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Migrations : non à la confrontation et aux murs, oui à la coopération et au partenariat

Migrants Mediterranean UNHCR A

8 février 2017 - Pour les Nations Unies et l'Union européenne (UE), actuellement présidée par Malte, la question de la migration est une priorité. Le besoin de solutions, de coopération, de partenariat et de dialogue pour relever les défis liés à la migration ont de nouveau été à l’ordre du jour au cours d'une réunion de hauts fonctionnaires qui s’est déroulée à La Valette, à Malte.

« Notre présence ici est une déclaration politique. Nous réaffirmons que la migration ne peut être gérée efficacement que par la coopération et le partenariat », a déclaré la Haute Représentante et Vice-Présidente de l'UE, Federica Mogherini, dans son allocution d'ouverture. « Certains, à travers la planète, poussent pour une approche totalement différente, basée sur la confrontation au lieu de la coopération, sur la construction de murs au lieu de partenariats, sur la fermeture plutôt que sur le dialogue. »

mogheruni

Le Sommet de La Valette sur la migration de 2015 avait rassemblé des chefs d'État européens et africains avec pour objectif de renforcer la coopération et relever les défis posés par les enjeux de la migration.,. Les participants avaient adopté une déclaration politique et un Plan d’action, le Plan d'action commun de La Valette , qui s’articule autour de  cinq piliers prioritaires, conçu pour s'attaquer aux causes profondes des migrations irrégulières et des déplacements forcés, renforcer la coopération en matière d'immigration légale et de mobilité, renforcer la protection des migrants et des demandeurs d’asile, prévenir et lutter contre la migration irrégulière, la traite des migrants, la traite des êtres humains, ainsi que travailler plus étroitement pour améliorer la coopération en matière de retour, de réadmission et de réintégration.

« Nous apprécions l'approche équilibrée de ces cinq piliers qui vise à s'attaquer aux causes profondes des migrations et des déplacements », a déclaré Barbara Pesce-Monteiro, Représentante du Secrétaire général de l'ONU à Bruxelles au cours de son discours au nom des Nations Unies. « Nous remarquons toutefois, un an plus tard, que les cinq piliers et les principes sous-jacents du Plan d'action n’apparaissent pas encore pleinement dans les mécanismes de mise en œuvre », a-t-elle ajouté. « Ces mécanismes ont eu tendance à adopter une approche plus fragmentée- en termes de portée géographique, d'axe thématique et d'acteurs impliqués. » Cette tendance est préoccupante car cela pourrait sérieusement compromettre les efforts visant à remédier efficacement aux causes sous-jacentes des migrations irrégulières et aussi aggraver les conditions qui obligent les personnes à émigrer de manière aussi précaire.

Les migrants sont présents dans tous les pays du monde et le défi n'est pas seulement européen. L'Afrique subsaharienne accueille plus de 26% de la population mondiale, soit 20 millions de migrants.

 « La migration est une réalité humaine mondiale que nous devons gérer ensemble», a souligné Barbara Pesce-Monteiro. Tous les États membres de l'ONU ont reconnu « la contribution positive des migrants à une croissance inclusive et au développement durable » dans le cadre du Programme de développement durable à l'horizon 2030. C'est dans ce sens que tous les États membres de l'ONU se sont engagés à mettre en œuvre la campagne «Ensemble» pour contrer les perceptions négatives de l’opinion publique vis-à-vis des migrants.

Jusqu'à présent, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a enregistré 11 010 arrivées par la mer vers l'Europe en 2017. Selon les données de l’OIM, 255 migrants ont perdu la vie en Méditerranée en 2017.

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