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17 Janvier 2017 -

Sauver des vies avec des données de meilleure qualité

Forum des Nations Unies sur les données - Le Cap

17 janvier 2017 – Plus de 1000 experts en données du monde entier se retrouvent actuellement au Cap en Afrique du Sud à l’occasion du premier Forum mondial des Nations Unies sur les données. Pendant quatre jours, les données sont au centre de l’attention. Dans quel but ? Proposer des solutions de données novatrices pour améliorer les vies.

Bien que les statistiques aient été la bête noire de bon nombre d’entre nous en secondaire ou à l’université, elles sont essentielles au développement de politiques plus réfléchies. Une meilleure utilisation des données et des statistiques est cruciale pour atteindre les objectifs définis par le Programme de développement durable à l'horizon 2030.

Les avantages liés aux données sont considérables. Outre permettre de mesurer le progrès, les données peuvent également être un catalyseur de changement. Lorsque les données sont accessibles au grand public, elles peuvent favoriser la mobilisation et accroître la responsabilité de chacun.

Encore plus important, les données sauvent également des vies. Les données de téléphonie mobile permettent aux épidémiologistes de prédire la propagation de maladies contagieuses comme Ebola, le virus Zika ou encore la malaria. Dans le cadre de l’aide humanitaire, les mégadonnées offrent des opportunités sans précédent. En effet, grâce à elles, les experts identifient le lieu et le moment où les personnes ont besoin d’aide humanitaire ou sont en danger. Cela permet aux travailleurs humanitaires de distribuer les ressources de manière plus efficace.

Travailleur social Bangladesh tuberculose données - OMS/ G. Hampton

Toutefois, le chemin est encore long. Par exemple, seul 13 % des pays dans le monde allouent un budget aux statistiques consacrées au genre. Cela crée un écart de données sur le sujet. Parallèlement, 77 sur les 155 pays suivis ne possèdent pas de statistiques adéquates sur la pauvreté.

« Il existe une loi d’airain dans la recherche en matière de développement. Si deux chercheurs ou plus se rassemblent, ils vont tôt ou tard se plaindre de la mauvaise qualité des données », déclare le Dr. Claire Melamed, Directrice générale du Partenariat mondial pour les données du développement durable.

C’est dans le but d’améliorer la qualité des données que plus de 1000 experts et statisticiens travaillant pour des universités, des ONG, le secteur privé ou encore au gouvernement se retrouvent au Cap pour le premier Forum mondial des Nations Unies sur les données. Ce forum a pour objectif d'améliorer la qualité des données afin de mieux les exploiter dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de développement durable.

A l’occasion de cette rencontre, l’ONU lancera le Plan d’action mondial du Cap pour le développement durable. Ce plan ambitieux appelle les gouvernements, les responsables politiques et la communauté internationale à s’engager à mettre en place des actions clés dans six domaines stratégiques dont l’innovation et la modernisation des systèmes statistiques nationaux, la diffusion de données sur le développement durable, la création de partenariats ainsi que la mobilisation des ressources.

Nous savons ce que des données de qualité sont capables d’accomplir. Le Forum mondial de l’ONU sur les données doit donc s’assurer que les données soient utilisées afin que le monde entier en profite et que personne ne soit mis de côté. 

13 Janvier 2017 -

2017 : Pas d'embellie notable sur le front du chômage en Europe occidentale

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14 janvier 2017 – La « bonne année » ne vient pas toujours accompagnée de bonnes nouvelles. Sur le front économique et social, les prévisions pour l’Europe ne prêtent pas à l’optimisme. La croissance est en berne et la machine à créer des emplois est grippée.

Ces prévisions sombres pour l’Europe de l’Ouest, du Nord et du Sud sont issues du rapport "Emploi et questions sociales dans le monde – Tendances 2017" sur les tendances mondiales de l’emploi, rendu public le 12 janvier par l’Organisation internationale du travail (ILO).

La cause principale de ce marasme est liée à la diminution de la demande globale et donc à de faibles prévisions de croissance. Cela aura un impact sur le marché du travail et accentuera le chômage déjà à des niveaux très élevés dans la zone.

Une croissance en berne

La croissance du produit intérieur brut devrait, selon ce rapport, ralentir et s’établir à 1,5% contre 1,7 % en 2016. Ce ralentissement est essentiellement dû à la remontée du prix du pétrole. De plus, le Brexit pourrait engendrer une perte de confiance des investisseurs et des marchés financiers sur le moyen terme.

La palme de « leader de la décroissance » pourrait être décernée à la Grande Bretagne (1,1% de croissance seulement), alors que les économies espagnoles et grecques devraient commencer à remonter la pente, après les épisodes difficiles qu’elles ont connus.  

Recul infime du chômage et hausse des emplois précaires

Cette croissance limitée ne permettra pas de soutenir l’emploi de manière efficace. Le taux de chômage dans la région devrait atteindre 9,7% soit une légère baisse (0,2% par rapport à 2016), une amélioration faible par rapport à la période 2013-2016 pendant laquelle la baisse avait été de 2%.

Cependant, une réduction du chômage reste possible pour des pays comme la Croatie, l’Irlande, les Pays-Bas, le Portugal et l’Espagne.

L’importance du « chômage de long terme » est à noter, ainsi que celle du du chômage des jeunes (19% contre 7,9% pour les adultes).

