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Cas du Bélarus : appel pour une Europe sans peine de mort

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7 février 2017 - Le Bélarus est le dernier pays d’Europe à pratiquer la peine de mort. Le Rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des droits de l'homme dans ce pays, Miklós Haraszti, comme de nombreuses voix dans ce pays, réclame son abolition.

M. Haraszti, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse organisée conjointement avec un groupe de militants des droits de l'homme, a appelé à une « zone exempte de peine de mort en Europe ».

Le Bélarus a repris les exécutions après une interruption d'un an et demi. Depuis, quatre exécutions ont eu lieu. La première en janvier 2016, juste après que le gouvernement bélarusse ait déclaré lors d’une conférence à l'ambassade britannique à Minsk qu'il « étudierait » l'abolition de la peine capitale. Trois exécutions ont suivi dans le secret le plus total, portant à environ 400 le nombre total d’exécutions depuis que le président actuel Alexander Loukachenko a pris le pouvoir en 1994.

« L'Europe attend légitimement que ce pays, qui se targue d'être le centre physique du continent, ne soit plus le seul pays d'Europe où ce mode cruel de rétorsion est encore pratiqué », a déclaré M. Haraszti. « Malgré l'attente, la demande, et les exigences, malgré des années de promesses d'arrêt des exécutions, cela n'a pas eu lieu. »

M. Haraszti a condamné le traitement inhumain et secret des prisonniers dans le couloir de la mort. Il a souligné que l'existence de la peine de mort n'était pas la seule façon dont le Bélarus se démarquait, car jusqu'en septembre de l'année dernière, il n'y avait pas d'opposition au Parlement, pas de télévision privée et l'économie planifiée restait la règle, avec 70-80% de l'économie appartenant à l'Etat.

Le Rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme au Bélarus a affirmé que la question de la peine de mort était entre les mains du président Loukachenko qui « préside totalement le pouvoir judiciaire », nomme tous les juges et procureurs et peut les congédier. « Il n'y a pas de pouvoir judiciaire indépendant dans le pays et toutes les lois sont préparées par l'administration présidentielle, pas par le parlement » a-t-il ajouté.

Mme Lubov Kovaleva, se tenait parmi les défenseurs des droits de l'homme qui assistaient à la conférence de presse. Elle a mené une campagne contre la peine de mort en Biélorussie, depuis que son fils Vladislav Kovalyov a été exécuté pour sa complicité présumée dans l’attentat à la station de Minsk en 11 avril 2011. La famille n’a jamais été prévenue de la date d’exécution et ignore l’endroit où Vladislav a été enterré.

Voir aussi : Le rapport du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en Biélorussie

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