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02 Juin 2017 -

Repenser le plastique

Photo : Flick R Parlement Européen

2 juin 2017 – Mauvaise nouvelle : il y a aujourd’hui plus de particules de plastique dans les océans que d’étoiles dans la galaxie. Face à ce raz-de-marée qui étouffe nos océans, tue la faune maritime et finit même dans notre alimentation et donc notre corps, il y a une bonne nouvelle : il existe des solutions, et chacun peut contribuer à arrêter ce désastre.

Fin février, les Nations Unies ont déclaré la guerre au plastique dans l’océan en lançant la campagne Océans Propres afin de promouvoir les initiatives qui visent à nettoyer et protéger les océans en éliminant les contaminations existantes et en empêchant de nouvelles pollutions.

« Le plastique se retrouve sur les plages indonésiennes, s’entasse sur le plancher océanique et au pôle Nord et arrive jusque dans nos assiettes » écrit Erik Solheim, Directeur général du Porgamme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) dans son communiqué pour la campagne Océans Propres.

Pour stopper cette catastrophe, il insiste sur l’urgence de passer à l’action. Un appel a été lancé pour encourager les entreprises et les établissements scolaires à rejoindre le mouvement. Celui-ci semble avoir déclenché des vagues d’initiatives, des groupes dans le monde entier se constituent afin de combattre le plastique, avec des initiatives allant du nettoyage des plages à la limitation de l’usage d’objet jetable en plastique.

La révolution du plastique est déjà en marche pour certains gouvernements. Par exemple, des pays d’Afrique, comme le Rwanda ou le Kenya, bannissent ou taxent les objets plastiques jetables. Au début du mois de mai, les pays nordiques se sont alliés pour créer une nouvelle circulaire sur l’utilisation, et la réutilisation, durable de ce matériel flexible. En France, la loi relative à la transition énergétique prévoit l’interdiction de la vaisselle jetable en plastique d’ici à 2020. Seul la vaisselle jetable composée à 50% de matières biosourcées sera autorisée.

Bien avant la campagne, plusieurs entreprises se sont saisies du problème avec une grande créativité ainsi au Danemark, grâce à l’opération « pirates du plastique », on peut naviguer sur des bateaux construits en matériel recyclé. Autour des  canaux d’Amsterdam, il est possible de transformer les déchets plastiques en « monnaie verte » . Aussi, des personnes inspirées, comme ce lycéen qui a inventé un système pour collecter le plastique dans les océans ou l’avocat indien qui a commencé seul, puis a été rejoint par des centaines de personnes, des citoyens lambda aux politiciens en vue pour nettoyer les plage.

D’autres innovations proposent des alternatives biodégradables, comme, par exemple, des bouteilles d’eaux sans plastique de l’entreprise finnoise Sulapac et de son équivalent indien Bakey, Le brasseur danois Carlsberg est de son côté en train de développer une bouteille biodégradable fabriquée à partir de fibres de bois.

En dépit de toutes ces initiatives, il y a encore un long chemin à parcourir, explique le chargé de communication du PNUE, Petter Malvik. «  La campagne Océans Propres est déjà une victoire pour nos océans, mais nous sommes loin d’en avoir terminé. En 2022, notre objectif est de bannir les microbilles des soins personnels et des produits cosmétiques ainsi qu’une réduction drastique de la production et de l’utilisation d’objet en plastique à usage unique. »

Avec la demande de plastique à la hausse, et avec l’existence des déchets qui affectent nos océans, l’écosystème et notre santé, il est nécessaire que nous nous unissions pour réussir à stopper l’utilisation massive du plastique et favoriser son recyclage.

Pour voir comment vous pouvez participez, visitez le site de Océans Propres ou suivez les pages Facebook UNRIC Nordic et ONU en France et à Monaco pour voir des conseils toutes les semaines. Et si vous-même avez des conseils à donner, ne soyez pas timides et partagez-les.

La fiche d’information UNRIC sur les océans

info plastique

01 Juin 2017 -

Quand les déchets plastiques créent de la richesse

1 juin 2017 – Le plastique s’invite partout, dans les décharges, les savanes, les océans mais aussi dans la chaîne alimentaire parfois jusque dans nos assiettes. Aujourd’hui, même le sel de mer est contaminé par le plastique.

