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10 Février 2016 -

Les armes biologiques de l'Amérique latine contre le Zika

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10.02.2016 - Le Zika, un virus découvert en 1947, sévit actuellement en Amérique latine et a été détecté dans six pays européens. Il s’agit d’un virus qui se transmet par le moustique Aedes aegypti et qui est soupçonné d’entrainer des troubles neurologiques et des cas de microcéphalies chez les nourrissons. Le Brésil, qui organisera les Jeux Olympiques d’ici peu, est le pays le plus touché avec 1,5 million de patients.

Alors que l'OMS a décrété une "urgence de santé publique de portée internationale" de nombreuses méthodes plus ou moins naturelles ont vu le jour. Petit tour d’horizon des initiatives prises dans différents pays d’Amérique latine :

Salvador :

Dans plusieurs villages du Salvador, les poissons zambos sont parvenus à contrôler biologiquement l'Aedes aegypti. Une expérience lancée en 2012 a permis de constater qu'ils dévoraient les larves installées dans les dépôts d’eau. Ainsi, le Salvador lutte contre le moustique alors qu’il n’en est qu’au stade de larve, alors que les pays voisins frappés par l’épidémie s'en tiennent aux campagnes de fumigation, certes efficace contre les moustiques mais moins contre les larves.

Pérou :

Au Pérou, la biologiste Palmira Ventosilla a créé en 1992 un insecticide naturel à base de noix de coco, yuca (manioc), asperges et pommes de terre, qui permet de détruire les larves de moustiques vecteurs de maladies. C’est un procédé qui a reçu l’aval de l’OMS et qui a été reproduit dans plusieurs pays d’Amérique Latine et d’Afrique. Ce type de larvicides est, contrairement aux produits chimiques, bon marché, non-toxique et facile à utiliser pour la population.

Colombie :

En Colombie, un programme a été lancé pour libérer des moustiques porteurs de la bactérie Wolbachia. Cette bactérie est naturellement présente chez les insectes et agit comme un vaccin qui empêche au Zika de se développer dans leur organisme.

Brésil et Panama :

Au Brésil et au Panama, des moustiques mâles ont été génétiquement modifiés pour s'accoupler avec les moustiques et donner naissance à des insectes incapables de parvenir à l'âge adulte et donc de se reproduire. L'objectif n'est toutefois pas de rayer l'Aedes aegypti de la carte mais de maintenir la population à des niveaux tellement bas qu'ils ne pourraient pas transmettre la maladie.

Argentine :

Les Argentins, quant à eux, s’intéressent de très près au rôle que pourraient jouer les grenouilles et les crapauds, qui sont les prédateurs naturels de l'insecte.


Pour aller plus loin :

 

09 Février 2016 -

Objectif atteint pour la Conférence des donateurs

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05.02.2016 – Jeudi dernier, la conférence des donateurs à Londres a permis de récolter plus de 10 milliards de dollars en l’espace d’une journée à peine : une somme d’argent jamais égalée par le passé pour faire face à une crise humanitaire.

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08 Février 2016 -

Calendrier des événements du 8 au 15 février 2016

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05 Février 2016 -

51 ans de lutte contre les mutilations génitales féminines

"Stop à la circoncision féminine, c'est trop dangereux pour la santé des femmes. Association du planning familial de l'Ouganda"5 janvier 2016- Le 6 février marquera la journée internationale de la tolérance zéro contre les mutilations génitales féminines : une occasion de faire le point sur les progrès du droit des femmes dans ce domaine.

QU’EST-CE QUE C’EST ? Les mutilations génitales féminines sont des interventions qui altèrent ou lèsent intentionnellement les organes génitaux externes de la femme pour des raisons non médicales. Ces pratiques ne présentent aucun avantage pour la santé des jeunes filles et des femmes.

QUELLES CONSEQUENCES ? Elles peuvent provoquer de graves hémorragies et des problèmes urinaires, et par la suite des kystes, des infections, la stérilité, des complications lors de l'accouchement, et accroître le risque de décès du nouveau-né.

COMBIEN DE FEMMES SONT TOUCHEES ? Plus de 125 millions de jeunes filles et de femmes sont victimes de mutilations sexuelles pratiquées dans 29 pays africains et du Moyen Orient où ces pratiques sont concentrées.

A QUEL AGE ? Elles sont pratiquées le plus souvent sur des jeunes filles entre l'enfance et l'âge de 15 ans.

Les Mutilations génitales féminines sont une violation des droits des jeunes filles et des femmes.

