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02 Août 2017 -

Des solutions innovantes pour lutter contre les « e-déchets » sont en train d’émerger

e-déchets photo unu

2 août 2017 – Avec la multiplication des appareils numériques et technologiques partout dans le monde, l'élimination responsable des déchets qui en découlent est en passe de devenir un véritable défi pour de nombreux pays. Près de 50 millions de tonnes de déchets électroniques devraient être jetées en 2017, et seule une petite portion de ces déchets et gérée en toute sécurité et de façon durable.

La production d’équipements électriques et électroniques dans le monde est en augmentation tout comme le rythme auquel les nouvelles technologies sont mises au point. En conséquence, le volume de déchets électroniques, ou e-déchets, augmente rapidement. Ces équipements usagés, cassés ou obsolètes tels que les téléphones mobiles, ordinateurs portables, télévisions et batteries contiennent des substances qui présentent des risques sanitaires et environnementaux considérables, en particulier si leur élimination ne se fait pas correctement.

On estime qu’entre 0.5 et 1.3 million de tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques sont expédiés hors de l’Union européenne chaque année, soit entre 16 et 38 % des e-déchets collectés.

« Des solutions innovantes pour lutter contre les "e-déchets" sont en train d’émerger », écrit Achim Steiner, administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement  (PNUD) et ancien Directeur général du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). « Le recyclage ne permet pas uniquement de réduire les pressions sur l’environnement, il permet également de créer des emplois et de générer des revenus. Le marché mondial de la gestion des déchets – de la collecte au recyclage – est ainsi évalué à 410 milliards de dollars (US $) par an, sans compter le très vaste secteur informel. »

L’une des solutions innovantes pour lutter contre les e-déchets est venue d’un partenariat entre le PNUD et un géant chinois de la technologie. Ensemble, ils ont développé une application avec laquelle l’utilisateur peut demander à ce que ses déchets électroniques soient récupérés. Du fait de sa simplicité, l’application connaît un grand succès : au départ mise en place dans seulement quelques villes, elle est désormais présente dans environ 22 villes.

La place accordée à la technologie dans la réalisation des Objectifs de développement durable est de plus en plus grande. Une bonne gestion des e-déchets permettra par exemple de contribuer à ces Objectifs et en particulier à l’ODD12 « établir des modes de consommation et de production durables » ainsi qu’à la cible 3.2 du Programme Connect 2020 établissant que le volume de e-déchets superflus doit être réduit de 50% d’ici à 2020.

Pour faciliter la réalisation de ces objectifs, l’Union internationale des communications (UIT) s’est associée à l’Université des Nations Unies (UNU) et à l’Association internationale des déchets solides (ISWA) pour créer le « Partenariat mondial sur les statistiques relatives aux déchets d’équipement électriques et électroniques. » La disponibilité de statistiques de meilleure qualité permettra en effet d’adopter de meilleures pratiques politiques, d’empêcher les déversements illicites, de promouvoir le recyclage et de créer des emplois dans les secteurs de la réutilisation, du reconditionnement et du recyclage.

« L'UIT a déjà prouvé qu'elle savait fournir au monde les données les plus fiables et les plus sûres concernant les TIC, » a déclaré Houlin Zhao, Secrétaire général de l'UIT. « C'est un honneur de participer à ce partenariat et de mettre nos compétences techniques et notre longue expérience de la collecte de données au service des pays afin de suivre et de mesurer les déchets d'équipements électriques et électroniques qu'ils produisent, pour qu'une gestion responsable de ces déchets puisse être mise en œuvre. »

31 Juillet 2017 -

La formation continue : une des clés à l’employabilité future

Jeunes femmes étudiant

31 juillet 2017 – 1 personne sur 3 dans le monde est née entre 1980 et 2000, et la majorité de cette Génération Y est sur le marché du travail. Les rapides changements dans les emplois dus aux avancées technologiques font que les postes les plus demandés à l’heure actuelle n’existaient pas il y a dix ans. De même, 65% des enfants entrant à l’école primaire sont susceptibles d’occuper un emploi qui n’a pas encore été inventé.

« La façon de vivre et de travailler de la population est transformée par les technologies numériques. Les compétences numériques sont également une des clés à l’employabilité des jeunes adultes et à leurs perspectives d’emploi dans tous les secteurs de l’économie face à ce monde du travail de plus en plus connecté et aux mutations rapides », explique Guy Ryder, Directeur général de l’Organisation internationale du travail (OIT).

Si la Génération Y est plus éduquée que les générations précédentes, celle-ci fait pourtant face à plus de difficultés lorsqu’il s’agit de trouver un emploi. Une étude de 2017 réalisée sur 8000 travailleurs de la Génération Y provenant de 30 pays du monde révèle que beaucoup d’entre eux estiment que l’université ne les a pas dotés des compétences, qualités personnelles et de l’expérience que le monde du travail d’aujourd’hui recherche. On estime que plus d’un tiers des compétences considérées comme importantes aujourd’hui ne seront plus utiles dans 5 ans. La créativité et l’intelligence émotionnelle feront partie des trois principales compétences recherchées.

Les emplois s’éloignent également du traditionnel schéma employé-employeur. Des experts prédisent que les plateformes freelance telles que UpWork vont de plus en plus se répandre et permettre aux travailleurs d’entrer directement en contact avec les personnes et entreprises souhaitant s’offrir leurs services.

Ne pas connaître la nature des emplois disponibles sur le marché du travail futur est un véritable problème pour les enseignants et étudiants puisqu’il est difficile de préparer les étudiants à un futur inconnu. L’investissement dans la formation continue est ainsi plus essentiel que jamais.

