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Actualité

16 Août 2017 -

Les vacances scolaires propices aux mutilations génitales féminines pour de nombreuses filles du monde entier

Campagne ANTI MGF ©Walala Biotey Photo

14 août 2017 – Les mois de juillet, août et septembre sont propices aux excisions pour de nombreuses filles du monde entier. En période de vacances scolaires, elles ont en effet le temps de subir des Mutilations génitales féminines (MGF) mais aussi de se remettre de l’opération.

Bien qu’il n’existe qu’un nombre restreint de données officiellement collectées, les experts estiment que les MGF sont couramment pratiquées lors des vacances scolaires dans des pays tels que la Guinée, le Nigeria et la Somalie. Dans certains cas, les filles sont même amenées à voyager à l’étranger pour se soumettre à cette pratique. Chaque année, 180000 filles et femmes dans toute l’Europe risquent d’être victimes de MGF.

La médicalisation de la pratique, où des versions plus « légères » de MGF sont réalisées au sein des hôpitaux ou établissements de santé, est tout aussi préoccupante. En 2010, les agences des Nations Unies ont lancé une Stratégie globale pour empêcher le personnel soignant de pratiquer des MGF. « Plaider en faveur d’une forme mineure de MGF peut tout aussi bien être comparé à une « forme mineure de violence ou de discrimination » envers les femmes et filles du monde entier », a déclaré le Réseau européen END FGM.

Prévalence MGF UNICEF 2013

De quelque nature qu’elles soient, les MGF sont une violation des droits de l’homme reconnue internationalement. Le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) s’est associé avec des gouvernements, professionnels de la santé, organisations locales mais aussi chefs religieux et jeunes militants pour encourager leurs communautés respectives et responsables politiques à abandonner cette pratique.

Et il y a de l’espoir, puisqu’une nouvelle génération remet de plus en plus en question cette pratique.

« Le monde change et les Somaliens également, » explique Nimo Hussain, membre de l’Institut Hargeisa des Sciences de la Santé. L’Institut a révisé son programme de formation au métier de sage-femme l’an dernier, avec l’aide du FNUAP, afin d’expliquer aux futures sages-femmes comment gérer les complications liées aux MGF qui peuvent survenir lors de l’accouchement. Le programme les prépare également à plaider en faveur de l’abandon de cette pratique.

Des jeunes militants membres du réseau de jeunes Y-Peer se sont également emparés de la question. A l’initiative du FNUAP, Y-Peer apprend aux jeunes à éduquer les membres de leur communauté au sujet de la santé sexuelle et reproductive. A Hargeisa, des militants discutent avec les professionnels de la santé, membres de leur communauté et autres jeunes d’une série de sujets, parmi lesquels la planification familiale, la violence sexiste, le mariage des enfants et les MGF.

Plusieurs chefs religieux encouragent également ces changements. Le directeur de l’Université internationale Horn, Cheikh Almis Yahye Ibrahim, âgé de 47 ans, est l’un des six cheiks de la région arabe  à avoir formé un groupe qui lutte contre les MGF. Il parle également des dangers des MGF aux 5000 membres de la mosquée Ibrahim Dheere. Contrairement aux idées reçues, l’Islam n’exige ni ne recommande en aucun cas les MGF sous aucune forme.

Aucune des trois filles du Cheikh Ibrahim n'a été excisée. « Je refuse qu’on fasse du mal à quoi que ce soit d’elles », il explique. « Elles doivent rester telles qu’Allah les a créées ».

10 Août 2017 -

Les Nations Unies plus efficaces dans la prévention des conflits que ce que beaucoup d’experts pensent

Contingent portugais d'ATNUTO accompagné denfants locaux dans le Timor oriental ©UN peacekeeping

10 août 2017 - Les Nations Unies ont été fondées en 1945 afin de prévenir les conflits et maintenir la paix dans le monde. Mais au fil des décennies, beaucoup ont remis en question l’impact des Nations Unies dans la prévention des conflits. Une organisation internationale sans puissance militaire peut-elle réellement prévenir les guerres ?

