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07 Décembre 2015 -

« Je suis Parisien, je suis en terrasse », hommage de Ban Ki moon aux victimes des attentats de Paris

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Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a rendu dimanche un hommage aux victimes des attentats du 13 novembre qui ont coûté la vie à 130 personnes à Paris et à Saint Denis. Accompagné de la maire de Paris, Anne Hidalgo, il s’est rendu au Bataclan puis au Café La Bonne Bière, qui a rouvert ses portes vendredi dernier.

Au Bataclan, où 90 personnes ont été assassinées alors qu’elles étaient venues assiter à un concert, M. Ban Ki-moon et Mme Hidalgo ont déposé une gerbe de fleurs et se sont recueillis quelques minutes. « Merci ! », « Bravo ! » ont lancé, très émus, plusieurs des personnes qui étaient venues, comme il y en a chaque jour depuis le 13 novembre, pour saluer la mémoire des victimes.

Ils se sont ensuite rendus au café « la Bonne Bière » devant lequel sont encore empilées des dizaines de bouquets de fleurs. « Aujourd’hui je suis aussi Parisien  et je suis en terrasse », a déclaré le Secrétaire général, qui a rendu hommages aux cinq personnes tuées dans ce bar-restaurant du 11ème arrondissement. Il a réitéré ses condoléances aux familles et aux proches des victimes. La Bonne Bière est le premier des étabissements touchés par les attentats à avoir rouvert, vendredi 4 novembre, trois semaines après le drame.

Paris « symbole de résistance à la terreur »

« La vie reprend et elle doit reprendre », a dit le Secrétaire général, assis devant un café entre Anne Hidalgo et Audrey Bily, la gérante du lieu. « Paris a toujours été un symbole de la culture et de l’art de vivre, aujourd’hui elle est aussi un symbole e la résistance à la terreur », a poursuivi M. Ban.

Il s’est félicité de la décision du gouvernement français d’avoir maintenu la tenue de la conférence sur le climat, la COP21, qui s’est ouverte le 30 novembre et se poursuit jusqu’au 11 décembre. Cette décision «  témoigne la détermination à incarner les valeurs des Nations Unies : la liberté, la paix, l’égalité et la justice.

« Nous sommes avec vous, Paris est debout, la vie continue avec détermination. Les peuples du monde sont avec le peuple de France et le peuple de Paris dans ces moments difficiles », a-t-il ajouté.

Anne Hidalgo, la maire de Paris, émue, a remercié le Secrétaire général et souligné la force qu’il nous apporte.

Surprise par cette visite, la gérante de La Bonne Bière, Audrey Bily et le propiétaire de l’établissement, Romain Debray, se sont dits « touchés » par « ce moment de solidarité ». « C’est très important pour nous », a  ajouté Audrey Bily.  « Nous avons rouvert parce que le personnel nous l’a demandé. On voulait montrer qu’on était plus forts qu’eux (NDLR les terroristes). Il fallait repartir, rebondir, il faut qu’on avance ». « C’est l’âme du quartier qui a été touchée. On a besoin les uns des autres », dit-elle.

 

 

05 Décembre 2015 -

Le Paris créatif artistique et engagé de la COP21

Eiffel Tower Jean Philippe Pariente

5 décembre 2015 - Les attaques terroristes dont Paris et Saint Denis ont été victimes ont contraint à l’annulation de la Marche pour le climat dans la capitale pour des raisons évidentes de sécurité mais elles ne sont pas parvenues à éteindre l’esprit créatif des artistes et de la société civile.

Le 29 novembre, la marche a été remplacée par une chaîne humaine de République à Place de la Nation et l’installation place de la République de quelque 11 000 paires de chaussures, symbolisant l’engagement pour le climat d’anonymes ou de personnalités, comme le Pape ou le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon.

A travers le monde, plus de 600 000 personnes dans 175 pays se sont mobilisées et ont marché pour demander qu’un accord ambitieux soit signé au Bourget.

UNSG Shoes Copyright Avaaz

La Marche immobile, une projection de lumière par l’artiste français JR et le réalisateur oscarisé, a eu lieu dans plusieurs endroits symboliques dont l’Assemblée nationale et le Panthéon.

Pendant ce temps, les rues de la capitale s’étalent des centaines de messages, posters, bannières, graffitis, campagnes de pub en lien avec le climat.

