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21 Août 2017 -

Deux Françaises parmi les finalistes du prix « Jeunes champions de la Terre »

Image du concours jeunes champions de la terre

21 août 2017 - ONU environnement a dévoilé les finalistes de son concours mondial « Jeunes champions de la Terre ». L’objectif est de recueillir, sous forme de projet, les solutions écologiques proposées par des individus exceptionnels âgés entre 18 et 30 ans. Le prix récompense les candidats aux idées les plus innovantes et les plus adaptables. Six jeunes champions pourront bénéficier d’un financement initial de 15 000 dollars chacun ainsi qu’un encadrement adapté afin de donner vie au projet proposé.

Les six champions doivent venir d’un continent différent. Pour l’Europe, on compte 5 finalistes  dont deux Françaises : Coline Billon et Myriam Vulliet.

La Tricyclerie est le projet proposé par Coline Billon. Il répond à deux problèmes que rencontrent les habitants des villes : se nourrir et se déplacer de façon durable. La Tricyclerie collecte les restes et déchets organiques des restaurants et des bureaux de centre-ville pour les composter. Tous les déplacements se font à bicyclette. « C’était une évidence pour moi de m’engager dans les questions d’innovation écologique en milieu urbain » explique Coline Billon, « le but de La Tricyclerie est de diminuer nettement la taille des poubelles, d’enrichir les sols en ville et en zones péri-urbaines pour les agriculteurs et enfin de sensibiliser le grand public sur les questions du gaspillage alimentaire ».

Village-Croisière, le projet reproductible de Myriam Vulliet est un village touristique mobile qui n’a pas d’impact négatif sur les côtes maritimes et qui bénéficie aussi à la population locale. Village-Croisière est composé d’éco-villas flottantes qui peuvent être aménagées en port de plaisance temporaire. Celles-ci ne sont pas chères à produire, respectueuses de l’environnement et peuvent être organisées en fonction des besoins locaux. Grâce à leur résistance aux inondations, les éco-villas peuvent être une solution aux difficultés rencontrées par les habitants des zones humides en apportant un moyen de subsistances aux populations locales grâce au tourisme.

Le public est encouragé à voter pour son projet préféré sur le site d’ONU environnement.

Des présentations plus détaillées des projets de Coline Billon et de Myriam Vulliet sont aussi disponibles (en anglais).

Pour en savoir plus sur le concours : http://www.unep.org/youngchampions/fr/

19 Août 2017 -

#PasUneCible (#NotATarget) : Journée mondiale de l'aide humanitaire

WHD logo horizontal 20

19 août 2017 - Les conflits font de très nombreuses victimes à travers le monde. Des millions de civils, pris au piège dans des guerres dont ils ne sont pas responsables, doivent se cacher ou fuir pour sauver leur vie. 

À l'occasion de la Journée mondiale 2017, les partenaires humanitaires s'unissent pour réaffirmer que les civils pris au piège des conflits ne sont #PasUneCible (#NotATarget).

 

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18 Août 2017 -

« J’ai toujours su que je travaillerais dans l’humanitaire »

“ Adem Shaqiri (au centre, chemise à carreaux bleue) négocie avec les propriétaires fonciers et autorités pour assurer un accès immédiat afin de fournir une aide aux 300 familles déplacées dans des camps sauvages à Khamir au Yémen. Février 2017. ©HCR “

19 août 2017 –  Près de 11 000 personnes travaillent pour le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), dont 87% sur le terrain. A l'occasion de la Journée mondiale de l'aide humanitaire, découvrez le portrait de Adem Shaqiri, fonctionnaire hors siège qui travaille au Yémen.

Nom : Adem Shaqiri, 41 ans, originaire de l’ex-république yougoslave de Macédoine.

Intitulé du poste : Fonctionnaire hors siège au Yémen, en charge de fournir protection et aide aux personnes déplacées dans six gouvernorats.

Expérience au HCR : 10 années, a travaillé au Darfour-ouest/Soudan, en Libye, au Liban, en Jordanie, et au Siège à Genève, en Suisse.

Pourquoi êtes-vous devenu travailleur humanitaire ?

