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29 Mai 2017 -

Le Bureau de liaison des Nations Unies pour la paix et la sécurité à Bruxelles : travailler ensemble pour la paix et la sécurité

© Photo UNLOPS.

29 mai 2017 - Bruxelles. « Les conflits sont de plus en plus complexes et régionalisés. Nous devons être solidaires et travailler ensemble pour tenter de les résoudre ». Tels sont les mots du Directeur du Bureau de Nations Unies pour la paix et la sécurité, Rory Keane (photo ci-dessus).

Alors que les ambassadeurs du Comité politique et de sécurité de l’Union européenne (COPS) vont se rendre à New York le mois prochain pour assister à une session avec le Conseil de sécurité de l’ONU, UNRIC s’est entretenu avec Rory Keane, le Directeur du Bureau de liaison des Nations Unies pour la paix et la sécurité à Bruxelles. L’entretien a porté sur les bénéfices que peuvent retirer les Nations Unies et les opérations de paix de l’ONU des actions de l’Union européenne dans le monde entier.

UNRIC : Pouvez-vous nous en dire plus sur le rôle de votre Bureau de liaison et les raisons pour lesquelles il a été créé ?

Rory Keane : Le Bureau de Liaison des Nations Unies pour la paix et la Sécurité situé à Bruxelles a été créé pour s’assurer que les Nations Unies et l’Union européenne travaillent de concert afin de prévenir les conflits, de maintenir et d’assurer la paix. Nous le faisons à travers des canaux formels et institutionnalisés comme par exemple la réunion des ambassadeurs du COPS et du Conseil de sécurité qui aura lieu le mois prochain. Notre bureau s’engage également quotidiennement et directement avec l’Union Européenne et en particulier avec le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) sur ce genre de dossiers.

Dans le monde d’aujourd’hui, les conflits sont de plus en plus complexes et régionalisés. Nous devons être solidaires et travailler ensemble pour tenter de les résoudre. En construisant des partenariats comme cela est énoncé dans le Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies, nous renforçons les Nations Unies et son efficacité. Construire ce partenariat avec l’Union européenne, c’est notre rôle ici à Bruxelles. Nous travaillons également avec d’autres grands acteurs internationaux situés à Bruxelles tels que l’OTAN. Nous bénéficions ainsi de leur savoir-faire et expertise technique sur une série de sujets, tel que leurs techniques de déminage ainsi que leur expertise en termes d’aide médicale.

UNRIC : Pourquoi un partenariat avec l’Union européenne sur la paix et la sécurité est-il si important pour l’ONU ?

Rory Keane : L’Union européenne est pour nous un « partenaire naturel » dans le secteur de la paix et de la sécurité. Parallèlement, les Nations Unies et l’Union européenne ont différents outils à leur disposition qui peuvent se renforcer mutuellement.

Je vais vous donner un exemple. En 2013, la République Centrafricaine s’est enfermée dans un conflit de plus en plus sectaire. Le résultat a été une propagation de la violence, une instabilité grandissante et la fuite de civils de leur maison. La situation a nécessité une action urgente. Les Nations Unies ont autorisé l’Union européenne à déployer des soldats pour prévenir les violences dans la capitale et à permettre un accès humanitaire pour 9 mois. Grâce à cette présence, les Nations Unies ont pu construire une mission de paix de grande envergure, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). C’est dans ce type de cas que les partenariats stratégiques entre l’ONU et l’UE s’avèrent précieux : avec une « mission de liaison » rapidement déployable, l’UE peut grandement aider les Nations Unies. Notre bureau de liaison a également joué un rôle important en mettant en relation les acteurs clés.

Mais l’Union européenne est également un partenaire important d’un point de vue financier. Par exemple, l’UE a organisé une conférence de donateurs à Bruxelles en novembre dernier où plus de 2.2 milliards de dollars ont été promis pour financer le Plan de relèvement et de consolidation de la paix en République Centrafricaine. De telles conférences sont vitales pour la reconstruction du pays.

UNRIC : De quelle manière l’Union européenne peut-elle améliorer les opérations de maintien de la paix de l’ONU ?

Rory Keane : L’Union européenne complète les travaux de l’ONU en déployant la plupart du temps ses missions dans les pays où les opérations de maintien de la paix de l’ONU sont déployées. Le personnel de l’Union européenne est généralement formé et équipé pour effectuer des tâches bien spécifiques, comme par exemple la formation de hauts responsables militaires dans un pays ou le soutien du travail des agents de douane et de la police.