« Si j’arrivais sur le marché du travail aujourd’hui, je me concentrerai sur deux points : premièrement, je serais disposée à apprendre tout au long de ma vie. L’éducation n’a pas de "fin", il y a simplement des étapes de progression. Deuxièmement, je serais ouverte aux changements de trajectoire. Nous ne pouvons plus nous permettre d’être formés dans un seul domaine ou à un seul métier. Dans ma vie, j’ai d’abord été avocate, puis ministre des Finances et je dirige à présent le FMI. Pour la génération qui se trouve au seuil du marché du travail, le parcours professionnel sera encore plus sinueux », écrit Christine Lagarde, Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) dans Finances et Développement.

L’Objectif de développement durable 4 « Education de qualité » constitue à cet égard un élément essentiel du Programme 2030. L’OIT et l’Union internationale des télécommunications (UIT) ont ainsi lancé la campagne « Digital Skills for Decent Jobs for Youth » (ndlr : Compétences numériques pour offrir des emplois décents aux jeunes) dont l’objectif est de mobiliser des investissements afin de doter cinq millions de jeunes du monde entier de compétences numériques d’ici à 2030. Il s’agit d’un pas important vers la formation des travailleurs du futur.

28 Juillet 2017 -

« La traite d’êtres humains est à la fois une activité lucrative et un grave crime »

Crédit : Photo ONU/Martine Perret

30 juillet 2017 – Chaque pays du monde est touché par la traite d’êtres humains, en tant que pays d’origine, de transit ou de destination des victimes. Il s’agit d’une des violations les plus graves des droits de l’homme qui génère d’importants profits pour les trafiquants qui achètent et exploitent des êtres humains par la force, la fraude ou le mensonge. Afin de faire toute la lumière sur cette grave violation des droits de l’homme, les Nations Unies ont fait du 30 juillet la Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite d’êtres humains.

La traite d’êtres humains est un crime qui peut prendre différentes formes telles que le travail domestique, la prostitution, le travail des enfants, la mendicité forcée ou encore le prélèvement d’organes. De nos jours, des millions de personnes dans le monde sont victimes de la traite d’êtres humains, bien que leur nombre exact demeure inconnu. Selon l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), les enfants représentent près d’un tiers du trafic d’êtres humains et 79% des victimes sont des femmes et des filles.

Ces dernières années des changements ont cependant été observés puisqu’une proportion grandissante d’hommes font maintenant partie des victimes de la traite d’êtres humains. La part des victimes de trafics pour travail forcé a également augmenté. Environ 4 victimes sur 10 détectées entre 2012 et 2014 ont été victimes de travail forcé, et 63% d’entre elles étaient des hommes.

« La traite d’êtres humains est à la fois une activité lucrative et un grave crime », explique Dr James Cockayne, Chef de Bureau à l’Université des Nations Unies (UNU) et auteur d’un rapport cherchant à rompre les chaines financières de la traite d’êtres humains. Il s’agit d’une des activités illicites les plus lucratives en Europe qui rapporterait aux groupes criminels 3 milliards de dollars par an environ. Afin de briser les flux financiers qui profitent à ce crime, l’UNU a rédigé un rapport intitulé “25 Keys to Unlock the Financial Chains of Human Trafficking and Modern Slavery” (ndlr : 25 clés pour déverrouiller les chaines financières de la traite d’êtres humains et l’esclavage moderne), qui présente 25 mesures concrètes par lesquelles le secteur financier peut rompre tout lien avec ce crime honteux.

Dr. Cockayne ajoute que « environ 45,8 millions de personnes sont réduites en esclavage au jour d’aujourd’hui. Les effets ne doivent pas uniquement être mesurés en termes de dollars. Ces chiffres cachent l’histoire de véritables personnes, la plupart d’entre elles étant des femmes et filles aux mains de groupes criminels et terroristes qui les exploitent. En manipulant les recettes de ces crimes, les banques et autres institutions financières vont à l’encontre de la lutte contre le blanchiment d’argent et des lois interdisant le financement du terrorisme. Rompre les flux financiers associés à ces crimes permettra de mieux prévenir les crimes futurs et d’améliorer la vie des victimes. »

Face à l’urgence de la crise migratoire, ONUDC a choisi le thème suivant pour 2017 : « Agir pour protéger et aider les victimes de la traite ».  Celui-ci met en évidence les conséquences multiples que font peser les conflits et les catastrophes naturelles sur les risques de trafic d'êtres humains. Enfin, cette Journée mettra également en exergue le fait que de nombreuses victimes ne sont pas identifiées en tant que telles et, dès lors, n'ont pas accès à une aide ou à une protection.

Pour en savoir plus sur la Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite d’êtres humains, cliquez ici

Pour plus d’informations sur la traite d’êtres humains : ONUDC, IOM, OIT

Sur les réseaux sociaux, suivez #HumanTrafficking et #EndHumanTrafficking

28 Juillet 2017 -

Infographie, la Journée de la dignité des victimes de la traite d’êtres humains

SW Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite dêtres humains

La traite d’êtres humains est l’exploitation criminelle de femmes, d’hommes et d’enfants à des fins diverses, dont le travail forcé et l’exploitation sexuelle. L’Organisation internationale du travail (OIT) estime qu’environ 21 millions d’individus sont victimes de travail forcé à travers le monde. Cela inclut également les personnes exploitées au travail ou sexuellement. Même si le nombre exact de victimes de la traite n’est pas connu, on estime actuellement à plusieurs millions le nombre d’individus vendus à des fins lucratives dans le monde. Tous les États sont affectés par la traite des êtres humains, que ce soit un pays d’origine, de transit ou de destination des victimes.

Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite dêtres humains

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  • Le Secrétaire général a nommé M. Sudhir Rajkumar, de l’Inde, Représentant pour les investissements de la Caisse des pensions de l’ONU (19 octobre 2017)

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