US Navy 110624 N YU572 007 Sailors and Pacific Missile Range Facility personnel pick up trash during a beach clean up in support of World Oceans Da

Malgré l’urgence à s’en débarrasser, le plastique est aussi un moyen de créer de l’emploi et de la richesse. En effet, le nettoyage et recyclage peuvent générer des revenus, comme le démontre le Champion of the Earth, Boyan Slat, dans sa vidéo TED Talk virale en 2012.

Il est parvenu à lever quelque 21 millions de dollars pour son initiative, The Ocean Cleanup (Le nettoyage des océans) et va commencer à collecter les déchets plastiques dans le Pacifique, où se trouve la plus grande nappe de plastique océanique du monde. Néanmoins, les projets à plus petite échelle peuvent aussi faire des vagues, comme l’a démontré le projet finnois Seabin, une poubelle des mers flottante qui collecte les déchets des quais et des ports avant que ceux-ci atteignent les eaux profondes.

Andrew Turton, l’un des confondateurs de Seabin, a développé cette idée alors qu’il se préparait pour une course de yacht et a constaté le nombre important de détritus flottant autour de son bateau. Il a alors pensé à des poubelles qui pourraient flotter et collecter les déchets. Trois ans plus tard, il a fait part de son idée à un ami, Peter Ceglinski.

« Je savais que je pouvais combiner mes expériences de designer produit, de constructeur de bateau et de surfeur pour concrétiser ce projet », a expliqué à UNRIC, Peter Ceglinski, co-fondateur de Seabin.

Même si le futur de Seabin demeure incertain, d’autres exemples démontrent le potentiel profit à tirer de la collecte du plastique. L’une d’entre elle est l’entreprise kenyane Kivumbi Plastic Recycling, fondée par quatre Danois.

Dans un récent entretien avec Radio24syv, le co-fondateur et économiste Michael Hedegaard expliquait comment sa société, en seulement un an, est devenue une entreprise stable au Kenya, récoltant 5 tonnes de plastique par semaine.

« En camion, nous allons collecter les déchets plastiques auprès de personnes qui nous connaissent, pour les recycler afin qu’ils ne finissent pas dans les océans. Depuis des gens s’adressent à nous directement et nous apportent leurs déchets », indique-t-il, en ajoutant que le plus gros défi de Kivumbi est d’étendre l’entreprise rapidement.

« C’est dans ce secteur qu’il faut faire du business. Cela ne coûte pas nécessairement très cher de se lancer mais il vaut mieux être bien organisé. Je pense qu’il y en aura d’autres comme nous », dit Michael Hedegaard, notant que l’augmentation des prix sur le plastique recyclé, par exemple en Ouganda, indique l’existence de plus grands marchés.

Ainsi, au Sénégal, l’entreprise Proplast prend en charge dorénavant la majorité du recyclage du plastique et emploie plus de 200 personnes. L’entreprise a attiré l’attention des Européens, et aujourd’hui, l’entreprise sociale Waste & Hope (Déchet et Espoir) a été créée dans le but de soutenir Proplast en coopération avec la London School of Economics.

Mais à l’origine, Proplast a été créée par un groupement de femmes qui souhaitaient nettoyer leur environnement puis a développé une activité lucrative. « Nous avons dû faire beaucoup de chemin, pour pouvoir la mettre en place » explique la fondatrice de Proplast Germaine Faye dans un entretien avec UNRIC. « Il y avait du plastique partout. Mais, alors que nous commencions à le collecter et à le recycler, nous sommes arrivées à un point où nous nous sommes dit qu’il y avait possibilité d’en faire commerce. Nous faisons du profit et aujourd’hui la compagnie nourrit des milliers de gens ! »

Selon le responsable des partenariats de Proplast, Jean-François Fillaut, l’entreprise a aussi lancé une campagne de financement participatif dans l’objectif de combattre le plastique dans les océans.

Selon Mme Faye, les Sénégalais sont de plus en plus sensibles aux problèmes causés par le plastique. « C’est lent mais nous y arrivons. L’éveil des consciences est ce dont nous avons le plus besoin. Aujourd’hui, il y a une vraie prise de conscience sur les conséquences environnementales mais aussi sur les bénéfices du recyclage sur la nature et les humains. » dit-elle.

