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10 Décembre 2017 -

Les droits de l’homme et ses devoirs envers la planète, entretien avec Yak, créateur d’Elyx

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10 décembre 2017 - Alors que nous célébrons pendant toute l’année à venir le 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée le 10 décembre 1948, UNRIC a interrogé l’artiste Yacine Ait Kaci, dit YAK, qui a illustré avec son personnage Elyx une édition spéciale de cette Déclaration.

Comment Elyx, votre personnage, s’est-il retrouvé dans une édition spéciale de la Déclaration universelle des droits de l’homme ?

Cette version a été créée en 2014 à la demande du Centre régional d’information des Nations Unies, (UNRIC) à Bruxelles et du Haut-commissariat aux droits de l’hommes des Nations Unies à Genève. Elyx accompagne également l’appel du Haut-Commissariat à tous les citoyens à choisir un article, l’enregistrer et le poster pour célébrer ensemble les 70 ans de la Déclaration. La version Elyx de la Déclaration universelle est désormais disponible en 400 langues ! Elyx n’en a donc pas fini d’accompagner cette Déclaration universelle et essentielle !

Pour vous que représente cette Déclaration ?

Cette Déclaration, signée au lendemain de la guerre sur les ruines de ce que l’humanité peut engendrer de pire dans sa barbarie et sa folie, représente un projet de vivre ensemble, un espoir donné à chacun qu’ensemble, les nations peuvent cultiver la paix. Sa dimension universelle lui donne un caractère unique, celle de réunir chaque citoyen autour de valeurs communes, au-delà même des Etats, faisant écho aux trois premiers mots de la charte des Nations Unies : « Nous, les peuples ».

Quand vous l’avez lue, quel article vous a le plus marqué ? pourquoi ?

Tous les articles sont marquants et complémentaires et nombreux sont ceux qui sont encore brûlants d’actualité dans cette ère de migrations climatiques, d’évolution des droits de la femme et même d’esclavage, hélas toujours pratiqué dans plusieurs pays. C’est pourquoi l’article 2 représente pour moi le fondement inclusif de la déclaration, toute personne quel que soit son sexe, statut, race, couleur, langue, origine est concerné par le texte dès lors qu’il vient au monde. C’est un héritage humain universel inaliénable et chacun, sur la seule planète que l’humanité habite jusqu’à présent, devrait le savoir et le revendiquer.

Si vous deviez ajouter un article ce serait sur quel sujet ?

La Déclaration date de 1948 donc il y a nécessairement des évolutions qui ne sont pas intégrées et qui font pleinement partie des Objectifs de Développement Durable adoptés en 2015 par tous les Etats membres de l’ONU qui reprennent beaucoup des fondements de cette première déclaration. J’ajouterais un article sur les droits inaliénables de la Terre, dont nous ne sommes, en tant qu’humanité, qu’une des innombrables composantes. Avec la faune, la flore, les océans, les forêts, toute la biodiversité, le climat, nous sommes indissociables de notre écosystème et le fait d’avoir pu imaginer l’humanité comme indépendante de son cadre de vie nous a conduit au péril climatique, probablement le plus grand péril de toute notre histoire. On ne peut pas imaginer le moindre droit pour l’humanité sans le respect initial pour la planète qui l’a engendrée.

Pourquoi Elyx s’est-il engagé auprès des Nations Unies ?

En tant que citoyen engagé dans la vie de la cité, en tant qu’artiste conscient du rôle de l’art dans la société et enfin en tant que père attentionné, je mets tout en œuvre avec les moyens qui sont les miens pour contribuer à créer un héritage positif pour les générations futures. Elyx représente cette part d’enfance en chacun de nous, il est universel, n’a ni langue, ni sexe, ni race, ni nationalité, il est gardien de notre innocence et messager universel de thèmes universels. Le dessin est un art très puissant car il peut être compris de tous sans aucune barrière et dans notre ère digitale, il a pris une importance vraiment particulière, c’est un langage instantané et universel.

Elyx est présenté comme un « ambassadeur virtuel ». Qu’est-ce que cela veut dire et quel est son rôle ?

J’ai créé Elyx comme un média, un intermédiaire, qui puisse créer du lien et connecter des personnes très différentes en mettant l’accent sur leurs points communs plutôt que leurs différences. Il est ambassadeur virtuel (« digital ambassador » en anglais) car il n’existe que dans notre imaginaire et pourtant fait passer des messages et des valeurs bien concrètes. Son support de communication de prédilection est digital, même s’il existe évidemment sur tous supports, et Internet permet de le faire voyager, lui et ses messages, en tout point de la planète instantanément. C’est ainsi qu’il a déjà fait le tour du monde une première fois en 2015 pour les 70 ans des Nations Unies (elyx70days.org) et rêve un jour d’accompagner les humains de l’ISS pour regarder la Terre depuis son orbite. Il est l’ambassadeur du digital, de cette nouvelle couche d’information commune qui concrétise le rêve de nos ancêtres. Il véhicule un message : WE ARE ONE, Nous sommes Un. 

