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05 Juillet 2017 -

Droits des femmes : un combat qui doit continuer

droits des femmes

5 juillet 2017 -  Les droits des femmes sont remis en question de façon alarmante dans de nombreux pays du monde. Il est pour cela nécessaire d’aller plus loin dans la définition de normes relatives à l’égalité entre les sexes, a alerté un groupe d’experts indépendants* des Nations Unies.

« Le monde est à un tournant, le concept d’égalité entre les sexes étant de plus en plus contesté dans certaines parties du monde, » ont souligné les experts, ajoutant que « la communauté internationale doit continuer à avancer vers la définition de normes relatives à l’égalité entre les sexes. Il faut contrer cette tendance inquiétante à porter atteinte aux principes des droits de l’homme qui met en péril les avancées faites en ce qui concerne les droits des femmes. »

Les experts ont réaffirmé leur soutien à l’abrogation de toutes les lois discriminatoires à l’égard des femmes pour des raisons traditionnelles, culturelles ou religieuses ainsi que celles qui criminalisent exclusivement ou de façon disproportionnée les actions et comportements des femmes et des filles.

« Il est plus que jamais nécessaire de protéger le principe fondamental des droits universels, indivisibles, interdépendants et intimement liés » ont affirmé les experts. « En dépit de ce principe inviolable, proclamé dans la Déclaration de Vienne de 1993 sur les droits de l’homme, des groupes fondamentalistes tentent de détruire les fondements sur lesquels tout le système des droits de l’homme repose. Certaines de leurs actions sont basées sur un détournement de la culture, notamment de la religion et des traditions, ou sur des déclarations liées à la souveraineté de l’Etat. »

En effet, selon ces experts, certains Etats prennent des mesures qui remettent en question les droits de l’homme sous couvert de la protection de la famille. On assiste ainsi à des pratiques discriminatoires au sein des familles lorsque, par exemple, les femmes et les filles sont limitées à certains rôles, subissent l’oppression patriarcale ainsi que d’autres violations de leurs droits telles que la violence domestique et les abus sexuels.

« Dans le contexte actuel où les droits des femmes sont remis en question dans toutes les régions du monde, nous devons continuer à dénoncer les discours et actions qui entravent la mise en place de normes relatives aux droits de l’homme, en particulier celles relatives à l’égalité homme-femme. Sans une égalité des droits au sein de la famille, l’égalité entre les sexes ne sera jamais atteinte », ont conclu les experts.

*Les experts : Groupe de travail des Nations Unies sur la discrimination contre les femmes en droit et dans la pratique ; Karima Bennoune : Rapporteuse spéciale dans le domaine des droits culturels, Ahmad Shaheed : Rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de conviction, Vitit Muntarbhorn : Expert indépendant sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre et Dubravka Šimonović : Rapporteuse spéciale chargé de la question de la violence contre les femmes, ses causes et conséquences.

Vous vous préoccupez du monde dans lequel nous vivons ? Alors LEVEZ VOUS pour défendre les droits de quelqu’un aujourd’hui #Standup4humanrights et visitez la page web : http://www.standup4humanrights.org/fr/

04 Juillet 2017 -

L’insécurité, la crise économique, les abus et l’exploitation en Libye poussent les réfugiés et les migrants à fuir vers l’Europe

Flyktingar Medelhavet UNHCR Italien 2017

3 juillet 2017 – Une étude sur les flux de réfugiés et migrants réalisée par l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a révélé qu’environ la moitié des personnes qui se rendent en Libye pensent y trouver un emploi. Toutefois, elles finissent toujours par fuir vers l’Europe, en passant généralement par l’Italie, pour échapper à une insécurité potentiellement mortelle, à l’instabilité, aux conditions économiques difficiles ainsi qu’à l’exploitation et aux abus généralisés.

« Ce qui est en train de se passer sous nos yeux en Italie est une véritable tragédie. La semaine dernière, 12 600 migrants et réfugiés sont arrivés sur les côtes italiennes et au moins 2030 ont perdu la vie en Méditerranée depuis le début de l’année », s’inquiète Filippo Grandi, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, réclamant plus de solidarité avec l’Italie.

