Jeudi, 23 Février 2017
UNRIC logo - français

l'ONU dans
votre langue

Actualité

18 Janvier 2017 -

10 millions d’apatrides dans le monde

apatridie enfants/ Photo ONU: HCR

18 janvier 2016 - « Il y a quatre ans, parler d’apatridie était tabou », affirme Vincent Cochetel, directeur du Bureau du HCR à Bruxelles. Son intervention lance le coup d’envoi de la conférence « l’apatridie dans l’Union européenne » organisée par le Réseau européen des Migrations, le HCR, la présidence malte de l’Union ainsi que l’European Network on Statelessness. « On peut aujourd’hui en parler plus ouvertement. »

L’apatridie est une anomalie légale qui empêche une personne de posséder ses droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels. Les personnes apatrides vivent souvent en marge de la société et sont discriminées. Elles font face à de nombreuses difficultés dans leur vie quotidienne. L’accès à une assistance médicale, à l’éducation, l’achat d’une propriété, l’obtention d’un emploi ou l’ouverture d’un compte en banque ou simplement avoir une adresse postale relève de l’impossible.

Le HCR a lancé une campagne mondiale, #IBELONG, qui vise à mettre un terme à l’apatridie d’ici 2024 et au flou législatif qui affecte la vie de plus de 10 millions de personnes dans le monde qui ne possèdent ni nationalité ni droits fondamentaux.  (Apatrides en France : http://www.unhcr.org/ibelong/statelessness-in-france/)

Apatridie campagne/ Photo ONU : HCR

Les enfants particulièrement exposés

« Mettre un terme à l’apatridie et offrir une identité légale à chaque individu est une cible bien précise des Objectifs de développement durable », a expliqué Verena Knaus, conseillère en politique à l’UNICEF. « Posséder une nationalité, être inscrit au registre national sont des droits fondamentaux pour chaque enfant. C’est également fondamental pour maintenir la paix et la stabilité, donner accès aux services et assurer l’état de droit. Les enfants sont particulièrement vulnérables, car la législation est imparfaite dans de nombreux pays : 200 millions d’enfants ne sont pas déclarés à la naissance et ne peuvent jouir de leurs droits. »

« C’est une course contre la montre. Nous travaillons à enrayer l’apatridie au moment où le risque s’intensifie partout dans le monde. En Europe, nous avons beaucoup à accomplir. Tous les États membres devraient avoir adhéré à la Convention sur l’apatridie. Nous devons également remplir nos engagements et tout mettre en œuvre en accord avec les conventions existantes et les ODD », souligne Mme Knaus.

« Il est essentiel de faire le lien entre apatridie et déplacement. Il faut également reconnaitre la nécessiter d’aborder ces deux problématiques conjointement. Il arrive parfois que l’apatridie soit une cause de déplacement, mais l’inverse peut également se produire. Faire face à ce problème est assez simple : il faut tout d’abord un système d’enregistrement civil et à la naissance qui fonctionne. N’oublions pas que l’enfant reste au cœur des préoccupations ». 

17 Janvier 2017 -

Guterres : « la diversité, une richesse et non une menace »

 Photo ONU : Martine Perret

17 janvier 2017 – Le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres a appelé à plus de cohésion politique, culturelle et économique « afin que la diversité soit considérée, à juste titre, comme une richesse et non comme une menace ».

C’est le message véhiculé par le Secrétaire général dans une vidéo qui donne le coup d’envoi du Forum de haut niveau sur la lutte contre la discrimination et la haine envers les musulmans qui se déroule aujourd’hui au Siège de l’ONU à New York.

Guterres a souligné la multiplication des crimes haineux et autres formes d’intolérances envers les musulmans, ainsi que les actes xénophobes, racistes et antisémites.

« En période d’insécurité, les groupes dont la différence est visible sont pris pour boucs émissaires. Nous devons résister aux forces cyniques qui cherchent à diviser les communautés et à diaboliser autrui. »

Le Secrétaire général a mis l’accent sur les valeurs d’ouverture à l’autre, de tolérance et de respect mutuel, valeurs fondatrices de toutes les grandes religions ainsi que de la Charte des Nations Unies.

« Comme le Coran le proclame : les nations et les tribus ont été créées pour que les hommes se connaissent les uns les autres. Partout, les gens ont besoin de sentir que leur identité culturelle est respectée, mais aussi qu’ils font vraiment partie de l’ensemble de la communauté. Comme les sociétés sont de plus en plus marquées par la diversité ethnique et religieuse, nous devons investir dans la cohésion, tant sur le plan politique que culturel et économique, afin que la diversité soit considérée, à juste titre, comme une richesse et non comme une menace », a déclaré Guterres lors du Forum de haut niveau.

french together campaignLe Forum de haut niveau sur la lutte contre la discrimination et la haine envers les musulmans est organisé conjointement par les Missions du Canada, des États-Unis, de l’Organisation de la coopération islamique ainsi que la Délégation de l’Union européenne auprès des Nations Unies. L’objectif de cette rencontre est de souligner les défis croissants liés à la discrimination et la haine contre les musulmans, et avant tout de rechercher des solutions pour y remédier.

L’automne dernier, l’ONU a lancé la campagne Ensemble afin de promouvoir respect, sécurité et dignité pour tous. Guterres a réaffirmé cet engagement : « Ensemble, dressons-nous contre l’intolérance et pour les droits de l’homme. Ensemble, nouons le dialogue. Ensemble, transformons la peur en espoir. Pour nos frères et sœurs musulmans, et pour l’humanité entière. »

17 Janvier 2017 -

Sauver des vies avec des données de meilleure qualité

Forum des Nations Unies sur les données - Le Cap

17 janvier 2017 – Plus de 1000 experts en données du monde entier se retrouvent actuellement au Cap en Afrique du Sud à l’occasion du premier Forum mondial des Nations Unies sur les données. Pendant quatre jours, les données sont au centre de l’attention. Dans quel but ? Proposer des solutions de données novatrices pour améliorer les vies.

