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14 Mars 2017 -

Des solutions innovantes pour préserver nos océans : le défi des entrepreneurs européens

littered beach bali indonesia - Photo:PNUE

13 mars 2017 - Huit millions de tonnes de déchets, essentiellement du plastique, sont déversées dans les océans chaque année, soit une benne à ordure par minute. Sea2see, entreprise européenne participe à « recycler l’océan » en fabriquant des lunettes de soleil à partir de matériaux recyclables récupérés dans les océans.

Parmi les déchets retrouvés en mer : des mégots de cigarette, des sacs plastiques, du matériel de pêche et des emballages alimentaires. La production de plastique a été multipliée par 20 en 50 ans et ne cesse de croitre. Si nous continuons à consommer du plastique au même rythme qu’actuellement il y en aura plus que de poissons dans les océans dans 30 ans et 99% des oiseaux marins auront alors déjà ingéré du plastique.

Les effets sont ravageurs sur la faune, la flore, la santé et l’économie. Plus de 600 espèces sont concernées par le problème des déchets marins, certaines sont en voie de disparition notamment à cause de l’ingestion de plastique.

Sea2see travaille en collaboration avec les communautés de pêcheurs afin de récupérer une partie de ce plastique et du matériel de pêche jeté. Grâce à cela, ils récoltent 10 tonnes de matériaux chaque mois en Espagne. Ces matériaux sont triés, lavés, et transformés en lunettes de soleil « 100% made in Italie »

Le fondateur belge, également PDG de Sea2see, François van den Abeele, a puisé son désir d’agir dans un constat frappant, lorsqu’au Forum économique mondial de Davos en 2016 a été évoquée la possibilité que la quantité de plastique dépasse la quantité de poissons dans les océans si les choses ne changeaient pas.

L’objectif de l’entreprise est de s’exporter dans les pays africains afin de sensibiliser les habitants à agir, eux aussi, suivant son modèle.

Avec un simple produit, Sea2see prouve que les déchets peuvent être transformés en produits de qualité et ce, même dans l’industrie de la mode. Le but est également de faire de chaque individu, un ambassadeur du changement. 

 Le gouvernement belge et la Commission océanographique intergouvernementale de l'UNESCO ont co-organisé un atelier de 3 jours intitulé « Îles océaniques résilientes », auquel Sea2See a participé. L'événement devait soutenir les négociations en cours à New York sur la nouvelle Convention des Nations Unies sur la protection de la biodiversité marine au-delà de la juridiction nationale (BBJN).

Cet atelier, qui a eu lieu la semaine dernière, est l'une des initiatives mondiales prises à l'approche de la Conférence des Océans au siège de l'ONU à New York du 5 au 9 juin. Avec cette conférence, l'ONU met l'accent sur l'Objectif de développement durable 14, la vie aquatique. Bien que la préservation des océans nous concerne tous, certains s’inquiètent que cet objectif soit laissé de côté. 

Des invités des petits États insulaires en développement (PEID), des entrepreneurs ainsi que des représentants d’organisations internationales et d’universités étaient présents à cet évènement pour discuter de solutions innovantes pour lutter contre la pollution des océans.

https://www.youtube.com/watch?v=Tk8o6uYakz8

10 Mars 2017 -

Les migrations doivent être gérées globalement de façon humaine et digne

migrants

10 mars 2017 – Coopération, partenariats et compromis pour le bien de tous : c’est ce qui est nécessaire si l’on désire relever le défi des migrations en Europe, estime William Lacy Swing, Directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Suite au sommet des Nations Unies pour les réfugiés et les migrants en septembre 2016, un processus est en marche et devrait mener à l’adoption d’une entente mondiale pour une migration sécurisée, ordonnée et régulée.

