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24 Février 2017 -

Renforcer la protection du patrimoine culturel europén face aux risques de catastrophes

Reduction des risques Italie

25 février 2017 - Cette semaine, une autre étape vers la réduction des risques de catastrophes a été franchie à Turin, en Italie. La Commission européenne finance le projet ResCult,
«renforcer la protection du patrimoine culturel face aux risques de catastrophes », qui a pour objectif de protéger des catastrophes naturelles les sites classés, d’intérêt historique, culturel, religieux.

Le choix d’une ville italienne pour le lancement de ce nouveau projet n’est pas le fruit du hasard. En effet, l’Italie a été touchée par un important tremblement de terre en août 2016 ainsi que par une série de secousses de plus petite ampleur causant la détresse de la population locale. Le coût total lié aux dégâts du tremblement de terre est estimé à 23,53 milliards d’euros, dont 541 millions d’euros sont alloués à la reconstruction de sites culturels. La destruction d'une grande partie de la ville historique d'Amatrice, célèbre pour son rayonnement artistique et ses 100 églises, et de la Basilique San Benedetto dans la ville de Norcia, sont des exemples majeurs de la destruction du patrimoine culturel. 

Le projet ResCult est un outil spécialement conçu pour les ministères de la culture, les gouvernements locaux, les services de protection civile, les autorités de l'Union européenne, les investisseurs privés et les communautés qui soutiennent les décisions liées au risque des catastrophes lors de la mise en œuvre de stratégies de réduction de celles-ci. Ce projet contribue également à identifier la vulnérabilité des sites culturels ainsi que les bonnes pratiques qui peuvent les préserver. Ces principes vont de pair avec ceux de l'Accord de Paris, de l'Agenda pour le développement durable d’ici à 2030 et du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophes, les trois accords intergouvernementaux les plus importants pour lutter contre le changement climatique et préserver l’environnement.

Tremblement de Terre Italia

« Le patrmoine culturel est synonyme d’identité culturelle et d’opportunités professionnelles cruciales pour la survie des communautés locales », explique le Directeur du département pour la protection civile italienne, Fabrizio Curcio. En plus de détruire les sites culturels, un tremblement de terre ou n’importe quel autre type de catastrophe naturelle peut conduire à une baisse du tourisme, qui elle-même engendre d’importantes pertes économiques. Le niveau de résistance aux catastrophes des sites historiques est encore très faible dans toutes les régions du monde. ResCult apportera une réponse supplémentaire et indispensable au manque de coordination de l'action au niveau européen en matière de résistance aux catastrophes. 

23 Février 2017 -

L’ONU déclare la guerre au plastique dans les océans

clean seas unep campaign

23 février 2017 – ONU Environnement a lancé aujourd’hui une campagne sans précédent afin d’éliminer les sources les plus importantes de déchets maritimes  d’ici 2022 : les micro-plastiques dans les cosmétiques ainsi que l’usage inutile de plastique non réutilisable.

Trois pays européens, la France, la Belgique et la Norvège, font partie des neuf premiers pays qui ont déjà rejoint l’initiative appelée #CleanSeas. Cette campagne propose des engagements ambitieux pour contrer la vague de déchets plastiques.

La campagne exhorte les gouvernements à prendre des mesures afin de réduire la quantité de plastique, de pousser les entreprises à réduire l’usage d’emballages. Les gouvernements appellent également la population à changer ses habitudes quant aux déchets avant que les mers et océans ne subissent des dommages irréversibles.

« Il est grand temps de s’occuper du problème qui détruit nos océans. La pollution plastique envahit les plages indonésiennes, s’installe sur les fonds marins du pôle Nord et remonte la chaîne alimentaire jusque dans nos assiettes. Nous sommes restés passifs trop longtemps et le problème a empiré. Il faut que cela cesse », déclare Erik Solheim, Directeur d’ONU Environnement.  

Tout au long de l’année, la campagne #CleanSeas va annoncer des mesures ambitieuses pour chaque pays et chaque entreprise afin d’éliminer les micro-plastiques dans les produits cosmétiques, de taxer les sachets en plastique non réutilisables ainsi que de diminuer considérablement les autres objets en plastique jetables.
Les premiers pays qui ont rejoint la campagne ont déjà pris certaines mesures : l’Indonésie a promis de diminuer ses déchets marins de 70 pour cent d’ici 2025 ; l’Uruguay va imposer une taxe sur les sachets en plastique non-réutilisables dans le courant de l’année et le Costa Rica va diminuer l’utilisation de ces sachets en plastique à travers une meilleure gestion des déchets et l’éducation verte.

Chaque année, plus de huit millions de tonnes de plastique finissent dans les océans faisant des ravages pour la vie aquatique, les pêcheries et le tourisme. Ces dégâts coûtent environ huit milliards de dollars aux écosystèmes.

À la vitesse où les tasses, bouteilles et sacs en plastique sont jetés, on estime que les océans renfermeront plus de plastique que de poissons en 2050 et que 99 pour cent des oiseaux marins auront ingéré du plastique.

