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12 Juillet 2017 -

Les crimes de Daech ne doivent pas empoisonner le futur de l’Irak

Irakiens de Mossoul arrivant au camp du HCR de Hasansham

12 juillet 2017 – L’Irak fait face à une série de défis en matière des droits de l’homme en ce moment charnière que représente la reprise de Mossoul. Si ces défis ne sont pas affrontés, ils risquent de générer davantage de violences et de souffrances chez les civils, alerte le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein.

« Les femmes, hommes et enfants de Mossoul ont vécu l’enfer sur terre », a déclaré le Haut-Commissaire. « Daech a forcé des dizaines de milliers d'habitants de la ville et des environs à quitter leur maison et les a utilisés comme boucliers humains. Il s’agit d’un crime de guerre en vertu du droit humanitaire international et d’une violation des principes de dignité et de moralité les plus fondamentaux », a-t’il ajouté.

Depuis le début de la campagne militaire pour reprendre Mossoul le 17 octobre 2016, environ 920 000 civils ont dû quitter leurs maisons. Près de 700 000 sont toujours déplacés, la moitié d’entre eux vivant dans l’un des 19 camps de fortune. Ces personnes déplacées ont besoin d’un logement, de nourriture, de services de santé, d’eau potable ainsi que de soutien pour les aider à surmonter ces « traumatismes inimaginables ».

A la suite de la libération de Mossoul, le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres a rendu hommage au peuple et au gouvernement irakien tout en promettant le soutien des Nations Unies au gouvernement irakien afin de réunir les conditions nécessaires pour un retour « volontaire, sécurisé et digne » des communautés déplacées. Il a également promis de rétablir l'état de droit, prévenir une résurgence de la violence et établir les responsabilités dans toutes les violations commises. Les Nations Unies ont réclamé une aide de 985 millions de dollars pour leurs projets d’assistance humanitaire. Or, seulement 43% de la somme demandée a été reçue à ce jour, 562 millions de dollars doivent ainsi encore être récoltés.

Avec la reprise de Mossoul, l’étendue des violations et abus perpétrés par Daech est d’autant plus manifeste. « Les violations graves et systématiques du droit international humanitaire, et les graves violations et abus des droits de l'homme commis au cours des trois dernières années, notamment la réduction de femmes et de filles à l'état d'esclaves sexuelles, ont laissé des traces profondes dans la société irakienne », a déploré M. Zeid. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme  (HCDH) souligne notamment l'enlèvement de 1.636 femmes et filles, ainsi que de 1.733 hommes et garçons issus de la communauté yézidie, dont on reste à ce jour sans nouvelles.

Les causes profondes de la violence et des conflits en Irak doivent être étudiées en termes des violations des droits de l’homme subies par les communauté à l’intérieur du pays depuis plusieurs dizaines d’années » a souligné M. Zeid. « C’est la seule manière d’établir des bases solides pour l’établissement de la paix durable que le peuple irakien mérite », a-t’ il conclu.

Pour plus d’informations :

Fiche d’information de la Bibliothèque d’UNRIC sur l’Irak

11 Juillet 2017 -

La planification familiale : l’une des clés de la croissance et du développement

Benoit Kalasa Directeur de la division technique du FNUAP

11 juillet 2017 – Permettre aux jeunes adultes de planifier leur famille peut aider les pays à tirer parti du « dividende démographique », véritable coup de pouce dans la productivité économique qui intervient lorsqu’il y a plus de personnes faisant partie de la population active que de personnes n’en faisant pas partie.

Avec 83 millions de naissances enregistrées chaque année, la Journée mondiale de la population célébrée aujourd’hui met l’accent sur le besoin urgent de planification familiale. Cette journée coïncide avec le Sommet de Londres sur la planification familiale, seconde réunion de l’initiative Planification Familiale 2020 (PF2020).

« La planification familiale, qui permet de prévoir une grossesse, a un effet direct sur la baisse de la mortalité infantile, juvénile et maternelle en général.  Réduire cette charge qui pèse sur les systèmes de santé permet de dégager des ressources qui peuvent être consacrées au développement », a déclaré Benoit Kalasa, directeur de la division technique du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) lors d’une visite à Bruxelles.

La population mondiale devrait atteindre 8,6 milliards d’habitants en 2030, 9.8 milliards en 2050 et 11.2 milliards en 2100, et ce, même si les taux de fécondité continuent de baisser. Les futurs habitants de notre planète devront partager les ressources mondiales et il est de notre devoir de leur assurer le meilleur avenir possible. Cela commence par la planification familiale chez les jeunes en leur permettant de pouvoir choisir quand ils veulent avoir un enfant, et combien ils en veulent, a expliqué M. Kalasa.