La conférence sur le climat a mobilisé un nombre imposant d’artistes de renom qui ont transformé la ville en exposition à ciel ouvert


Tour Eiffel 1 heart 1 tree

La Tour Eiffel a donné le signal de départ avec l’opération 1 Heart 1 Tree (Un cœur, un arbre) qui a transformé la célèbre tour de métal en forêt. Des arbres virtuels ont été générés via une application sur téléphone portable, puis transformés en arbres réels dans plusieurs pays du monde. Le lancement de cette opération, le 29 novembre a été l’occasion pour le secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki Moon, de lancer un appel aux artistes et à la société civile qui ont « un rôle déterminant à jouer ».


Concorde, Phare

Sur la place de la Concorde l’Obélisque est également devenue Phare, avec une installation de l’artiste Milène Guermont qui s’allume au rythme du cœur des passants (pour plus d’informations rendez-vous sur https://www.youtube.com/watch?v=bpAeomzqfbs).

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#Dysturb spécial COP21

La Fondation Magnum et #Dysturb, collectif de photojournalistes, se sont associés pour exposer 25 images prises par des photographes du monde entier sur les murs de Paris. Des photos en noir et blanc de 4 mètres sur trois, qui montre la réalité et les enjeux du changement climatique.

Chaque photo présente une statistique pertinente sur la résilience climatique, la justice environnementale et la gouvernance urbaine. 

Une carte interactive avec les emplacements des photos ainsi qu’un descriptif de l’opération est disponible sur le site du collectif.

#Dysturb s’est associé en octobre dernier avec les Nations Unies pour célébrer avec 70 photos le 70eme anniversaire de l’ONU, la plus grande opération #Dysturb organisée à ce jour.


Trocadéro Ice Watch

Pendant toute la durée de la COP21, une Conférence des artistes a mobilisé des centaines de créateurs, dont des architectes, des scientifiques ou des philosophes, pour un échange sur les solutions alternatives aux changements climatiques. L’une des œuvres les plus imposantes est l’Horloge de glace  (Ice Watch) de l’artiste danois-islandais Olafur Eliasson.  Douze énormes morceaux d’icebergs collectés dans un fjord près de Nuuk, au Groenland, sont disposés comme un cadran, au Trocadéro, et vont fondre tout au long de la COP21. L’empreinte carbone de cette œuvre est de 30 tonnes de CO2.


Gaumont Champs Elysée Mobile Film Festival

Mobilisant des vidéastes amateurs du monde entier, le Mobile Film Festival a aussi contribué à sensibiliser sur les effets du dérèglement climatiques. Son concept tient en trois mots : « Un smartphone, une minute, un film ». Cette année le thème était « agir maintenant pour le climat » et a été organisé en partenariat avec les Nations Unies.  Plus de 750 vidéos tournées dans 70 pays ont été reçues et 76 ont été sélectionnées. Le public a été appelé à voter sur le site du Festival. Plus de 2 millions de votes ont été recueillis durant le mois de novembre, et les vidéos ont totalisé 17 millions de vues.

Le prix du public a été remis vendredi 4, à l’occasion de l’ouverture au Grand Palais de l’événement « Solutions COP21 ». Le gagnant est « Parametric », film réalisé par Amila Kumarasinghe du Sri Lanka.

Les prix du jury seront remis le 7 décembre au cinéma Gaumont Champs Elysée. Le vainqueur recevra une bourse de 30 000 euros.


TFI Là où je t’emmenerai

A la télévision française, en plus de toutes les émissions spéciale sur le climat, le programme de TF1, « Là où je t’emmenerai », diffusé juste avant le journal de 20 heures, a ouvert son antenne à des personnalités engagées avec les Nations Unies, dont la plus prestigieuse, le Secrétaire général lui-même. L’invité décrit un endroit dans le monde qu’il aimerait que l’on connaisse. Le S ecrétaire général de l’ONU a choisi les iles Kiribati, menacées par la montée des eaux.

 

Palais d’Iéna Shamengo

La COP a aussi été l’occasion pour les « pionniers » de la plateforme Shamengo, de se retrouver pour partager leurs innovations vertes et sociales. Ils sont architectes, agronomes, ingénieurs, journalistes, artisans, artistes, médecins, ils viennent des 5 continents et ont une préoccupation commune : vivre mieux ensemble. Réunis sur la ils sont plus de 5000 « pionniers » qui partagent leur innovation, leurs idées, leur savoir faire.

A l’espace Générations Climat, une cinquantaine d’entre eux ont construit une première « maison » Shamengo pour montrer qu’il est possible de construire des habitats durables fonctionnels et beaux. Le 3 décembre, lors de la soirée organisée au Conseil économique, social et environnemental (CESE), palais de Iéna, Catherine Berthillier, fondatrice, a annoncé la construction de deux premiers « villages », l’un à Bordeaux en France, l’autre à Guiuan en Malaisie. Elle a également annoncé que la ville de Paris est la première ville a rejoindre officiellement la plateforme Shamengo qui regroupe des individus, des associations, des institutions et collectivités.


