Dimanche, 25 Septembre 2016
UNRIC logo - français

l'ONU dans
votre langue

Actualité

05 Août 2016 -

Le message de l'équipe de réfugiés à Rio : ne jamais abandonner !

Team refugee 1Photo : HCR

5 juillet 2016 - La nageuse syrienne Yusra Mardini n’avait aucun équipement quand elle est arrivée en Allemagne : « Je n’avais rien : ni bonnet, ni maillot de bain, rien. » A cette période l’année dernière, la natation lui a sauvé la vie - littéralement - quand la frêle embarcation, à bord de laquelle elle et sa sœur avaient embarqué en Turquie, a commencé couler en mer Egée. Elle a dû sauter à l’eau et nager pour pousser le bateau en direction de Lesbos, en Grèce, vers la sécurité.

Depuis l’arrivée de l’équipe olympique des athlètes réfugiés au Brésil à la fin de la semaine dernière, une première dans l’histoire des Jeux Olympiques, des dirigeants brésiliens, des célébrités internationales et d’autres athlètes se sont ralliés à leurs côtés. Dix jeunes hommes et femmes ayant fui leur pays en quête de protection. Dix athlètes talentueux qui n’ont jamais abandonné, envers et contre tout.

Depuis le début des Jeux Olympiques modernes en 1896, plus de 200 équipes nationales ont participé pour la gloire aux Jeux Olympiques d’hiver et d’été. Cette année, pour la première fois, une équipe de réfugiés participera également aux compétitions olympiques. Aux Jeux Olympiques de 2016 à Rio de Janeiro, 10 athlètes réfugiés originaires de quatre pays vont concourir dans le cadre de l’Equipe olympique des athlètes réfugiés. Parmi eux, il y a deux nageurs, deux judokas, un marathonien et cinq coureurs de demi-fond. Leurs performances sportives et leur résilience sont un hommage au courage et à la persévérance de tous les réfugiés – à un moment où le nombre de personnes déracinées par la violence et la persécution est à son plus haut niveau depuis la Seconde Guerre mondiale.

57a07e754

Les athlètes réfugiés qui participeront aux Jeux Olympiques au Brésil visitent la statue du Christ Rédempteur à Parque Nacional da Tijuca. Photo : CIO

L’équipe de 10 athlètes refugiés, soutenue par le HCR et le Comité International olympique (CIO), a été créée pour attirer l’attention mondiale sur l’ampleur de la crise mondiale des réfugiés et pour agir en tant que symbole d’espoir pour les réfugiés à travers le monde. Les athlètes refugies sont privés, du fait des conflits et de la persécution, de représenter leur pays, voire même tout simplement de pratiquer un sport.

La plupart ont fui la guerre civile au Soudan il y a plus de 10 ans. A part avoir fui en exil, ils n’ont jamais voyagé hors du Kenya. Ils ont vécu et grandi dans une région reculée du Kenya, au camp de Kakuma, où il y a peu d’installations modernes pour les jeunes. L’athlétisme s’est avéré une distraction bienvenue pour oublier un peu la vie difficile au quotidien.

« Nous avons un message à envoyer au monde : Nous sommes venus en tant que réfugiés, nous sommes venus en tant qu’ambassadeurs des réfugiés. Maintenant, nous sommes là pour vous montrer que nous pouvons faire tout aussi bien que les autres êtres humains, ainsi que promouvoir la paix dans le monde entier », a déclaré Yiech Pur Biel, 21 ans.

Team refugee 4 2

James prépare ses bagages avant le départ pour Rio, où il participera à l’épreuve du 800m. Photo : HCR/Benjamin Loyseau

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Filippo Grandi a récemment rendu hommage à ces jeunes athlètes. « Leur participation aux Jeux Olympiques est un hommage au courage et à la persévérance de tous les réfugiés pour surmonter l'adversité et construire un avenir meilleur pour eux-mêmes et leurs familles », a-t-il indiqué dans une récente déclaration.

Yiech Pur Biel va participer à la compétition du 800m. Il s’est entrainé avec certains de ses héros au sein de l’équipe d’athlétisme du Kenya. Il s’est beaucoup amélioré dans ses performances, et ce en tout juste quelques mois. Il avait 11 ans quand il est arrivé au camp sans ses proches, qui avaient fui dans une autre direction vers l’Ethiopie et qu’il n’a pas revus depuis.

Suivez le twitter de l'équipe de réfugiés et le Facebook

Sources : HCR

01 Août 2016 -

Semaine mondiale de l'allaitement : 77 millions de nouveaux-nés ne sont pas mis au sein dans la première heure de leur vie.

