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L’Assemblée générale a achevé la première partie d’une soixante-septième session marquée par la « décision historique » d’accorder le statut d’État observateur non membre à la Palestine

525565-generalassembly 3 janvier 2013 - Le coup d’envoi de cette session, qui était placée sous le signe de « L’ajustement ou le règlement des situations et différends internationaux par des moyens pacifiques », a été donné le 18 septembre par le Président de l’Assemblée, M. Vuk Jeremić, ancien Ministre serbe des affaires étrangères qui, compte tenu du niveau actuel de « volatilité géopolitique », a engagé les États Membres à ne pas perdre de vue leur obligation commune de demeurer engagés à résoudre leurs différends « de manière harmonieuse et par le dialogue ».

« Je suis ici pour tirer la sonnette d’alarme quant à la direction que prend notre famille humaine », a déclaré, dès le lancement du débat général, le 25 septembre, le Secrétaire général des Nations Unies. « C’est une époque de turbulence, de transition et de transformation ». Une époque, s’est inquiété M. Ban Ki-moon, où le temps ne joue pas en notre faveur.

Le débat général a été précédé, cette année, par la toute première Réunion de haut niveau sur l’état de droit qui a débouché sur une Déclaration qui consacre l’état de droit comme « un des éléments essentiels de la prévention des conflits, du maintien de la paix, du règlement des conflits et de la consolidation de la paix ».

 Au cours de cette session, la plénière de l’Assemblée générale a décidé « d’envisager d’inscrire la question de la couverture santé universelle à l’ordre du jour du programme de développement pour l’après-2015 ».

En effet, six mois après la Conférence des Nations Unies sur le développement durable « Rio+20 », l’Assemblée a, sur recommandation de sa Deuxième Commission chargée des questions économiques et financières, demandé que les organes chargés de la mise en œuvre du Document final « L’avenir que nous voulons » démarrent leurs travaux en janvier 2013, soulignant le « besoin de synergie, de cohérence et de soutien mutuel entre tous ces mécanismes ».

Sur recommandation de sa Première Commission chargée du désarmement et de la sécurité internationale, l’Assemblée générale a décidé de convoquer, du 18 au 28 mars 2013, la Conférence finale des Nations Unies pour un traité sur le commerce des armes et d’organiser, le 26 septembre 2013, une Réunion de haut niveau sur le désarmement nucléaire.

L’Assemblée a suivi sa Cinquième Commission chargée des questions administratives et budgétaires, en adoptant un nouveau barème des quotes-parts de contributions des États Membres et fait passer de 62 à 65 ans l’âge de la retraite du personnel de l’ONU.

Par un texte pionnier recommandé par sa Troisième Commission chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles, l’Assemblée a appelé les États Membres à interdire « toutes les pratiques nocives pour les femmes et les filles, en particulier les mutilations génitales féminines ».

L’Assemblée générale a également adopté, sur recommandation de sa Quatrième Commission chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation une série de textes qui exigent l’arrêt immédiat et complet de toutes les activités israéliennes de peuplement dans l’ensemble du territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est et dans le Golan syrien occupé.

Enfin, suivant sa Sixième Commission chargée des questions juridiques, l’Assemblée s’est prononcée sur la responsabilité pénale des fonctionnaires et experts en mission des Nations Unies, les procédures de règlement de litiges nés dans le cadre de relations commerciales internationales et sur la portée et l’application du principe de compétence universelle.

 

PLÉNIÈRE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

Résolutions

Lancés le 9 octobre, les travaux de la plénière de l’Assemblée générale ont débouché sur 46 résolutions et une décision, dont le texte sur l’octroi du statut d’État observateur non membre à la Palestine.

Adoptée par 138 voix pour, 41 abstentions et 9 voix contre dont celles des États-Unis et d’Israël, la résolution qui a permis l’accession, le 29 novembre, de la Palestine au statut d’État observateur non membre, a été accueillie par le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, comme « la prérogative » des États Membres.

« Nous ne sommes pas venus délégitimer un État établi, il y a plusieurs années, qui est Israël. Nous sommes venus affirmer la légitimité d’un État qui doit accéder à son indépendance et qui est la Palestine », a souligné ce jour-là depuis la tribune de l’Assemblée, le Président de l’Autorité palestinienne. M. Mahmoud Abbas a également affirmé que son intention n’est pas de compliquer davantage le processus de paix, « qu’Israël a mis en soins intensifs », mais de lancer une dernière tentative « sérieuse » de réaliser la paix.

 Le représentant d’Israël a rétorqué que tant que le Président Abbas préfèrera « le symbolisme à la réalité », il n’y aura pas d’espoir de paix. Il a également accusé les Palestiniens d’avoir rejeté toutes les offres de paix faites par son pays.

Partisans de la résolution et abstentionnistes ont cependant tenu à souligner que le nouveau statut de la Palestine ne constitue pas encore la reconnaissance d’un État au sens propre du terme et ont dit ne pas voir d’alternatives aux négociations.

Au cours de cette session, L’Assemblée générale a également recommandé « d’envisager d’inscrire la question de la couverture santé universelle à l’ordre du jour du programme de développement pour l’après-2015.

Elle a aussi adopté, pour la vingt et unième année consécutive, sa résolution annuelle sur « la nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d’Amérique ». Depuis la tribune, le Ministre cubain des affaires étrangères, Bruno Rodriguez Parilla, a réitéré « la ferme volonté » de son gouvernement d’avancer vers la normalisation des relations avec les États-Unis.