Mairie de Paris

Très engagée dans la lutte contre le changement climatique, la maire de Paris, Mme Anne Hidalgo, a invité le 4 décembre, en partenariat avec l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour les villes et le climat, M. Michael Bloomberg, près de 1000 maires et responsables de grandes villes pour préparer une déclaration qui sera remise à la COP21. Parmi les invites de cette rencontre, Leonardo DiCaprio, Robert Redford et Sean Penn, avocats de l’action pour le climat et soutient de l’ONU dans la construction d’un future durable.


Grand Palais Solutions COP21

Depuis le 4 décembre, l’exposition « Solutions COP21 », installée au Grand Palais est ouverte au public. Organisée conjointement par le Comité 21 et le Club France Développement durable, l’exposition met ainsi à l’honneur près de 500 acteurs dont "un tiers d’associations, un tiers de collectivités ou d’institutions et enfin un tiers d’entreprises", parmi lesquelles de nombreux grands groupes. Toute la semaine, des informations sur les innovations climat, des débats, des conférences et des spectacles.


Gare du Nord Place to B

Place2Be Credit Perrot Thomas

Près de la gare du Nord, la communauté mondiale des blogueurs est réunie dans une des plus belles auberges de jeunesse de la capitale, rebaptisée Place to B. Ici se passe chaque jour un « brainstorming » sur le climat, c’est un lieu d’échanges de partage et de création, né sous l’impulsion de la journaliste et économiste Anne Sophie Novel. Des conférences, des infos quotidiennes sur les négociations et des concerts rythment la journée de près de 600 jeunes venus du monde entier.

Toujours aussi souriant, facétieux et bienveillant, Elyx, le « climatoptimiste » et ambassadeur virtuel des Nations Unies a accompagné la plupart de ces événements et bien d’autres.

La direction de l’information des Nations Unies a soutenu un certain nombre d’événements, dont certains sont mentionnés ci-dessus. Pour retrouver ce « Points bleus » rendez vous sur  http://unric.org/fr/cop21.

03 Décembre 2015 -

COP21 Visite de la « maison » Shamengo, plateforme de l’innovation verte et sociale

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3 décembre 2015 - De la moquette en filets de pêche usagés, un salon en carton, un réfrigirateur sans électricité, des sacs poubelles à base de fleurs de chardons, des robes d’été en tiges de lotus, des tenues de soirée en toile de parapente, des pleurotes qui poussent dans le marc de café, des imprimantes 3D qui fonctionnent à la poudre de coquilles d’huitre.. Cet inventaire insolite n’est pas un imagier du futur mais « la maison » que Shamengo  a construit à l’occasion de la COP21 dans l’espace Générations climat, ouvert depuis mardi au grand public sur le site du Bourget.

Une cinquantaine de « pionniers » ont réunis leur savoir-faire pour montrer qu’il est possible de construire des habitations durables, belles et fonctionnelles. « Shamengo, c’est de l’intelligence collaborative, un partage de bonne pratique, une plateforme dévolue à l’innovation verte et sociale », explique Catherine Berthillier, à l’origine du projet.

Depuis des années, cette journaliste parcourt le monde à la rencontre d’architectes, de créateurs, d’inventeurs, d’ingénieurs qui partagent le même souci, vivre mieux, ensemble, en préservant les ressources et la planète. Elle a réuni ces « pionniers » autour de Shamengo pour qu’ils échangent leurs connaissances, s’inspirent les uns les autres et travaillent ensemble. Aujourd’hui ils sont plus de 5000 répartis sur les cinq continents.

« A Milan, plus d’un million de personne utilisent maintenant des sacs fabriqués à base de fleurs de chardon, ils servent pour les courses, puis pour les poubelles et sont entièrement biodégradables. A Kibera au Kenya, un « pionnier » a développé des cultures potagères dans des sacs de jute, qui permettent de planter dans de petits espaces, en utilisant moins d’eau.  Au Cambodge, un autre réalise des masques décoratifs et des tableaux avec du papier journal. En mettant en commun les innovations des pionniers on peut non seulement construire une villa mais la fournir en énergie renouvelable, la meubler, la décorer », explique-t-elle.

 Sur différents thèmes, du bien être à la nourriture en passant par les transports ou l’économie de partage, ce réseau permet des échanges mais aussi à des collectes de fonds pour soutenir des projets qu’il s’agisse de recycler des vêtements en bioéthanol, de filtrer l’eau à l’énergie solaire ou, avec le docteur Denis Mukwege, de permettre aux femmes congolaises victimes de violences sexuelles d’accéder à des soins.