1er août 2016 - D'après l'UNICEF, environ 77 millions de nouveau-nés – un sur deux – ne sont pas mis au sein dans la première heure de leur vie, ce qui les prive des nutriments indispensables, des anticorps et du contact physique avec leur mère qui les protègent des maladies et de la mort. 

BV week 3Photo : UNICEF

Retarder le début de l’allaitement augmente de 80 %  le risque de décès des nourrissons.

"Faire trop attendre les nouveau-nés pour le premier contact avec leur mère hors de l’utérus diminue les chances de survie des nourrissons, limite la production de lait maternel et réduit les chances d’un allaitement exclusif", explique France Bégin, Conseillère pour la nutrition à l’UNICEF. "Si tous les bébés étaient alimentés uniquement du lait maternel à partir de l’instant où ils naissent jusqu’à l’âge de six mois, plus de 800 000 vies seraient sauvées chaque année."

Au cours des quinze dernières années, les progrès pour que plus de nouveau-nés soient mis au sein dès leur naissance ont été lents, selon l’UNICEF. En Afrique subsaharienne, où la mortalité des enfants de moins de cinq ans est la plus élevés au monde, les taux d’allaitement précoce n’ont augmenté que de dix points depuis 2000 en Afrique de l’Est et en Afrique australe mais sont restés inchangés en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale.   

Même en Asie du Sud, où les taux d’allaitement précoce ont triplé depuis quinze ans, passant de 16 % en 2000 à 45 % en 2015, l’augmentation est loin d’être suffisante : 21 millions de nouveau-nés continuent d’attendre trop longtemps avant d’être mis au sein.  

Plus l’allaitement est retardé, plus le risque de décès durant le premier mois de la vie est élevé. Retarder l’allaitement de deux à vingt-trois heures après la naissance augmente de 40 % le risque de décès des nourrissons. Le retarder de vingt-quatre heures, voire plus, augmente ce risque de 80 %.

"Le lait maternel est le premier vaccin d’un bébé, la première et la meilleure protection qu’il a contre les maladies", affirme France Bégin. "Les nouveau-nés représentent près de la moitié des décès d’enfants de moins de cinq ans. L’allaitement précoce est donc une question de vie ou de mort."

UN0873 Med ResPhoto: UNICEF

Les analyses de l’UNICEF montrent que les femmes ne reçoivent pas l’aide dont elles ont besoin pour commencer à allaiter immédiatement après la naissance, même quand un médecin, une infirmière ou une sage-femme aident à l’accouchement. Au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Asie du Sud, par exemple, les femmes qui accouchent en présence d’une personne qualifiée ont une probabilité plus faible de commencer à allaiter dans la première heure de la vie que les femmes qui accouchent en présence de personnel non qualifié ou de parents.  

Nourrir les bébés avec d’autres liquides ou aliments est une autre raison pour laquelle l’allaitement précoce est retardé. Dans de nombreux pays, il est habituel d’alimenter un bébé avec du lait maternisé, du lait de vache ou de l’eau sucrée pendant les trois premiers jours de la vie. Presque la moitié de tous les nouveau-nés sont alimentés avec ces liquides. Quand les bébés se voient proposer des alternatives moins nutritives que le lait maternel, ils sont allaités au sein moins souvent, ce qui rend plus difficile pour les mères de commencer et de poursuivre l’allaitement.   

Dans le monde, seulement 43 % des enfants de moins de six mois sont allaités exclusivement au sein. Les bébés qui ne reçoivent jamais de lait maternel ont une probabilité quatorze fois plus élevée de mourir que ceux nourris exclusivement au sein.

Mais n’importe quelle quantité de lait maternel réduit les risques de décès d’un enfant. Les bébés qui ne reçoivent jamais de lait maternel ont une probabilité sept fois plus élevée de mourir des suites d’une infection que ceux qui ont reçu au moins un peu de lait maternel pendant les six premiers mois de leur vie.  

 

Note aux rédactions
 
La Semaine mondiale de l’allaitement est célébrée chaque année du 1er au 7 août dans plus de 170 pays pour promouvoir l’allaitement et améliorer la nutrition des enfants en bas âge du monde entier. 

 

Partagé depuis UNICEF France

New York/Paris, 29 Juillet 2016

01 Août 2016 -

Concours vidéo mondial de la jeunesse sur le changement climatique

banner colors min

1er août 2016 - Tu as entre 18 et 30 ans et te sens concerné par le réchauffement climatique ? Participe au concours vidéo mondial de la jeunesse sur le changement climatique en envoyant une vidéo de 3 minutes avant le 19 août 2016 et gagne un voyage à COP22 à Marrakech !