Ces dernières années ont été marquées par une augmentation du nombre de personnes qui rejoignent le sud de l’Europe en traversant la Méditerranée depuis l’Afrique du Nord. Depuis le début de 2017, 83 650 personnes ont rejoint l’Italie par la mer, soit 20% de plus que l’an dernier à la même période. Parmi les trois routes principales empruntées par les réfugiés et migrants pour rejoindre l’Europe, celle allant de la Libye vers l’Italie est la plus fréquente, mais également la plus meurtrière.

Les ressortissants étrangers rejoignent la Libye dans le contexte de flux migratoires mixtes où des personnes d’origines diverses et ayant des motivations différentes empruntent les mêmes itinéraires, souvent avec l’aide de passeurs et de gangs criminels sans scrupules. Il s’agit de réfugiés, de demandeurs d’asile, de migrants économiques, de mineurs non accompagnés, de migrants environnementaux, de victimes de la traite d’êtres humains et des migrants bloqués dans le pays, entre autres. 

La position stratégique de la Libye, les conflits et l’instabilité qui y règnent ont contribué à faire du pays un lieu où le trafic d’êtres humains et les réseaux criminels fleurissent. A cela s’ajoutent la faillite du système de justice et l’impunité ambiante qui ont conduit de nombreux groupes armés et criminels à exploiter et abuser des réfugiés et migrants.

« Nous ne sommes qu’au début de l’été, sans action collective rapide, les tragédies en mer ne feront qu’augmenter », a alerté Mr Grandi.

Fiche d’information de la Bibliothèque d’UNRIC sur la migration

29 Juin 2017 -

Les tropiques : une région au potentiel immense

17.06.28 Photo flickr UNDP Freya Morales 2.0 Generic CC BY NC ND 2.0

29 juin 2017 – Les tropiques représentent 40% de la superficie totale de la planète, accueillent près de 80% de la biodiversité mondiale et seront le foyer de plus de 50% de la population mondiale d’ici à 2050. Nous célébrons aujourd’hui la Journée internationale des tropiques qui met en lumière les défis ainsi que le potentiel fantastique de cette région.

Les tropiques se caractérisent par leur climat chaud et leurs températures invariables indépendamment des saisons, ce qui en fait des lieux idéaux pour une vaste variété de plantes et d’animaux. Malheureusement, cette grande biodiversité s’accompagne d’un nombre tout aussi important de formes de vie en danger, parmi lesquelles les récifs coralliens, dont près de 275 millions de personnes dépendent directement pour vivre au quotidien. L’UNESCO a récemment déclenché la sonnette d’alarme sur le risque de disparition d’ici à 2100 de ces récifs classés au patrimoine mondial, si les émissions de dioxyde de carbone (CO2) ne sont pas drastiquement réduites.

La région des tropiques accueille les deux tiers de la population la plus pauvre du monde. La proportion de personnes vivant dans des taudis ou bidonvilles y est également la plus élevée et la malnutrition y est omniprésente en comparaison avec les autres régions du monde.

Les tropiques font face à d’importants défis parmi lesquels les pénuries d’eau, en dépit du fait que 54% des sources d’eau renouvelables sont puisées dans la région. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) chiffre à 660 millions le nombre de personnes buvant de l’eau provenant de sources non-traitées et qui risquent ainsi de contracter des maladies.

Néanmoins, le tableau n’est pas tout noir. En avril 2017 par exemple, l’OMS a annoncé que les résultats de la lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN) n’ont jamais été aussi bons. En 2015, 1 milliard de personnes ont reçu un traitement contre ces maladies. Grâce au partenariat contre les MTN lancé en 2007, de nombreux acteurs locaux et internationaux se sont alliés pour faire de ce combat un succès.

17.06.28 Toucan flickr raz1940 et Charlotte 2.0 Generic CC BY NC 2.0

« L’OMS a observé des progrès inédits dans la réduction d’anciens fléaux tels que la maladie du sommeil ou l’éléphantiasis » explique Dr. Margaret Chan, Directrice générale de l’OMS. « Au cours des 10 dernières années, des millions de personnes ont été sauvées de la pauvreté et du handicap, et cela grâce à l’un des partenariats globaux les plus efficaces dans le domaine de la santé publique contemporaine. »

Le Dr. Dirk Engels, Directeur du Département de Contrôle des Maladies Tropicales Négligées a réaffirmé l’importance de prendre au sérieux le combat contre ces maladies et a souligné le fait que « de plus grands progrès dans ce domaine dépendront des avancées dans la réalisation Objectifs de développement durable. » Atteindre les normes mondiales en matière d’eau et d’assainissement sera ainsi essentiel dans la résolution des problèmes de santé, ce qui favorisera une sortie de la pauvreté. Ces progrès sont, heureusement, déjà en cours.

