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19 Septembre 2017 -

Priorités de l'Union européenne à l'Assemblée générale des Nations Unies

Priorités de l'Union européenne à l'Assemblée générale des Nations Unies

19 septembre 2017 - L'Union européenne (UE) a défini ses priorités préalablement à la 72ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies dont le coup d’envoi a été donné le 12 septembre 2017 au Siège de l’ONU à New York. L’UE axera ses efforts sur une gouvernance mondiale renforcée, sur la paix et la prévention de conflits et sur un programme pérenne pour le changement.

La première des priorités de l'UE sera de soutenir, de renforcer et de réformer les Nations Unies et l'ordre mondial fondé sur des règles. Cette priorité est considérée comme essentielle pour rétablir la confiance des citoyens et des États membres dans la capacité des Nations Unies à prévenir les conflits et réagir face aux crises.

En ce qui concerne la paix et la prévention de conflits, l'UE et ses États membres restent déterminés à renforcer leur partenariat avec l'ONU dans la lutte mondiale contre le terrorisme, ainsi que sur le thème du désarmement et de la non-prolifération. L'UE continuera à soutenir les efforts menés par les Nations Unies dans des pays et des régions nécessitant une action internationale solide, y compris la Syrie, le Moyen-Orient, la Libye, l'Ukraine, le Yémen et les pays africains.

S'appuyant sur le partenariat étroit entre l’UE et l’ONU sur les droits de l'homme, l'UE cherche à encourager la promotion et la protection des droits de l'homme, les libertés fondamentales, la primauté du droit et de la démocratie dans le monde entier. L’Union européenne a pour objectif de soutenir le rôle de coordination de l'ONU dans la promotion d'une réponse internationale cohérente aux crises humanitaires.

Dans le cadre d'un programme pérenne pour le changement, l'année à venir s’annonce être une année déterminante pour le partenariat entre l'Europe et l'Afrique. Elle est un partenaire stratégique pour l'UE dans tous les domaines politiques et l'UE souhaite soutenir l'Afrique dans la réalisation de son plein potentiel.

En outre, l'UE continue de soutenir la mise en œuvre de l'Agenda 2030 pour le développement durable et s'engage à atteindre les 17 Objectifs de développement durable d'ici 2030.En ce qui concerne les migrants et les réfugiés, l'UE poussera les négociations pour le pacte mondial de l'ONU sur la migration, le développement du pacte mondial pour les réfugiés et le cadre complet des réfugiés avec les pays pilotes.

Enfin, en ce qui concerne le changement climatique, la mise en œuvre de l'Accord de Paris de 2015 est considérée comme la clé de l'élaboration de l'ordre mondial. L'UE tient un rôle important pour l'ONU dans l'identification et l'analyse des risques de sécurité liés aux changements climatiques.

Au fil des années, l'UE a établi une relation étroite avec l'ONU. La coopération s'effectue à travers un large éventail de domaines couverts par les différents organes de l'ONU. L'UE est attachée au multilatéralisme, avec au cœur de son action une ONU forte et efficace. Cet engagement est enraciné dans la conviction qu’afin de pouvoir répondre aux crises, aux défis et aux menaces mondiales, la communauté internationale a besoin d'un système multilatéral efficace, fondé sur des règles et des valeurs universelles.

14 Septembre 2017 -

Construire des économies plus inclusives au-delà de l'austérité : rapport sur le commerce et le développement 2017

UNCTAD Report
14 septembre 2017 - 10 ans après la crise, le rétablissement de l'économie mondiale est encore limité, selon un nouveau rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Intitulé Au-delà de l'austérité, vers une nouvelle donne mondiale, le rapport 2017 a été publié aujourd'hui et définit une politique ambitieuse pour construire des économies plus inclusives et plus attentionnées.

Lors du lancement du rapport à Bruxelles, la Secrétaire générale adjointe de la CNUCED, Isabelle Durant, a noté que la croissance de l'économie mondiale, qui devrait atteindre 2,6% cette année, est en train de reprendre mais insuffisamment. Elle a identifié les mesures d'austérité comme le principal obstacle à une récupération robuste. Dans l'esprit des opportunités offertes par les Objectifs de développement durable et l'Accord de Paris sur le climat, elle a souligné la nécessité de passer de l'hyperglobalisation à la construction d'économies inclusives.