 

Plus d'information :

22 Février 2017 -

Le lac Tchad : une crise oubliée

Oslo conference WFP Marco Frattini

22 février 2017 - 11 millions de personnes ont besoin de toute urgence d’une assistance humanitaire dans la région du lac Tchad. Le 24 février, une conférence internationale des donateurs aura lieu à Oslo afin de répondre à la crise humanitaire dans la région du lac Tchad qui borde le Nigéria, le Cameroun, le Niger et le Tchad.

« Parmi les 11 millions de personnes en attente d’aide humanitaire, plus d’un demi-million d’enfants sont sous-alimentés et risquent de mourir s’ils ne sont pas rapidement aidés », déclare Toby Lanzer, coordonnateur humanitaire régional de l’ONU pour le Sahel.

Organisée par la Norvège, le Nigéria, l’Allemagne et le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (BCAH), cette conférence a pour objectif de sensibiliser la population à la crise du lac Tchad, d’obtenir plus de support en faveur des efforts humanitaires ainsi qu’assurer un plus grand soutien politique afin d’améliorer la situation sur le terrain.

« La crise dans le nord du Nigéria a des conséquences que l’Europe ne peut se permettre d’ignorer », précise Toby Lanzer. « Les gouvernements régionaux sont dans l’impossibilité de relever les défis posés par 11 millions de personnes qui attendent de l’aide humanitaire tout en s’attaquant aux causes de la crise, à savoir les changements climatiques, l’extrémisme et la pauvreté. »

2,3 millions de personnes ont été dans l’obligation de quitter leur domicile en raison d’un conflit ou d’un manque de nourriture. La plupart des régions affectées par la crise sont situées dans le nord-est du Nigéria où Boko Haram sème la terreur. Ces régions souffrent également d’un déclin économique, ce qui engendre des difficultés supplémentaires.

 « Nous voulons sauver la vie de ces gens, mais également les voir se rétablir et ne pas avoir à fuir la violence ou à chercher des opportunités ailleurs », a déclaré M. Lanzer. « En 2016, le Nigéria était le pays d’origine du plus grand nombre de migrants arrivant sur les côtes italiennes. Certains pays mettent tout en œuvre sur les plans humanitaire et de développement. Toutefois, d’autres pays européens n’aident pas suffisamment malgré la possibilité d’adresser à la fois le problème humanitaire et migratoire. »

20 Février 2017 -

Les langues colorent le monde

journée langue maternelle

21 février 2017 – Si vous vous rendez dans la tribu Himba en Namibie, vous aurez des difficultés à expliquer ce qu’est la couleur bleue. Toutefois, vous serez étonné de voir comment la population locale est capable de différencier de nombreuses nuances de vert indissociables pour nous. Il est pourtant possible d’apprendre à voir les couleurs.

Célébrée aujourd’hui, la Journée internationale de la langue maternelle rappelle à tous les États membres qu’il faut « encourager la conservation et la défense de toutes les langues parlées par les peuples du monde entier ».

Cette année, cette journée est placée sous le signe de l’éducation multilingue. Les enfants du monde entier doivent non seulement recevoir leur éducation dans les langues régionales et internationales, mais également dans leur langue maternelle, celle qu’ils comprennent le mieux.

« L’éducation et l’information dans la langue maternelle est primordial pour améliorer les apprentissages, développer la confiance et l’estime de soi, qui sont parmi les plus puissants moteurs de développement », a déclaré la directrice d’UNESCO Irina Bokova.

Selon elle, cette journée internationale est une opportunité pour sensibiliser la population aux Objectifs de développement durable, particulièrement l’objectif 4 qui est axé sur une éducation de qualité et sur les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie.

La maîtrise de la langue maternelle est la meilleure façon d'acquérir des compétences de base en lecture, en écriture et en calcul. De cette façon, une éducation multilingue de qualité peut faciliter la capacité d’apprentissage de nouvelles langues, notre compréhension du monde et la participation sociétale aux niveaux local et mondial.

« Les langues expriment ce que nous sommes, elles structurent nos pensées et nos identités. Il ne peut y avoir de dialogue authentique ni de coopération internationale efficace, sans le respect de la diversité linguistique, qui ouvre à la compréhension véritable de chaque culture », a expliqué Irina Bokova.

Toutefois, à l’heure actuelle, seules quelques centaines de langues sur les 7000 existantes dans le monde ont obtenu une place dans les systèmes d’éducation et les domaines publics. Moins d’une centaine de langues existent dans l’espace numérique.

En outre, plus de la moitié des langues parlées dans le monde risquent de disparaitre dans quelques générations. Bien que 96 pour cent de ces langues ne sont parlées que par 4 pour cent de la population mondiale, leur disparition signifierait également la perte de certaines traditions culturelles, expressions ou modes de pensée. Nous pourrions même perdre des nuances de couleurs que nous aurions pu apprendre à décerner.

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