Les jeunes sont invités à raconter au monde comment ils façonnent un avenir plus durable en participant au deuxième concours vidéo mondial de la jeunesse sur les changements climatiques.

Tous les jeunes âgés entre 18 et 30 ans sont invités à créer une vidéo de 3 minutes dans n'importe quelle langue avec des sous-titres en anglais, dans l'une des catégories suivantes :

  • Action climatique
  • Sensibilisation du public

« Les jeunes prennent des mesures pour le climat et l'environnement et nous voulons entendre et voir ce qu'ils font dans le but d'inspirer l'ONU et le monde entier. Que ce soit une campagne de désinvestissement au campus universitaire; la gestion durable d'une entreprise ou la radiodiffusion de programme sur le changement climatique par le biais une station de radio de village, envoyez-nous vos incroyables vidéos, faites-vous remarquer internationalement et devenez peut-être l'un des gagnants de cette année », a déclaré Nick Nuttall, porte-parole de la CCNUCC.

youthvideo2 1275x850

Une liste de vidéos choisies par un jury composé de représentants du PNUD, de la CCNUCC et de tve sera sélectionnée et affichée en ligne. Le concours, qui est organisé par Television for the Environment (tve), et qui fait partie de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, prendra fin lors de la grande cérémonie des prix qui aura lieu en novembre 2016 lors de la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP22) à Marrakech, au Maroc. Le gagnant dans chaque catégorie, c’est-à-dire le film le plus visionné sur la chaîne YouTube de tve, gagnera un aller-retour à la COP22 de Marrakech et un poste de jeune journaliste reporter.

Parmi les gagnants de l’année passée, la vidéo « Petits efforts pour un grand changement » de Saraswati Upadhaya montre la vulnérabilité des régions du Népal qui doivent faire face aux impacts du changement climatique, tels que la diminution des réserves d’eau, et comment les communautés locales traitent le problème. La jeune militante souligne également ses efforts pour communiquer ses connaissances sur le changement climatique aux enfants des écoles locales.

Dans sa vidéo, Charles Batte dépeint le projet « Adoption d’arbres en Ouganda » qui aide à lutter contre le changement climatique grâce à la plantation d’arbres. Le projet implique des entreprises individuelles de plantation d’arbres et fournit des emplois pour les jeunes.

Source : Site officiel de l'ONU pour la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC)

Vidéos et photos : Site de la COP21

30 Juillet 2016 -

L'ONU s'engage contre la traite des êtres humains : entretien avec Orzak Henry

30 juillet 2016 – À l’occasion de la Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite des êtres humains, l’ambassadeur de bonne volonté de l’ONUDC, le belge Ozark Henry, a accepté de répondre à trois questions qui illustrent le travail de l’ONU pour combattre le trafic d’êtres humains.

world trafficking person day

Cette année le thème de la Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite d’êtres humains concerne « les vulnérabilités liées à la traite des êtres humains », pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

L’exploitation des personnes vulnérables est au cœur du trafic des êtres humains. Cette troisième journée mondiale du trafic des êtres humains se concentre particulièrement là-dessus ainsi que sur la nécessité d’éviter à ce que les gens ne deviennent des victimes. Pour ce faire, nous devons diffuser le plus d’informations possibles sur les pratiques des trafiquants et, par la même, identifier correctement les victimes, établir un rapport de confiance avec elles pour les aider à être autonomes et à recouvrer leurs droits.

Aujourd’hui, il existe de multiples formes de vulnérabilités qui se croisent entre elles, dans un contexte mondial de flux de migrations variables et de mouvements massifs de réfugiés et de migrants. 

Hommes, femmes et enfants ; migrants, demandeurs d’asile et apatrides; handicapés, enfants des rues ou ceux placés en institutions ; les personnes en mouvements et les laissés pour compte – aucune région, aucun pays n’est immunisé contre le trafic des personnes, qu’il s’agisse d’exploitation sexuelle, de travail forcé ou toute autre forme de pratiques abusives.

Les trafiquants ne cessent de recevoir et de contrôler des victimes, en utilisant de nouvelles méthodes ou en perpétuant les anciennes, mais le défi sous-jacent pour nous reste le même : nous devons redoubler d’efforts pour identifier et protéger les victimes, ainsi que pour perturber les réseaux criminels qui commettent ces crimes. 

