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22 Février 2017 -

Le lac Tchad : une crise oubliée

Oslo conference WFP Marco Frattini

22 février 2017 - 11 millions de personnes ont besoin de toute urgence d’une assistance humanitaire dans la région du lac Tchad. Le 24 février, une conférence internationale des donateurs aura lieu à Oslo afin de répondre à la crise humanitaire dans la région du lac Tchad qui borde le Nigéria, le Cameroun, le Niger et le Tchad.

« Parmi les 11 millions de personnes en attente d’aide humanitaire, plus d’un demi-million d’enfants sont sous-alimentés et risquent de mourir s’ils ne sont pas rapidement aidés », déclare Toby Lanzer, coordonnateur humanitaire régional de l’ONU pour le Sahel.

Organisée par la Norvège, le Nigéria, l’Allemagne et le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (BCAH), cette conférence a pour objectif de sensibiliser la population à la crise du lac Tchad, d’obtenir plus de support en faveur des efforts humanitaires ainsi qu’assurer un plus grand soutien politique afin d’améliorer la situation sur le terrain.

« La crise dans le nord du Nigéria a des conséquences que l’Europe ne peut se permettre d’ignorer », précise Toby Lanzer. « Les gouvernements régionaux sont dans l’impossibilité de relever les défis posés par 11 millions de personnes qui attendent de l’aide humanitaire tout en s’attaquant aux causes de la crise, à savoir les changements climatiques, l’extrémisme et la pauvreté. »

2,3 millions de personnes ont été dans l’obligation de quitter leur domicile en raison d’un conflit ou d’un manque de nourriture. La plupart des régions affectées par la crise sont situées dans le nord-est du Nigéria où Boko Haram sème la terreur. Ces régions souffrent également d’un déclin économique, ce qui engendre des difficultés supplémentaires.

 « Nous voulons sauver la vie de ces gens, mais également les voir se rétablir et ne pas avoir à fuir la violence ou à chercher des opportunités ailleurs », a déclaré M. Lanzer. « En 2016, le Nigéria était le pays d’origine du plus grand nombre de migrants arrivant sur les côtes italiennes. Certains pays mettent tout en œuvre sur les plans humanitaire et de développement. Toutefois, d’autres pays européens n’aident pas suffisamment malgré la possibilité d’adresser à la fois le problème humanitaire et migratoire. »

20 Février 2017 -

Les langues colorent le monde

journée langue maternelle

21 février 2017 – Si vous vous rendez dans la tribu Himba en Namibie, vous aurez des difficultés à expliquer ce qu’est la couleur bleue. Toutefois, vous serez étonné de voir comment la population locale est capable de différencier de nombreuses nuances de vert indissociables pour nous. Il est pourtant possible d’apprendre à voir les couleurs.

Célébrée aujourd’hui, la Journée internationale de la langue maternelle rappelle à tous les États membres qu’il faut « encourager la conservation et la défense de toutes les langues parlées par les peuples du monde entier ».

Cette année, cette journée est placée sous le signe de l’éducation multilingue. Les enfants du monde entier doivent non seulement recevoir leur éducation dans les langues régionales et internationales, mais également dans leur langue maternelle, celle qu’ils comprennent le mieux.

« L’éducation et l’information dans la langue maternelle est primordial pour améliorer les apprentissages, développer la confiance et l’estime de soi, qui sont parmi les plus puissants moteurs de développement », a déclaré la directrice d’UNESCO Irina Bokova.

Selon elle, cette journée internationale est une opportunité pour sensibiliser la population aux Objectifs de développement durable, particulièrement l’objectif 4 qui est axé sur une éducation de qualité et sur les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie.

La maîtrise de la langue maternelle est la meilleure façon d'acquérir des compétences de base en lecture, en écriture et en calcul. De cette façon, une éducation multilingue de qualité peut faciliter la capacité d’apprentissage de nouvelles langues, notre compréhension du monde et la participation sociétale aux niveaux local et mondial.

« Les langues expriment ce que nous sommes, elles structurent nos pensées et nos identités. Il ne peut y avoir de dialogue authentique ni de coopération internationale efficace, sans le respect de la diversité linguistique, qui ouvre à la compréhension véritable de chaque culture », a expliqué Irina Bokova.

Toutefois, à l’heure actuelle, seules quelques centaines de langues sur les 7000 existantes dans le monde ont obtenu une place dans les systèmes d’éducation et les domaines publics. Moins d’une centaine de langues existent dans l’espace numérique.

En outre, plus de la moitié des langues parlées dans le monde risquent de disparaitre dans quelques générations. Bien que 96 pour cent de ces langues ne sont parlées que par 4 pour cent de la population mondiale, leur disparition signifierait également la perte de certaines traditions culturelles, expressions ou modes de pensée. Nous pourrions même perdre des nuances de couleurs que nous aurions pu apprendre à décerner.

17 Février 2017 -

Madame le Pen, de quoi, de qui voulez-vous protéger la France ?

Husein

17 février 2017 - Dans un discours prononcé le 16 février à l’Institut pour la paix de Washington, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a une nouvelle fois dénoncé les nationalistes qui remettent en cause les institutions et le droit international et prônent le repli sur soi.

