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04 Avril 2017 -

Réfugiés syriens : à peine 9% des besoins couverts

Syria Brussels Conference 2017 EU UN

4 avril 2017 – A ce jour, à peine 9% des fonds nécessaires à l’assistance et la protection des réfugiés syriens ont été reçus par les Nations Unies et leurs partenaires, indiquent deux agences de l’ONU dans un communiqué conjoint.

A l’ouverture de la « Conférence de Bruxelles sur le soutien pour l'avenir de la Syrie et de la région », le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) - au nom des 240 partenaires internationaux et nationaux ainsi que des gouvernements des pays hôtes de la région – se sont dits extrêmement préoccupés par le niveau actuel de financement très bas pour l’aide à des millions de réfugiés syriens et aux communautés qui les accueillent.

4,63 milliards de dollars seraient nécessaires pour l’année 2017 selon une estimation afin d’être en mesure de pouvoir continuer à protéger et assister ces derniers. A l’heure actuelle, seulement 433 millions ont été reçus, soit à peine 9% du montant nécessaire.

Il y a actuellement plus de 5 millions de réfugiés syriens qui vivent en Egypte, Irak, Jordanie, Liban et en Turquie. A ce chiffre il faut ajouter le nombre également très élevé de personnes qui ont tenté le voyage périlleux pour l’Europe.

« Sans fonds supplémentaires, ce seront tous les domaines d’assistance qui seront entravés cette année. L’assistance financière et alimentaire serait réduite de moitié d’ici à juin, mettant en péril la stabilité et la sécurité dans la région » ont expliqué le HCR et le PNUD dans leur déclaration.

« La situation devient désespérée » selon Philippo Grandi, Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. « Nous pouvons déjà voir des enfants dans l’impossibilité d’aller à l’école, des familles sans abri qui ne peuvent même pas se procurer les produits de première nécessité. »

« C’est la même histoire partout dans la région – L’eau et les infrastructures sanitaires, les marchés du travail et de l’immobilier complétement saturés et sous pression » explique Helen Clark, administratrice du PNUD.

« Nous reconnaissons et apprécions les donations faites jusqu’ici, mais la triste vérité est que cela ne suffit pas. » a-t-elle ajouté.

La conférence de Bruxelles sur l’avenir de la Syrie et de la région a lieu les 4 et 5 avril. Le conflit syrien reste le défi humanitaire le plus préoccupant du monde, avec 13,5 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ayant besoin d’une aide immédiate.

 

Plus d’informations :

 

https://un4.me/2mWOdVQ (fiche d’information de la Bibliothèque d’UNRIC sur la Syrie)

http://www.consilium.europa.eu/fr/meetings/international-summit/2017/04/05/ (Site du Conseil européen)

04 Avril 2017 -

Quand les combats s’arrêtent, les mines continuent de tuer et font de plus en plus de victimes

Mine field DRC 2002

4 avril 2017 – Le nombre de personnes tuées ou blessées par des mines a considérablement augmenté ces dernières années. Près de 8 sur 10 sont des victimes civiles et plus d’un tiers des victimes sont des enfants.

Aujourd'hui marque Journée internationale pour la sensibilisation aux mines et l'assistance à la lutte antimines. Elle a été lancée afin de développer les capacités des pays à lutter contre les mines. Ces engins constituent une grave menace pour la sécurité, la santé et la vie de la population civile, et peuvent également entraver le développement social et économique d’une région. Le thème de la Journée 2017 est : « Répondre aux besoins. Privilégier l'humain. »

« Sans la lutte antimines, la paix ne peut être complète » a déclaré le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres. « J’invite instamment tous les États Membres à maintenir cette question au premier rang des préoccupations mondiales, lorsqu’il s’agit de négocier la paix, de s’employer à limiter les effets préjudiciables des conflits ou de mener une action humanitaire d’urgence dans les zones de guerre. »

L'accent est également mis sur l'élimination des mines dans les zones sortant d'un conflit. En octobre 2016, 64 pays étaient contaminés par des mines antipersonnel.

« La plupart des théâtres de conflits armés sont contaminés par des explosifs, que ce soit des mines terrestres, des engins explosifs improvisés, des obus d'artillerie ou des bombes à fragmentation. Lorsqu'ils sont déclenchés, ils tuent indifféremment, soldats ou civils, hommes ou femmes, vieux ou jeunes », a déclaré Daniel Craig, mandataire mondial des Nations Unies pour l’élimination des mines et engins explosifs.

La grande majorité des victimes (78%) est constituée de civils et l'augmentation récente des pertes est liée aux conflits armés en Libye, en Syrie, en Ukraine et au Yémen. En 2015, les enfants représentaient 38% des victimes civiles.

« Ce qui nécessitait autrefois un tank pour exploser peut être déclenché par un enfant qui saute à la corde. Ces engins tuent et mutilent, ils ébranlent des vies. Leur présence, réelle ou perçue, réduit la liberté ; la liberté de jouer et aller à l'école, la liberté de collecter de la nourriture et de l'eau. Nous devons unir nos forces pour éliminer ces dispositifs mortels et gagner la lutte contre la peur et la souffrance », explique Daniel Craig.

L'innovation dans le domaine du déminage a rendu plus sur l'élimination de ces engins. Selon Apopo, un rat de mine peut nettoyer 200m2 en une heure alors qu’il faudrait deux jours à l'homme pour faire de même.