Une nouvelle étude publiée dans la revue Physica A répond à cette question par l’affirmative puisqu’elle démontre que les Nations Unies sont bien plus qu’un simple spectateur des événements mondiaux. L’organisation sert en effet de cadre diplomatique propice à réduire les risques de conflit.

D’après une analyse de plus de 65 années de résultats de vote menée par le Dartmouth College et l’Université de l’Etat de l’Ohio, l’Organisation des Nations Unies a été efficace dans le règlement des conflits au cours de son histoire. En plus d’analyser l’efficacité des Nations Unies dans la prévention des conflits grâce aux résultats de vote, l’étude évalue également l’impact de l’organisation sur la diffusion de la démocratie et la construction d’alliances défensives.

« Notre analyse apporte la preuve que les Nations Unies sont plus que le simple témoin des changements en matière de préférences politiques », explique Scott Pauls, directeur du Département des Mathématiques au Dartmouth College. Il ajoute que les Nations Unies « ont une influence sur les décisions futures, en particulier en réglant des conflits. »

La révision des 5143 résultats de vote de l’Assemblée générale des Nations Unies enregistrés entre 1946 et 2011 révèle que faire travailler les nations ensemble au fil du temps instaure une confiance et facilite une communication rapide et transparente qui augmente les chances de résoudre les crises pacifiquement.

« Il y a plus de nuances dans les résultats de vote que ce que nous avions pensé », déclare Skyler Cranmer, professeur en Sciences Politiques à l’Université de l’Etat de l’Ohio. « Les données montrent que les Nations Unies sont plus efficaces dans leur mandat qui consiste à éviter les guerres que ce que de nombreux experts pensent » conclut M. Cranmer.

Les missions de maintien de la paix des Nations Unies ont réellement amélioré les situations conflictuelles dans de nombreux pays. Voici une liste des opérations de l’ONU en cours ou achevées :

Mission des Nations Unies au Sierra Leone

Opération des Nations Unies au Burundi

Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire

Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste

Mission d’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo

En fournissant des garanties élémentaires de sécurité et en répondant aux crises, les opérations des Nations Unies soutiennent les transitions politiques et aident à solidifier les nouvelles institutions étatiques encore fragiles. Le travail des Nations Unies a permis à de nombreux pays de fermer un chapitre de conflit et d’ouvrir la voie au développement, même si de grands défis en matière de consolidation de la paix demeurent.

09 Août 2017 -

Malgré des progrès, les peuples autochtones restent confrontés à d’importantes difficultés

Une participante de la Conférence mondiale sur les peuples autochtones qui s’est tenue au Siège de l’ONU à New York les 22 et 23 septembre 2014 UN Photo/Yubi Hoffmann

9 août 2017 – Les peuples autochtones sont en proie à davantage de luttes et de violations de leurs droits qu’il y a dix ans. Racisme, discriminations et accès inégal aux services de base tels que les soins de santé et l’éducation sont encore courants. Lorsque des données statistiques sont disponibles, celles-ci mettent clairement en évidence que les peuples autochtones sont laissés pour compte sur tous les fronts : ils connaissent des niveaux de pauvreté disproportionnés, une espérance devie plus faible et de très faibles taux de réussite scolaire.

Le thème 2017 de la Journée internationale des peuples autochtones célébrée aujourd’hui est « Dixième anniversaire de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones ». La Déclaration est l’instrument international le plus compréhensif sur les droits des peuples autochtones. Des progrès notables ont été enregistrés aux niveaux national, régional ou international dans la mise en œuvre de la Déclaration au cours de la décennie. Selon une déclaration conjointe d’experts des Nations Unies, il reste cependant encore beaucoup à faire avant que les peuples autochtones ne puissent exercer pleinement leurs droits comme cela est écrit dans la Déclaration.

Les peuples autochtones représentent environ 370 millions de personnes et vivent dans 90 pays. Ils parlent la vaste majorité des quelque 7 000 langues de la planète et représentent 5 000 cultures différentes.

