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26 Mars 2015 -

Les Visages de l'ONU: Marie-Évelyne Petrus-Barry

Marie-Évelyne Petrus-Barry

La liste des fonctions que Marie-Évelyne Petrus-Barry a occupées à l’ONU est plutôt longue. Allant de Directrice adjointe de la section de la communication et de l’information de la Mission des Nations Unies en Haïti à Directrice du Centre des droits de l’homme et de la démocratie pour l’Afrique centrale au Bureau des Nations Unies du Haut Commissariat aux droits de l’homme… Les fonctions dont elle a la charge à présent ne sont pas moins nombreuses. De fait, comme elle le dit elle-même, actuellement au Gabon, elle porte plusieurs « casquettes ».

Tout d’abord, elle a été nommée, il y a deux années déjà, Coordonnateur Résident des Nations Unies. Représentant ainsi le Secrétaire Général pour la coopération au développement, elle a pour responsabilité de coordonner les différentes agences onusiennes présentes au Gabon afin d’améliorer la cohérence et l’efficacité de leurs actions de développement.

Dans ce cadre, elle est également le Représentant Résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Marie-Évelyne apporte ainsi un appui au gouvernement dans de nombreux secteurs : gouvernance, développement local, lutte contre la corruption, participation politique, démographie,… Un accent est bien entendu mis sur les groupes vulnérables et la thématique du genre.

Sa troisième responsabilité a trait à la sécurité du personnel de l’ONU. Marie-Évelyne doit à cet effet préparer des plans sécuritaires et de contingence, pour les agences des Nations Unies présentes au Gabon.

Enfin, Marie-Évelyne assure une fonction « ad hoc » de Représentant des agences non résidentes ou non représentées au Gabon à qui elle apporte son appui pour leurs activités dans le pays. Ainsi, elle fut amenée, pendant près de deux ans à représenter le Fonds des Nations Unies pour la population, traitant des thèmes tels que la santé de la reproduction, le planning familial et le recensement. Et depuis 6 mois, au nom de l’UNESCO, elle aborde des problématiques toutes autres : l’éducation primaire et secondaire, la culture, la communication, les droits et devoirs des journalistes, les patrimoines mondiaux…

Dans son travail quotidien, Marie-Évelyne est autant en contact avec les autorités qu’avec la population locale. D’un côté, elle représente le système onusien auprès de la Présidence et du Ministère des Affaires étrangères gabonais, à un niveau macro. D’un autre côté, elle travaille directement en contact avec les communes, dans le cadre d’un projet de décentralisation mis en place par le PNUD, et entre en communication avec les habitants dans le but de mieux orienter la coopération au développement.

Marie-Évelyne note qu’il y a une réelle volonté de la part du gouvernement gabonais à fournir tous ses efforts pour améliorer la situation du pays. Alors que 80% des recettes nationales proviennent des gisements pétroliers, la crise économique a vraiment affecté le Gabon. Et l’on peut également lier celle-ci à une crise sociopolitique. Les inégalités sont criantes, 30% de la population vit dans la pauvreté. « Mais il y a de l’espoir car le pays a compris qu’il fallait diversifier son économie », explique-t-elle. « Au niveau politique, l’ONU n’intervient pas directement, mais promeut le dialogue politique et social, ainsi que la participation de tous, à tous les niveaux. Il s’agit de trouver un consensus social. » Par ailleurs, le travail des agences de l’ONU au Gabon se fait en partenariat étroit avec les ONG locales. « Nous tentons de créer un réseau local afin de développer des actions ayant un réel impact pour l’amélioration de la vie des populations », ajoute Marie-Évelyne.