L’Union européenne finance également l’Union africaine qui mène d’importantes opérations de paix, comme c’est le cas en Somalie.

Du fait de la prolifération des conflits dans le monde entier, nous avons plus que jamais besoin des opérations de maintien de la paix de l’ONU et le soutien de l’Union européenne à cet égard nous est précieux. Les opérations de paix font partie des biens mondiaux. Elles réduisent en effet le niveau de violence, la durée des conflits et empêchent à ces derniers de se propager. Représentant moins de 0.5% des dépenses militaires mondiales, on peut dire que les opérations de maintien de la paix de l’ONU permettent une très bonne optimisation de nos ressources.

À ce sujet, l’Union européenne et ses États membres ont un rôle crucial à jouer. Notre Bureau de liaison s’est engagé à soutenir le Siège des Nations Unies en demandant des contributions plus systématiques de la part de l’Union européenne et de ses États membres pour les opérations de maintien de la paix.  Les Européens peuvent apporter leur contribution à ces missions avec leurs militaires mais aussi avec ce que l’on appelle les « éléments déterminants cruciaux », tels que des hélicoptères ou des hôpitaux de campagne. Nous observons actuellement une augmentation importante de la contribution européenne dans les missions de l’ONU telles que la MINUSMA au Mali.

UNRIC : Le nouveau Secrétaire général des Nations Unies António Guterres a déclaré que la prévention des conflits était sa priorité. Qu’est-ce que cela signifie dans le cadre du partenariat ONU-UE pour la paix et la sécurité ?

Rory Keane : La prévention des conflits est extrêmement importante. Cela peut sauver des vies et enrayer le cycle vicieux qui a des effets destructeurs sur des sociétés et des économies entières. La prévention des conflits ne reçoit cependant pas toujours l’attention et le financement qu’elle mérite. On entend rarement parler de conflits qui ont été évités, de guerres qui n’ont finalement pas eu lieu.

Le Secrétaire général s’est personnellement engagé à intensifier les actions diplomatiques visant à maintenir la paix et éviter une aggravation des conflits. L’Union européenne joue un rôle très important dans ces actions diplomatiques. Cette dernière s’est en effet révélée précieuse à maintes reprises. Elle a par exemple facilité les échanges entre Belgrade et Pristina ainsi que les discussions sur le nucléaire iranien. Mais c’est également à travers les aides au développement et les politiques relatives aux droits de l’homme que l’UE contribue à éviter que de violents conflits n’éclatent.

Les Nations Unies mènent les actions visant à établir la paix dans des pays tels que les Syrie et la Lybie, tout en prévenant la violence dans de nombreux pays à travers le monde. C’est dans ce cadre que notre bureau de liaison assiste l’Union européenne et les Nations Unies et facilite leur coordination. Nous devons nous assurer que nos efforts mutuels dans la prévention des conflits sont davantage que la somme des actions de chacun.

29 Mai 2017 -

Infographie, la Journée internationale des Casques bleus

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29 mai 2017 - La Journée internationale des Casques bleus de l’ONU 2017 a pour thème « Investir dans la paix à travers monde ». Cette Journée rend hommage au personnel civil, policier et militaire pour sa contribution inestimable au travail de l’ONU. C’est aussi l’occasion d’honorer la mémoire de plus de 3 500 Casques bleus qui ont perdu la vie en servant sous le drapeau des Nations Unies depuis 1948, dont 117 hommes et femmes en 2016.

Journée internationale des casques bleus 2

24 Mai 2017 -

Investir dans la paix autour du monde, la mission MINUSMA au Mali

MINUSMA mission à Mali_M Deconinck salue les casques blues

24 mai 2017 – Lundi 29 mai 2017, nous célébrerons la Journée internationale des casques bleus de l’ONU. Cette année, le thème choisi est « Investir dans la paix autour du monde. » Chaque année, des milliers de femmes et d’hommes sont en effet déployés dans le monde entier sous les couleurs du drapeau des Nations Unies dans le cadre de missions de maintien de la paix. Intéressons-nous à l’une de ces missions, la MINUSMA.

