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La Commission de la condition de la femme s'ouvre sur des appels à mettre fin aux violences

543799-women4 mars 2013 – La Commission des Nations Unies sur la condition de la femme a entamé lundi sa session annuelle par des appels à l'élimination définitive des violences à l'encontre des femmes et des filles, un fléau mondial qui fait des millions de victimes chaque année.

 

« Mettre fin aux violences contre les femmes est une question de vie ou de mort », a lancé le Vice-Secrétaire général de l'ONU, Jan Eliasson, à l'ouverture de cette session de deux semaines qui se tient au Siège des Nations Unies. « Le problème touche tous les pays, y compris les plus stables et développés. »

 

M. Eliasson a souligné que des approches multiples seraient nécessaires pour lutter contre ce phénomène, des politiques gouvernementales à l'autonomisation des victimes, en passant par les poursuites judiciaires contre les auteurs, afin de favoriser l'émergence d'une culture dans laquelle les stéréotypes seraient brisés et où hommes et garçons assumeraient des responsabilités à part égale avec les femmes au sein du foyer.

« Les violences contre les femmes touchent les zones de conflit et les communautés stables, les capitales et les espaces publics, mais aussi la sphère privée », a rappelé le numéro deux de l'ONU. « Puisqu'il s'agit d'un aspect inacceptable de la vie quotidienne, nous devons réagir partout et à tous les niveaux. »

D'après l'Entité des Nations Unies pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes (ONU Femmes), jusqu'à 70% des femmes de certains pays seront exposées à des violences physiques ou sexuelles au cours de leur vie. En Australie, au Canada, en Israël, en Afrique du Sud et aux États-Unis, les violences domestiques sont responsables de 40 à 70% des meurtres de femmes. En outre, près de 140 millions de fillettes ont subi des mutilations génitales féminines tandis que des millions d'autres sont contraintes à des mariages forcés et à des trafics en tout genre.

L'élimination des violences contre les femmes et les filles, a rappelé M. Eliasson, est également liée à des questions de développement et de paix. À cet égard, il est déterminant de réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), qui sont considérés comme essentiels pour garantir aux femmes l'accès à des lieux sûrs et privés. Or, a ajouté le Vice-Secrétaire général, cela n'est pas possible dans un monde où plus d'un milliard de personnes sont actuellement privées d'accès à des sanitaires.

« Ceci est également vrai pour notre quête de la paix. Les femmes sont tout particulièrement vulnérables dans les situations de conflits, où elles sont trop souvent soumises à des atrocités innommables », a-t-il poursuivi, notant que les violences sexuelles dans les conflits étaient devenues une arme terrifiante pour faire régner la peur parmi les femmes et les populations civiles.

De son côté, la Directrice exécutive d'ONU Femmes a indiqué à la Commission que « le monde ne pouvait plus se permettre les coûts exorbitants de la violence à l'encontre des femmes et des filles, ni les conséquences sociales et économiques des souffrances qu'elles provoquent ».

Évoquant plusieurs attaques perpétrées l'an passé contre des femmes et des filles, Michelle Bachelet a souligné la nécessité pour les gouvernements d'agir.

« Au cours des derniers mois, femmes, hommes et jeunes gens sont descendus dans la rue pour réclamer justice. Ensemble, ils ont exprimé leur solidarité vis-à-vis d'une fillette pakistanaise qui s'est fait tirer dessus alors qu'elle défendait son droit à l'éducation. Ils ont promis justice à une jeune Indienne et à une Sud-Africaine qui ont été violées avec brutalité avant de succomber à leurs blessures. Ils ont demandé la fin des viols innombrables et des violences qui menacent les vies des femmes et filles qui ne font jamais la une des journaux. »

Mme Bachelet a indiqué que si des progrès avaient été enregistrés au cours des décennies écoulées dans l'élaboration de normes internationales visant à protéger les femmes des violences, celles-ci étaient toujours largement répandues et l'impunité était davantage la norme que l'exception.

« Ceci relève des droits humains universels et de la dignité humaine et exige une action urgence et concertée de notre part à tous. »

La Présidente de la Commission, Marjon V. Kamara, du Libéria, a indiqué qu'au cours des deux semaines à venir, cet organe réfléchirait aux moyens de prévenir plus efficacement les violences contre les femmes et les filles et de veiller à ce que des actions soient prises sur le terrain pour créer un changement réel dans les vies des femmes.

« Nous sommes rassemblées ici avec un mandat très clair : créer un monde où l'égalité entre les sexes ne sera jamais remise en question et où la discrimination et la violence à l'encontre des femmes et des filles reste un vestige du passé. »

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