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La lutte contre les MGF à travers le temps

La reconnaissance des MGF comme un problème de santé publique préoccupant est un processus long, toujours en cours. 

1965: La Guinée est le premier pays à adopter une loi contre les MGF.

1970: émergence des premières organisations locales luttant contre les MGF.

1979 : début des recommandations de l’OMS sur les dangers encourus par les femmes et les enfants à cause des mutilations, l’abolition sans criminalisation est demandée.

1980 : Conférence Mondiale des femmes de Copenhague. Les discussions sont marquées par des approches différentes, notamment entre femmes occidentales et africaines, certaines représentantes de l’Afrique estimant que les mutilations sont parties des traditions de « purification ».

1985 : Conférence Mondiale des femmes de Nairobi. Le dialogue s’engage sur la question des MGF.

1990 : La charte africaine du droit et du bien-être de l’enfant est adoptée. Elle aborde le problème des MGF. Un appel est lancé à tous les Etats pour prendre des mesures et éliminer des pratiques sociales et culturelles dangereuses pour la santé.

1993 : les MGF sont reconnues comme une violation des droits humains à la conférence de Vienne sur les droits humains.

1995 : Conférence mondiale des femmes de Beijing. Un réel consensus international en faveur de l'abolition des MGF se dégage parmi les représentantes des associations de femmes du Sud et du Nord. Pour la première fois, la reconnaissance des droits sexuels comme droits humains est officiellement revendiquée.

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1997: Première déclaration de l’OMS, publiée avec le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP).Cette déclaration comprend :

  • un plus grand engagement international pour mettre un terme aux Mutilations génitales féminines;
  • la mise en place d'organes de surveillance internationaux et l'adoption de résolutions condamnant cette pratique;
  • des cadres juridiques révisés et une volonté politique croissante de mettre fin aux Mutilations génitales féminines (notamment l’adoption d’une loi contre les Mutilations génitales féminines dans 24 pays africains et dans plusieurs états de deux autres pays, ainsi que dans 12 pays industrialisés accueillant des immigrés originaires de pays où ces mutilations sont pratiquées); et
  • dans la plupart des pays, un recul des Mutilations génitales féminines et une augmentation du nombre de femmes et d'hommes favorables à leur suppression dans les communautés où elles sont pratiquées.

1999 : à Paris, une jeune malienne, Mariatou KOITA, dénonce pour la première fois à un juge pour enfants tous les intervenants responsables de sa mutilation et celle de ses petites sœurs. Tous, des parents à l’exciseuse, furent condamnés à de lourdes peines.

2001 : rapport du Parlement européen classifiant les mutilations génitales féminines de crimes.

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2005: Le protocole de la charte Africaine des droits de l’Homme sur le droit des femmes en Afrique, plus connu sous le nom de protocole de Maputo, entre en vigueur. Il appelle les Etats à prendre des mesures pour éliminer les MGF et autres pratiques traditionnelles qui portent atteinte aux femmes.

2008 : L’OMS et 9 autres partenaires des Nations Unis adoptent une nouvelle déclaration sur l’élimination des Mutilations génitales féminines.

2008 : L’assemblée mondiale de la santé adopte une résolution (WHA61.16) sur l'élimination des Mutilations génitales féminines soulignant qu’une action concertée est nécessaire dans les secteurs tels que l’éducation, les finances, la justice et les affaires féminines.

2010 : L’OMS publie en 2010 une Stratégie mondiale visant à empêcher le personnel de santé de pratiquer des Mutilations génitales féminines en collaboration avec d’autres grandes instances des Nations Unies et organisations internationales.

2012 : l'Assemblée générale des Nations Unies adopte une résolution sur l'élimination des Mutilations génitales féminines.

Sources :

  • Fournier Mathilde, « Mutilations sexuelles féminines. Approche anthropologique psychanalytique», L'Autre 1/2011 (Volume 12), p. 55-67 
  • Fatou SOW, « Mutilations sexuelles féminines et droits humains en Afrique », Clio. Histoire‚ femmes et sociétés [En ligne], 6 | 1997
  • Site internet de l’OMS
  • Documentation de l’UNICEF (en)

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news32x32 DblueNominations

  • Le Secrétaire général nomme Mme Jane Holl Lute, des États-Unis, Coordonnatrice spéciale pour l’amélioration de la réponse de l’ONU à l’exploitation et aux abus sexuels (8 février).

  • Le Secrétaire général nomme le général de division Jai Shanker Menon, de l’Inde, à la tête de la FNUOD (2 février).

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