La machine à créer des emplois semble enrayée (0,3% seulement de prévu pour 2017 contre une moyenne globale aux environs de 0,8%). Une des principales tendances est la part de plus en plus importante des emplois à temps partiels et des contrats temporaires (27,5% des contrats en 2015), souvent acceptés par obligation et non par choix.

12 Janvier 2017 -

1,2 million d’enfants victimes de la traite d’êtres humains

SOLD affiche du film

12 janvier 2017 - Basé sur une histoire vraie, SOLD raconte le voyage en enfer de Lakshmi, d’un petit village du Népal à une maison close, une prison appelée « Maison du Bonheur » à Kolkata en Inde. SOLD est une adaptation du roman de Patricia McCormick. À travers le destin d’une fille extraordinaire, SOLD illustre la brutalité du trafic d’enfants touchant 1,2 millions d’enfants à travers le monde chaque année. SOLD appelle à l’engagement et rend hommage à la puissance et la ténacité de l’esprit humain.

Le trafic d’êtres humains est l’une des problématiques les plus graves à l’heure actuelle. C’est pour cette raison qu’UNRIC, avec ses partenaires onusiens et européens (le Comité économique et social européen (CESE), l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour la population et l’Organisation internationale du Travail (OIT)) a choisi de présenter ce film au public.

Modéré par Geodele Liekens, personnalité du petit écran et ambassadrice de bonne volonté du FNUAP, le débat qui a suivi la projection était centré sur les actions à prendre pour combattre le trafic d’êtres humains.

Panel lors de la discussion après le film - Photo ONU

« Quelque 700 enfants arrivent tous les jours sur les quais de la gare de New Dehli pour se prostituer, être soumis au travail forcé ou impliqués dans le commerce de la drogue », a déclaré Madi Sharma, représentante du CESE.

Ozark Henry, musicien et ambassadeur de bonne volonté d’ONUDC contre la traite des êtres humains, estime que le problème est plus proche de chez nous. Il déclare que « la réalité est bien pire. C’est une réalité que nous voyons tous les jours à Bruxelles. Nous sommes témoins du trafic d’êtres humains bien plus fréquemment que nous le pensons. » « C’est un phénomène culturel. Tout revient à l’argent, de grosses sommes. C’est une affaire d’inégalité. »

L’OIT attire l’attention sur l’esclavage moderne avec sa campagne 50 for Freedom qui a pour objectif d’éradiquer ce phénomène. L’Organisation a également souligné son engagement avec l’Union européenne et leurs efforts combinés.

Cornélius Williams, directeur associé et chef de la division Protection de l’enfance de l’UNICEF, a insisté sur l’importance d’acheter « intelligemment » si nous voulons combattre le trafic d’êtres humains et refuser les produits fabriqués par des enfants.

Portants tous le cœur bleu de la Blue Heart Campaign, les cinq cent membres de l’assemblée ont été appelés à s’engager. « Vous devez être le changement que vous voulez voir », a déclaré Madi Sharma.

Si vous souhaitez consulter notre programme de la soirée (en anglais), veuillez cliquer ici.

10 Janvier 2017 -

António Guterres appelle à une diplomatie pour la paix

Margot Wallström et A. Guterres Photo ONU /Eskinder Debebe

10 janvier 2017 - Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a lancé un appel au Conseil de sécurité pour qu'il s'engage "dans une diplomatie pour la paix", lors d'un débat sur la prévention des conflits et le maintien de la paix.
 
La réunion, convoquée par la Suède qui assure actuellement la présidence du Conseil de sécurité, a été l’occasion de la première prise de parole du Secrétaire général lors d’une séance officielle du Conseil depuis son entrée en fonction le 1er janvier 2017.

Décrivant sa vision de l’action avant le conseil de mardi, le Secrétaire général a insisté sur le fait que la prévention des conflits doit être « LA » priorité et que les conflits ne peuvent pas être résolus seuls, mettant en lumière l’importance d’un travail collectif afin de trouver les solutions adéquates.

« Nous avons besoin d’une toute autre approche, » selon le Secrétaire général, s’adressant alors au Conseil. Il a expliqué que l’approche des Nations Unies était fragmentée et que paix et sécurité ont besoin d’être combinées avec le développement durable ainsi que les droits de l’homme.

Le Secrétaire général a expliqué que plus d’argent était investit pour répondre aux conflits que pour les empêcher. Ce dernier a proposé une approche rééquilibrée privilégiant l’anticipation et l’action.

Le travail de prévention incombe aux Etats membres, a indiqué M. Guterres. «La guerre n'est jamais inévitable. C'est toujours une question de choix » a déclaré le Secrétaire général. «La prévention n'est pas seulement une priorité. C'est la priorité », a-t-il ajouté.
 
La ministre suédoise des Affaires étrangères, Margot Wallstrom, a déclaré au Conseil que les Etats membres devraient tenir compte de l'appel lancé par le Secrétaire général en faveur d'une montée en puissance de la diplomatie, d’une inclusion des femmes dans les processus de paix et de l’augmentation de la coordination internationale en ce sens.

Cliquez ici pour plus de précisions, notamment au sujet de la position de la France lors du premier Conseil de sécurité d'António Guterres. 

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