Les peuples autochtones et le Programme 2030

Si les peuples autochtones étaient largement oubliés des objectifs du Millénaire pour le développement, les Objectifs de développement durable (ODD) les prennent pleinement en considération en leur faisant référence à six reprises dans le Programme 2030. L’Objectif 2 entend ainsi doubler d’ici à 2030 la productivité agricole et les revenus des petits producteurs alimentaires parmi lesquels les autochtones tandis que l’Objectif 4 entend assurer l’égalité d’accès des autochtones à tous les niveaux d’enseignement et de formation professionnelle. Parmi les peuples autochtones d’Europe, nous pouvons citer le peuple Sami vivant dans le nord de la Norvège, de la Suède, de la Finlande ainsi que dans la péninsule de Kola et le peuple Basque du nord de l’Espagne et du sud de la France.

Depuis 2007, les Basques sont en effet officiellement considérés comme un des peuples autochtones de l’Europe. En 2008, une délégation du Pays basque Nord s’est rendue à New York dans le cadre de l’Instance permanente des peuples autochtones dans le monde. L’objectif de cette séance était d’entendre les abus des droits des peuples autochtones à travers le monde. La Délégation citoyenne du Pays basque Nord souhaitait l’officialisation de la langue basque et la reconnaissance institutionnelle du Pays basque Nord.

Le peuple Sami est impliqué dans la réalisation du Programme 2030 à travers ses parlements qui participent à la mise en œuvre et au suivi des ODD. Ces derniers ont également étés consultés lors de l’élaboration des examens nationaux volontaires au cours du Forum Politique de haut niveau pour le développement durable 2017 qui se tenait au siège de l’ONU à New York.

VIDEO : https://www.youtube.com/watch?v=Swy0boCxEgY

07 Août 2017 -

Apporter la solidarité au cœur du séisme

Arquata del Tronto après séisme

7 août 2017 - Fabio Graziosi, qui couvre l’Italie au sein du Centre régional d’information des Nations Unies (UNRIC) s’est rendu dans quatre municipalités de l’Italie du centre qui avaient été sévèrement touchées par une série de tremblements de terre l’an dernier.

“Non ci abbandonate.”  Ne nous abandonnez pas…

C’est par ces mots que le maire d’Arquata del Tronto m’a dit au revoir à l’issue de ma visite du village. Le premier séisme (6.0 sur l’échelle de Richter) a été enregistré le 26 août 2016, suivi par un autre plus puissant et mortel, d’une magnitude de 6.5 sur l’échelle de Richter le 30 octobre, causant des répliques qui n’ont cessées depuis. Le bilan total a été de 300 morts, dont 48 à Arquata.

Il m’a invité à voir ce qu’il restait d’Aquarta – après m’avoir obtenu une autorisation des autorités militaires italiennes pour accéder à la zone rouge. Depuis 10 mois maintenant, la population locale n’a pu réintégrer le village et les domiciles.

La route principale, qui mène à une tour médiévale qui a par miracle survécu, était bouchée par presque un million de tonnes de gravats. C’est très dur pour quelqu’un d’extérieur de s’imaginer ce à quoi ressemblait l’endroit avant le séisme. Il est impossible d’accepter cette réalité pour ceux qui ont tout perdu et qui font désormais face à un avenir incertain.

Le maire m’a gentiment demandé de dépasser ma réticence à prendre des photos, moi qui avais peur de passer pour un « vautour » : « C’est pour la bonne cause », m’a-t-il dit.

J’ai aussi découvert le dévouement de milliers de volontaires. Des gens comme Claudia Filiaggi, responsable de la sécurité civile pour la seule installation locale capable de traiter les gravats afin qu’ils soient réutilisés pour la reconstruction. Ou encore Raffaella Milandri, dont l’ONG lève des fonds pour les jeunes familles.

Je leur ai mentionné la politique de réduction des catastrophes des Nations Unies. Mon seul engagement ce jour-là a été d’amener sur ce bout de terre la solidarité des Nations Unies.

Non, M. le Maire, nous ne vous abandonnerons pas.

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news32x32 DblueNominations

  • Le Secrétaire général a nommé M. Sudhir Rajkumar, de l’Inde, Représentant pour les investissements de la Caisse des pensions de l’ONU (19 octobre 2017)

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