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18 Mai 2017 -

Migration : le nombre d’enfants seuls a été multiplié par cinq en cinq ans

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18 mai – Au moins 300.000 enfants non accompagnés ont été enregistrés entre 2015 et 2016. Ils sont répartis dans 80 pays et sont des proies faciles pour les trafiquants et victimes d’abus en tout genre.

A l’approche du G7, qui aura lieu du 26 au 27 mai, l’UNICEF a transmis aux dirigeants six mesures prioritaires à mettre en place pour garantir la sécurité des enfants réfugiés et des migrants.

Selon le rapport de l’UNICEF, intitulé Un enfant est un enfant, des millions de mineurs se déplacent et franchissent des frontières internationales à la recherche d’une vie meilleure. Ils sont de plus en plus nombreux à se déplacer seul, sans leurs parents ou autre membre de la famille. En Italie, 92% des enfants sont arrivés non accompagnés cette année.

Sans protection, ils deviennent des proies faciles pour les trafiquants. De nombreuses barrières empêchent les enfants de partir légalement. Les dispositifs de réunification familiale ou les différents visas leurs sont souvent inaccessibles. Ils n’ont plus d’autres choix que de se tourner vers les filières clandestines.

Mary, une mineure non accompagnée de 17 ans, originaire du Nigéria, raconte son calvaire après avoir remis son destin entre les mains de passeurs. « Il m’a dit que je serais bien traitée et en sécurité, mais tout n’était que mensonge ». Mary est restée en Libye pendant plus de trois mois où elle a été victime de maltraitance. « Il m’a dit que si je ne couchais pas avec lui, il ne m’emmènerait pas en Europe. Il m’a violée. » Les filles sont plus souvent victimes de trafic que les garçons. En 2014, 20% des filles réfugiées sont victimes de trafic contre 8% des garçons. Parmi elles, 72% sont victimes d’exploitation sexuelle et 20% sont contraintes aux travaux forcés.

Certaines routes sont plus particulièrement dangereuses : une enquête de l’OIM montre que 75% des enfants arrivés en Italie par la route centrale de Méditerranée ont été retenus contre leur volonté ou ont été forcés à travailler. Il s’agit de passages où les institutions des Etats sont insuffisantes, laissant place au crime organisé et où les migrants sont prêts à tout pour s’en sortir.

Une fois arrivés en Europe ou en Amérique du Nord, les enfants sont traités d’une façon qui serait jugée inacceptable pour des enfants européens ou américains. Vivant dans des abris surpeuplés, exposés aux dangers de la rue, ils se retrouvent parfois à devoir travailler en échange d’un toit ou de nourriture. La Convention relative aux droits de l’enfant protège tous les enfants quel que soit leur statut légal, leur nationalité ou leur apatridie.

 L’objectif du plan d’action de l’UNICEF est de protéger les droits de l’enfant, quels qu’ils soient et où ils se trouvent.

Le Plan d’action de l’UNICEF

agenda pour agir

Autres données importantes du rapport :

• 200 000 enfants non accompagnés ont demandé l’asile dans environ 80 pays en 2015-2016.
• 100 000 enfants non accompagnés ont été appréhendés à la frontière entre les États-Unis et le Mexique en 2015-2016.
• 170 000 enfants non accompagnés ont demandé l’asile en Europe en 2015-2016.
• Les enfants représentent approximativement 28 % des victimes de traite dans le monde.
• L’Afrique subsaharienne et l’Amérique centrale et les Caraïbes présentent les proportions les plus élevées d’enfants parmi les victimes de traite identifiées, avec 64 % et 62 %, respectivement.
Jusqu’à 20 % des passeurs sont liés à des réseaux de traite des personnes.

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Concours Programme jeunes administrateurs (YPP) 2017
Luxembourg et Monaco participent au concours 2017

news32x32 DblueNominations

  • Le Secrétaire général nomme M. Ghassan Salamé, du Liban, Représentant spécial et Chef de la Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL) (22 juin 2017)

  • Le Secrétaire général nomme M. Vladimir Ivanovich Voronkov, de la Fédération de Russie, à la tête du nouveau Bureau des Nations Unies contre le terrorisme (21 juin 2017)

  • ​​​​​​​Le Secrétaire général nomme Mme Ana Maria Menéndez de l’Espagne, Conseillère principale pour les questions politiques (21 juin 2017)

    Liste complète...

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Une campagne de l’ONU met en scène les Schtroumpfs pour faire connaître les Objectifs de développement durable
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