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VIH : en Europe, 1 personne sur 2 est diagnostiquée tardivement

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1er décembre 2017 - L’Europe est la seule région du monde où le nombre de nouveaux cas de VIH est en augmentation. Plus de 160 000 personnes ont été récemment diagnostiquées porteuses du VIH sur le continent, dont près de 29 000 nouveaux cas en provenance de l’Union européenne et de la zone économique européenne (UE/ZEE), cette tendance se confirme en 2016. Une raison pour cette évolution inquiétante : plus de la moitié (51 %) des cas signalés de VIH sont déjà à un stade avancé de l’infection.

« L’épidémie de VIH en Europe continue d’augmenter vers un niveau alarmant, principalement en Europe de l’est qui abrite près de 80 % des 160 000 nouveaux cas diagnostiqués. Ceci constitue le plus grand nombre de nouveaux cas jamais enregistrés en une année. Si cette tendance persiste, nous ne serons pas capables d’atteindre la cible de l’objectif de développement durable 3 : mettre fin à l’épidémie de VIH d’ici 2030 », a prévenu le docteur Zsuzsanna Jakab, directrice régionale Europe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans une déclaration à l’occasion de la Journée mondiale du sida, le 1 décembre 2017.

Le dépistage tardif des personnes, en particulier celles présentant un risque très élevé de l’infection, entraîne un traitement tardif et contribue davantage à la propagation du VIH. « Plus les gens sont diagnostiqués tardivement, plus ils sont susceptibles de développer le sida, ce qui entraîne davantage de souffrances et de décès. A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, j’invite tous les pays à agir dès maintenant pour inverser la tendance de l’épidémie du VIH en Europe », ajoute le Dr Jakab. Le Dr Andrea Ammon, directeur du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) indique que les données montrent que l’Europe doit faire plus dans sa riposte contre le VIH. « En moyenne, il se passe environ 3 ans entre le moment de l’infection et le dépistage du VIH, ce qui est beaucoup trop long. Cela se traduit par conséquence sur la santé à long terme pour les nombreuses personnes diagnostiquées tardivement et augmente également le risque de transmission du VIH ».

Les hommes et les jeunes garçons : l’angle mort

Les hommes sont moins susceptibles d’avoir accès au traitement VIH et ont davantage tendance à mourir des maladies liées au sida. Un nouveau rapport montre que les hommes sont moins susceptibles de passer un test VIH, moins susceptibles d’accéder à un traitement antirétroviral et plus susceptibles de mourir de maladies liées au sida que les femmes. À l’échelle mondiale, moins de la moitié des hommes vivant avec le VIH sont sous traitement, contre 60% des femmes. Des études montrent que les hommes sont plus susceptibles que les femmes de commencer tard le traitement, de l’interrompre et de ne pas poursuivre le suivi. « La lutte contre les inégalités qui mettent les femmes et les filles en danger du VIH est à l'avant-garde de la riposte au sida », a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA. « Mais il y a un angle mort pour les hommes. Ceux-ci utilisent moins les moyens de prévention, font moins souvent des test de dépistage, n'accèdent pas autant aux traitements que les femmes ».

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