UNCTAD Launch

Alex Izurieta, l'économiste principal de la CNUCED, a souligné trois thèmes supplémentaires en faveur d’une croissance inclusive : la robotisation, la dynamique de genre et les inégalités. Izurieta a souligné que ce qui est techniquement faisable en matière d’automatisation à l’aide de robots n'est pas nécessairement aussi rentable sur le plan économique. Il a également prévenu de se tenir éloigné des discours alarmistes qui peuvent être utilisés pour négocier les salaires à la baisse. Selon lui,  les politiques en faveur de la parité homme-femme devraient s'accompagner d’une véritable politique  de création d'emplois pour réussir, ainsi que de la nécessité d'accroître la part des femmes dans les emplois de cadres supérieurs dans le secteur industriel. Enfin, Izurieta a expliqué que l'instabilité financière accrue, qui mène à une crise financière, est liée à l'inégalité croissante. Ces inégalités sont aggravées par des mesures d'austérité excessives, ainsi que par une plus grande concentration dans le secteur des entreprises.

Le rapport se termine par une note d'espoir : des alternatives sont possibles. La CNUCED met l'accent sur le fait que les gens devraient passer avant les bénéfices, appelant à une modernisation du XXIe siècle pour offrir un «nouvel accord» mondial. Une participation plus forte des États, la fin de l'austérité, la réduction de la recherche de renta et l'exploitation de la finance pour soutenir la création d'emplois et l'investissement dans les infrastructures seront la clé d'une telle rénovation.

Plus d'information :

Rapport [en]

Apperçu général [fr]

12 Septembre 2017 -

Trois quarts des enfants et jeunes réfugiés en proie aux abus sur les routes migratoires de la Méditerranée

UNICEF Migration © Photo Unicef Romenzi

12 septembre 2017 – Les enfants et les jeunes migrants et réfugiés qui tentent de rallier l’Europe sont confrontés à des niveaux effrayants de violations des droits de l’homme. En effet, 77 % de ceux qui empruntent la route de la Méditerranée centrale rapportent avoir été victimes de mauvais traitements, d’exploitation ainsi que de pratiques pouvant s’apparenter à la traite des êtres humains.

Un nouveau rapport intitulé « Un voyage épouvantable » de l’UNICEF et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) sonne l'alarme et révèle que même si tous les enfants qui empruntent ces routes migratoires courent des risques considérables, ceux originaires d’Afrique subsaharienne sont bien plus menacés par l’exploitation et la traite que ceux venant d’autres régions du monde, avec un risque de respectivement 65 % contre 15 % le long de la route de la Méditerranée orientale par la Turquie et de 83 % contre 56 % sur celle de la Méditerranée centrale par la Libye. Une différence qui serait à mettre principalement sur le compte du racisme.

 «  Nous devons lutter contre la normalisation  », a souligné le directeur régional de l'OIM, Eugenio Ambrosi, lors du lancement du rapport à Bruxelles. , « Nous nous sommes habitués au nombre élevé de décès en mer, nous devons lutter contre le cynisme. Nous devons continuer d’être choqués, tristes et en colère ».

Les enfants qui survivent au voyage peuvent être sujets au viol, au travail forcé, à la captivité,  au mariage précoce, à la violence et toute autre forme d'abus. 72% des victimes détectées sont des filles qui souffrent d'exploitation sexuelle, tandis que 86% des garçons détectés sont victimes du travail forcé. Cependant, les abus peuvent être interconnectés et d’innombrables victimes restent inconnues indique le rapport. Les jeunes migrants qui empruntent des voies irrégulières courent le risque d'être capturés et privés de liberté. Ils peuvent être détenus par des agents de l'État, des trafiquants ou des groupes armés, ou même échangés dans des conditions semblables à celles de l’esclavage. La peur d'être arrêté et détenu conduit souvent les jeunes migrants et les réfugiés à la clandestinité.

Le rapport se fonde sur les témoignages de quelque 22 000 migrants et réfugiés interrogés par l’OIM, parmi lesquels environ 11 000 enfants et jeunes. Il appelle toutes les parties concernées à donner la priorité à la création de circuits migratoires sûrs et licites, à renforcer les services de protection des enfants migrants et réfugiés, à l’adoption d’une approche transfrontalière afin de mettre un terme à la traite et l’exploitation des êtres humains, ainsi que la lutte contre la xénophobie, le racisme et la discrimination à l’égard de tous les migrants et réfugiés.  

 «  Nous devons également nous rappeler  » a souligné Sandie Blanchet, directrice de l'UNICEF à Bruxelles, « que chaque pays de l'UE a ratifié la Convention relative aux droits de l'enfant. Le statut de l'enfant, qu'il soit un réfugié ou un migrant, n'a pas d'importance. Sur le sol européen, un enfant est toujours, et avant tout, un enfant.  »

Une question récurrente dans le débat actuel sur les migrations  est de savoir si la majorité des arrivants en Europe sont des migrants économiques ou des ou des réfugiés en quête de protection. Les agences des Nations Unies soulignent que cette question est complexe et que, selon une  étude de l'UNICEF, l'Europe n’est souvent pas l’objectif premier visé par les enfants.     