En Syrie, le Service de la lutte antimines de l'ONU (UNMAS) travaille directement avec les organisations pour aider à trouver le moyen le plus approprié et le plus sûr de défricher les mines.

Les mines sont toujours utilisées dans des situations de conflit, et des efforts et des fonds supplémentaires sont nécessaires pour sauver des vies et aider les personnes touchées par les mines terrestres.

« La lutte antimines établit les fondements d’un relèvement et d’un développement durables. Nul ne devrait continuer à vivre dans la crainte d’être tué lorsque les combats ont pris fin. » a déclaré le Secrétaire général de l'ONU dans son message.

Plus d’information :

 

 

31 Mars 2017 -

L’ONU lance un appel à la reconnaissance des droits des personnes touchées par l’autisme

World Autism Day UN Photo

31 mars 2017 - Le Secrétaire général de l’ONU António Guterres lance un appel à la modification des comportements envers les autistes et désire une meilleure reconnaissance de leurs droits en tant que citoyens.

Dans un message à l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, le 2 avril 2017, António Guterres encourage les personnes touchées par l’autisme à revendiquer leurs droits et prendre des décisions en accord avec leurs désirs et préférences.

L’autisme est une maladie neurologique qui se déclare au cours de la jeune enfance, indépendante du genre ou du statut socio-économique. L’autisme se caractérise principalement par des interactions sociales différentes, des manières d’apprendre peu conventionnelles, des intérêts profonds dans des sujets très précis ainsi qu’un fort penchant pour la routine.

Un suivi approprié, ainsi que l’acceptation de cette variation neurologique permet aux individus touchés de jouir d’opportunités égales et d’une participation complète et efficace dans la vie sociétale.

« Lorsqu’ils jouissent d’opportunités égales en ce qui concerne l’auto-détermination et l’autonomie, les autistes sont d’autant plus motivés à prendre leur vie en main et d’avoir un impact positif sur notre futur partagé » a déclaré le Secrétaire général.

Entre 0,6 et 2% de la population est touchée par l’autisme. Leur nombre a augmenté au cours de ces dernières décennies mais cette croissance peut être expliquée par une sensibilisation plus accrue, ainsi que des changements dans la manière dont la maladie est diagnostiquée. Il est également aussi possible que des facteurs environnementaux externes soient à l’origine de cette augmentation.

En 2008, la Convention relative aux droits des personnes handicapées est entrée en vigueur, réaffirmant les principes fondamentaux des droits universels pour tous. Le but est de promouvoir, protéger et assurer cette universalité.

« Laissez-nous renouveler notre promesse, gravée dans le Programme de développement durable à l'horizon 2030, pour ne délaisser personne et nous assurer que chacun puisse contribuer à une société paisible et prospère. » a conclu António Guterres.

 

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30 Mars 2017 -

« La vérité est au ciel » : un film-enquête passionnant sur la disparition d’une jeune Italienne

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30 mars 2017 - Mafia, sexe, drogue, argent sale et banque du Vatican. Ce sont les ingrédients d’un parfait polar, qui ne serait qu’un bon film, s’il n’était pas aussi une histoire vraie, l’histoire d’une adolescente enlevée en 1983 et dont le corps n’a jamais été retrouvé.

« La vérité est au ciel » est un film de Roberto Faenza, réalisateur italien, présenté mardi 28 mars en avant-première en France à la cinémathèque de Paris. Plus de 300 personnes ont assisté à ce CINE ONU, organisé par l’Institut culturel Italien de Paris.

Il raconte l’histoire d’Emanuela Orlandi, fille d’un employé de la Préfecture pontificale, disparue le 22 juin 1983, alors qu’elle rejoignait son domicile, au Vatican. Depuis sa sortie de l’école de musique, en fin d’après-midi, plus personne n’a eu de ses nouvelles. Deux mois après sa disparition, le Pape Jean Paul II appelait, depuis son balcon, les ravisseurs à faire preuve d’humanité.

Pendant des années, la justice a enquêté ainsi que plusieurs journalistes. Mais cette affaire reste l’une des plus obscures de l’histoire criminelle de l’Italie.

En 2012, la justice, faute de preuve, a classé le dossier. Roberto Faenza a repris minutieusement toute l’enquête qui montre les liens ambigus entre certains membres du Vatican, la mafia, et le monde politique italien.

Le frère d’Emanuela, Pietro, présent lors de cette avant-première, se bat, avec sa famille depuis des années pour savoir ce qui est arrivé à sa sœur. « Tant qu’il n’y a pas de preuve de sa mort, nous avons le devoir de la chercher », a-t-il dit, lors du débat animé par Paolo Modugno, enseignant de civilisation italienne à Science-Po. Il avait à ses côtés Giancarlo Capaldo, procureur adjoint de Rome, qui s’était opposé au classement de l’enquête.

L’équipe du film a choisi d’organiser cette projection dans le cadre de la journée internationale des Nations Unies pour le droit à la vérité en ce qui concerne les violations flagrantes des droits de l’homme et pour la dignité des victimes. Pietro Orlandi se bat toujours pour que la vérité soit connue et a lancé lors de cette soirée une pétition pour demander la réouverture de l’enquête.

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