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22 Juin 2015 -

 

 

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Calendrier des événements du 22 au 26 juin 2015 (et au-delà).

La perspective européenne.

 

 

19 Juin 2015 -

Migrants : « Fermer les frontières ne profite qu’aux trafiquants et aux passeurs »

photo crépeau 2

18 juin 2015 –  La fermeture des frontières de l’Europe est inutile et ne sert que les trafiquants, a expliqué François Crépeau, Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’homme des migrants lors d’une conférence de presse jeudi à Bruxelles. Pour lui la solution passe par l’accueil et la mobilité des migrants à l’intérieur de l’Europe.

« Personne ne met ses enfants sur un bateau, à moins que la mer soit plus sûre que la terre » a dit M. Crépeau citant un poème somalien. Ces gens, désespérés, continueront à affluer vers l’Europe, que les frontières soient fermées ou pas, tant qu’ils ne seront pas en sécurité chez eux que ce soit à cause de conflits armés ou de la misère.

« Sauver des vies est plus important que protéger des frontières »,  a-t-il rappelé alors que plus de 3000 migrants sont morts en méditerranée en 2014 et quelque 1770 dans les 6 premiers mois de 2015.

En tout, plus de 200 000 migrants et demandeurs d'asile sont arrivés en Europe par la mer en 2014 et ils étaient 80 000 en 2013, selon les estimations actuelles. Jusqu'à présent, l'Europe a déjà reçu cette année plus de 100 000 migrants et demandeurs d'asile arrivés par bateau.

20 000 réfugiés par an : des cacahouètes !

L’Europe se propose d’offrir l’asile à 20 000 réfugiés syriens par an, soit 0,00004% de sa population totale. « Des cacahouètes », s’est insurgé M. Crépeau qui estime que l’Union européenne aurait la possibilité d’accueillir jusqu’à 2 millions de migrants sur 5 ans sans que cela pose problème.

 « L'Union européenne et ses Etats membres doivent reconnaître que la migration clandestine est le résultat de politiques interdisant l'immigration et ces politiques ne servent qu'à ouvrir un nouveau marché lucratif pour les réseaux de passeurs, un marché qui n’existerait pas sans cette interdiction », a expliqué M. Crépeau auteur d’un rapport sur le sujet remis le 8 mai à l’Assemblée générale des Nations Unies.

« Qu’importe les décisions, les migrants viendront », a mis en garde M. Crépeau. « Maintenant, voulons-nous gérer la situation, ou laisser les trafiquants s’en occuper ? Prendre en main la situation, c’est tout simplement aider à l’installation des migrants. 

Des solutions faciles techniquement mais difficiles politiquement

Pour lui, il faut « légaliser, réglementer et taxer » l’immigration. « Aux Etats Unis, la prohibition n'a pas empêché les gens de boire de l'alcool, et la mafia américaine a prospéré. C’est en légalisant et régulant le marché que le contrôle a pu être retrouvé ».

Il prône notamment une politique de visa permettant la mobilité en Europe, mais aussi des allers-retours des migrants vers leurs pays d’origine.

Le rapporteur spécial a appelé l'UE à établir une politique migratoire cohérente et globale, fondée sur les droits de l’homme, qui ferait de la mobilité sa valeur centrale.

Il est cependant conscient que ces solutions « techniquement faciles » sont « politiquement difficiles » et a regretté que les discours nationalistes et populistes en Europe dictent le débat sur la question. « Nous devons remettre en question ce débat, et regarder les faits. Les migrants ne volent pas les emplois, n’apportent pas des maladies. Ils représentent un atout pour la société», a déclaré Crépeau.

Il a également plaidé pour une plus grande vigilance contre le travail au noir qui permet à des employeurs de recruter des migrants dans des conditions indignes.

 

17 Juin 2015 -

Désertification : « Investissons dans des sols sains »

image Elyx article desertification 2015

17 juin 2014 - Une personne sur neuf dans le monde ne mange pas à sa faim. Et la situation, en particulier dans les pays sahéliens, s’aggrave du fait de la désertification. Chaque année, 12 millions de terres arables deviennent impropres à l’agriculture. C’est la surface du Bénin et du Honduras réunis !

Face à ce phénomène, les Nations Unies ont décidé cette année de consacrer la journée de la désertification à la sécurité alimentaire et à une agriculture durable. Moins de terres cultivables, moins d’eau et le fragile équilibre alimentaire se dégrade davantage, entrainant de l’insécurité alimentaire chronique, la malnutrition, et dans le pire des cas, des famines.

Il n’y a pas de fatalité et nous pouvons agir car la première cause de la désertification est l’activité humaine. Il y a aussi des facteurs climatiques, aggravés par les changements en cours, dont les hommes sont aussi responsables.

Son impact est particulièrement visible dans les pays les moins avancés, qui sont aussi les pays les moins bien armés pour y faire face. Les conséquences sont innombrables et touchent surtout les populations les plus démunies

L’appauvrissement des terres et la fragilité de la sécurité alimentaire aboutissent à des situations d’instabilité et détériorent les conditions socio-économiques des pays touchés.  La lutte contre ce phénomène suppose une approche mondiale et multidimensionnelle : la désertification est en effet liées à des facteurs divers : physiques, biologiques, politiques, sociaux, culturels et économiques.

C’est dans cette perspective que Désertif'actions 2015,le Forum international de la société civile dans le domaine de la lutte contre la désertification et la dégradation des terres,  a réuni du 10 au 13 juin à Montpellier, une kyrielle d’acteurs tous secteurs confondus. L’objectif : débattre sur la question et trouver une position concertée à faire valoir sur les processus décisionnels de cette fin d’année 2015.

Autre aspect essentiel de la désertification, le réchauffement de la planète. Ce sera l’enjeu de la Conférence des Nations Unies sur le climat, la COP21, qui se tiendra à Paris fin 2015.

Une approche multifactorielle

Pour protéger les terres arables, il faut non seulement agir pour le climat mais aussi établir un usage des terres plus adapté, plus respectueux, promouvoir des modes de consommation plus réfléchis,  un partage équitable des technologies ou encore l’investissement dans les modes de production durable.

 « Notre vie et notre civilisation dépendent de la terre. Investissons dans des sols sains pour préserver notre droit à l’alimentation et à l’eau douce », a indiqué Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, dans une déclaration que vous pouvez lire en intégralité ici.

 

12 Juin 2015 -

Dites NON au travail des enfants, et OUI à un enseignement de qualité !

Child Labour Day 2015

12 juin 2015 - Le travail des enfants est aujourd’hui toujours d’actualité. Ce fléau est causé par une pauvreté permanente et un manque d’action politique. Pour le combattre, nous devons améliorer l’enseignement mais également interpeler les institutions.

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Concours YPP 2015

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Coup de projecteur

Entretien avec Abdoulaye Bathily

Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique centrale

616108 Bathily

"On ne peut pas construire la démocratie sur une base non consensuelle, on ne peut pas construire la paix sur une base non consensuelle..."

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documents-library32x32 DblueObjectifs du Millénaire pour le développement : rapport 2015

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news32x32 DblueNominations

  • M. Ban Ki-moon nomme M. Paul Ladd, du Royaume-Uni, Directeur de l’Institut de recherche pour le développement social (23 juillet 2015)

  • Ban Ki-moon nomme le général Arthur David Gawn, de la Nouvelle-Zélande, à la tête de l’Organisme chargé de la surveillance de la trêve (ONUST) (21 juillet 2015)

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