« Le sommet était en effet un tournant crucial dans la conversation mondiale » a expliqué William Lacy Swing dans un entretien au Centre régional d’information des Nations Unies (UNRIC). « C’est la première fois que les chefs d’Etats se rassemblaient afin d’évoquer le problème de la migration. Il n’y avait aucun contrat légal ou ententes qui permettaient l’assistance ou la protection légale des individus sur le départ, et c’est la raison pour laquelle nous avons développé cette entente mondiale afin que nous puissions partager nos idées et nos principes pour avoir une vision plus globale et un sens des responsabilités partagées envers ces personnes en déplacement. »

Les négociations intergouvernementales commencent néanmoins dans un contexte où le populisme renait dans de nombreux pays européens. Alors que certains pays souhaitent des frontières moins « poreuses » et un pouvoir moins centralisé à Bruxelles, d’autres au contraire essayent de promouvoir la cohésion, la libre circulation des biens, des services et des individus. 

« Ce n'est pas l'atmosphère la plus favorable », estime M. Swing. « Nous avons des mouvements populistes, des élections importantes se déroulent dans plusieurs pays européens, et les migrants resteront un sujet clé. Vous pouvez considérer cette rhétorique comme une menace à l’entente mondiale sur le sujet, mais vous pouvez aussi la considérer comme une opportunité ! C'est une occasion d'informer ceux qui sont séduits par les discours populistes qu'il existe une façon de gérer les phénomènes migratoires de manière humaine et digne. Historiquement les migrants ont toujours constitué une force positive. »

Le flux des migrants en Europe est « parfaitement gérable »

« En ce moment, il y a beaucoup de confusion dans le débat public sur les migrants. Il est vrai qu’il y a plus de gens qui se déplacent plus que jamais, mais en termes relatifs, ils ne représentent que 3% à 3,3% de la population mondiale. Et la plupart d'entre eux se déplacent régulièrement », rappelle Swing. « Si vous faites un sondage d’opinion, vous verrez que dans presque n'importe quel pays, les gens vous diront qu'il y a beaucoup plus d'étrangers dans leur pays qu’avant. C'est la peur qui parle ».

L’arrivée du printemps et l’augmentation des températures signifient généralement une augmentation du nombre de traversées de la Méditerranée. Rien que depuis le début de cette année, 521 migrants ont perdu la vie en tentant d'atteindre l'Europe.

Néanmoins le nombre de migrants est resté relativement stable. «  Ce ne sera pas une invasion, ni quelque chose de dramatique – ce sont des flux parfaitement gérables si nous avons les bonnes politiques et trouvons les mécanismes juridiques appropriés. Tant que vous considérez les migrants comme un problème, comme quelque chose à résoudre, vous n'irez nulle part. Vous devez plutôt considérer ce phénomène comme une réalité humaine. » a ajouté Swing.

Fiche d’information de la Bibliothèque d’UNRIC sur la migration

http://www.unric.org/html/english/library/backgrounders/migration_french.pdf

10 Mars 2017 -

L’Europe et les Nations Unies alliées contre le terrorisme

CTITF UNCCT Jehangir Khan

10 mars 2017 - Un partenariat stratégique plus fort est la clé qui permettra de lutter efficacement contre le terrorisme et l’extrémisme, a expliqué le directeur de l’Equipe spéciale de lutte contre le terrorisme de l’ONU (CTITF) et du Centre des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme (UNCCT) à l’occasion d’une visite à Bruxelles.

« Le terrorisme et l’extrémisme sont un affront direct à la Charte des Nations Unies et à la Déclaration des droits de l’homme », a estimé Jehangir Khan, directeur du CTIFT en visite dans la capitale belge ce mois-ci à l’occasion du dialogue stratégique annuel entre l’Union européenne et les Nations Unies. A l’ordre du jour, la recherche de solutions adéquates afin de renforcer la coopération et la collaboration entre les deux organisations pour apporter des réponses pertinentes à ces fléauxmajeurs.

