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08 Décembre 2016 -

Encore trop peu de jeunes en politique !

Anne Lambelin, parlementaire wallonne de 29 ans

8 décembre 2016 - Alors que la moitié de la population mondiale a moins de 30 ans, seul 2 % de cette catégorie d'âge sont membres du parlement. Les droits des jeunes à se présenter sur les listes électorales sont défendus, mais malgré cela, la jeune génération est toujours très peu représentée en politique à tous les niveaux. La campagne not too young to run tente d'inverser la tendance en abaissant la limite d’âge pour s’inscrire sur les listes électorales afin qu’elle coincide à l’âge du droit de vote.

Selon Johanna Nyman, la président du Forum jeunesse européen, il y a toujours beaucoup d’obstacles en Europe pour les jeunes en politique. « Un des problèmes majeurs est la limite d’âge. Toutefois, il y a également énormément de discrimination due à l’âge, notamment par rapport à la récolte des fonds et à la visibilité. » En Europe, certains pays sortent toutefois du lot. « Les pays nordiques comptent de nombreuses personnes en dessous de 35 ans impliquées en politique. » Seules la Finlande, la Norvège et la Suède ont plus de 10 % de leurs membres ayant moins de 30 ans.

La Belgique se distingue également comme bon élève en la matière, car l’âge légal pour entrer en politique est de 18 ans. Pourtant, lorsqu’un jeune parlementaire est élu, cela ne veut pas dire que son chemin n’est pas semé d’embûches. Francesco Vanderjeugd, un bourgemestre belge de 26 ans et membre du parlement flamand, a confirmé que les jeunes doivent se battre contre un grand nombre de préjugés comme le manque de compétences ou d’expérience pour juger d’affaires importantes. « Il faut vraiment gagner sa place en apportant une contribution unique au débat et en agissant. »Il tient à s'adresser aux jeunes en faisant passer ce message : personne n’est jamais trop jeune pour commencer sa carrière politique. Les sections jeunesse des partis politiques et la vie politique universitaire sont aussi des tremplins efficaces.

Pour le Forum jeunesse européen, l’objectif principal de la campagne est de promouvoir le développement de la démocratie et de s’assurer de la bonne représentation de la jeunesse. Le président a souligné que « de nombreuses décisions politiques prises en Europe sont discriminatoires pour notre génération ». Les jeunes politiques apportent une nouvelle perspective au débat. Ce point de vue est partagé par Anne Lambelin (29 ans), membre du Parlement wallon et visage de la campagne : « Les jeunes sont plus utopistes et vont, de ce fait, plus loin dans leurs idées. Ils ont tendance à être plus enthousiastes et peuvent surtout faire entendre la voix d’un public qui est majoritaire. »

Inspiré par l’exemple nigérian #NotTooYoungtoRun, le Bureau de l’Envoyé du Secrétaire général pour la Jeunesse a lancé cette campagne en partenariat avec diverses organisations pour le développement et la jeunesse. Il n'est pas étonnant que l’âge moyen des chefs d’état soit de 62 ans si 73 % des pays dans le monde empêchent les jeunes d’entrer au parlement.  Ces statistiques prouvent qu’il est important que la jeune génération participe activement à la politique électorale afin d’assurer l’avenir démocratique des générations futures. De jeunes politiques nous expliquent pourquoi, aujourd’hui plus que jamais, il est essentiel de faire entendre la voix de la nouvelle génération. 

Francesco Vanderjeugd (26 ans), un maire belge et membre du parlement flamand

03 Décembre 2016 -

Investir dans l’espace, c’est investir dans le développement durable

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7 décembre 2016 - Saviez-vous que la recherche spatiale contribue à la mise en œuvre des objectifs de développement durable ? C’est ce que Thomas Pesquet, l’astronaute français de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) souhaite précisément nous démontrer grâce aux expériences qu’il effectue depuis la station spatiale internationale. Le Dr. Karl Aspelund nous explique :

L’année 2030 est non seulement la date limite pour la mise en œuvre des Objectifs de développent durable mais également c’est la date butoir avant laquelle les Américains prévoient d’effectuer la première mission spatiale avec équipage sur Mars.

Le Dr. Karl Aspelund, chercheur islando-américain à l'Université de Rhode Island revient sur le lien entre recherche spatiale et développement durable. Sa recherche s’applique à trouver des solutions durables pour effectuer des missions spatiales humaines hors du système solaire d’ici 2112.

« Un équipage spatial sur une mission pluriannuelle, que ce soit dans une base sur la planète Mars ou plus loin, fonctionne nécessairement dans un écosystème en circuit quasi fermé », a déclaré Karl Aspelund à UNRIC. Il existe donc un lien évident entre l’agenda 2030 pour le développement durable et la mission sur Mars d’ici 2030 pour laquelle des solutions durables sont nécessaires, affirme Dr. Karl Aspelund.

Dr. Karl Aspelund n’est pas seul dans son combat. Il est membre d'un groupe de passionnés de l'espace, le 100 Year Starship (vaisseau stellaire des 100 ans), qui vise à s'assurer que nous disposerons dans une centaine d’années des capacités permettant à des humains de voyager au-delà de notre système solaire, vers une autre planète. La première étape du 100 Year Starship consisterait à effectuer une mission spatiale avec équipe sur Mars, comme le prévoient les astronautes américains d’ici 2030.

« Ce qui est nécessaire pour la survie dans l'espace l’est également pour la survie sur Terre » a affirmé le Dr Mae Jemison, directeur de l'initiative 100 Year Starship, reconnaissant qu’investir dans l’espace, c’est investir dans le développement durable.