Je viens de l’ex-république yougoslave de Macédoine. Lors du conflit au Kosovo, j’ai été témoin de ce que c’est d’être un déplacé ou un réfugié. Pendant des semaines, j’ai vu des bus arriver dans mon village, les uns après les autres. Ils amenaient femmes, enfants et personnes âgées qui n’avaient pour bagages rien d’autre que quelques sacs avec leurs vêtements à l’intérieur. C’est tout ce qu’ils avaient pu emporter avec eux avant de quitter le Kosovo. Beaucoup d’habitants du village, dont mes amis et moi, avions l’habitude de distribuer à boire et à manger aux personnes qui descendaient des bus. L’idée de devenir travailleur humanitaire est née à ce moment-là, lorsque nous offrions quelque chose aux personnes qui en avaient besoin. Leur visage souriant était notre plus grande satisfaction. Depuis ce jour j’ai toujours su que je travaillerais dans l’humanitaire.

Quel est l’aspect le plus gratifiant/difficile de votre travail ?

Il y a trois mois, je me suis rendu à Mocha. Nous venions en aide aux personnes déplacées qui vivaient sous des arbres sous une chaleur atroce. Il faut voir les visages de ces personnes lorsqu’elles reçoivent de l’aide, même s’il ne s’agit que d’un matelas ou de draps, car elles n’ont absolument rien. Ce qui est difficile dans notre travail c’est que le nombre de personnes dans le besoin est bien trop important. Il y a plus de deux millions de personnes déplacées et nous ne pouvons malheureusement pas toutes les aider. Lorsque deux familles sont dans le besoin, nous devons choisir celle qui est la plus démunie.

Quelle a été votre meilleure journée de travail ?

En 2012, je me trouvais à Tobrouk en Lybie. J’avais pour mission de gérer les problèmes d’accès lorsque des réfugiés venant de Syrie arrivaient à la frontière. Un jour, des agents m’ont indiqué qu’il y avait 16 enfants non-accompagnés âgés de 12 à 16 ans parmi ces réfugiés. Lorsque vous voyez des enfants en difficulté, vous pensez forcément à vos propres enfants. Je suis très sensible à cela. Nous sommes parvenus à acheminer ces enfants à Tripoli en quelques jours, et nous les avons ensuite ramenés à leurs familles. C’était l’un des plus beaux jours que j’ai pu vivre à travers mon travail au HCR. Lorsque ces enfants ont retrouvé leurs familles respectives, ils étaient si heureux.

Quelle a été votre journée de travail la plus difficile ?

Ma journée la plus difficile s’est déroulée dans un de mes lieux d’affectation passés. Les agents de la sécurité nationale avaient arrêté un jeune déplacé de 15 ans qui avait volé un mouton pour nourrir sa famille. Ils l’ont tellement battu, trois ou quatre jours durant, qu’il souffrait d’une hémorragie interne. Lorsque j’ai appris cela, il était à l’hôpital local. Accompagné de responsables locaux, je me suis immédiatement rendu dans cet hôpital pour essayer de le transférer dans un hôpital de la capitale afin qu’il puisse bénéficier d’un traitement approprié. Mais l’agent de sécurité a menacé les médecins et leur a ordonné de ne pas libérer le jeune garçon, même si le HCR avait payé pour son transfert. Pendant deux jours, j’ai fait tout ce que j’ai pu pour sortir ce garçon de cet hôpital mais à la fin, il est décédé des suites de son hémorragie interne. S’il avait quitté cet hôpital, il aurait eu la vie sauve. Je n’oublierai jamais cet enfant. Lorsque je parle de lui, je pleure. Mais ce sont ce genre de situations qui vous poussent et vous rendent plus déterminé que jamais à bien faire votre travail.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) est présent dans 130 pays à travers le monde et vient en aide aux hommes, femmes et enfants obligés de quitter leurs foyers pour cause de guerres et persécutions. Le Siège du HCR est à Genève, mais la plupart du personnel est basé sur le terrain, afin de venir en aide aux réfugiés. Ce portrait est le premier d’une série mettant en lumière les équipes du HCR et leur travail.