Au moment du succès de Proplast, plus de 10 entreprises se sont lancées dans le commerce du plastique recyclable, en effet produire à partir de plastique recyclé coûte deux fois moins cher. Comme réutiliser le plastique coûte 50% moins cher que d’en acheter du nouveau. Selon, the World Economic Forum, rassembler et recycler l’existant reste la manière la plus efficace de résoudre les problèmes liés au plastique. Certains pays ont aussi interdit l’usage du plastique, comme le Rwanda, précurseur dans le domaine, la Mauritanie, le Mali, le Sénégal ou Haïti, cependant les interdictions ne sont pas toujours respectées.

Photo : cleanseas.org

02 Juin 2017 -

Retrait américain de l’Accord de Paris : « une immense déception »

ONU environnement

2 juin 2017 – La décision annoncée jeudi par le président américain, Donald Trump, de sortir de l’Accord de Paris sur les changements climatiques est « une immense déception » a estimé le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres.

Par la voix de son porte-parole, Stéphane Dujarric, le Secrétaire général s’est dit « persuadé que les villes, les États et les entreprises aux États-Unis - ainsi que d'autres pays - continueront à démontrer leur vision et leur leadership en travaillant pour une croissance économique à faible intensité de carbone et résiliente qui créera des emplois de qualité et des marchés pour la prospérité du 21ème siècle ».

Plusieurs villes et Etats américains ainsi que de grandes entreprises ont déjà fait savoir qu’ils continueraient leurs efforts pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

« L'Accord de Paris a été adopté par toutes les nations du monde en 2015 parce qu'elles reconnaissent les immenses dégâts causés par le changement climatique et l'énorme opportunité que représente l'action climatique. Il offre un cadre d'action significatif et flexible pour tous les pays», a ajouté Stéphane Dujarric, citant le Secrétaire général.

« La transformation envisagée dans l'Accord de Paris est déjà en cours » et « il est crucial que les États-Unis demeurent un chef de file en matière d'environnement », a-t-il ajouté.

Make Our Planet Great Again

Le président français, Emmanuel Macron, dans une allocution prononcée en français et en anglais (une première à l’Elysée) a estimé que la décision américaine était « une erreur pour les intérêts de son peuple et une faute pour l'avenir ». « Make our planet great again », (Rendez sa grandeur à la planète), a-t-il lancé, paraphrasant le slogan de campagne du président Trump, « Make America great again ».

De son côté, le directeur exécutif d’ONU Environnement, Erik Solheim, a estimé dans un communiqué que le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris  «  ne permet en aucun cas de mettre fin à cet effort imparable ».

« La Chine, l'Inde, l'Union européenne et d'autres États ou groupe d'États ont déjà fait preuve d’un leadership fort. 190 nations manifestent une forte détermination à travailler ensemble pour protéger cette génération et les générations futures.

Une opportunité sans précédent

« L’action en faveur du climat n’est pas un fardeau, c’est une opportunité sans précédent », a souligné M. Solheim, rappellant que « la transition vers les énergies renouvelables crée plus d'emplois, mieux rémunérés et de meilleure qualité. Diminuer notre dépendance à l'égard des combustibles fossiles permettra de construire des économies plus ouvertes et plus solides. Cela permettra de sauver des millions de vies et de réduire les énormes coûts de santé liés à la pollution.

Le ecrétariat de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) a dit « regretter l’annonce du président des États-Unis » et s’est dit « prêt à engager un dialogue avec le gouvernement des États-Unis quant aux implications de cette annonce ».

Plus d’information :

Fiche d’information de la Bibliothèque d’UNRIC sur le changement climatique

http://www.unric.org/html/english/library/backgrounders/climatechange_french.pdf

01 Juin 2017 -

Ciné-ONU: les projecteurs tournés vers les débris marins à l’approche de la Conférence sur les océans

1er juin 2017 – Nos océans sont en danger, pollués et surexploités. La vie marine est en danger, comme des millions d’emploi liés aux mers et aux océans, mais aussi notre santé. Le documentaire, Un Océan de plastique, projeté le 30 mai, lors d’un Ciné-ONU sensibilise sur ce sujet.

La salle était comble lors de cette projection organisée à Bruxelles et à Helsinki à l’approche de la Conférence des Nations Unies sur les océans qui se déroulera du 5 au 9 juin à New York et de la Journée internationale de l’environnement, le 5 juin.