Tout est mis en œuvre pour endiguer la corruption, et rendre la décentralisation effective, à travers notamment la formation de d’associations qui travaillent dans de nombreux domaines tels que l’éducation, l’agriculture... Les médias et les secteurs publics sont eux aussi engagés dans ces actions. Il y a également le secteur privé : « Le groupe Shell a financé un projet du PNUD et du Ministère de la Santé pour la construction et le bon fonctionnement d’un centre de santé local. La prévalence du paludisme, de la tuberculose et du VIH ainsi que la transmission du virus de la mère à l’enfant a diminué de moitié en trois ans », affirme Marie-Évelyne.

Quant à la lutte contre la corruption, le PNUD, à la demande du gouvernement gabonais, a appuyé le développement d’une Stratégie nationale contre la corruption et l’enrichissement illicite qui a vu le jour en 2012. Le PNUD a maintenant commencé à exécuter l’opérationnalisation de cette stratégie avec des objectifs de développement d’un cadre légal, de la sensibilisation envers les personnes les plus vulnérables en matière de corruption ainsi que des mécanismes et outils permettant de mieux traquer les corrompus et corrupteurs.

Marie-Évelyne n’a pas peur des défis, « ils vous motivent » précise-t-elle. D’autant plus que les résultats sont là : « Par exemple, à présent 100% des filles gabonaises terminent l’école primaire ! », se réjouit Marie-Évelyne. « Maintenant, nous devons nous attaquer à un second problème, celui de la qualité de l’éducation quant aux maternités précoces, au niveau de l’école secondaire. » Elle note par ailleurs des changements positifs au niveau de la participation politique. Le pays lui-même investit dans la réforme, ce qui prouve une réelle volonté politique. Enfin, Marie-Évelyne se félicite de la confiance que le pays accorde aux Nations Unies.

Ban Ki Moon Unicef Gabon UN Photo Evan Schneider

Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, en visite au Gabon à l’occasion d’un projet de l’UNICEF pour les enfants en difficulté sociale.

26 Mars 2015 -

Libérer le potentiel du e-commerce pour les pays en développement

image cnuced e commerce

Jeudi 26 mars 2015 – Le commerce en ligne se développe de façon exponentielle dans le monde créant de nouvelles opportunités. Ce potentiel économique reste pourtant sous utilisé dans les pays en développement, en particulier en Afrique.

Selon le rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) rendu public cette semaine, le e-commerce entre entreprises (Business to Business B2B) représente 15 000 milliards de dollars. Celui d’entreprises à particuliers, Business to consumers (B2C) a de son côté la plus forte croissance.

Cet essor est dû au développement de nouvelles plateformes, applications et moyens de paiements, rendant l’accès à ce marché plus facile. L’explosion de l’accès aux téléphones portables et smartphones et l’utilisation d’Internet y contribue aussi fortement.

Le commerce électronique est un vrai secteur d’avenir pour les pays en voie de développement. Selon ce rapport, ils devraient représenter 40% du commerce électronique B2C d’ici 2018, alors que la part de l’Europe occidentale devrait décliner de 26% en 2013 à 23% en 2018. On constate d’ailleurs que plusieurs compagnies de e-commerce basées en Europe sont actives sur le continent Africain, preuve de son potentiel.

Cependant l’Afrique est encore loin d’exploiter tout le potentiel de ce commerce d’un genre nouveau. Le problème majeur reste le manque d’accès à Internet ou les connections lentes et mal adaptées. La situation s’améliore et des solutions parallèles sont développées comme l’utilisation de téléphones portables standards comme moyens de paiement. Ce mode de paiements devrait représenter 3% du e-commerce mondial d’ici 2017, mais il représentait déjà 19% du commerce électronique kényan en 2012.

L’autre défi posé par le e-commerce est la sécurisation des échanges et la protection des consommateurs. Les activités frauduleuses et ce qu’on appelle le cyber crime représentent une perte de 3,5 milliards de dollars en 2012 de revenu pour les Etats. Il est nécessaire d’améliorer la confiance des acheteurs en ligne, au niveau national mais aussi international.