La recherche spatiale est une mission essentielle selon Dr. Karl Aspelund car « si nous ne pouvons pas résoudre les problèmes de développement durable pour un petit groupe d'astronautes, alors les voyages spatiaux de longue durée et les habitations humaines en dehors de la Terre semblent utopiques ».

L’ONU s’est investie dans les questions spatiales depuis plus d’un demi-siècle, même si son terrain d’action privilégié demeure la planète bleue. En 1958, l’ONU a créé le Bureau des Nations Unies pour les affaires spatiales (UNOOSA) à Vienne afin de promouvoir la coopération internationale dans l'utilisation et l'exploration pacifique de l'espace ainsi que dans l'utilisation des sciences et technologies spatiales pour le développement économique et social durable.

Selon le Dr. Karl Aspelund, si l'ONU a un rôle à jouer dans le soutien à la recherche scientifique, elle doit aussi mettre l’accent sur l’éducation aux sciences. A terme, ces efforts permettraient d’augmenter le nombreux global d’étudiants scientifiques et donc de faire avancer la recherche spatiale mondiale ainsi que la mise en œuvre des Objectifs de développement durable.

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Ce n’est donc pas un hasard si, Thomas Pesquet, l’astronaute français de l’ESA qui est parti pour la Station spatiale internationale ISS le 17 novembre dernier, a pour mission d’effectuer de nombreuses expériences scientifiques afin d‘améliorer les conditions de vie humaine sur Terre. Lors de sa mission de six mois, Thomas Pesquet mesurera notamment la température de surface de l’océan, la salinité de surface, les vents de surface, la hauteur des vagues, la couleur de l’océan, la masse de l’océan et la pression de fond. Mais sa tâche ne s’arrête pas là. Thomas Pesquet est également le premier Ambassadeur de l’UNICEF France dans l’espace. Il a tenu à se servir de la mission « Proxima » pour attirer l’attention sur la détresse de nombreux enfants dans le monde et sur le travail de l’UNICEF, chaque jour à leurs côtés.

03 Décembre 2016 -

Débat à Paris : "Haïti : Au-delà des montagnes ?"

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3 décembre 2016 - Quoi ? Un débat sur Haïti

Qui ? Lambert Wilson Ariane Quentier Lilas Desquiron Evens Nicolas et Philomé Robert

Où ? Amphithéatre Descartes  Sorbonne Université Paris 1 Panthéon Sorbonne

Quand ? Mercredi 7 décembre 2016 à 19h

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03 Décembre 2016 -

Le Haut-Commissaire pour les réfugiés rappelle l’UE à l’ordre

Filippo Grandi au EPC parle de la crise migratoire

6 décembre 2016 - Les réfugiés ne sont pas assez protégés en Europe et la politique de l’Union européenne n’est pas suffisamment cohérente pour permettre une réponse efficace à la crise des migrants. C’est pour cette raison que le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a présenté une série de propositions à Bruxelles. 

En 2015, plus d’un million de réfugiés et de migrants sont arrivés sur les côtes européennes. Ils proviennent principalement de Syrie, d’Afghanistan et d’Irak. Une année plus tard, cette crise humanitaire ne montre aucun signe d’amélioration. Le Haut-Commissaire a annoncé que le nombre de réfugiés et de migrants ayant rejoint les côtes d’Italie a atteint un nouveau record en octobre.

« L’Europe a résolu des crises similaires par le passé, en Hongrie en 1956 et en Yougoslavie dans les années 90. L’UE n’était pas préparée à l’arrivée chaotique d’un grand nombre de personnes. » Grandi a ajouté que les politiques de migration existantes n’étaient pas mises en place par certains États membres, ce qui laissaient un petit nombre de pays, dont l’Italie et la Grèce, porter le fardeau de la pression migratoire.

La distance prise par l’Europe face à la crise choque le Haut-Commissaire. « L’Europe semble se distancier de ses valeurs fondamentales de coopération et de son engagement de partager les responsabilités afin de relever des défis communs. » C’est pourquoi le Haut-Commissariat pour les réfugiés a produit un document intitulé Améliorer la protection des réfugiés au sein de l’UE et dans le monde qui vise à aider l’UE à adopter une réponse plus cohérente à la crise des migrants tout en redonnant confiance aux citoyens européens.

Parmi les propositions phares, qui s’appuient sur des éléments du Régime d’asile européen commun (RAEC) et sur certaines des réformes proposées par la Commission européenne, Filipo Grandi a insisté sur l’importance d’un système d’enregistrement commun. Ce système permettrait de rendre les systèmes d’identification et le partage des données entre Etats plus efficaces. Il a également mis l’accent sur la problématique des enfants non-accompagnés qui sont des victimes faciles pour les trafiquants. Le manque de réponse commune de l’UE permet aux trafiquants et contrebandiers de gagner du terrain. Ainsi, actuellement, les seuls chemins possibles pour les réfugiés sont illégaux, dangereux et coûteux.

Le Haut-Commissaire a également souligné l’importance de la mise en place de politique de relocalisation au sein des États membres et a lancé un appel pour une augmentation des investissements dans les programmes d’intégration. Il insiste également sur une meilleure gestion des peurs et inquiétudes des citoyens européens. « Nous devons prouver clairement que les intérêts des citoyens européens sont pris en considération dans le cadre de la gestion de la crise. Les conséquences sur la sécurité, l’économie et leur propre identité inquiètent. »

« C’est le moment de changer notre vision de l’engagement européen en ce qui concerne la crise migratoire. Il faut s’inspirer de la tolérance, de l’ouverture d’esprit et des principes de protection. L’histoire a démontré que l’Europe est plus forte lorsqu’elle parle d’une seule voix et je pense sincèrement que c’est encore possible aujourd’hui », a conclu Filipo Grandi. 

Grandi présente ses propositions pour l'UE

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