y a septante ans aujourd’hui, la Cour internationale de Justice (CIJ) a entamé son travail de résolution des litiges internationaux et de maintien de la paix et de la sécurité internationales. En commémoration de l’anniversaire officiel de la CIJ, intéressons-nous à quelques cas récents qui se sont tenus à La Haye.

ICJ Colombia Hearing Maritime

Croatie c. Serbie

Application de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, 3 février 2015

Contexte : Suivant la chute de la Yougoslavie en 1992, des tensions et rivalités ethniques ont provoqué de violents conflits dans les Balkans tout au long des années 1990, impliquant la Serbie, la Bosnie Herzégovine et la Croatie.

Lors de ce procès, la Croatie a soutenu que la Serbie était coupable d’infractions de la Convention de génocide en raison d'actes perpétrés en Croatie de 1991 à 1995. La Serbie a ensuite introduit une demande reconventionnelle accusant la Croatie d’être elle-même coupable d’infractions de la Convention commises en 1995 dans la République serbe de Krajina, une entité établie en 1991.

Le plus haut tribunal des Nations Unies a jugé que ni la Croatie, ni la Serbie n’avait commis de génocide contre l’autre pendant les guerres des Balkans qui ont suivi le démantèlement de la Yougoslavie.

Peter Tomka, Président de la Cour internationale de Justice à l’époque, déclara que des crimes avaient été commis par les deux pays durant le conflit, mais que l’intention de commettre un génocide – en détruisant une population dans son entièreté ou en partie – n’avait pas été prouvée, pour aucun des deux États.

Australie c. Japon

Chasse à la baleine en Antarctique, 31 mars 2014

La Cour internationale de Justice a condamné le Japon dans un procès impliquant des accusations tenues par l’Australie dénonçant le programme japonais de recherche scientifique qui était en réalité un écran de fumée pour cacher la pratique de la chasse commerciale de la baleine dans les eaux antarctiques.

La Haye a ordonné un arrêt temporaire des activités, particulièrement en ce qui concerne la chasse des rorquals, des baleines à bosse et des petits rorquals, jugeant que le Programme de recherche japonais sur les baleines en Antarctique (JARPA II) enfreignait la Convention internationale pour la régulation de la chasse à la baleine (ICRW).

ICJ Judge Tomka and Ban Ki moon

(Photo) Le Secrétaire général Ban Ki-moon rencontre le juge Peter Tomk, Président de la Cour internationale de Justice (CIJ). UN Photo / Paulo Filgueirasa

Les Îles Marshall c. le Royaume-Uni

Les Îles Marshall, dans l’Océan Pacifique, souffrent des effets de la contamination nucléaire due à des essais nucléaires qui y ont répétitivement eu lieu de 1946 à 1958 sous la curatelle des États-Unis. Dans cette procédure en cours, les Îles Marshall reprochent au Royaume-Uni d’avoir failli à ses devoirs en vertu de l’Article VI du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), en particulier son obligation de poursuivre les négociations visant au désarmement nucléaire. Les Britanniques sont accusés d’entretenir et de moderniser leur arsenal nucléaire tandis que le gouvernement avance la nécessité d’assurer un potentiel de dissuasion nucléaire minimum.

À la fin des audiences, qui se sont déroulées du 9 au 16 mars 2016, les agents des parties ont présenté le plaidoyer suivant à la Cour :

Pour le Royaume-Uni : Il requiert que la Cour déclare que sa juridiction ne s’étend pas aux accusations des Îles Marshall à l’encontre du Royaume-Uni et/ou que ces accusations sont inadmissibles.

Pour la République des Îles Marshall : elles demandent avec respect à la Cour : (a) de rejeter les objections à sa juridiction et à l’inadmissibilité des accusations des Marshall, soumises par le Royaume-Uni lors de ses Objections Préliminaires du 15 juin 2015 ; (b) de déclarer que les charges qui sont reprochées au Royaume-Uni par les Îles Marshall le 24 avril 2014 sont bel et bien sous sa juridiction ; (c) de prononcer les accusations des Marshall admissibles.

Le jugement de la Cour sera annoncé en temps voulu.

 

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, sera présent à La Haye pour une semaine d’évènements commémoratifs.

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 Cour internationale de Justice

Photo: UN Photo

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