Shamengo est ouvert aux individus mais aussi aux collectivités, au secteur privé ou aux institutions. « Pour faire connaître encore davantage ses initiatives et les partager avec d’autres acteurs du monde entier, la Ville de Paris va rejoindre la plateforme web Shamengo », a annoncé le 3 décembre, Célia Blauel, adjointe à la Mairie. Paris doit ainsi devenir la première ville du monde membre de Shamengo.

Pour en savoir plus http://www.shamengo.com

03 Décembre 2015 -

« Agir maintenant pour l’avenir » : le projet de jeunes cartographes du climat

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Zandy, du Guatemala, Abdou du Niger, Bellinda malaisienne de Bornéo, engagés dans le projet Unicef « Act now for tomorrow », ensemble à la COP21 pour faire entendre la voix des jeunes. (Photo UNRIC)  

            3 décembre 2015 - Ils ont entre 14 et 26 ans, viennent de 11 pays de tous les continents, vivent des réalités diverses, parlent des langues différentes mais ils ont tous le même objectif : participer à la lutte contre le changement climatique.

            Réunis par l’UNICEF dans le projet « Act now for tomorrow », (Agir maintenant pour l’avenir), ils sont les témoins de l’impact des dérèglements climatiques dans leur pays et ils rapportent ce qu’ils voient sur une carte interactive.  Un « mapping » mondial de ce que subissent les peuples et la planète. En photo, en vidéo, avec des témoignages, ils racontent les sécheresses, les inondations, les eaux polluées, la déforestation et l’impact sur les communautés.

            En tout, ils sont 150 à participer à ce projet et une dizaine d’entre eux a eu l’opportunité de se rencontrer, de parler de leurs expériences respectives et de leur projet commun pendant la conférence des jeunes, la COY11, qui s’est tenue à Paris du 26 au 28 novembre et depuis lundi à la COP21, au Bourget.

            Parmi eux, Islamane Abdou du Niger. En master II de communication, il documente depuis plusieurs mois la dégradation de l’environnement dans le Sahel, les eaux polluées du fleuve Niger mais aussi les conséquences dramatiques de la sécheresse sur son pays. « Il y a de moins en moins de terres cultivables et la pression démographique est très forte. Les populations qui vivent essentiellement de l’agriculture ont de plus en plus de mal à se nourrir », explique-t-il. « Beaucoup de jeunes, faute de pouvoir trouver du travail se déplacent, ils partent vers les pays voisins ou plus loin, vers l’Europe. Certains sont attirés par les groupes armés », ajoute-t-il.

            Zandy, 19 ans, Guatémaltèque, étudie la nutrition. Elle est très inquiète de l’impact des changements climatiques sur la santé et notamment sur la malnutrition des enfants, à cause notamment des sécheresses et de l’accès difficile à une nourriture saine, variée et en quantité suffisante. Elle a été aussi très choquée de voir l’impact sur les populations, la faune et la flore de la pollution des rivières par des industries locales. « Il est très important que les gouvernements considèrent la jeunesse comme partie prenante, acteur du changement. Nous sommes ici à la COP21 parce que nous voulons que nos voix soient entendues, que l’on en tienne compte dans l’élaboration des politiques publique.

            Venue de l’île de Bornéo, en Malaisie, Bellinda, 22 ans, partage le même engagement et enthousiame à partager son expérience sur un plateforme digitale mondiale. « Le problème principal chez nous est la déforestation massive, qui affecte les populations et la biodiversité ». « En tant que peuple indigène nous voulons faire valoir nos droits et faire comprendre que nous faisons partie de la solution pour atténuer l’impact des changements climatiques », ajoute cette jeune ingénieur en conservation de la nature.

            Ces jeunes ne contribuent pas seulement à cartographier les dégats. Sur leur plateforme ils partagent aussi des solutions.  Ils sont positifs et motivés et s’enrichissent mutuellement de leurs expériences.


Pour en savoir plus : 

http://cop21.unicef.fr

https://storify.com/UNICEF_france/coy11-les-jeunes-de-l-unicef-s-engagent-pour-le-cl

 

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  • Le Secrétaire général nomme le général de division Jai Shanker Menon, de l’Inde, à la tête de la FNUOD (2 février)

  • La Directrice générale de l'UNESCO a annoncé la nomination de l'artiste et sculpteur slovène Marko Pogacnik, Artiste de l'UNESCO pour la paix (1er février).

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