08 Décembre 2017 -

Ciné-ONU: City of Ghosts

8 décembre 2017 - « La seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de bien », Edmund Burke, homme politique et philosophe irlandais. Dans le cadre du Festival international du film sur la migration et de la campagne des Nations Unies ENSEMBLE, Ciné-ONU, en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et l’UNESCO, a projeté City of Ghosts, le dernier film du réalisateur primé Matthew Heineman. Lorsque l’État islamique d'Iraq et du Levant (EIIL) prends le contrôle de la ville syrienne de Raqqa en 2013, un groupe de citoyens crée la plate-forme Raqqa est massacrée en silence (Raqqa Is Being Slaughtered Silently, RBSS) pour documenter au péril de leur vie les horreurs de leur quotidien sous l'emprise de Daesh.

Article photo 1

La projection a été suivie d’une table ronde animée par la Directrice d’UNRIC, Deborah Seward, avec la participation de trois invités : Abdell Baset (ancien détenu d’un groupe extrémiste, actuellement chef et volontaire en Belgique) ; Saorla McCabe (UNESCO) et Eugenio Ambrosi (OIM).

Article photo 2

En réponse à la question de la responsabilité européenne vis-à-vis des réfugiés, Eugenio Ambrosi a été direct et a affirmé que « Notre travail consiste à s’assurer que l’Europe ne devienne pas une terre de fantômes, nous devons aider les gens à se sentir les bienvenus et ne pas les abandonner. »

Une caractéristique poignante du film est la façon dont EIIL a tenté de réprimer la liberté d’expression en traquant impitoyablement les journalistes de la RBSS. On parle peu de cette souffrance lorsque les statistiques sur les crimes contre les journalistes sont publiées. Saorla McCabe, de l’UNESCO, a expliqué que le film mettait parfaitement en évidence que « derrière chaque statistique de meurtre, il y a une vie ». Le public en a été conscient lorsque dans le documentaire un membre de RBSS s’est mis à trembler de façon incontrôlable après avoir regardé des photos de ses collègues disparus.

Article photo 3

Le moment fort de la discussion a sans aucun doute été le témoignage d’Abdell Baset sur sa détention, la torture subie et sa libération par un groupe extrémiste en Syrie. Baset, visiblement ému, a facilement trouvé des points communs avec les journalistes de RBSS, en disant du film : « Je ressens la souffrance et je me souviens de la souffrance. Cela me donne la motivation d’être une meilleure personne et de me battre pour mes amis et ma famille. »

Quand un membre de l’auditoire a demandé ce que les citoyens pouvaient faire d’autre pour aider les réfugiés, Eugenio Ambrosi a simplement déclaré : « Nous devons nous engager sur ces questions à un niveau individuel. Les chiffres n’ont pas d’importance, ce qui compte c’est que nous nous fassions entendre. »

Article photo 4

Fiche d’information de notre événement ici

Pour plus d’informations sur City of Ghosts cliquez ici

En savoir plus sur le Festival international du film sur la migration

Découvrez la campagne « ENSEMBLE »

Photos de la projection sur notre compte Flickr

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08 Décembre 2017 -

L’ONU concernée par l’hostilité envers les droits de l’homme

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10 décembre 2017 – Le Secrétaire général de l’ONU António Guterres sonne l’alerte concernant une « hostilité perturbante » envers les droits de l’homme dans toutes les régions du monde, dans une déclaration marquant la Journée des droits de l'homme du 10 décembre.

Au même moment, Zeid Ra’ad Al Hussein, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, souligne que les principes des droits de l’homme, comme précisés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, sont « de plus en plus oubliés ou consciemment ignorés ».

La Journée des droits de l'homme est célébrée le 10 décembre, le jour marquant la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 proclamée lors d’une réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies tenue à Paris.

L’année prochaine – le 10 décembre 2018 – marquera le 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme et, en ce dimanche de 2017, la Journée des droits de l'homme signale le commencement d’une commémoration d’un an pour le 70ème anniversaire.

Dans un message concernant la Journée des droits de l'homme, le Secrétaire général Guterres a exprimé ses inquiétudes par rapport à la situation actuelle des droits de l'homme, qu’il considère être « la fondation de sociétés en paix et du développement durable. »

« Aujourd’hui, nous sommes témoins d’hostilités perturbantes envers les droits de l’homme dans toutes les régions du monde. Résistons ensemble à ces forces négatives. La Déclaration universelle des droits de l'homme est le document le plus traduit dans le monde. Soyons unis pour s’assurer que les mots soient traduits par des actions concrètes. Défendons et exprimons-nous pour les droits de l’homme. Ils nous protègent tous », déclarait Guterres.