Bien que les statistiques aient été la bête noire de bon nombre d’entre nous en secondaire ou à l’université, elles sont essentielles au développement de politiques plus réfléchies. Une meilleure utilisation des données et des statistiques est cruciale pour atteindre les objectifs définis par le Programme de développement durable à l'horizon 2030.

Les avantages liés aux données sont considérables. Outre permettre de mesurer le progrès, les données peuvent également être un catalyseur de changement. Lorsque les données sont accessibles au grand public, elles peuvent favoriser la mobilisation et accroître la responsabilité de chacun.

Encore plus important, les données sauvent également des vies. Les données de téléphonie mobile permettent aux épidémiologistes de prédire la propagation de maladies contagieuses comme Ebola, le virus Zika ou encore la malaria. Dans le cadre de l’aide humanitaire, les mégadonnées offrent des opportunités sans précédent. En effet, grâce à elles, les experts identifient le lieu et le moment où les personnes ont besoin d’aide humanitaire ou sont en danger. Cela permet aux travailleurs humanitaires de distribuer les ressources de manière plus efficace.

Travailleur social Bangladesh tuberculose données - OMS/ G. Hampton

Toutefois, le chemin est encore long. Par exemple, seul 13 % des pays dans le monde allouent un budget aux statistiques consacrées au genre. Cela crée un écart de données sur le sujet. Parallèlement, 77 sur les 155 pays suivis ne possèdent pas de statistiques adéquates sur la pauvreté.

« Il existe une loi d’airain dans la recherche en matière de développement. Si deux chercheurs ou plus se rassemblent, ils vont tôt ou tard se plaindre de la mauvaise qualité des données », déclare le Dr. Claire Melamed, Directrice générale du Partenariat mondial pour les données du développement durable.

C’est dans le but d’améliorer la qualité des données que plus de 1000 experts et statisticiens travaillant pour des universités, des ONG, le secteur privé ou encore au gouvernement se retrouvent au Cap pour le premier Forum mondial des Nations Unies sur les données. Ce forum a pour objectif d'améliorer la qualité des données afin de mieux les exploiter dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de développement durable.

A l’occasion de cette rencontre, l’ONU lancera le Plan d’action mondial du Cap pour le développement durable. Ce plan ambitieux appelle les gouvernements, les responsables politiques et la communauté internationale à s’engager à mettre en place des actions clés dans six domaines stratégiques dont l’innovation et la modernisation des systèmes statistiques nationaux, la diffusion de données sur le développement durable, la création de partenariats ainsi que la mobilisation des ressources.

Nous savons ce que des données de qualité sont capables d’accomplir. Le Forum mondial de l’ONU sur les données doit donc s’assurer que les données soient utilisées afin que le monde entier en profite et que personne ne soit mis de côté. 

13 Janvier 2017 -

2017 : Pas d'embellie notable sur le front du chômage en Europe occidentale

489827

14 janvier 2017 – La « bonne année » ne vient pas toujours accompagnée de bonnes nouvelles. Sur le front économique et social, les prévisions pour l’Europe ne prêtent pas à l’optimisme. La croissance est en berne et la machine à créer des emplois est grippée.

Ces prévisions sombres pour l’Europe de l’Ouest, du Nord et du Sud sont issues du rapport "Emploi et questions sociales dans le monde – Tendances 2017" sur les tendances mondiales de l’emploi, rendu public le 12 janvier par l’Organisation internationale du travail (ILO).

La cause principale de ce marasme est liée à la diminution de la demande globale et donc à de faibles prévisions de croissance. Cela aura un impact sur le marché du travail et accentuera le chômage déjà à des niveaux très élevés dans la zone.

Une croissance en berne

La croissance du produit intérieur brut devrait, selon ce rapport, ralentir et s’établir à 1,5% contre 1,7 % en 2016. Ce ralentissement est essentiellement dû à la remontée du prix du pétrole. De plus, le Brexit pourrait engendrer une perte de confiance des investisseurs et des marchés financiers sur le moyen terme.

La palme de « leader de la décroissance » pourrait être décernée à la Grande Bretagne (1,1% de croissance seulement), alors que les économies espagnoles et grecques devraient commencer à remonter la pente, après les épisodes difficiles qu’elles ont connus.  

Recul infime du chômage et hausse des emplois précaires

Cette croissance limitée ne permettra pas de soutenir l’emploi de manière efficace. Le taux de chômage dans la région devrait atteindre 9,7% soit une légère baisse (0,2% par rapport à 2016), une amélioration faible par rapport à la période 2013-2016 pendant laquelle la baisse avait été de 2%.

Cependant, une réduction du chômage reste possible pour des pays comme la Croatie, l’Irlande, les Pays-Bas, le Portugal et l’Espagne.

L’importance du « chômage de long terme » est à noter, ainsi que celle du du chômage des jeunes (19% contre 7,9% pour les adultes).

La machine à créer des emplois semble enrayée (0,3% seulement de prévu pour 2017 contre une moyenne globale aux environs de 0,8%). Une des principales tendances est la part de plus en plus importante des emplois à temps partiels et des contrats temporaires (27,5% des contrats en 2015), souvent acceptés par obligation et non par choix.

Page 7 sur 659

7

news32x32 DblueNominations

Réseaux Sociaux

facebook64x64 Dblue twitter64x64 Dblue
France et Monaco

facebook64x64 Dblue
Belgique et Luxembourg

cineonu