 

En tant qu’ambassadeur de bonne volonté de l’ONUDC, pouvez-vous expliquer comment le travail de l’ONUDC, et plus particulièrement la campagne de sensibilisation Cœur Bleu, aborde ces vulnérabilités liées à la traite des êtres humains ?

La campagne « Cœur Bleu » représente la tristesse de ceux qui sont victimes de trafic tout en nous rappelant le manque de compassion de ceux qui achètent et vendent d’autres êtres humains. L’utilisation du bleu onusien montre également l’engagement des Nations Unies pour combattre ce crime contre l’humanité.

La campagne vise à informer le grand public au sujet du trafic d’êtres humains et d’afficher notre solidarité avec les victimes de ce crime. Elle cherche aussi à encourager la participation à tous les niveaux pour passer à l’action et mettre fin à la traite de personnes. 

Nous voulons créer un symbole international visible pour nous assurer de sortir de l’ombre le troisième crime le plus lucratif du monde. En « portant » le « Cœur Bleu », vous participerez à sensibiliser les gens autour de vous au sujet de la traite des personnes et vous vous joindrez à la campagne pour combattre ce crime.   

Plusieurs pays du monde entier ont rejoint la campagne pour encourager la participation et le passage à l’action face au combat contre le trafic d’êtres humains, augmentant ainsi la connaissance de ce crime afin de contribuer à l’empêcher.

La campagne informe également sur le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la traite des êtres humains. Ce fonds fournit l’opportunité à tous, y compris les gouvernements, le secteur privé, les organisations internationales, les ONG et les individus, de travailler ensemble pour aider directement ceux qui sont le plus affectés par ce fléau qui ravage le monde entier.

À travers son processus de petites subventions, le fonds attribue des subventions pluriannuelles, qui peuvent valoir jusqu’à 20 000 dollars par an, à des organisations non-gouvernementales locales qui viennent directement en aide aux victimes du trafic des êtres humains dans les pays du monde entier.

Depuis son lancement, le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la traite des êtres humains a directement porté assistance à près de 2.000 individus chaque année, et des dizaines de milliers de personnes ont été indirectement soutenus grâce à des initiatives de sensibilisation et de vulgarisation.

 

Que peut faire le public pour montrer son soutien aux victimes de la traite et empêcher que d’autres le deviennent ?

On pourrait se demander ce qu’une seule personne peut faire contre le trafic d’êtres humains. Mais nous avons tous un rôle à jouer.

  • Un premier pas serait de nous renseigner à propos de la traite des personnes et sensibiliser les autres à ce sujet.
  • J’encourage chaque personne à se joindre à la campagne Cœur Bleu. Cette initiative est sur Twitter et Facebook ; « Likez » et « Abonnez-vous » à notre page pour être au courant des mises à jour et de l’actualité au sujet du trafic d’êtres humains. J’encourage également les gens à faire passer le message de la campagne à travers leurs propres réseaux et contacts.
  • Nous pouvons agir de manière responsable : assurez-vous que vos choix et vos actions en tant que consommateurs soient éthiques. Vous pouvez vous engager à ne pas acheter de produits et services qui pourraient être directement ou indirectement liés à l’exploitation sexuelle, le travail forcé ou toute autre forme de d’asservissement forcé.
  • Nous pouvons être solidaires et encourager les gouvernements, les entreprises et les individus à soutenir le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la traite des êtres humains.
  • Vous pouvez également prendre connaissance du numéro d’urgence anti-trafic de votre région, au cas où vous seriez témoin de quoi que ce soit qui ait un rapport avec le trafic d’êtres humains. Mais, s’il-vous-plait, n’agissez pas tout seul ! Laissez les professionnels s’occuper de ce genre de cas et appelez le numéro d’urgence ou la police.
 

Plus d'information :

Ozark Henry: http://ozarkhenry.com/

Les success stories du Fonds de l’ONU (en): https://www.unodc.org/documents/human-trafficking/Human-Trafficking-Fund/UNVTF_brochure2015.pdf

Page 7 sur 634

7

news32x32 DblueNominations

 

  • Le Secrétaire général nomme Mme Natalia Kanem, du Panama, Directrice exécutive adjointe du Fonds pour la population (FNUAP) (28 juillet 2016)

  • Le Secrétaire général nomme le général de division Mohammad Humayun Kabir, du Bangladesh, comme Commandant de la Force des Nations Unies à Chypre (26 juillet 2016)

  • Le Secrétaire général nomme M. Fabrizio Hochschild, du Chili, Représentant spécial adjoint et Coordonnateur résident en République centrafricaine (22 juillet 2016)

    Liste complète...

cineonu