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20 Février 2015 -

Les visages de l'ONU : Eva Devoldere

Eva Devoldere

20 février 2015 - Après plusieurs années de travail à la Commission européenne à Bruxelles, Eva Devoldere s’est retrouvée à Jérusalem grâce au Programme des Volontaires des Nations Unies. Depuis 2013, elle y travaille en tant qu’avocat au siège du Département des affaires juridiques de l’UNRWA (l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient).

Parmi les nombreuses tâches assignées au département se trouvent les services de conseils sur le droit international, sur le droit administratifs, et des conseils juridiques généraux. Eva Devoldere a pour tâche importante de fournir des conseils juridiques lorsque l’UNRWA collabore avec ses partenaires. Il peut s’agir de donateurs, mais aussi d’ONG qui sont présentes dans la région, des entreprises qui leur fournissent services ou matériels, ou encore, d’autres agences des Nations Unies et organisations qui soutiennent l’UNRWA dans l’exercice de son mandat. « Récemment, nous avons travaillé avec diverses ONG qui collaborent avec l’UNRWA dans la construction et la gestion de centres de santé au Liban. Pour ce faire, il est nécessaire de définir clairement les responsabilités et le travail de chacun » raconte Eva.

Respecter les principes de l’ONU

Supposons que l’UNRWA et d’autres organisations décident de coopérer afin de fournir du combustible et des couvertures aux réfugiés palestiniens de Gaza. Le contrat qui lie les différentes organisations doit non seulement déterminer qui fait quoi, mais de plus en plus d’attention est également prêtée aux principes de l’ONU. Afin de s’assurer que ces derniers soient respectés, ils sont inscrits dans les clauses standards. Eva explique : « De cette façon, l’UNRWA s’assure par exemple que les partenaires avec qui il collabore travailleront de manière éthique, et ne seront pas impliqués dans le travail des enfants ou le terrorisme. » En outre, des accords sont conclus concernant l’utilisation du logo des Nations Unies ou la neutralité, un principe que les Nations Unies doivent toujours maintenir. Enfin, il existe aussi les clauses de confidentialité qui garantissent qu’aucune donnée personnelle des réfugiés ne sera transmise lorsque cela n'est pas nécessaire.

Un dernier point notable qu’Eva indique toujours dans les contrats, est le fait que l’ONU est soumise au droit international et jamais au droit national. Cela s’avère capital en cas de conflit car les Nations Unies ne pourront jamais être jugées devant des juridictions nationales. Les parties définissent alors ensemble une autre manière de régler le différend ou optent pour l’arbitrage. Tous ces éléments sont essentiels pour préserver le travail de l’UNRWA.

Un vaste mandat

Bien que la rédaction de contrats représente une grande partie du travail d’Eva, celui-ci couvre d’autres aspects : le département prépare également des rapports pour d’autres agences de l’ONU, défend l’UNRWA devant un tribunal administratif interne  et veille enfin à ce que tout ce que les projets que l’UNRWA entreprend entrent dans le cadre de son mandat.

UNRWA fr

Les donateurs

Depuis plusieurs années, l’UNRWA fait face à un déficit budgétaire. Alors que le nombre de réfugiés dont l’agence s’occupe ne cesse de croître, que les besoins augmentent, mais les dons ne suivent pas. L’UNRWA dépend presque entièrement des contributions volontaires, c’est pourquoi il est essentiel de maintenir de bonnes relations avec les donateurs. C’est d’ailleurs une des responsabilités d’Eva de rédiger les contrats avec les donateurs. On peut y lire non seulement l’engagement des donateurs mais aussi leurs attentes par rapport à l’UNRWA. « Ainsi, par exemple, ils peuvent poser des conditions sur la visibilité que nous devons apporter à leurs dons, ou que nous rendions régulièrement des comptes sur les progrès réalisés » explique Eva. « Il est important que tout soit soigneusement préparé, car si l’UNRWA ne répond pas aux exigences, certains donateurs ont la possibilité de récupérer une partie des fonds alloués, ce que nous devons à tout prix éviter. »

Enfin, Eva et ses collègues donnent des formations au personnel de l’UNRWA pour qu’ils soient plus attentifs aux règles et procédures. « Vous voyez, c’est un travail très diversifié et c’est cela qui le rend agréable. Travailler pour une agence comme l’UNRWA, qui a des impacts concrets sur le terrain et qui fournit des services cruciaux aux réfugiés palestiniens, est incroyablement fascinant » conclut-elle.

19 Février 2015 -

Le monde a besoin d’une bombe verte et durable

Dr Yumkella

19 février 2015- Si toutes les parties prenantes de la COP21, c’est-à-dire en réalité chaque personne sur terre, montrent autant de passion et d’engagement que Dr. Kandeh Yumkella afin de créer un monde durable, le Sommet sur le climat prévu en décembre aura alors l’effet d’une bombe. Et pour une fois, il s’agit réellement d’une bombe que le monde a besoin.

« Quatre personnes sur cinq dans des pays les moins avancés n’ont pas l’électricité. C’est inacceptable. » C’est avec ces paroles que le Représentant spécial des Nations Unies pour l’Énergie durable pour tous a ouvert la conférence qui s’est tenue cette semaine. Il a jeté la lumière sur l’inséparable trio énergie – développement – climat, à grand renforts de termes percutants et clairs : « Sans accès à l’énergie, nous ne pourrons jamais atteindre l’objectif d’un développement durable » a-t-il ainsi rappelé.