La plénière a par ailleurs proclamé le 5 septembre, Journée internationale de la charité et la période 2013-2022, Décennie internationale du rapprochement des cultures.

 

Débat général

Cette année encore les évènements au Moyen-Orient, qu’il s’agisse du conflit en Syrie, des suites du printemps arabe ou de l’attaque contre l’ambassade des États-Unis à Benghazi, en Libye, auront mobilisé l’attention des 101 chefs d’État et de gouvernement qui ont participé au débat général de l’Assemblée générale. Sur les 195 États Membres, États observateurs non membres et observateurs que compte l’ONU, seule la Guinée-Bissau n’a pas répondu présent à ce rendez-vous annuel de la scène internationale.

« Je suis ici pour tirer la sonnette d’alarme quant à la direction que prend notre famille humaine », a déclaré, dès le lancement du débat général, le Secrétaire général des Nations Unies. « C’est une époque de turbulence, de transition et de transformation. » Une époque, s’est inquiété M. Ban Ki-moon, où le temps ne joue pas en notre faveur.

Le Secrétaire général a dit craindre que la porte soit en train de se fermer pour de bon sur la solution à deux États, la Palestine et Israël.

« Catastrophe régionale aux ramifications mondiales », la situation en Syrie l’a également conduit à rappeler « notre devoir de donner un sens concret à la responsabilité de protéger ».

Le Président américain, M. Barack Obama, a rendu un vibrant hommage à Chris Stevens, Ambassadeur des États-Unis, tué lors de l’attaque contre le consulat américain à Benghazi. Il a souligné qu’« aucune vidéo ne peut justifier une attaque contre une ambassade », liant l’attaque à la diffusion de « L’Innocence des Musulmans », une vidéo islamophobe diffusée sur Internet.

« Premier Chef d’État égyptien élu démocratiquement après une révolution pacifique », M. Mohamed Morsy, a assuré que la « nouvelle Égypte » restait déterminée à assumer son rôle dans la recherche de solutions aux nombreux problèmes du monde et respecterait les traités signés et ratifiés par les gouvernements qui ont précédé le sien.

À ceux qui estiment que les élections après le printemps arabe ont facilité la prise du pouvoir par les partis islamistes, le Premier Ministre britannique, David Cameron, s’est dit persuadé que l’Égypte, la Tunisie et les autres pays de la région sauront prendre la même direction que la Turquie qui fait la démonstration que démocratie et Islam peuvent fleurir côte à côte. « Même les contes de fée ont des pages sombres », a commenté le Président du Conseil européen, M. Herman Van Rompuy.

Loin du conte de fée, M. Joseph Kabila, Président de la République démocratique du Congo (RDC), a dit attendre du Conseil de sécurité qu’il fasse respecter ses résolutions « contre une force négative dirigée par des éléments impénitents du fait de leur grande capacité de nuisance et de soutiens extérieurs ». Le Président s’exprimait sur la situation du Nord-Kivu.

Parmi les autres sujets débattus, on ne saurait oublier les interventions des petits États insulaires du Pacifique qui ont, une fois de plus, tiré la sonnette d’alarme sur la menace des changements climatiques.

Le dossier nucléaire iranien et la crise au Mali ont également été commentés de même que, sur une note plus optimiste, la consolidation des démocraties naissantes en Tunisie, en Libye, au Soudan du Sud ou encore au Myanmar.

 

Élection

Au cours de cette session, l’Assemblée générale a élu l’Argentine, l’Australie, le Luxembourg, la République de Corée et le Rwanda, membres non permanents du Conseil de sécurité pour un mandat de deux ans allant du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2014.

Avant les deux tours de scrutin, la représentante de la République démocratique du Congo (RDC) s’est opposée à la candidature du Rwanda qu’elle a accusé d’être « une oasis de paix pour tous les criminels de guerre ».

Comme par le passé, l’Assemblée générale a également procédé à l’élection d’un tiers des membres du Conseil économique et social (ECOSOC). Elle a aussi élu par bulletin secret, 18 nouveaux membres du Conseil des droits de l’homme.

 

Réforme

Une fois encore, la question de la réforme du Conseil de sécurité a donné lieu à un débat animé.

Après 20 ans de travaux dont huit cycles de « négociations intergouvernementales », les délégations ont réclamé un texte de négociation concis et assorti d’un calendrier raisonnable pour faire avancer les choses.

À ce stade, les groupes d’intérêt que sont le G-4, « Unis pour le consensus », l’Union africaine dont le C-10, le L.69 et les « Small Five », ont dégagé un consensus sur la nécessité d’améliorer les méthodes de travail du Conseil, l’attribution d’une « présence permanente » à l’Afrique et l’augmentation du nombre des membres non permanents. Mais combien, le débat continue alors que des divergences persistent sur l’augmentation et l’attribution des sièges permanents et le maintien ou pas du droit de veto.

 

Développement

Pendant cette première partie des travaux, la plénière de l’Assemblée a également réfléchi au rôle que sera amené à jouer l’ECOSOC dans l’élaboration de l’Agenda pour le développement de l’après-2015, date butoir des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et le suivi de la Conférence sur le développement durable « Rio+20 ».

Elle a également débattu des progrès accomplis dans la mise en œuvre du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) qui s’apprête à entrer dans sa deuxième décennie.


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