L’économie tropicale mondiale croît 20% plus vite que les économies du reste du monde, et de nombreuses nations tropicales apportent une contribution importante au commerce mondial, à la politique et à l’innovation. Les avancées technologiques offrent une plateforme de qualité permettant de développer de nouvelles opportunités commerciales, ouvrant la voie à un meilleur accès à l’éducation, à une meilleure situation sanitaire et à une lutte contre la pauvreté plus efficace. Les revenus de la région sont en augmentation, les infrastructures sont plus accessibles et l’espérance de vie est plus élevée que jamais, pour ne citer que la partie émergée de l’iceberg.

Les tropiques sont donc une région au potentiel immense. Rejoignez-nous aujourd’hui et soutenez cette région qui avance vers un avenir plus radieux. #WeAreTheTropics #TropicsDay

Fiches d’information d’UNRIC sur le sujet :

Biodiversité

Changement climatique

Océans

Objectifs de développement durable

 

28 Juin 2017 -

Patrimoine en danger : sauvegarde d’urgence du patrimoine culturel syrien

Heritage under attack UNESCO photo

28 juin 2017 – La Syrie dispose d’un patrimoine culturel incroyablement riche qui a énormément souffert depuis mars 2011 en étant la cible de destructions et de pillages toujours plus nombreux.  

Un an après la conférence "La culture est menacée : protégeons notre patrimoine pour la paix", le Bureau de liaison de l’UNESCO à Bruxelles a organisé mardi 27 juin 2017 l’événement "Patrimoine en danger : les actions de l’UNESCO en Syrie" afin de présenter les résultats d’un projet de l’UNESCO dédié à la protection du patrimoine culturel syrien. Des intervenants de l’UNESCO et de l’Union européenne ont successivement pris la parole dans le cadre de la campagne #Unispourlepatrimoine lancée par le Directeur général de l’UNESCO en 2015.

Dans son discours d’ouverture, le Directeur adjoint du Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO, Lazare Eloundou Assomo, a insisté sur l’importance du partenariat entre l’UNESCO, l’Union européenne et le Gouvernement de Flandres dans la sensibilisation à la valeur du patrimoine culturel mais également dans la mise en place d’actions concrètes pour protéger et reconstruire celui-ci lorsqu’il a été endommagé. « Toucher à notre patrimoine culturel, le détruire, c’est comme détruire nos poumons, et sans poumons, nous ne pouvons vivre », a-t-il alerté.

Le lien fort entre le patrimoine culturel et l’humanité a également été souligné par la députée européenne et auteure du rapport "Vers une stratégie de l’UE dans le domaine des relations culturelles internationales", Sylvia Costa. « Lorsqu’un symbole de notre patrimoine culturel est détruit, c’est l’humanité entière qui est affectée », a-t-elle déclaré, ajoutant que « la culture est le 4ème pilier du développement durable », les trois premiers étant l’environnement, le social et l’économie.

cristina menegazzi unesco unite4heritage

Au cours de sa présentation, la chef de projet de l’UNESCO pour la Syrie, Cristina Menegazzi, a expliqué comment l’UNESCO entend protéger le patrimoine culturel syrien pour empêcher sa perte grandissante et irrémédiable. Elle a ainsi souligné les nombreuses initiatives entreprises par l’organisation telles que le conseil technique, les missions d’expertise mais aussi les activités de sensibilisation à l’importance du patrimoine culturel et de la lutte contre le trafic illicite. Cristina a également insisté sur la préservation du patrimoine culturel immatériel en raison de sa place au cœur de l’identité du peuple syrien et de l’économie du pays ainsi que de sa valeur pour l’humanité entière. La musique traditionnelle est « un signe de dignité pour le peuple syrien » a-t-elle ainsi déclaré. La chef de projet de l’UNESCO pour la Syrie a enfin rappelé que, en dehors de la Syrie, l’UNESCO était très active dans d’autres pays de la région tels que l’Irak, la Lybie, le Yémen, l’Egypte et l’Afghanistan.

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