La législation sur les transactions électroniques, sur les questions de confidentialité des données, sur la protection des consommateurs est très inégale selon les régions du monde. Certains pays sont bien armés, tels que les pays de l’Union européenne, mais d’autres régions sont toujours bien loin derrière, comme l’Afrique centrale.

Le rapport prône la mise en place de lois au niveau national, en tenant compte des spécificités de chaque pays. Mais il est aussi important d’harmoniser les législations au niveau international, puisque le e-commerce est une activité qui dépasse les frontières.

 

En savoir plus :

Aperçu général du rapport (français)

Rapport dans son intégralité (anglais)

Site internet de la CNUCED 

24 Mars 2015 -

La valeur de la vérité et de la dignité

Ils nous manquent_(c)Sofia

Partout dans le monde, les droits de l’homme sont gravement violés. De même au Mexique, où 43 étudiants ont disparu depuis maintenant une demi-année déjà. Le Comité des Nations unies sur les disparitions forcées ne veut pas que l’affaire soit oubliée.

Aujourd’hui nous célébrons la Journée internationale pour le droit à la vérité en ce qui concerne les violations flagrantes des droits de l'homme et pour la dignité des victimes. Le titre est long mais il en révèle toute l’importance.

Tout d’abord, la date du 24 mars n’est pas anodine, rappelant en effet l’assassinat de l'archevêque Oscar Arnulfo Romero, du Salvador. Cette année, cela fait 35 ans jour pour jour qu’il a payé de sa vie son combat contre la violence et en faveur des droits de l’homme dans son pays.

L’archevêque, voix des pauvres du Salvador, fut assassiné à la suite d’un sermon controversé le 23 mars 1980. Il s’était adressé aux soldats responsables du coup d’État en ces mots : « Au nom de Dieu, au nom du peuple qui souffre et dont les prières se font plus désespérées jour après jour, je vous implore, je vous supplie : cessez la répression. » Le lendemain, le 24 mars, il fut réduit à jamais au silence par un tireur d’élite en pleine messe.

Depuis lors, Oscar Romero est considéré comme un martyr, et jusqu’à ce jour, son assassin n’a pas été retrouvé, justice n’a donc pas encore été faite.

Justice_(c)Steve Rhodes

Plus récemment, l’Amérique latine a connu des violations extrêmes des droits humains. Au Mexique, plus précisément à Ayotzinapa, dans le pauvre état du Guerrero, 43 étudiants ont disparus depuis le 26 septembre. Ils sont à présent officiellement déclarés morts, mais les parents n’acceptent pas ce verdict.

Deux parents se sont d’ailleurs rendu à Genève où ils ont été entendus par le Comité sur les disparitions forcées. Les Nations Unies exige que le gouvernement mexicain prenne des mesures pour que la vérité soit établie.

Demain, cela fera exactement six mois que les 43 étudiants n’ont plus donné signe de vie. Voilà une raison suffisante pour consacrer une attention particulière cette année à la Journée internationale pour la vérité et la dignité.

Le droit de savoir PNUD/Arshak Khudaverdyan

23 Mars 2015 -

La journée mondiale de l’eau 2015 : L’eau est notre monde

UNICEF Journée mondiale de l'eau

Êtes-vous allé nager hier ? La journée du 22 mars – journée mondiale de l’eau - était pourtant l’occasion de se rafraîchir l’esprit en pensant aux nombreuses façons dont nous pourrions contribuer à la conservation de cet or bleu au quotidien. On l’oublie trop souvent, mais l’eau douce est une ressource limitée et précieuse.

Faisant écho au nouveau programme de développement pour l’après-2015, la journée portait le thème de « l’eau et le développement durable ». En effet, une attention particulière est portée sur le rôle que l’eau joue dans tous les domaines qui nous permettent de créer un avenir durable. Quel est donc le cœur de cette dynamique nouvelle ? Voici en résumé ce que vous trouverez sur le site de la journée mondiale.