17 Août 2017 -

En quête d’alternatives pour les passeurs

Bachir passeur Photo UNHCR Louise Donovan

17 août 2017 -  Plaque tournante du commerce international en or et sel depuis des siècles, la ville d’Agadès au Niger est plus récemment devenue un centre de contrebande et de trafic d’armes, de drogues et surtout de réfugiés et migrants désespérés en route vers l’Europe.

Ancien passeur, Bachir a transporté des personnes vers la Libye pendant près de 17 ans. Sa connaissance de la ville et du désert ont fait de lui un passeur prospère qui a acheminé, pendant des années, des personnes à travers le désert brûlant vers la Libye. Depuis 2015, lorsque cette activité est devenue illégale, il a beaucoup de difficultés à trouver des sources de revenus alternatives pour survenir aux besoins de sa famille.

« On ne sait rien faire d’autre », a-t’ il déclaré lors d’un entretien avec l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR). « Vous voyez ? Nous avons perdu notre travail. Nous avons perdu notre moyen d’existence – car c’était notre vie. C’était ce qui nous permettait de manger. »

En 2015, principalement à cause de la pression opérée par les gouvernements des pays de l’UE, le Niger a adopté une loi sur la répression des passeurs qui aident ces voyageurs à traverser la Libye, principalement depuis l’Afrique centrale et occidentale. En retour, l’UE a alloué plus de deux milliards d’euros pour aider la région – et d’autres pays africains prioritaires – et répondre à des problèmes allant de l’insécurité au développement économique.

Bachir nous explique qu’avant 2012, lorsque Muanmar Khadafi était encore à la tête de la Libye, ses clients souhaitaient principalement rejoindre la Libye, le pays voisin au nord du Niger, pour y travailler – au lieu de la traverser. « La Libye était un pays attrayant. Les gens pouvaient y gagner autant d’argent qu’en Italie », indique Bachir.

C’est l’insécurité désormais généralisée en Libye qui a accru les risques pour ses clients voulant traverser la Méditerranée. Cela a entraîné une vague de répression sur son activité qui lui avait permis de subvenir aux besoins de sa famille pendant 17 ans. Jusqu’à présent, 12420 migrants ont été secourus au large des côtes libyennes en 2017, selon les données de l’OIM, l’Organisation internationale pour les migrations. Le nombre total de décès en mer Méditerranée s’élève à 2405.

Au Niger, les passeurs recherchent de nouvelles sources de revenus (vidéo en anglais)

Après la promulgation de cette nouvelle loi contre les passeurs, Bachir a cessé son activité illégale en octobre dernier pour entamer une nouvelle vie. Désormais, il vient en aide aux anciens passeurs comme lui, pour les préparer à un nouveau métier. Avec d’autres, ils aident des centaines de personnes à rédiger des propositions pour recevoir des fonds versés spécifiquement à d’anciens passeurs pour des projets de création d’entreprises commerciales ou de formations professionnelles.

« Nous sommes confiants car des représentants du gouvernement nigérien sont venus à nous. Ils nous ont réunis pour qu’on discute ensemble de ce problème. Nous leur avons fait part de nos préoccupations », explique-t-il.

Cette répression contre la traite d’êtres humains a toutefois un coût pour le pays, qui se place 187e sur 188 au total à l’Indice du développement humain, publié chaque année par le PNUD. Au Niger, où 46 pour cent des habitants vivent avec moins de 2 USD par jour, un chauffeur qui transporte des personnes vers la Libye peut gagner 4000 USD voire 5000 USD par voyage. Aujourd’hui, pour respecter la loi, beaucoup d’entre eux doivent trouver de nouvelles alternatives pour survivre.

Bachir souligne que les passeurs ont besoin d’une solution concrète pour abandonner l’activité qui leur a permis de subvenir à leurs besoins. Il existe une aide internationale mais, selon plusieurs locaux, elle est insuffisante. Le soutien de l’UE pour les formations professionnelles et la création d’entreprise peut ainsi venir en aide à seulement 200 personnes alors que plus de 6000 personnes à Agadès sont impliquées dans la traite d’êtres humains.

Mais c’est un début.

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  • Le Secrétaire général a nommé M. Sudhir Rajkumar, de l’Inde, Représentant pour les investissements de la Caisse des pensions de l’ONU (19 octobre 2017)

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