« Sans planification familiale, les adolescentes sont plus susceptibles de tomber enceinte et, comme c’est le cas dans de nombreux pays, d’abandonner leur scolarité. C’est une véritable perte pour la personne, sa famille, sa communauté et son pays. Voir des personnes quitter le système éducatif c’est comme perdre du capital humain, et il n’y a pas de croissance économique, de développement sans capital humain. »

Le FNUAP rappelle que, bien que l’information et l’éducation sexuelle constituent un droit humain, le manque de planification familiale continue de toucher environ 214 millions de femmes dans le monde entier. Ce concept est pourtant central dans l’atteinte de l’égalité entre les sexes. C’est également un facteur clé dans le développement et la réduction de la pauvreté.

La planification familiale est particulièrement importante dans les pays en développement, où certaines mesures conservatrices s’opposent à l’information des jeunes sur les « risques de la reproduction » tels que les avortements risqués, les maladies sexuellement transmissibles et d’autres dangers.

Les pays dont la population jeune augmente en même temps que le taux de fécondité diminue sont fortement susceptibles de récolter les fruits du « dividende démographique ». En pleine croissance démographique, les pays du continent africain ont un énorme potentiel à cet égard.

deux femmes et un bébé près de la ville de Makeni au Sierra Leone

« Au milieu des années 70, la Corée du Sud avait les même taux de fécondité et de mortalité que ceux du Ghana aujourd’hui. Mais le gouvernement Sud-coréen a décidé d’investir dans l’éducation, la santé, l’émancipation des femmes en créant de nouveaux emplois et en leur permettant de s’insérer dans le marché du travail. Aujourd’hui, la Corée du Sud est un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure qui est presqu’au même niveau que celui des pays développés », a déclaré M. Kalasa.

« Si vous visitez ces pays, vous vous rendez réellement compte que les choses sont en train de changer. Au sein des compagnies privées, gouvernements, parlements, vous voyez émerger l’égalité et la parité entre les sexes. Une classe moyenne émerge, le développement est en marche. Le dividende démographique est visible, vous pouvez suivre son évolution », a-t’il ajouté.

La planification familiale n’est que le premier pas vers une collaboration plus large et horizontale ans de nombreux secteurs. Actuellement, le FNUAP d’attache à donner accès à la planification familiale à 120 millions de femmes supplémentaires d’ici 2020, tout en exhortant tous les gouvernements à adopter une vision de long-terme dans leur développement national.

« Les bénéfices ne se verront pas aujourd’hui, ni demain, mais bien plus tard. La politique, les engagements pris doivent donc être forts », a déclaré Benoit Kalasa, soulignant la nécessité d’une bonne gouvernance, luttant contre la corruption et établissant des cadres juridiques et espaces fiscaux légaux dans la création d’emplois et l’accès au crédit.

« La jeunesse est le futur. C’est aujourd’hui et non demain que nous devons prendre soin de cette jeunesse », a conclu M. Kalasa.

11 Juillet 2017 -

Infographie : Journée mondiale de la population

SW Journée mondiale de la population 2 Copie

11 juillet 2017 - La Journée mondiale de la population, dont le but est d'attirer l'attention sur l'urgence et l'importance des questions de population, a été instaurée en 1989 par le Conseil d'administration du Programme des Nations Unies pour le développement, fruit de l'intérêt suscité par la « Journée des cinq milliards » célébrée le 11 juillet 1987.

Info Journée mondiale de la population 2

10 Juillet 2017 -

La jeunesse fait entendre sa voix au Forum politique de haut niveau pour le développement durable

Jeunes déléguées belges

10 juillet 2017 - Le moment est enfin venu ! Aujourd’hui débute le Forum politique de haut niveau pour le développement durable (FPHN) à New York. Le FPHN est un forum mondial essentiel pour passer en revue les succès, défis et leçons à retirer dans la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et de ses 17 Objectifs de développement durable (ODD) afin de créer un monde meilleur pour les futures générations. A cette occasion, UNRIC s’est entretenu avec les deux Belges Anne-Sophie Dubrux et Herlinde Baeyens, Jeunes déléguées aux Nations Unies pour le développement durable.

Vous allez faire partie de la délégation belge et représenter la jeunesse belge au FPHN. Quel sont les objectifs de ce Forum ?

Baeyens : Le Programme 2030 est le résultat d’un long processus. Tous les pays ont certes approuvé les 17 ODD, mais l’accord n’est pas contraignant. Il est pour cela important d’avoir un Forum qui suive la mise en œuvre de ces Objectifs. Cela incite les pays à revoir leurs efforts et à en rendre compte.

Dubrux : La première partie du Forum consiste en une révision thématique, il ne s’agira donc pas d’une négociation politique. Les experts se réuniront autour d’une table pour discuter de la façon dont nous progressons et de définir quelles sont nos plus grandes faiblesses. Cette année, nous allons plus particulièrement nous pencher sur le thème « éradiquer la pauvreté et promouvoir la prospérité dans un monde en mutation ». Les ODD 1, 2, 3, 5, 9 et 14 seront donc révisés en profondeur. La seconde partie du Forum traitera des Examens nationaux volontaires (ENV). Cette année, 44 pays vont dire au monde ce qu’ils font pour mettre en œuvre le Programme 2030 et le monde entier pourra réagir et dire si leurs efforts sont suffisants (ou non).

