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Les soins de santé mentale pour les victimes de torture sauvent des vies

25 septembre 2017 - Dans le système des Nations Unies, il existe un instrument humanitaire spécialement conçu pour soutenir les organisations qui offrent une aide vitale - psychologique, médicale, juridique et sociale - aux victimes de torture: le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture, qui est géré par le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l’ONU.

En 2017, ce Fonds unique axé sur les victimes fournit à plus de 190 centres de réadaptation les moyens nécessaires pour mener à bien leur mission dans 80 pays, ce qui permet à plus de 50 000 survivants de torture d'obtenir le soutien dont ils ont besoin.

Le personnel du centre de santé mentale Ulysse à Bruxelles informe la Spécialiste adjointe des Droits de l'Homme Ihsane El Amrani Chavrier © UNRIC/ Zara Parian

Un de ces centres de réadaptation qui est un bénéficiaire du Fonds des Nations Unies est le centre de santé mentale Ulysse. Située dans un bâtiment à l'apparence ordinaire à Bruxelles, le centre accomplit une tâche qui est tout sauf ordinaire: donner un sens nouveau à la vie de réfugiés exilés qui sont souvent traumatisés par la torture et d'autres violations graves des droits de l'homme. Fondée en 2003, Ulysse fournit une assistance psychologique aux victimes de la torture et d’autres activités offrant une réhabilitation psychosociale.

A l’aide de son équipe de psychologues, le directeur du centre Alain Vanoeteren aide les exilés à surmonter leurs traumatismes et à retrouver leur confiance et dignité. Le personnel du centre, accompagné d'interprètes dans de diverses langues, offre un environnement stable et accueillant pour le traitement des problèmes de santé mentale et pour une intégration réussie au sein d’une nouvelle communauté. Ce soutien vital pour apprendre à vivre avec les séquelles de la torture est souvent un processus long et intensif.

En raison du manque de services de réadaptation fournis directement par le gouvernement local, le travail du centre est d'une importance cruciale. Avec plus de 5 000 consultations individuelles et 2 000 participations de patients à des activités collectives par année, le Centre a aidé des milliers de personnes exilées au cours des années avec le soutien de diverses sources telles que le gouvernement régional et le Fonds des Nations Unies pour les victimes de la torture.

Le soutien fourni par le Fonds permet aux centres de réadaptation tels qu’Ulysse dans le monde entier de venir en aide aux victimes de la torture. Toutefois, le Fonds, qui s'appuie entièrement sur des contributions volontaires des États Membres de l'ONU, du secteur privé et des particuliers, n'a pas vu ses dons augmenter au cours des dernières années malgré une augmentation significative de la demande pour des centres de réadaptation. Le conseil du Fonds des Nations Unies pour la torture estime qu’il nécessite un minimum de 12 millions de dollars de contributions volontaires des États membres annuellement pour pouvoir s'acquitter pleinement de son mandat.

La communauté internationale devrait faire davantage pour que les soins de santé mentale atteignent les victimes de la torture dans le monde entier. Un moyen d’agir concret et simple est d'accroître les contributions - ou de commencer à apporter des contributions - au Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture afin d'atteindre plus de victimes, d'aider davantage de familles et d'avoir un impact positif sur plus de communautés à travers le monde.

C'était en 1975 que la communauté internationale a pour la première fois défini et condamné la torture, avec l'adoption par l'Assemblée générale des Nations Unies de la Déclaration sur la protection de toutes les personnes contre la torture. Au cours des 42 dernières années, des lois et des mécanismes internationaux - tels que le Comité des Nations Unies contre la torture (CAT) - ont été mis en place pour guider les États dans leurs efforts pour prévenir et punir le crime de la torture. Pourtant, malgré un cadre juridique international cohérent, la torture continue d’être pratiquée dans de nombreuses régions du monde.           

La torture laisse des marques physiques et psychologiques profondes sur une personne. Dans certains cas, la douleur et les traumatismes peuvent durer toute une vie. Dans de telles situations, il est essentiel que les blessures et les souffrances infligées aux victimes - qu'elles soient physiques, psychologiques ou les deux - soient identifiées et traitées. Les victimes de la torture devraient avoir accès à des services professionnels adaptés qui les aideront à reconstruire leur vie. Le soutien médical et psychologique est essentiel pour la réhabilitation et l'intégration réussie dans leur famille et leurs communautés.

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