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Un Océan de plastique est documentaire mettant en avant les conséquences désastreuses de notre mode de vie irrespectueux de l’environnement mis en scène par le journaliste australien Craig Leeson et produit par Jo Ruxton, qui a travaillé sur les épisodes « Planète Bleue ». Le film explore et enquête sur l’impact terrible qu’a le plastique sur notre environnement, tout spécialement sur la vie marine, et propose des solutions

Le buzz Bruxellois

Avant que le rideau ne se lève, Ulf Björnholm, Directeur du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) à Bruxelles, a montré une courte vidéo dans laquelle des membres du Parlement européen partageaient leurs endroits favoris pour se connecter avec la nature (en rapport avec le thème de la Journée internationale pour l’environnement).

Le débat était modéré par Deborah Seward, Directrice d’UNRIC, et le panel était constitué de quatre intervenants : Jo Ruxton; Maria Westerbos, Fondation « Soupe de Plastique », Kristian G. Moore, spécialiste de l’environnement, science & technologie pour le Département d’état américain, et Matjaž Malgaj, Directrice de l’unité l’environnement marin et l’industrie de l’eau, Commission européenne.

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Tout le monde s’est accordé sur le fait qu’une action drastique est absolument nécessaire et ce dès maintenant, afin de sauver nos océans et nos mers, afin de libérer la vie marine de ses souffrances. Jo Ruxton a prévenu que si nous ne cessons d’utiliser et jeter du plastique de la manière dont nous le faisons actuellement, alors « la situation sera bien pire ».

Selon Maria Westerbos, nous jetons en moyenne les bouteilles plastique 20 minutes après les avoir achetées et il est primordial que les gens changent de comportement.

Matjaž Malgaj a souligné que le système économique autour du plastique devait être réformé : « Le plastique coûte tellement peu d’argent qu’il en devient facilement jetable. Il y aura toujours des gens pour le jeter.» Kristian G. Moore est plus optimiste : « Tout le monde parle de ce problème, et c’est un énorme pas en avant. Nous devons trouver comment y remédier. »

Les membres de l’audience voulaient savoir comment ils pouvaient aider. Alors que tous les intervenants partagent leurs conseils pratiques, Jo Ruxton  a encouragé les spectateurs à continuer autour d’eux la sensibilisation sur les dangers du plastique. « Si tout le monde ici le dit juste à 5 personnes, alors c’est comme cela que la terre entière finira par être au courant. »

Les innovations mises en lumière à Helsinki

Le film a également été projeté à Helsinki où le débat était modéré par Petra Hongell, du Bureau des pays nordique d’UNRIC, qui vient elle-même de tenter l’expérience de vivre un mois sans produire aucun déchet.

« Chacun de nous a le devoir de changer sa façon de penser », a indiqué Peter Ceglinski, président et co-fondateur du projet Seabin, et intervenant durant le débat. Seabin est une poubelle flottante qui collecte le plastique et les autres matériaux qui flottent sur les mers avant qu’ils ne terminent en eaux profondes « Nous sommes heureux d’avoir reçu une invitation à participer à la Conférence sur les océans de New York. Notre projet à Helsinki en est à ses premiers pas. » a-t-il ajouté.

« Nous avons vraiment besoin d’innovations, de partenariats et de coopération si nous voulons en finir avec la pollution marine», a souligné Maria Laamamen, présidente adjointe de la délégation finnoise à la Conférence sur les océans et experte maritime au Ministère de l’environnement finnois. « Ce documentaire a vraiment capturé l’essence du problème, et donne envie d’agir. L’action est nécessaire à la fois à titre individuel et au niveau collectif. Nous avons tous une responsabilité partagée pour nos océans. »

Vous voulez en savoir plus sur Un Océan de plastique ? Cliquez ici.

Vous pouvez aussi en lire plus sur la Conférence des Océans ici

Suivez-nous sur Facebook et Twitter @CineONU.

Fiche d’information de la Bibliothèque d’UNRIC sur les océans http://www.unric.org/html/english/library/backgrounders/oceans_french.pdf

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Concours Programme jeunes administrateurs (YPP) 2017
Luxembourg et Monaco participent au concours 2017

news32x32 DblueNominations

  • Le Secrétaire général nomme M. Ghassan Salamé, du Liban, Représentant spécial et Chef de la Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL) (22 juin 2017)

  • Le Secrétaire général nomme M. Vladimir Ivanovich Voronkov, de la Fédération de Russie, à la tête du nouveau Bureau des Nations Unies contre le terrorisme (21 juin 2017)

  • ​​​​​​​Le Secrétaire général nomme Mme Ana Maria Menéndez de l’Espagne, Conseillère principale pour les questions politiques (21 juin 2017)

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