Dans son message pour la Journée des droits de l'homme, le Haut-Commissariat Zeid, déclarait que la Déclaration universelle des droits de l'homme fut élaborée pour protéger non seulement les droits civils et politiques, mais aussi les droits sociaux, économiques et culturels ; et cela, « dans la compréhension totale que l’on ne peut avoir de développement sans les droits de l’homme et que l’on ne peut avoir une jouissance complète des droits de l’homme sans le développement. Enfin, la paix et la sécurité dépendent des deux. »

« Aujourd’hui, à mesure que la Seconde Guerre Mondiale et l’Holocauste s’éloignent dans le temps, cette conscience universelle semble s’évaporer à un rythme alarmant. De plus, les énormes progrès accomplis à travers la mise en vigueur progressive des principes des droits de l’homme, comme précisés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, sont de plus en plus oubliés ou consciemment ignorés. »

Le dimanche 10 décembre, Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme va officialiser la Journée des droits de l'homme et le lancement du 70ème anniversaire de la campagne aux côtés de la Maire de Paris, Anne Hidalgo, au Palais de Chaillot à Paris – site historique de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme par l’Assemblée générale le 10 décembre 1948.

Un site internet nommé : « Stand Up 4 Human Rights » a été lancé pour la campagne d’un an du 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Des projets spécifiques destinés à la promotion de la pertinence de la Déclaration universelle des droits de l'homme incluent « Ajoutez Votre Voix ! », dont le but est de promouvoir et diffuser la Déclaration universelle des droits de l'homme en plus de 100 langues. Une candidature en ligne permet aux personnes intéressées de s’enregistrer en lisant un article de la Déclaration universelle des droits de l'homme dans leur propre langue et de le partager sur les réseaux sociaux – encourageant ainsi d’autres personnes à faire de même. Enregistrez-vous en lisant la Déclaration et partagez : « Ajoutez Votre Voix ! »

Pour rejoindre les centaines de personnes qui ont déjà pris le vœu d’engagement, aller sur : Take the Stand Up Pledge

08 Décembre 2017 -

« Plus Jamais » : pourquoi se rappeler des victimes de génocide est important

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9 décembre 2017 – Il y a soixante-neuf ans, la Convention des Nations Unies pour la prévention et la répression du crime de génocide fut adoptée, déclarant que tous les pays avaient l’obligation d’éviter et de punir le génocide. En 2015, l’Assemblée Générale établit le 9 décembre comme étant la Journée Internationale de Commémoration des victimes du crime de génocide, d’affirmation de leur dignité et de prévention de ce crime, exerçant le rôle de plateforme importante pour la prévention, sous la forme de commémoration.

A travers l’année, de nombreuses journées internationales sont dédiées aux victimes de génocides. Les commémorations sont utilisées comme instrument de reconstruction pour les blessures sociales et politiques des sociétés ayant vécu des événements traumatisants. En outre, maintenir en vie la mémoire des victimes de tels événements contribue à éviter que l’histoire se répète.

En janvier, la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste consiste à commémorer toutes les communautés ayant souffert de l’Holocauste et de la persécution nazie, et démontrer que l’Holocauste est toujours pertinent à l’heure actuelle. Le principe fondateur de la Charte des Nations Unies, « sauver les générations suivantes du fléau de la guerre », fut le résultat des événements tragiques de la Seconde Guerre Mondiale en Europe. Une décennie plus tard, l’importance de notre passé pour notre futur est réitérée par le Conseiller spécial de l’ONU pour la prévention du génocide, Adama Dieng : « De nombreux échecs rencontrés par le passé sont le résultat d’un manque de vigilance. Etant donnée la montée du populisme, de l’antisémitisme et de l’islamophobie, il est faux de penser que des atrocités ne peuvent pas avoir lieu dans une Europe démocratique ».

En avril, la Journée Internationale de la Réflexion sur le Génocide au Rwanda coïncide avec la date de commencement du génocide de 1994. Chaque année, l’ONU organise des événements commémoratifs dans ses quartiers généraux new-yorkais et dans ses bureaux des Nations Unies à travers le monde. Depuis la création du Programme de Communication sur le Génocide au Rwanda en 2005, des activités commémoratives se sont tenues dans plus de 20 pays.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exprimé l’importance de la prévention à travers la commémoration : « La meilleure manière d’honorer la mémoire de ceux ayant été assassinés est d’assurer qu’un tel événement ne se reproduise plus jamais. L’histoire est remplie de chapitres tragiques de haines et de persécutions, qui ont mené à des violences collectives envers des minorités persécutées. C’est pourquoi le monde se doit d’être toujours à l’affût de signes avant-coureurs de génocides, et d’agir tôt et rapidement pour les éviter ».

Pour plus d’information sur le sujet, consulter la fiche d’information de l’UNRIC sur le Génocide : http://www.unric.org/html/english/library/backgrounders/genocide_french.pdf

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Message du Secrétaire général à l’occasion de la Journée des droits de l'homme
(10 décembre)

 16 jours d’activisme 
contre la violence faite aux femmes
du 25 novembre au 10 décembre


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  • Le Secrétaire général nomme Colin Stewart, du Canada, Représentant spécial pour le Sahara occidental et Chef de la MINURSO (1er décembre 2017)

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