Paradoxalement, l’énergie semble être une ressource tellement évidente que le besoin de trouver des alternatives durables n’avait pas été inclus dans les Objectifs du Millénaire pour le Développement. Une omission désormais rectifiée à travers les Objectifs de développement durable, le Programme de développement pour l’après-2015.

Quels sont les objectifs principaux de « Énergie durable pour tous » ?

Selon Yumkella, le but n’est pas de savoir comment nous pouvons sauver les populations pauvres, la question cruciale est plutôt de savoir comment nous allons éliminer la pauvreté et amener la prospérité et ce, tout en construisant un monde durable. « Pour atteindre cet objectif, » poursuit-il, « nous avons besoin d’un changement radical dans notre mode de consommation et de production ».

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, avait lui aussi abondé dans ce sens en déclarant : « L’énergie renouvelable est le fil d’or qui relie la croissance économique, le renforcement de l’équité sociale et un climat et un environnement qui permettent au monde de s’épanouir ».

PPT Kandeh Yumkella
Consultez ci-dessus la présentation de Dr. Yumkella

Ainsi, un des objectifs de l’initiative l’énergie durable pour tous, est de rendre accessible cette énergie… à tous les habitants de la planète d’ici 2030. Impossible, pensez-vous ? Yumkella soutient que ce n’est pas qu’une utopie :
« Certains considèrent l’investissement dans l’énergie comme une perte, et d’autres comme une opportunité. Il est essentiel de trouver un moyen d’impliquer les partenaires privés. » Car, pour tous les acteurs, y compris les autorités et les citoyens, il est plus que temps d’agir pour un monde durable.

Votre soif de savoir n’est pas encore satisfaite ? Lisez-en plus sur le sujet :

Le site sur l’initiative « Énergie durable pour tous » (en)
Le site de l’Association pour les Nations Unies Belgique (APNU), co-organisateur de la conférence

Regardez aussi les films ci-dessous :

Le clip officiel de la COP21Le clip officiel de la COP21

Questions-réponses avec Dr. Yumkella (en)

1) Quels sont les objectifs principaux de « Énergie durable pour tous » ?
2) Pourquoi l’année 2015 est-elle si importante pour « Énergie durable pour tous » ?
3) Quels sont les défis que rencontre « Énergie durable pour tous ? »
4) Comment puis-je soutenir « Énergie durable pour tous » ?

20 Février 2015 -

Liberté, égalité, justice sociale

cloud

20 février 2015. Aujourd’hui, environ 12,3 millions de personnes sont victimes du travail forcé et plus de 215 millions d’enfants travaillent dans le monde. De plus, près de 80 % de la population mondiale ne bénéficie pas encore d’une protection sociale convenable. Il est grand temps d’agir.

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19 Février 2015 -

Réduction des gaz à effet de serre, les objectifs de Kyoto dépassés

Xenja Santarelli FlickrCC BY 2.0

18 février 2015 – Avec moins 20% d’émission de gaz à effet de serre, les pays signataires du protocole de Kyoto ont dépassé les engagements pris il y a tout juste 10 ans.

En effet, les Etats qui ont ratifié ce texte s’étaient fixé un objectif de 5% largement dépassé. C’est un résultat dont les Nations Unies peuvent se féliciter aujourd’hui à quelques mois de l’organisation de la prochaine conférence sur le changement climatique (COP 21) qui aura lieu à Paris fin 2015.

«Je suis convaincue que sans le Protocole de Kyoto et ses divers mécanismes, nous ne serions pas où nous sommes aujourd'hui en ce qui concerne par exemple la croissance de la part des énergies renouvelables », a indiqué Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

« Le Protocole de Kyoto a été la première étape fondamentale. Nous devons aujourd'hui poursuivre et prendre des mesures de portée plus large pour un avenir véritablement durable pour sept milliards de personnes. Malgré tous nos efforts, globalement les émissions de gaz à effet de serre ne cessent d'augmenter et menacent le développement durable en mettant des millions voire des milliards de personnes en danger sur les décennies à venir», a ajouté Mme Christiana Figueres.

Cette information a été diffusée au moment où les parties prenantes à la COP se sont réunies à Genève (entre le 8 et le 13 février 2015.) pour travailler sur le texte de l’accord qui devra être signé à Paris en décembre prochain. Le principal objectif de cet accord est de contenir le réchauffement de la planète à moins de 2 degrés Celsius.

Un changement à long terme

« Paris ne résoudra pas le changement climatique d’un coup de baguette magique. Ce doit être un accord à long terme, un changement de modèle économique qui prenne en compte la réalité scientifique actuelle : un modèle qui répond à l'urgence du pic des émissions mondiales de gaz à effet de serre, qui déclenche une profonde dé-carbonisation de l'économie mondiale et qui atteint la neutralité climatique dans la seconde moitié du siècle », a poursuivi Mme Figueres.

La neutralité climatique sera atteinte quand les émissions de gaz à effet de serre seront inférieures ou égales à la quantité de gaz que la terre peut naturellement absorber.

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