Cette année, la Belgique présentera pour la première fois son ENV. Que pouvons-nous en attendre et dans quels domaines devront nous intensifier nos efforts ?

Baeyens : La Belgique a décidé de présenter son ENV seulement deux ans après l’adoption du Programme et celui-ci est très positif. Il est important de savoir où nous en sommes, car cela nous permet de voir comment nous pouvons progresser. Cependant, l’ENV n’est qu’un état ponctuel, un élan qui donne une certaine visibilité. Ce qui est important, c’est que nous utilisions les connaissances acquises pour mieux mettre en œuvre le Programme après le FPHN. La Belgique a encore du travail à faire à ce sujet. Notre principale inquiétude est qu’un nombre trop restreint de personnes est au courant des défis dans leur intégralité et de leur complexité. Nous avons impérativement besoin de décisions politiques radicales pour faire du Programme une réalité avant 2030. La Belgique n’affiche pas de bons résultats en ce qui concerne les Objectifs relatifs au changement climatique et à l’énergie, par exemple.

Dubrux : Je suis totalement d’accord ! Et en ce qui concerne la formation permanente, nous devons également intensifier nos efforts. Une étude de l’UNICEF révèle que la Belgique affiche de bons résultats dans la fourniture d’une éducation de base, mais nous avons encore des progrès à faire pour rendre l’éducation de qualité accessible à tous, en ne laissant personne de côté. Je souhaiterais que le système éducatif prépare les citoyens à construire un monde durable. De plus, il est également important de reconsidérer le fonctionnement de l’économie. A l’étape de la production, nous ne pensons pas assez à la manière donc nous allons gérer les déchets générés. Nous devons absolument promouvoir l’économie circulaire. Et ce problème n’existe pas seulement en Belgique mais dans de nombreux pays du monde.

Quel sera votre rôle au FPHN ?

Baeyens : Nous serons des membres officiels de la délégation belge et organiserons notre propre événement sur l’intégration des jeunes. De plus, nous essaierons d’échanger avec le plus de pays possibles et de les interroger sur la façon dont ils intègrent leurs jeunes. Nous travaillerons enfin en étroite collaboration avec d’autres Jeunes délégués aux Nations Unies.

Dubrux : Nous aurons également l’opportunité de nous exprimer en tant que membres du Grand Groupe des Nations Unies pour l’enfance et la jeunesse (MGCY), qui est un groupe composé de représentants des jeunes du monde entier. Ceux-ci peuvent ainsi exprimer leur opinion durant de nombreuses sessions du HLPF. Il va falloir trouver un équilibre entre faire partie de ce groupe et être actives en tant que membres de notre propre délégation.

Qu’attendez-vous des résultats du FPHN ?

Dubrux : Notre objectif principal est de créer de la visibilité et de sensibiliser une fois de retour en Belgique. Si personne n’est au courant de l’existence du Programme 2030, alors personne ne pourra s’investir, promouvoir un changement et demander des comptes aux gouvernements. Dans le prochain ENV, nous aimerions voir une approche plus participative et inclusive. Nous voulons encourager la jeunesse à utiliser l’ENV et le Programme 2030 comme des outils pour demander des comptes aux gouvernements.

Baeyens : Mais il est difficile d’attirer l’attention des journalistes sur le sujet. Ils estiment que le développement durable n’est pas assez « attirant » pour être vendu à la télévision. Nous demandons ainsi à nos gouvernements de donner plus de voix aux ODD par le biais des médias nationaux. Les gouvernements paient ces chaînes pour diffuser leurs messages. Il suffit juste de faire le choix de payer pour les campagnes sur le développement durable à la place de celles sur le lait.

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Couverture rapport ODD 2017

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Concours Programme jeunes administrateurs (YPP) 2017

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et Monaco participent au concours

Inscription jusqu'au 22 août 2017

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  • Le Secrétaire général nomme Horst Köhler, de l’Allemagne, comme son Envoyé personnel pour le Sahara occidental (16 août 2017)

  • Le Secrétaire général reconduit David M. Malone, du Canada, dans ses fonctions de recteur de l’Université des Nations Unies (UNU) (15 août 2017)

  • Le Secrétaire général nomme Ruby Sandhu-Rojon, des États-Unis, Représentante spéciale adjointe pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (14 août 2017)

  • Le Secrétaire général nomme Michèle Coninsx, de la Belgique, à la tête de la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme (11 août 2017)

  • Le Secrétaire général nomme Alison Smale, du Royaume-Uni, Secrétaire générale adjointe à la communication au Département de l’information (DPI) de l’ONU (9 août 2017)

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