La prévention et la mise en place d’une paix durable sont les priorités clés du nouveau Secrétaire général Antonió Guterres, qui a appelé au développement d’une diplomatie plus préventive. L’accent doit également être mis sur les racines des conflits déjà existants.

Alors que la diplomatie et la coopération multilatérale sont essentielles, il est également nécessaire de ne pas délaisser les victimes déjà présentes dans les zones critiques, a expliqué M. Khan,

« Il n’y a rien de plus important actuellement que de s’occuper du problème des victimes du terrorisme. Nous avons un devoir moral et humanitaire de les aider ». « Il n’y a aucune autre manière d’empêcher le terrorisme, c’est le renforcement de la coopération. » Les terroristes sont, en effet, des acteurs transnationaux et traversent de nombreuses frontières chaque jour sans la moindre difficulté.

M. Khan a rappelé que bien que la grande majorité des victimes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, un nombre croissant d’entre-elles sont européennes. 

L’Europe et les pays européens sont très engagés dans ce combat. Ils ont investi beaucoup pour aider les Nations Unies à combattre le terrorisme.

Mr. Khan désire « voir quelles sont les possibilités qui s’offrent à nous pour collaborer », soulignant l’importance de trouver des solutions plus adaptées, pertinentes et durables afin de faire face à ces défis. « Le défi est énorme et les moyens dont nous disposons sont limités » a-t-il ajouté.

L’Equipe spéciale de lutte contre le terrorisme de l’ONU (CTITF) a été créée par l’Assemblée générale des Nations Unies afin d’apporter coordination et cohérence à la mise en place de la stratégie de lutte contre le terrorisme. Elle coordonne 36 entités des Nations Unies, Interpol, ainsi que l’Organisation mondiale des douanes, travaillant ensemble sur le même projet : empêcher et mettre fin au terrorisme et à l’extrémisme violent. 

Plus d’information :

Fiche d’information de la Bibliothèque d’UNRIC sur le terrorisme

http://www.unric.org/html/english/library/backgrounders/terrorism_french.pdf

07 Mars 2017 -

Gestion durable de l’eau : les entreprises européennes doivent faire plus d’efforts

Water 1

7 mars 2016 - Pour la seconde année consécutive, le Projet de Divulgation Carbone (CDP, Carbone Disclosure Project) a demandé à plus de 120 entreprises européennes de faire l’état des lieux des risques et opportunités liés à l’eau. Cette enquête a pour objectif de mesurer où en est le secteur privé dans la lutte contre les changements climatiques et les objectifs de développement durable.

Le CDP publie chaque année un rapport sur les émissions de gaz à effet de serre et depuis l’an dernier, a consacré une enquête sur la gestion de l’eau par le secteur privé. En effet, comme le note Morgan Gillespy responsable de l’eau au sein du CDP, « Le changement climatique induit des risques de perturbation des ressources en eau tant d’un point de vue quantitatif que qualitatif ». En 2016, le CDP a demandé à 288 entreprises européennes de faire le bilan, 121 ont rendu un rapport.

Si quelques sociétés sont déjà très engagées dans une politique de gestion durable de l’eau, le rapport montre que l’écart se creuse entre ceux qui ont conscience du problème et s’y attaquent et les entreprises qui n’évaluent pas encore suffisamment les risques, notamment liés aux sous-traitants.  

Les pénuries d’eau et les risques liées à cette ressource ne concernent pas que les pays sous-développés ou frappés par des incidents climatiques comme les sécheresses ou les inondations L’Europe est concernée. Comme le note le rapport « le sud de l’Europe en particulier est déjà soumis à un stress hydrique et le reste du continent est affecté par des alternances irrégulières de précipitation. Surtout les entreprises européennes sont concernées par l’état de la gestion de l’eau dans les pays où ils sous-traitent leur production. La pollution des nappes phréatiques est un autre enjeu crucial.

Pour plus d’information lire le rapport 2017 du CDP sur l’eau

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