L’eau, c’est la santé. Notre corps peut survivre jusqu’à plusieurs semaines sans nourriture, mais seulement quelques jours sans eau. Le lavage des mains et du visage peut à lui seul prévenir des maladies liées au manque d’hygiène. Malgré les progrès importants réalisés cette dernière décennie, 748 millions de personnes vivent encore sans accès à l’eau potable.

L’eau, c’est la nature. Les écosystèmes tels que les forêts jouent un rôle essentiel dans le cycle de l’eau. L’eau douce dépend entièrement de la préservation d’écosystèmes sains. Malheureusement, la plupart des modèles économiques ne prennent pas en compte leur valeur vitale.

L’eau, c’est l’urbanisation. Actuellement, une personne sur deux vit dans une zone urbaine. Ces villes sont alimentées en eau par des milliers de kilomètres de canalisation. De nombreux systèmes sont obsolètes et gaspillent plus d’eau qu’ils n’en distribuent.

L’eau, c’est l’industrie. Chaque produit fabriqué nécessite une quantité spécifique d’eau. Une feuille de papier représente 10 litres d’eau. Un demi-kilo de plastique requiert 91 litres d’eau. Et la demande en eau pour l’industrie n’ira qu’en augmentant : entre 2000 et 2050, la croissance est estimée à plus de 400%.

L’eau, c’est l’énergie. Plus de 80% de la production électrique est actuellement de l’électricité thermique. L’eau chauffée produit de la vapeur qui alimente les générateurs électriques. Par ailleurs, des milliards de litres d’eau sont également nécessaires pour le processus de refroidissement.

L’eau, c’est l’alimentation. Un litre d’eau est équivalent à l’irrigation nécessaire pour produire une calorie en nourriture. Toutefois, ce litre peut en devenir des centaines si l’eau n’est pas utilisée de manière efficace, pour la même teneur en calorie. L’agriculture est le plus grand buveur : elle compte pour 70% de l’utilisation de l’eau à l’échelle mondiale.

L’eau, c’est l’égalité. Dans les pays en voie de développement, ce sont les femmes et les filles qui vont chercher l’eau. Dans ces régions, elles dépensent le quart de leur journée à cette tâche, soit un temps qu’elles ne peuvent consacrer ni à une activité rémunératrice, ni à leur éducation ou celle de leurs enfants. Ainsi, chaque dollar investi dans l’eau représente réellement de 5 à 28 dollars pour les populations aidées.

La Journée mondiale de l'eau est l’occasion d’organiser des événements autour du thème. Nous pensons par exemple à la « Race for Water Odyssey (R4WO) » qui a démarré le 15 mars de Bordeaux. Cette expédition atteindra les îles situées dans les cinq vortex de déchets. De cette façon, R4WO fera l’état des lieux sur la pollution des océans par le plastique et espère apporter des réponses à la problématique.

En outre, une exposition a été mise en place à New York, au siège de l’ONU, intitulée « La journée du 22 mars – journée mondiale de l’eau ». Jusqu'au 14 avril, elle mettra l’accent sur les progrès atteints cette dernière décennie, d’une part, et d’autre part, sur les besoins futurs. Vous pouvez également y faire entendre votre voix, alors n’hésitez pas à participer !

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Coup de projecteur

Entretien avec Pedro Medrano Rojas

Coordonnateur principal pour la lutte contre le choléra en Haïti

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"Nous ne sommes pas en concurrence avec le virus Ebola. Je pense que chaque situation d’urgence mérite le soutien de la communauté internationale".

Lire l'entretien...

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  • Le Secrétaire général nomme M. Petko Draganov, de la Bulgarie, Représentant spécial et Chef du Centre régional de l’ONU pour la diplomatie préventive en Asie centrale (17 mars)

  • Ban Ki-moon désigne trois experts tanzanien, australien et danois pour enquêter sur la mort de Dag Hammarskjöld en 1961 (16 mars)

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documents-library32x32 DblueObjectifs du Millénaire pour le développement : Rapport 2014

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