Ce discours, intitulé « l’impossible diplomatie des droits de l’homme » est un vibrant plaidoyer pour les institutions et conventions internationales qui mettent l’humain au centre de leur préoccupation et ont permis depuis 70 ans « de repousser la perspective d’une troisième guerre mondiale ».

« Le droit international, le droit international des réfugiés, le droit international des droits de l’homme, le droit humanitaire international, le droit pénal international ( …) ne sont pas, comme certains voudraient nous le faire accroire, le résultat d’un gribouillage bureaucratique d’après-guerre. Ils ont été tressés à partir des hurlements des millions de victimes qui sont mortes violemment et qui ont souffert horriblement au fil des siècles. Nous savons très bien ce qui se produirait s’ils venaient à disparaître », estime le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein.

ll s’inquiète des attaques contre cette diplomatie des droits de l’homme par plusieurs personnalités politiques qui font la promotion d’un repli sur soi et d’un retour au nationalisme.

Il y a quelques mois, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme avait dénoncé « l’effrayante rhétorique discriminatoire reposant sur une vision d’un passé prétendument pur » de plusieurs leaders politiques européens et autres « populistes, démagogues et fantaisistes politiques » citant plusieurs noms dont M. Wilders M. Trump, M. Orban, M. Zeman, M. Hofer, M. Fico, Mme Le Pen et M. Farage. (lire ici)

Peu après notait hier le Haut-Commissaire, la candidate du Front National à l’élection présidentielle française indiquait dans une tribune : « il n’y a ni ressentiment à l’égard de quiconque, ni nostalgie ; mais le simple désir, exprimé démocratiquement – sereinement et pacifiquement – de protéger et de faire rayonner notre culture ... et, tout simplement, à continuer d’exister. »

« Se protéger de quoi ?  De qui son pays doit-il se protéger ?  Et comment propose-t-elle d’organiser cette protection pour que son « peuple  » puisse  «  continuer d’exister ? », s’interroge M. Zeid Ra’ad Al Hussein. « Il semble que les cibles qu’elle vise, au moins dans sa lettre, ne soient pas les terroristes desquels nous devons tous nous protéger, mais les institutions et les lois régionales et internationales que mes collègues et moi-même encourageons et représentons.  Elle écrit que nous constituons une « hyper classe mondiale ... une caste qui méprise les peuples et donc les hommes, leur diversité, leurs richesses spécifiques. », poursuit-il.

Il s’est dit profondément préoccupé par « la demande croissante de protectionnisme, d’unilatéralisme, dans les proclamations de pureté nationale ou religieuse et le rejet de ce que certains ont appelé « le soi-disant droit international ». »

Pour contrecarrer les terroristes « ne serait-il pas plus avisé de tirer parti des très nombreux musulmans qui les méprisent, au lieu d’aliéner le groupe même qui est le plus susceptible de dévoiler leurs opérations ? », s’interroge le Haut-Commissaire.

Il craint en effet que « l’agent pathogène du populisme de la discorde infecte rapidement de nombreuses régions du monde » et qu’une « part considérable de ce à quoi nous œuvrons semble désormais être menacé ».

Pour lui une diplomatie des droits de l’homme, mise en œuvre par les institutions internationales, est plus que jamais nécessaire. « Je veux faire partie d’un mouvement qui dépasse mon appartenance à ma famille, à ma tribu ou à ma nationalité, qui dépasse mon origine ethnique, ma race, ma religion ou mon genre, mon affiliation professionnelle, mon orientation sexuelle et autres .(…) Je veux me sentir humain avant tout », conclut-il.

20 Février 2017 -

Nous devons œuvrer tous ensemble pour la justice sociale

Rana Plaza Flickr Jabar al nahian

20 février 2017 – A l’occasion de la Journée mondiale de la justice sociale, deux experts des droits de l'homme des Nations Unies appellent à une action internationale car, malgré une sensibilisation accrue, un manque d’actions concrètes persiste dans  le domaine de la justice sociale.

Dans une déclaration conjointe, l'expert indépendant M. Alfred de Zayas et le rapporteur spécial M. Idriss Jazairy lancent un appel en faveur d’ une action internationale pour combattre l'injustice sociale à l’aide d’acteurs extérieurs.

« Il n’y a pas de telle conscience internationale en ce qui concerne l’impact des droits de l’homme sur les actions des entités étrangères, que ce soit des États, des organisations internationales comme la Banque Mondiale ou le Fond monétaire international, ou même des acteurs du secteur privé incluant les entreprises transnationales » selon les experts. 

Les tragédies de l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh en 2016 et l’incendie de l’usine au Pakistan en 2012 sont les deux seules des exemples pour lesquels les acteurs extérieurs n’étaient pas tenus responsables pour les mauvaises conditions de travail et l’injustice sociale »,

Les experts appellent à plus d'espace politique pour les États et une plus grande flexibilité pour relever les défis économiques et sociaux du XXIe siècle. "La solidarité internationale doit garantir que tous les États bénéficient de la mondialisation et que personne ne soit laissé pour compte", ont déclaré M. de Zayas et M. Jazairy.

Vous pouvez lire la déclaration complète ici.

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