 « Conformément au cadre juridique actuel et à la Convention sur les réfugiés de 1951, il est vrai que c'est une infime partie qui peut être considérée comme  «  réfugiés », indique Ambrosi.  «  Toutefois,  a Convention fête bientôt ses 70 ans et la réalité actuelle est différente. Nous notons un ensemble de faiblesses qui ne sont pas couvertes par la Convention de 1951, comme le trafic d'êtres humains, ou les conditions de vie le long des routes migratoires qui donneraient le droit à une personne de demander une protection. L'OIM préconise une approche moins stricte. Nous avons besoin d'une approche plus nuancée ».

 « Nous devons également garder à l'esprit que les histoires que nous entendons sont celles des survivants », a ajouté Blanchet,  « Ce que nous n'entendons jamais, ce sont les histoires des enfants morts en chemin ».

07 Septembre 2017 -

L’évolution technologique au service de l’aide humanitaire

 Photo: Scott Nelson/UNHCR.

6 septembre 2017 – Dans un monde en constante évolution  et face à une urbanisation galopante, il est important d’adapter sans cesse la façon dont nous aidons et protégeons les personnes qui fuient les conflits et les persécutions. Cette aide peut être optimisée grâce aux évolutions technologiques.

« En janvier dernier, dans le bureau d'inscription animé du HCR à Amman, j'ai été frappé par les innovations qui ont rendu cette opération possible : j'ai rencontré des réfugiés dont les iris ont été scannés dans le cadre de notre système d'enregistrement biométrique et en rendant visite aux réfugiés chez eux avec des collègues, j’ai utilisé une tablette pour télécharger les informations sur notre Système d’information et d’assistance – bien loin des cahiers et des stylos que j’utilisais lors de mes missions au Soudan, » écrit Filippo Grandi, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés.

L’authentification de l'iris en matière d’inscription n'est qu'une petite partie des inventions dont bénéficient les réfugiés  ces dernières années. En collaboration avec des banques en Jordanie, les réfugiés ont été autorisés à utiliser ces données biométriques pour ouvrir des comptes bancaires et retirer de l’argent sans avoir besoin de codes PIN ou même de cartes.

De façon similaire, en s'appuyant sur la technologie existante utilisée pour l'enregistrement des personnes réfugiés pourraient  se forger une identité numérique qui leur permettrait d’accroître leurs opportunités dans un monde en constante évolution. Il pourrait s’agir d’informations simples telles que la mise à jour de leurs dossiers, l’ajout de certificats d’études ou de la poursuite d’études en ligne, avec pour objectif d’étendre l’éventail des services, financiers ou autres, dont ils peuvent bénéficier.

Et ceci n'est qu’un début : des exemples actuels comprennent tout un tas d’innovations technologiques, de la télémédecine en Mongolie par exemple  à des systèmes avancés d'agriculture et de prévision de crises. Il existe des applications pour la lutte contre la faim en Inde. Le Programme alimentaire mondial (PAM) se prépare à l'avenir de l'aide humanitaire en testant des voitures sans conducteur.

L'utilisation de technologies innovatrices peut ainsi jouer un rôle important pour différentes causes : il est possible de délivrer du sang aux habitants de régions éloignées au Rwanda mais aussi de cartographier le risque d'élévation du niveau de la mer aux Maldives. Tracer la carte de ces 11 îles de manière réaliste prendrait presque un an en temps normal, mais avec les drones, il ne faut qu'une journée pour cartographier une île entière.

Même la production alimentaire peut être améliorée, comme le démontrent les premiers résultats d’un projet dans le camp de réfugiés d'Azraq en Jordanie. Les réfugiés - et les communautés qui les accueillent – pourraient être en mesure de cultiver leur propre nourriture, de vendre des produits à revenu élevé sur le marché local et, par l'utiliser de cette technologie, d'accroître leur autonomie.

 « Les premiers résultats de nos récoltes montrent qu'elles poussent deux fois plus vite dans le  Food Computer qu’au sol. Il peut recréer tout climat dans le monde grâce à quelques boutons, en économisant de l'eau et de l'espace et en utilisant un minimum de ressources naturelles », déclare Nina Schroede, chef de projet au Programme alimentaire mondial.

Cependant, une telle technologie  s’accompagne de grandes responsabilités. Lors du développement d'applications ou d'algorithmes destinés à aider les réfugiés, il est important de bien respecter les règles de sécurité et de sûreté. Chris Earney du service d'innovation de l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) souligne l'importance du respect de la vie privée sur le terrain lors d'un récent panel du Forum du Sommet mondial pour la société de l'information (SMSI) 2017.

« Bien que les données collectées soient valorisées, il est également nécessaire de les protéger et de les respecter. »

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  • Le Secrétaire général a nommé M. Sudhir Rajkumar, de l’Inde, Représentant pour les investissements de la Caisse des pensions de l’ONU (19 octobre 2017)

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